Asthmatiques angoisses

Asthmatiques angoissés

(Agence Science-Presse) – Le meilleur traitement contre l’asthme est sans doute le plus difficile: débarrassez-vous de votre nature anxieuse. À partir d’un questionnaire distribué il y a neuf ans à 4000 adultes souffrant d’asthme, des chercheurs allemands concluent que ceux qui souffraient d’anxiété étaient trois fois plus susceptibles que les autres d’avoir développé de l’asthme.

Cette tendance n’est pas une découverte pour les médecins, qui en tiennent compte depuis longtemps, et même les biologistes ont constaté que le stress chronique, chez les animaux, altère les niveaux d’hormones qui provoquent en retour de l’inflammation des voies respiratoires.

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Un petit câlin de notre toutou

(Agence Science-Presse) – Appeler un chat, un chat ! Odile Clerc » Pour autant, considérer l’animal comme un humain, qui ressentirait par exemple la jalousie, la fidélité ou de l’attachement à son maître, c’est de l’anthropomorphisme !  » ajoute Richard Baudet.  » L’animal est un animal et il utilise l’humain pour survivre ! Ceci n’empêche pas les animaux de souffrir d’anxiété, mais pour la majorité d’entre eux, il s’agit de dysfonctionnements de la communication avec leur maître. De plus, leurs angoisses sont propres à leur espèce. La mode actuelle qui consiste à s’occuper des animaux comme des humains est tout à fait contre nature « , conclut l’éthologue.

Aïe! Réduire nos petits compagnons au rang d’animal n’est pas bon pour le moral! Mais se rappeler, comme le précise Richard Baudet, que, sous nos airs d’hommes et femmes civilisés, nous sommes des bêtes, pardon, des animaux dominants, est bien pire! Ça mérite bien un petit câlin de notre toutou!

Au pied, Fido! … Gentil, gentil…

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Apprivoiser la mort

Le mot de Marilou – Retraite

Apprivoiser la mort

Marilou, Volume 16, no. 4, Avril-Mai 2008

Comment réagir? Le médecin avise mon mari qu’il a le cancer. Sa fête de retraité a lieu dans trois jours. Nous recevons la famille pour Noël dans trois semaines. Nous avons décidé de garder le silence. Les fêtes auraient lieu comme prévu. Un cancer ne veut pas dire mort instantanée. Profitons au maximum de ces beaux moments à venir.

J’ai une expérience traumatisante de la maladie. À l’âge de douze ans, j’ai dû arrêter l’école un mois pour surveiller ma mère atteinte de dépression majeure. Sa santé fragile a eu un impact important sur mon adolescence et ma vie de jeune adulte. Ne pouvant me révolter contre ma mère, je faisais des crises de colère qui se retournaient le plus souvent contre moi-même. Je ne savais pas comment exprimer ma douleur, mon désarroi. J’avais peur de la vie. J’avais peur que cette souffrance n’ait plus de fin. Je ne voulais pas avoir d’enfants de peur de leur faire subir le même sort.

Lorsque j’ai rencontré mon conjoint, il a identifié mes difficultés à reconnaître mes sentiments, à les accepter et à les exprimer sans me blesser et sans blesser les autres. Il était confiant qu’avec le soutien approprié, je pourrais me reconstruire. Il m’a appris à faire de mon mieux en toutes circonstances.

J’ai beaucoup lu pour faire face à la maladie de mon mari et pour l’aider. Ça m’a aidée à reconnaître les symptômes de détresse émotionnelle, d’anxiété, de dépression et d’agressivité. Cela se fait en analysant la façon dont on se sent, agit, pense et dont notre corps réagit. J’ai pu trouver ma place, faire face à l’instabilité, suivre le programme de mon mari, ne pas lui imposer le mien et m’informer sans devenir une experte.

Mon mari a pu vivre sa maladie comme il l’entendait. Pour lui, la mort fait partie de la vie. Il a choisi de partager l’évolution de sa maladie avec son entourage. À chacune des étapes, il envoyait un message Internet. Tout le monde avait la même information en même temps. Il terminait chaque message sur une note positive même dans les dernières semaines de sa vie. Il a accompli chacun des deuils que sa condition exigeait : conduire, cuisiner, aller en forêt etc. Il a préparé avec soin ses funérailles, afin que moi et les enfants puissions vivre les premiers instants de notre peine sans ces soucis.

La manière de vivre la maladie de mon mari a été très différente de celle de ma mère. Je l’ai vécue avec sérénité, avec tout l’amour dont j’étais capable pour cet être cher qui est parti trop vite.

