Pourquoi je ne voterai pas pour le parti Libéral de Jean Charest

Pourquoi je ne voterai pas pour le parti Libéral de Jean Charest

Raymond Viger   Dossier Coopérative de Santé, Jean Charest, Philippe Couillard, Dominic Desmarais.

Je n’ai pas apprécié de voir l’entêtement de Jean Charest à vendre le Mont Orford. Dans ce dossier, le nom de ses proches et amis ressortaient. Ça sent le conflit d’intérêt. Claude Boulay, président du Groupe Everest, une célébrité depuis sa participation au scandale des commandites devant le juge Gomery, et Paul Gobeil, ancien ministre libéral sous Robert Bourassa. Ces deux hommes sont proches, la femme de M. Boulay ayant été attachée politique de M. Gobeil. Ça ne donne pas confiance.

Le ministre de l’environnement, Thomas Mulcair, n’est pas d’accord avec les intentions de Jean Charest. Pas de problème, on le tasse et on y parachute Claude Béchard qui fait la sale besogne. Pas très démocratique et quelque peu totalitaire.

Notre magazine d’information et de sensibilisation, Reflet de Société, monte un dossier sur la santé alternative. Notre journaliste, Dominic Desmarais, fait le tour du Québec pour découvrir des projets qui fonctionnent bien tels Jonquière médic, les coopératives de santé d’Aylmer-Lucerne dans la ville de Gatineau, la coopérative de St-Étienne des Grès… Plusieurs médecins soulèvent des questions pour le ministre de la santé.

Nous voulions questionner le ministre de la Santé, M. Philippe Couillard. Nous lui avons demandé une entrevue. Après 14 mois à se faire repousser, nous n’avons pas encore eu l’occasion de rencontrer Philippe Couillard. Pourtant Reflet de Société représente plus de 470 000 lecteurs à travers le Québec. Nous avons pris le temps de monter un dossier intéressant sur la santé. Et le ministre de la Santé ne trouve pas important de nous rencontrer. Pas très transparent. Cela brime le droit du public d’avoir une information complète pour se positionner dans le dossier de la santé. Un dossier qui, semble-t-il, serait prioritaire au parti Libéral!

La santé et l’environnement sont deux dossiers importants pour la population du Québec. Dans ces deux dossiers, nous avons deux incidents nous questionnent. Comment pourrais-je voter pour un parti qui fait fi de la démocratie et de l’intérêt du public?

Pour aller plus loin dans mon intention de ne pas voter pour Jean Charest et le parti Libéral, il y a aussi la façon de faire Libéral. Les petits coups en bas de la ceinture. Lors du dernier débat des chefs, Jean Charest s’amuse à sortir une citation de Jacques Parizeau pour déstabiliser le Parti Québécois. Politique de bas étage. Le débat des chefs est une confrontation des chefs de parti sur les dossiers importants, sur leur vision long terme dans ceux-ci. Sortir un événement de dernière minute pour faire un scandale n’est pas un débat sur les dossiers prioritaires.

Les slogans que le parti Libéral a acheté sur Internet pour discrédité des candidats n’est pas une façon de dire pourquoi je voterais pour les libéraux, mais une façon de tenter de me convaincre de ne pas votre pour le Parti Québécois. Si ce sont les seules raisons qu’ils ont en banque pour mousser leur campagne, ils n’ont pas grand-chose à nous dire.

En politique, comme partout ailleurs, le respect de nos adversaires est la base d’une personne qui a confiance en elle et qui sait où elle va. Ça ne semble pas être le cas de Jean Charest. Un manque de respect envers ses adversaires et un manque de respect envers la population.

Je vais faire plaisir à M. Jean Charest. Il fait parti du clan du NON. Alors je vais lui dire NON merci à SON parti libéral.

http://raymondviger.wordpress.com/2007/03/05/charest-harper-boisclair-dumont-et-les-transferts-dargent-du-federal/

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http://raymondviger.wordpress.com/2007/02/24/maudite-campagne-electorale/

Autres textes sur  la santé.

Textes sur l’environnement et commentaires du rédacteur sur l’environnement

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La coopérative de santé: le citoyen prend en main son bien-être

La coopérative de santé: le citoyen prend en main son bien-être

Dossier Coopérative de Santé.                     Écrit par Dominic Desmarais, Vol 14-4

Modèle nouveau genre au Québec, la coopérative de santé met le citoyen au cœur des décisions sur sa santé. Terminé, le simple rôle de consommateur. Regard sur une autre façon de rendre des soins.

Aux prises avec la détérioration de services de santé à Aylmer, dans la ville de Gatineau, deux médecins mobilisent la population. Pratiquant à la clinique privée Aylmer-Lucerne, les Dr Bernard Gélinas et Claude Archambault cherchent à éviter le pire: la fermeture de leur centre médical et la perte pour la population de services indispensables.

La décision est prise. Plutôt qu’une clinique privée, qui n’a pas fonctionnée, on formera une coopérative où les utilisateurs, les travailleurs et les médecins seront membres avec le même pouvoir, soit un vote chacun. La réponse est telle que 3 ans plus tard, le 1er janvier 2004, la Coopérative de santé devient propriétaire de la clinique Aylmer-Lucerne.

Grâce à l’implication de la communauté, non seulement la clinique reste-t-elle en opération, mais les services s’améliorent. Tous mettent l’épaule à la roue, ce qui permet de recruter des médecins, de se doter de meilleurs équipements, offrir de meilleurs services et mettre sur pied des programmes de prévention. Des services que l’ancienne clinique, privée, n’aurait jamais pu fournir aux gens d’Aylmer.

Médecins recherchés

Le nombre de cliniques a chuté dramatiquement ces dernières années. Alors qu’on en comptait 1500 il y a quelques années, ce nombre est passé à 800 aujourd’hui. La rémunération des médecins, avec leur quotas, a diminué, alors que le coût d’opération a augmenté. De plus, le ministère de la Santé et des Services sociaux oblige les médecins à délivrer des actes médicaux prioritaires dans les institutions hospitalières. Ces heures passées à l’hôpital enlèvent du temps à la gestion de la clinique par le médecin.

À la Coop d’Aylmer, la mobilisation du milieu a permis de créer nombre de comités, dont un spécifique au recrutement de médecins. «On offre un service clé en main, explique Martin Van Den Borre, administrateur de la coop. On n’exclut pas les médecins du développement de la santé, mais de l’administration.» Libérés de cette tâche, les praticiens, en cette époque de loisirs, ont davantage de temps à consacrer à eux-mêmes ou à leur famille. Ou à offrir des services à la population.

De meilleurs équipements pour de meilleurs services

Avec ses 4337 membres qui déboursent chacun 50$ pour leur part sociale, la coopérative possède un fonds avoisinant les 250 000$. «On l’utilise comme un levier financier qui nous permet d’aller chercher d’autres capitaux», souligne M. Van Den Borre, qui soutient que de meilleurs équipements attirent les médecins. