Salmonelle: les produits bio ne sont pas épargnés

Salmonelle: les produits bio ne sont pas épargnés

Dossier Alimentation

Pascal Lapointe

(Agence Science-Presse) – L’alerte à la salmonellose qui a frappé les États-Unis depuis janvier a attiré les projecteurs sur un aspect méconnu: une bonne partie des aliments désormais étiquetés «bio» font partie de la même chaîne alimentaire.

Des tonnes de produits à base d’arachides, ou à saveur d’arachides ont dû être rappelées en janvier et février. Les rapports officiels font état de plus de 680 personnes qui auraient été malades, et d’au moins neuf morts… Aucun cas n’a été signalé au Canada, où des produits ont également été retirés des tablettes par l’Agence canadienne d’inspection des aliments.

Mais là où il y en a qui l’ont trouvé encore plus dure à avaler, c’est que l’usine d’où provenaient les arachides contaminées avait sa certification «bio».

À la base, selon l’Associated Press, il y aurait un inspecteur du ministère de l’Agriculture qui aurait négligé de vérifier si l’usine de la compagnie Peanuts Corporation of America (PCA) se conformait bel et bien aux normes «bio», en présumant que la certification était chose acquise.

Naïveté bio

Mais ceci n’a rien à voir avec la contamination à la salmonelle. Car derrière cette tuile qui tombe sur le mouvement bio, il y avait une grande naïveté. Parce que la nourriture bio offre «des bénéfices accrus pour la santé, les gens assument que c’est libre de pathogènes», résume Urvashi Rangan, scientifique à l’emploi de l’Union de défense du consommateur (qui publie le magazine Consumer Reports). «Je ne présumerais pas nécessairement que c’est plus sécuritaire.» Peut-être que ça l’est, mais peut-être pas.

Comme le souligne le New York Times dans un article intitulé It’s Organic, but does it means it’s safer?, la certification des aliments bio et la sécurité des aliments sont deux processus complètement distincts.

Autrement dit, certification biologique ne veut pas nécessairement dire petit fermier qui fait pousser des arachides dans son potager. La certification biologique est le résultat de réglementations imposées aux fermiers par un gouvernement (non-usage de pesticides, restrictions sur l’alimentation des animaux, etc.). Cela s’avère important pour qui achète ses fruits et légumes au marché. Mais cela ne dit rien sur la façon dont un pot de beurre d’arachides a été traité, une fois à l’usine — cette partie-là incombe à l’agence d’inspection des aliments (la FDA aux États-Unis, l’ACIA au Canada).

La négligence a manifestement été à plus d’un niveau. Le Times rapporte que l’Association pour l’amélioration des produits biologique — une compagnie privée chargée d’émettre les certifications bio — a envoyé en juillet 2008 une note à la compagnie PCA, disant que son usine de Géorgie ne se conformait plus aux normes bio. En l’absence de réponse, ce n’est que sept mois plus tard — alors que la crise était commencée — que la firme a demandé au ministère américain de l’Agriculture que la certification bio soit retirée à l’usine

Certifié biologique: une étiquette vendeuse

«Pour le meilleur et pour le pire», résume un dossier du magazine en ligne Science Progress, le «bio» d’aujourd’hui fait partie intégrante du système d’alimentation traditionnel, dépendant des mêmes usines de transformation, des mêmes distributeurs et du même marketing qu’à peu près tout le reste de ce que nous mangeons. Et ainsi, lorsque le système d’alimentation traditionnel éternue, les bios attrapent le rhume. »

Plus sévère que d’autres, Emily Brown, de la firme de Pennsylvanie Certified Organics déclare: « le ministère de l’Agriculture insiste beaucoup sur le fait que la nourriture bio n’est pas une garantie de sécurité ou de qualité — c’est une norme de marketing. » Et c’est un marketing payant, souligne Science Progress: 20 milliards$ de ventes en 2008, pour un marché qui n’existait pratiquement pas il y a 20 ans.

Rappel du rappel

Le rappel d’aliments, qui a commencé en janvier et s’étirait encore, début-mars, serait le plus gros de l’histoire des États-Unis: la liste des produits à base d’arachides qui ont fait l’objet d’un rappel, produits bios et non bios confondus, fait… 46 pages de long! Ça va des barres d’énergie jusqu’aux biscuits pour chien en passant par plusieurs marques de beurre d’arachides. Si la liste est si longue, c’est parce qu’en général, ce n’est pas toute une marque qui est en cause, mais un type d’aliment, produit à tel endroit et entre telle date et telle date.