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Les chiens déprimés ont maintenant leur Prozac

Les chiens déprimés ont maintenant leur Prozac

(Agence Science-Presse) – Un nouveau médicament spécialement conçu pour traiter la dépression et les problèmes de comportement des chiens est maintenant autorisé en Angleterre.  Les Prozac et autres anxiolytiques prescrits aux humains sont depuis longtemps utilisés en clinique vétérinaire pour traiter l’anxiété et la dépression des chiens. Cette fois, les chiens auront droit à leurs propres médicaments à saveur de boeuf. Des associations de protection des animaux se sont opposées à la commercialisation de ce médicament prétextant que les vétérinaires rendraient les animaux toxicomanes et dépendants aux médicaments.  Mais les spécialistes affirment au contraire que ce médicament sera très utile pour traiter certaines habitudes qu’ont parfois les chiens anxieux telles les hurlements et la destruction du mobilier.  Les chiens qui ont des problèmes de comportement comptent pour le quart des chiens euthanasiés chaque année dans les cliniques vétérinaires.

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Les revers d’un transfert

Livre de Colin McGregor LOVE in 3D

Présentation en français de LOVE in 3D

 

Les revers d’un transfert

Jean-Pierre Bellemare, Prison de Cowansville. Volume 15 no 6, août 2007.
Dernier texte d’une série de 2

Les transferts de prison ne s’effectuent pas que dans une seule direction. Vous pouvez être transféré dans un établissement à sécurité moindre si vous devenez plus « gentil ». Vous pouvez aussi être déplacé vers une prison à haute sécurité lorsque vous êtes pris en train de tuer, de battre ou d’avoir un comportement dangereux. Cela a pour conséquence de prolonger votre période de détention. Lorsque vous présenterez une demande de libération, les décideurs seront aussi beaucoup plus frileux à l’idée de vous libérer.

D’un côté, il y a ceux qui demandent un transfert de leur plein gré en raison de leur bon comportement pour se rapprocher de leur famille, pour participer à un programme de réinsertion ou pour poursuivre des études. De l’autre, on retrouve ceux qui sont récompensés à titre de collaborateurs (les délateurs) ou encore d’autres qui, craignant les représailles de leurs codétenus, demandent à être protégés (pédophiles, voleurs de cellule et ceux qui sont incapables de payer leurs achats de drogue…).

Stress et angoisse

Tout prisonnier transféré subit un stress considérable, ce qui peut conduire à la dépression, à la surdose, voire jusqu’au suicide. Surtout lorsque le transfert se fait contre son gré. Situation qui peut être perçue comme un enlèvement avec séquestration suivi d’une longue période d’isolement.

Le dépaysement est total. Vous n’avez pas vos propres vêtements ni accès à vos ressources, aussi restreintes soient-elles. Vous êtes menottés aux mains et aux pieds. On vous trimbale dans des conditions semblables aux animaux destinés à l’abattoir dans une cage métallique.

Le transfert est une grande source d’anxiété et d’angoisse. Généralement, vous ne choisissez ni l’endroit ni vos nouveaux voisins. Votre arrivée est menaçante, dérangeante. Vous serez probablement mis dans une cellule double avec un pur inconnu. La cellule, de la taille d’un placard muni d’une toilette et d’un lavabo, est beaucoup trop petite pour deux prisonniers.

Votre « stature » physique ou criminelle peut alors aider. Un homme de 6 pieds et 4 pouces sera très bien accueilli. Le fils d’un chef de gang aussi. Mais ce sont des exceptions à la règle. Pour le père de famille condamné pour crime passionnel ou le jeune drogué condamné pour vol de dépanneur, l’histoire est loin d’être drôle.

Un pénitencier n’est pas un camp de vacances. Lorsque vous êtes transféré, on ne tient pas compte de votre besoin d’être rassuré. Les gars ne peuvent jamais exposer leur vulnérabilité ni leurs besoins affectifs, ce qui est essentiel à tout individu. Nous apprenons à les ignorer, à les refouler, à les dénigrer. Pour pallier la souffrance subie en prison, la drogue devient une forme d’auto-médication, l’équivalent du Valium, du vin ou de la bière pour celui qui est « dehors ».

P.S. Jean-Pierre Bellemare est finaliste aux Grands Prix de journalisme magazine.

Autres textes sur l’environnement.

autres textes de Chroniques d’un prisonnier

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Témoignage sur l’implication bénévole

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S’impliqer c’est trippant et ça mérite d’être vécu. 25$

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Phobies. Les traitements : Soigner l’âme ou le corps

Phobies. Les traitements : Soigner l’âme ou le corpsMorgane Lapeyre, volume 15 no 6, août 2007.

