The Social Eyes: l’Éditeur

The Social Eyes

Note de l’Éditeur

En 2015 paraitra notre nouveau magazine: The Social Eyes.

Raymond Viger        dossier Médias et publicité 

anglais magazine prévention sensibilisationVous le savez sûrement, Colin est incarcéré à la prison de Cowansville depuis plusieurs années. Il est maintenant rédacteur en chef d’un magazine d’information et de sensibilisation, The Social Eyes.

livre_teammates colin mcgregor author journalist bookJ’accompagne Colin depuis plus de 5 ans. J’ai été son rédacteur en chef. Il est devenu le traducteur de mon roman L’amour en 3 Dimensions (Love in 3D) ainsi que de mon guide d’intervention auprès de personnes suicidaires (Quebec Suicide Prevention Handbook). Nous avons ensuite publié un de ses romans en solo (The Teammates). Nous avons un long cheminement ensemble et je suis fier du travail qu’il accomplit, autant dans sa vie qu’auprès des autres détenus.

Il est vrai que Colin McGregor est le rédacteur en chef du magazine, mais je suis son éditeur et superviseur et je demeure présent dans sa vie, autant personnelle que professionnelle. La nomination de Colin à ce poste est exceptionnelle. Notre revue a à cœur de représenter tous les aspects sociaux: dont le milieu carcéral bien souvent ignoré par les autres médias. Ces mêmes médias qui pourtant doivent représenter cette société qu’ils reflètent.

colin-mcgregor-journaliste-prison-auteur-anglophoneNous sommes fiers d’avoir dans nos rangs Colin McGregor qui maintenant occupera le poste de rédacteur en chef de The Social Eyes. S’il débute ce nouvel emploi depuis la prison de Cowansville, sachez que dans quelques années il sera libéré et prendra pleinement sa place parmi nous.

Notre organisme intervient dans différents milieux depuis près de 23 ans. Je vous remercie pour la confiance que vous nous portez. Je vous remercie d’accueillir et d’accepter nos membres tels qu’ils sont.

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Autres textes sur Média

Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicideLe guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 4,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet.

Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Maintenant disponible en anglais: Quebec Suicide Prevention Handbook.

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Magazine: The Social Eyes pour la prévention et sensibilisation

The Social Eyes

Le magazine social en anglais

Delphine Caubet       Dossier  Médias et publicitéCommunautaire

En 2015, Reflet de Société aura un petit frère. Âgé de 23 ans, notre magazine voit maintenant apparaître son pendant anglophone: The Social Eyes. Vécu, témoignages et espoir seront toujours au rendez-vous.

En tant que fidèles langlais magazine prévention sensibilisationecteurs de Reflet de Société, vous le connaissez et vous l’avez lu: Colin McGregor, notre chroniqueur anglophone incarcéré à la prison de Cowansville.

Depuis plusieurs années, il nous livre des témoignages poignants, comiques et philosophiques sur l’univers carcéral. Il est devenu le traducteur des livres d’intervention et de prévention de Raymond Viger, puis un auteur que nous avons publié aux Éditions TNT.

Maintenant, vous allez apprendre à le connaitre en tant que rédacteur en chef du magazine de prévention et de sensibilisation The Social Eyes.

Contenu

La question était dans l’esprit des hautes instances de l’organisme depuis des années: pourquoi ne pas rejoindre le lectorat anglophone?

Après tout, les problèmes sociaux n’ont pas de barrières linguistiques. L’hémisphère gauche a rencontré l’hémisphère droit de l’organisme et ils sont arrivés à une conclusion: personne n’écrivait en anglais.

Colin en tant que journaliste et chroniqueur à Reflet de Société apparut comme le candidat le plus apte à prendre le poste de rédacteur en chef.

Pour ce nouveau magazine, et comme à travers ses chroniques, il veut transmettre un sentiment d’accueil, «car on est tous le produit de notre vécu.»

Tels les aumôniers qu’il rencontre à Cowansville, il veut donner un message de tolérance et de compréhension des autres. Toujours avec une touche de philosophie et d’humour.

Ligne éditoriale

«Be the best person you can be.» Si tu es un concierge, prend ton travail à cœur et soit le meilleur des concierges. Et n’aie jamais honte de qui tu es. Telle sera la ligne éditoriale de ce futur magazine.

Parmi les sujets qui tiennent à cœur et qui seront abordés: la violence conjugale, l’exclusion sociale, la maladie mentale, les dépendances, la pauvreté… mais toujours avec une touche d’espoir, précise le nouveau rédacteur en chef.

Écriture

Reflet de Société a acquis ses lettres de noblesse en matière de contenu journalistique. En tant que lecteur, vous étiez peut-être là lorsque nous avons gagné nos prix. Notamment avec Jean-Pierre Bellemare, autre chroniqueur (et ancien détenu) qui décrivait l’univers carcéral avec une réalité criante et bouleversante.

Des chroniques saluées par la communauté journalistique elle-même, notamment lors du grand prix des éditeurs de magazines en 2008.

Ce nouveau magazine offrira cette même qualité au lectorat anglophone. Même s’il est difficile de généraliser, Colin McGregor explique que la population anglophone à une vision plus sarcastique et plus dure des choses. Il veut apporter au milieu anglophone l’émotivité de la partie francophone. Toujours dans l’optique de s’ouvrir aux autres et d’aider son prochain.

The Social Eyes sera disponible par abonnement à partir de 2015.

Qui est Colin McGregor?

Colin a travaillé comme journaliste dans divers médias à travers le pays. Il a notamment collaboré avec le Halifax Daily News, Montreal Daily News, leFinancial Post  et a été rédacteur en chef du Montreal Downtowner.

Parmi ses célèbres articles, il y eut celui dénonçant l’inconstitutionnalité de la loi anti-prostitution de Nouvelle-Écosse en 1986 et qui amena le gouvernement à faire marche arrière.

Ou encore en Nouvelle-Écosse, l’utilisation répétée des mêmes cercueils par les services funéraires; scoop qui le propulsa sur la scène nationale des journalistes canadiens.

Aujourd’hui, il est chroniqueur à Reflet de Société, critique littéraire à l’Anglican Montreal, traducteur et auteur aux Éditions TNT.

Comme il le dit, l’écriture est dans son sang et il le prouve quotidiennement.

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Risquer sa reussite

Risquer sa réussite

Gabriel Alexandre Gosselin DOSSIER Taz Skatepark

Calendrier 2011 du spectacle aHÉROSol

En 2000, Stéphane Julien, pro du roller-blade à 17 ans, s’apprête à s’envoler pour la Chine où il sera rémunéré à titre de performeur. Le Tazmahal lui avait permis de perfectionner ses techniques et le Café Graffiti avait amassé des fonds pour son départ. Depuis, Stéphane est retourné en Chine, a cofondé une entreprise qu’il partage avec ses meilleurs amis et a voyagé aux quatre coins du monde.

image Si Stéphane est aujourd’hui père d’un garçon de 6 mois et gère son portefeuille en fonction de l’avenir de sa petite famille, il n’en a pas toujours été ainsi. Lors de son premier voyage d’une durée de 6 mois en Chine, et dans les années suivant son retour, «la débauche était de mise», admet-il.

À son retour d’Asie, Stéphane figure comme cascadeur dans Roller-ball, un film hollywoodien tourné à Montréal. Avec la bonne cagnotte que ce contrat lui octroie, Stéphane se paie la vraie vie de party. «Pendant quelques mois, je me tenais avec ma petite gang hiphop. J’avais de l’argent, on cruisait, on sortait. C’était la belle vie. Mais je me suis vite rendu compte que l’argent n’est pas éternel.»

C’est en procédant à ce que Stéphane appelle un reality check qu’il a décidé de se «touner de bord». «J’avais juste envie de faire le party. Ce n’était pas nécessairement mauvais pour moi, j’avais vraiment du fun là-dedans. Mais je me tenais avec des gens qui n’étaient pas là pour les bonnes raisons, je négligeais mon patin aussi», avoue-t-il avec lucidité.

La Chine de Stéphane

Stéphane s’envole alors pour un nouveau voyage en Chine: «le premier mois a vraiment été difficile. Ça faisait trop longtemps que je n’avais pas patiné. Ça m’a pris au moins un mois pour reprendre mes habiletés!» Au cours de sa première visite dans ce pays, Stéphane a pratiqué son anglais pour la première fois de sa vie. Cette fois, c’est la profonde découverte de la Chine et de sa langue, le mandarin, qui attend le jeune désillusionné. Il y restera 3 ans!

Dans ce deuxième périple en terre asiatique, le jeune homme travaille ses façons de dépenser. Ce n’est cependant pas uniquement pour changer ses mauvaises habitudes qu’il a entamé ce voyage. Il veut également comprendre ses impulsions: «Moi, j’ai grandi dans Hochelaga. Je n’enlève aucun crédit aux gens de là-bas, je suis très attaché à ce quartier, mais je me souviens qu’avec mes amis, on devenait facilement agressif. C’était ça ma réalité.»

L’aventure et les rencontres permettront à Stéphane de se faire une nouvelle idée de tout ce qu’il apprécie dans la vie. Grâce à sa deuxième figuration importante comme cascadeur dans un film tourné en Chine avec Jackie Chan en tête d’affiche, Stéphane Julien revient au Québec l’esprit déterminé. «Ce tournage a vraiment confirmé mes aspirations de cascadeur.»

Fun professionnel

De retour à Montréal en 2004, Stéphane ne perd pas de temps pour tout mettre en oeuvre afin de réaliser son rêve. Un rêve qu’il n’est pas seul à partager. Avec 3 de ses amis adeptes du sport extrême, il crée l’entreprise de cascadeurs Fast Motion.

Pourtant, Stéphane mentionne que le travail de cascadeur est très individuel et demande beaucoup de sacrifices  personnels. «Parce qu’on était 4 gars qui se connaissaient très bien et qu’on voulait tous faire le même métier, on s’est rassemblé sous une même bannière. Quatre énergies qui poussent dans le même sens, ça peut juste valoir mieux qu’une seule!»

Aujourd’hui, Fast Motion fait du cinéma, de la télé, des performances live, des publicités, des conférences dans les écoles et de la production vidéo. À 28 ans, Stéphane Julien peut se vanter d’avoir voyagé dans l’Ouest canadien, en Russie, en Argentine, en Afrique et en Asie. Tout ça pour le compte de l’entreprise qu’il a créée avec ses quatre meilleurs chums.

«On a gagné une certaine notoriété avec les années. On peut considérer que notre réputation est bien bâtie», explique Stéphane. «C’est là et nous on s’amuse tant que ça dure. Pis c’est de ça dont je suis le plus fier: j’ai réussi dans la vie en m’appliquant dans un job basé sur le plaisir!»

Reflet de Société, Vol 18, No. 3, Juin/Juillet 2009, p. 16

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Graffiti Hip Hop de la scène de Montréal

show_image Opération Graffiti. Toute l’histoire de la création du Café-Graffiti. La relation avec les jeunes. Ce qu’ils ont vécu dans le projet. Ce qu’ils ont fait vivre aux intervenants. Toutes les anecdotes d’un projet qui fait encore parler de lui. Une façon intéressante et originale de soutenir le Café-Graffiti dans sa mission d’aide et de soutien aux jeunes. 19,95$.

Disponible Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
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Panne d’inspiration…

Dominic Desmarais, Dossier Journal de Montréal

Le titre est révélateur! Il explique pourquoi je n’ai pas écrit depuis des jours, depuis que j’ai dit que j’étais déconnecté!!!

J’imagine que je suis achalant avec ce sujet – déconnecté – mais c’est ma réalité pour le moment. Difficile donc d’écrire sur quoi que ce soit sans que mes états d’âme ne fassent surface.

Je vous donne un petit exemple, vous allez comprendre. Mon boss, Raymond Viger, m’a refilé le fameux dossier sur le service unilingue anglais publié dans le Journal de Montréal. À le lire, à voir les réactions d’un peu tout le monde (y compris certains politiciens), je me suis revu en République démocratique du Congo. Des médias qui attisent la méfiance des uns envers les autres, qui alimentent cette méfiance avec pour résultat que chacun crache ses frustrations sur un groupe minoritaire. On ne se reconnaît plus chez soi… À quand une lapidation ou une immolation publique d’un méchant qui n’a pas la même culture que nous, qui ne se prosterne pas devant la suprématie du français???

C’est drôle de voir comment les gens réagissent. Martineau, de même que les psys cités par le Journal de Montréal, nous assènent leur vérité: c’est parce que les francophones n’ont pas de colonne vertébrale, ils s’abaissent devant les autres…

Moi je n’ai jamais eu de problème à parler anglais â un unilingue anglophone. Même dans ma ville d’origine, Sherbrooke. Ça me fait toujours plaisir. jamais je ne me suis senti dévalorisé, que je me sentais applati devant l’anglophone. Pourquoi? Parce qu’à chaque fois, je me rend compte de ma chance de parler deux langues. Je me sens bien plus riche que mon interlocuteur. Et bien plus ouvert. Vois, je suis chez moi, dans une province francophone, et comme je suis fort à l’aise avec ma langue, que je l’aime, je suis capable de communiquer avec toi en anglais sans peur d’être assimilé. C’est moi qui suis en confiance dans cet échange. Et sans moi, il n’y aurait tout simplement pas de conversation. Alors, je me prosterne devant l’anglais? Que nenni! Je lui montre ma grandeur, mon amabilité!

Mais que veut-on, au juste? Trouver une autre raison de chialer? Veut-on intégrer le plus possible d’anglophones et d’immigrants et les diriger vers le français? Si tel est le cas, il faut penser à notre manière de réagir. S’emporter parce qu’on a pas de service en français, rugir contre les anglophones, ça donne quoi? Personnellement, dans toutes mes expériences de vie, chaque fois que j’ai gueulé contre quelqu’un ou que j’ai été l’objet de tels commentaires, la réaction a toujours été la même: la défensive. Je me sens attaqué, je ne réfléchis pas mais je répond. Soit je gueule à mon tour, soit je me dis que l’autre est un con. J’oublie alors son propos: c’est un parfait imbécile!