La compagnie PCA a annoncé le 20 février qu’elle se mettait sous la protection de la Loi sur les faillites. L’enquête se poursuit.

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Conflit au Journal de Montréal; un quotidien sans journaliste

Conflit au Journal de Montréal; un quotidien sans journaliste

Raymond Viger Dossier Journal de MontréalRue Frontenac Billet no 2

Je vais être honnête avec vous, je ne lisais déjà plus le Journal de Montréal depuis un bon petit bout. Je manque de temps et j’ai dû faire des choix.

J’étais curieux de voir comment le Journal de Montréal se débrouillait pour publier son quotidien. Je viens d’ouvrir le Journal de Montréal du 29 janvier. Chapeau pour la page 2. Le rédacteur en chef, Dany Doucet signe un virulent article sur la tempête de neige. Un titre, un chapeau, 3 photos avec bas de vignettes. Il n’y manque que le texte!!!

Textes d’agence de presse

En tournant les pages, on y voit une majorité de textes qui proviennent d’agences: PC pour Presse Canadienne, AFP pour Agence France Presse, Reuthers, AP pour Associated Press et même de l’agence QMI, la nouvelle agence de Québécor.

Le Journal de Montréal est publié oui, mais je ne peux pas dire que c’est un média pour autant. Prendre des textes d’agence ne peut pas être une forme de journalisme en soi. C’est correct d’avoir des textes d’agence pour se dépanner sur des événements que l’on n’a pas pu couvrir. Mais un média (digne de ce nom), ne peut pas en faire sa principale source d’information.

Un texte d’agence peut se retrouver intégralement dans plusieurs médias différents simultanément. Le texte d’agence est vendu et rendu disponible à tout le monde en même temps. Rien d’original dans un tel texte.

L’âme d’un média: les journalistes

Parce qu’un média doit avoir une âme. Et cet âme provient de ses artisans, c’est-à-dire des journalistes qui font parti de la boîte.

VOS COMMENTAIRES SUR LE CONFLIT AU JOURNAL DE MONTRÉAL, UN QUOTIDIEN SANS JOURNALISTE.

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L’article 212 de la loi sur la prostitution, le proxénétisme et les annonces classées

L’article 212 de la loi sur la prostitution, le proxénétisme et les annonces classées

Dossier Prostitution et Sexualité.

L’article 212 du code criminel concernant la prostitution stipule que l’on ne peut vivre pleinement ou en partie de la prostitution d’autrui. Un proxénète qui prend un pourcentage sur le travail d’une prostituée est coupable selon cette loi.

Mais qu’en est-il des médias qui font la publicité des services d’escortes et de prostitution? Ces annonces rapportent des profits. Le média vit en partie de la prostitution d’autrui. Depuis longtemps, nous nous questionnons sur le laxisme des autorités à tolérer cette illégalité au code criminel.

Mais voilà que le vent commence à changer. Le Mercury News un journal de San Jose aux États-Unis, vient de publier un reportage Travis Reed, journaliste de l’Associated Press. Trois vendeurs de publicité pour les annonces d’escorte du Orlando Weekly viennent d’être arrêté le 19 octobre dernier par une escouade de la moralité sous le chef d’accusation de faire de l’argent sur le dos de la prostitution. Ils peuvent se faire condamner à une peine pouvant aller jusqu’à 5 ans de prison.

En ce qui concerne le média, il peut être condamné à une amende de 15 000$. Le juge pourrait aussi décider d’incarcérer un représentant du Orlando Weekly. Le Metropolitain bureau of investigation a fait enquête pendant 2 ans pour en arriver à réaliser ces arrestations.

Est-ce que cela va influencer les autorités canadiennes et québécoises à appliquer la loi? Est-ce que cela va mettre de la pression sur les gros vendeurs d’annonces sur la prostitution tel que le Journal de Montréal, le ICI et les autres médias?

Autres textes sur Prostitution et Sexualité.

Avons-nous l’argent nécessaire pour légaliser la prostitution?

Doit-on légaliser la prostitution?

Les effets pervers de la légalisation de la prostitution.

Les clients de la prostitution.

Les filles dans les gangs de rue et la prostitution.

Prostitution de luxe d’une escorte.

Pour ou contre la légalisation de la prostitution?

Jean-François Lisée de L’actualité et la légalisation de la prostitution.

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