La phobie est un trouble anxieux dont les conséquences peuvent être handicapantes au quotidien. Elle se manifeste par de la peur, de l’appréhension, et peut causer de fortes nausées, une perte d’équilibre ou un évanouissement.

L’hypnologie serait essentielle dans le traitement des phobies, puisqu’elle permet d’identifier l’élément déclencheur du trouble, explique Luc Dieu, hypnothérapeute. « L’hypnose permet de faire parvenir au patient des informations indirectement pendant qu’il est focalisé sur autre chose ou dans un état de conscience modifiée. » Beaucoup de ses patients n’ont pas conscience de leur phobie, mais le consultent pour des problèmes d’anxiété sans vraiment en connaître la cause.

« Les personnes qui souffrent de phobies ignorent souvent la nature exacte de leur trouble, poursuit-il. Elles tentent parfois d’en cacher les manifestations visibles, ce qui laisse peu de chances au dépistage et au traitement. » Luc Dieu commence donc chaque première visite par une anamnèse (un inventaire des situations dans lesquelles la phobie pourrait s’être installée).

Le Dr Martin Tremblay, psychiatre, croit que l’hypnose n’a pas sa place parmi les traitements reconnus pour soigner les troubles anxieux. « Ce n’est sûrement pas un courant qui s’impose dans le traitement de la phobie. La pharmacothérapie, par contre, peut être nécessaire dans le processus de guérison de la phobie sociale et de l’agoraphobie puisqu’elles engendrent une forte anxiété et peuvent causer une dépression. »

Pour Luc Dieu, la pharmacothérapie ou la « médecine alimentaire », selon ses termes, n’est pas une méthode satisfaisante, puisqu’elle consiste à atténuer les effets de la phobie sans jamais régler le fond du problème. « Je ne joue pas dans cette cour-là », ajoute-t-il, rappelant l’importance de réduire le stress à travers des techniques de relaxation, plutôt que d’absorber des médicaments.

Le principe de la psychothérapie cognitive comportementale, pratiquée par le Dr Martin Tremblay, est d’apprendre progressivement au patient à associer la situation redoutée à une situation de bien-être. « Pour un patient atteint de cynophobie (peur des chiens), par exemple, l’objectif est d’abord de lui faire penser aux chiens puis de les lui montrer en photos. Ensuite, il lui faudra les approcher, d’abord de loin puis de près, avant de se rendre dans un parc à chiens pour les flatter. »

Avec le temps, et à chaque étape du processus d’apprivoisement de sa peur, le patient doit avoir atteint un état de relaxation avant de quitter la situation crainte. « Son cerveau doit assimiler un nouveau stimulus, identifier non plus une peur, mais une sensation de calme et d’apaisement. »

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Phobies : Comprendre ses angoisses

Phobies : Comprendre ses angoissesMorgane Lapeyre, volume 15 no 6, août 2007

 Empreinte psychologique d’un traumatisme, la phobie est trop souvent interprétée comme une faiblesse de caractère. Elle tourmente environ 15 % des Québécois et toucherait deux fois plus de femmes que d’hommes. Mis sur le compte de la timidité ou d’une personnalité introvertie, son impact est banalisé. Il s’agit pourtant d’une maladie mentale qui peut occasionner des désagréments physiques.

La phobie est l’extériorisation à retardement d’un choc physique ou émotionnel. Selon le psychiatre et porte-parole scientifique de la Fondation des maladies mentales, le Dr Martin Tremblay, elle est le prolongement exagéré d’une peur tout à fait normale. « L’anxiété fait partie de la nature humaine. Elle a quelque chose de sain, de bénéfique, puisqu’elle est instinctive, explique-t-il. La peur nous prémunit contre le danger. »

L’anxiété devient cependant pathologique lorsqu’elle crée une cassure dans le comportement de la personne. Elle engendre alors un bouleversement dans la vie quotidienne du patient, pouvant empoisonner ses relations et occuper son esprit de manière obsessionnelle.