Cependant, en me montrant de commerce agréable, je pense avoir plus de chance de charmer mon anglophone. Plutôt que penser que les francophones sont des fous, il se rend compte que finalement, je suis bien aimable. Si d’autres agissent comme moi, l’anglophone va voir les francophones autrement. Ce faisant, il y a plus de chances qu’il s’ouvre à notre culture, notre langue. Il sera plus intéressé à tisser des liens avec des francophones. Et à partir de là, peut-être même qu’à notre contact, il se mettra à parler plus français.

Par contre, si vous voulez vendre des journaux, ou si vous voulez gagner des élections, il est préférable d’attiser la haine, de diviser la population. Chacun sa personnalité!

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

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La réforme et le français; dérapage?

La réforme et le français; dérapage?

Un témoignage intéressant paru dans L’actualité du 15 octobre. «Une suppléante se vide le coeur». J’y ai appris les nouvelles normes du français. Un adjectif ne s’appelle plus un adjectif, mais «noyau du groupe adjectival».

D’une part, la directrice qui avait engagé la suppléante ne savait même pas la nouvelle appellation des adjectifs. Comment peut-on aider un suppléant, quand on ne parle déjà plus le même langage?

Mais le problème que je vise ici, n’est pas la directrice. Cette rupture de communication entre la directrice et la suppléante, elle vient de cette fameuse réforme. La dernière ou l’une des dernières. Parce que j’entends parler de réforme depuis des décennies. Et il semblerait que rien ne se soit amélioré d’une réforme à l’autre.

Je suis auteur et rédacteur en chef. À la lecture de cet article, j’appréhende maintenant le jour où je vais engager un journaliste qui ne saura pas ce qu’est un adjectif et qu’il me parlera d’un «noyau du groupe adjectival»!

Désolé, mais ça sera une raison pour ne pas l’embaucher. Je dois être capable de communiquer avec mes employés! Je me considère très avant-gardiste. Mais il semble que sur certains points je suis vieux jeu et conservateur. Un adjectif, c’est un adjectif. En quoi cela peut aider un jeune de tenter d’apprendre que c’est un «noyau du groupe adjectival»?

Pire, il y a le décrochage des parents dans l’aide qu’ils peuvent apporter à leurs enfants. Tant que ceux-ci apprennent des matières de base, le parent peut donner un coup de main. Arrive un jour où le parent, dépassé par les notions ou connaissances à maîtriser, ne peut plus aider l’enfant. Après tout, ce ne sont pas tous les parents qui ont fait du «calcul différentiel et intégral». Et c’est bien correct ainsi.

Mais là, en changeant des termes de bases, connu d’à peu près tout le monde, le parent risque de décrocher beaucoup plus rapidement.

Ces fichues réformes scolaires, ça me rappelle ce que nos gouvernements ont fait aux Inuits. Dans les années 60, le fédéral les envoyaient apprendre l’anglais et ils n’avaient plus le droit de parler Inuktitut. Question de les assimiler. Ensuite, dans les années 70, le provincial veut reprendre ses droits dans le Grand Nord et exige que l’école se passe en français. Cela donne comme résultat, un grand-parent qui ne parle qu’Inuktitut, un parent qui parle anglais et Inuktitut et un enfant qui parle français et Inuktitut. Vous croyez peut-être que tout ce beau monde réussit à se comprendre en parlant Inuktitut. Pas toujours. Non seulement parce que certains ont perdu leur Inuktitut en fréquentant les écoles fédérales, mais aussi parce que l’Inuktitut parlé se laisse influencer par la langue seconde apprise!

L’objectif initial de cet exercice avec les Inuits étaient de les assimiler et de faire disparaître une culture. Quel est l’objectif du ministère de l’éducation avec ses réformes bizarroïdes? Avait-il une direction précise avant de déraper?

En ce qui me concerne, je resterais fidèle aux adjectifs. Désolé pour les réformistes.

http://raymondviger.wordpress.com/2006/10/30/le-ministre-de-leducation-jean-marc-fournier-explique-sa-reforme/

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conte-illustre-enfant-jeune-ecrivain-livre-illustrationConte illustré ralliant l’imagination débordante de Patrick Viger, un jeune de 15 ans, l’expérience littéraire de Raymond Viger et les illustrations professionnelles de Victor Panin. Patrick Viger a commencé à écrire en duo avec son père dès l’âge de 8 ans. Cette écriture a commencé par un jeu; une façon d’établir une relation entre un père et son fils. Ce conte illustré a été écrit pour le plaisir et l’amusement. 4,95$

Disponible Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
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