Pour Luc Dieu, hypnothérapeute, les phobies seraient en nombre infini, puisqu’elles se nourrissent précisément d’éléments situationnels. Comme photographiés, les détails de la scène du drame resteraient gravés dans la mémoire et dans le corps de « la victime de ce concours de circonstances. »

Un enfant brutalisé par son père pourrait ainsi associer son malaise non pas à la violence paternelle, mais à autre chose. À l’odeur de cuir par exemple, si l’enfant se fait frapper avec une ceinture. Une phobie peut donc aboutir à une autre, par association. « Avec cette façon de s’installer, on peut développer une phobie avec n’importe quoi! »

S’adapter ou éviter

Chaque individu réagit différemment face à une situation angoissante ou embarrassante. Certains vont adopter un comportement d’évitement, d’autres auront la faculté de s’adapter et dissimuleront leur gêne sous le rire ou la plaisanterie, illustre Jean Rémi Provost, le directeur de Revivre, une association québécoise destinée aux personnes souffrant de troubles anxieux, dépressifs et bipolaires. Dans le premier cas, l’environnement représente une menace pour l’individu. C’est donc un terrain fertile au développement de la phobie.

Puisqu’elles concernent le rapport avec autrui, la phobie sociale et l’agoraphobie auraient plus de répercussions sociales que la phobie spécifique (vis-à-vis de quelque chose de précis, comme la peur des araignées). « On ne choisit pas de s’isoler du monde. Il s’agit d’une réponse comportementale à une situation que l’on ne sait pas gérer, et donc que l’on préfère éviter », précise Jean Rémi Provost. Selon le Dr Martin Tremblay, les phobies engendrent souvent des complications majeures, comme la toxicomanie, la dépression ou encore l’alcoolisme, qui renforcent l’isolement de l’individu.

Quant aux phobies plus rares, comme la phobie du bâton de réglisse, elles sont, d’après lui, souvent le prélude à d’autres maladies mentales, telle la schizophrénie. Lorsque le comportement du phobique s’éloigne de la norme, les mots fusent. Et blessent. « Dès que quelqu’un sort du lot, les autres s’en méfient. Ils jugent que c’est un danger potentiel », souligne Luc Dieu.

Rôle parental

La phobie se développe généralement au cours de l’enfance, lorsque la personnalité n’est pas encore construite. « La personnalité est un amalgame de deux choses, explique Martin Tremblay, une prédisposition à réagir, modelée dans un environnement. » La phobie peut donc être transmise socialement, c’est-à-dire au contact de son entourage, par apprentissage et par observation.

La socialisation de l’enfant et, par conséquent, l’attitude des parents, jouent un rôle important dans le développement de la phobie. Selon le Dr Tremblay, la phobie peut se développer par imitation du comportement des parents.

Jean Rémi Provost croit également que les parents peuvent « exacerber la prédisposition génétique de l’enfant » s’ils ne lui apprennent pas à gérer une situation d’anxiété, mais l’encouragent à adopter un comportement d’évitement. Un parent introverti ou asocial risque d’inciter son enfant à s’isoler de camarades qui auraient refusé de jouer avec lui plutôt que de le pousser à persévérer pour s’intégrer à un groupe de pairs, illustre-t-il.

L’inconnu effraie, mais il est important d’apprendre à affronter ses peurs, et ce, dès l’enfance. Le phobique grandit souvent dans un milieu trop protecteur, croient Jean Rémi Provost et Martin Tremblay. Il n’apprend pas à faire face à des situations difficiles, qui demandent un effort de maîtrise de soi. Le phobique préférerait donc éviter de se trouver dans des situations angoissantes et déstabilisantes plutôt que d’y être confronté.

Les grands classiques

  • Phobie sociale: peur persistante d’une situation sociale ou de performance qui peut exposer la personne au regard attentif des autres
  • Claustrophobie: peur des espaces confinés
  • Arachnophobie: peur des araignées
  • Agoraphobie: peur des espaces libres et/ou des lieux publics.

Les plus rares

  • Onomatophobie: peur de dire ou d’entendre certains mots
  • Anatidaephobie: peur fictionnelle qu’un canard est en train de vous regarder
  • Calligynephobie: peur des femmes aux formes voluptueuses
  • Dicophobie: peur des dictionnaires

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Démence : l’impasse de l’article 21

 

Démence : l’impasse de l’article 21

Isabelle Burgun, Agence Science-Presse

Pour faire avancer la recherche sur la démence, il serait nécessaire que Québec modifie son Code civil, soutient Philippe Voyer, professeur et chercheur à la Faculté des sciences infirmières de l’Université Laval. Les malades atteints d’Alzheimer, notamment, ne peuvent bénéficier de toutes les avancées scientifiques, faute de pouvoir participer aux essais cliniques.

 » De nombreux projets de recherche sont bloqués par l’actuel article 21 du Code civil. C’est une situation unique qui sévit qu’au Québec « , soutient le Pr Voyer, co-auteur d’un mémoire visant à modifier cet article de loi.

Près de 8 % des Québécois de plus de 65 ans, soit 90 000 personnes, seraient atteints de démence. Pour que ces patients participent aux travaux de recherche, l’article 21 du Code civil exige qu’ils y soient autorisés par leur représentant légal.

Pourtant, moins de 5 % des aînés québécois ont un représentant légal officiel, c’est-à-dire désigné par la Cour.  » Les gens ne font pas la démarche. C’est onéreux et long « , affirme le spécialiste. Il en coûterait près de 1000 $ pour homologuer un mandat d’inaptitude et entre 3 à six mois de procédure.

L’inaptitude du patient, déterminée par un examen médical et psychologique, ne suffit pas. Les représentants qu’elle désigne peuvent donner leur autorisation pour des soins, mais pas pour participer à des travaux dans le cadre d’une recherche scientifique.

Pas de représentation, pas de recherche

Le Pr Voyer rapporte ainsi des études impossibles à mettre en œuvre sur le massage des pieds susceptible de diminuer l’anxiété des personnes démentes, les soins buccodentaires perçus comme très envahissants par les patients ou encore sur les taux de glaucome.  » Nous n’avons pas réussi à avoir assez de patients. Si 5 % en souffrent, mais que seulement 5 % des aînés ont un représentant légal, il nous reste seulement 4 ou 5 patients. C’est bien insuffisant pour procéder aux travaux de recherche « , soutient le chercheur.

Le Pr Voyer maintient que les recherches présentant peu ou pas de risques devraient pouvoir être autorisées par les proches du patient. Ce qui est le cas dans les autres provinces canadiennes et même en France depuis 2003, à la suite d’un changement du Code civil.

Ainsi, une étude menée en Ontario sur les soins corporels a montré que les bains étaient très anxiogènes : 70 % des patients démontraient de l’agressivité, généralement traitée par une médication aux nombreux effets secondaires négatifs. Elle a permis de modifier l’approche en remplaçant les bains par le lavage à la serviette.

 » Cela a permis de diminuer le nombre de patients sous anxiolytiques. Délivrer des soins adéquats, c’est très important. Il s’agit souvent d’une des dernières interactions que l’on a avec la personne démente « , affirme le Pr Voyer.

Les auteurs ont remis une copie du mémoire au ministre québécois de la Justice, Yvon Marcoux et au ministre de la Santé, Philippe Couillard. Cette démarche reçoit l’appui du Conseil des aînés du Québec, de l’Institut sur le vieillissement et la participation sociale des aînés de l’Université Laval et de la Société Alzheimer de Québec.

À lire :

L’article 21 du Code civil et la recherche auprès des aînés atteints de démence dans les milieux de soins de longue durée au Québec : Une analyse, un constat et une proposition (PDF, 855 Ko)

http://www.conseil-des-aines.qc.ca/publications/autres.asp

Article 21 du Code civil québécois :

http://www2.publicationsduquebec.gouv.qc.ca/dynamicSearch/telecharge.php?type=2&file=/CCQ/CCQ.html

Textes sur la santé.

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poesie-urbaine-jean-simon-brisebois-art-de-la-rue Poésie urbaine. L’âme de l’ange. Jean-Simon Brisebois.

À chaque mort, une naissance. À chaque naissance, un combat! Recueil de pensées et de poésies influencé par le béton, la rue et son vécu urbain. De jour et de nuit, la vie continue, se transforme. À travers les ombres et pénombres, elle se colore de différentes nuances de gris.

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PSYCHO: Les souffre-douleurs de l’école

PSYCHO
Les souffre-douleurs de l’école

(Agence Science-Presse) – Le fait, pour un enfant de 5 à 7 ans, d’être victime de moqueries à l’école, pourrait être un facteur déterminant de problèmes psychologiques, plus tard. Et les problèmes empirent si les moqueries s’étirent sur plus de deux ans. On s’en serait douté un peu, mais les observations menées par l’Institut de psychiatrie de Londres auprès de plus de 2200 enfants confirment cette réalité peu réjouissante. Les enfants victimes deviennent plus asociaux, présentent davantage de symptômes d’anxiété et de dépression à l’école, et sont plus nombreux à vivre des retards scolaires.

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conte-illustre-enfant-jeune-ecrivain-livre-illustrationConte illustré ralliant l’imagination débordante de Patrick Viger, un jeune de 15 ans, l’expérience littéraire de Raymond Viger et les illustrations professionnelles de Victor Panin. Patrick Viger a commencé à écrire en duo avec son père dès l’âge de 8 ans. Cette écriture a commencé par un jeu; une façon d’établir une relation entre un père et son fils. Ce conte illustré a été écrit pour le plaisir et l’amusement. 4,95$

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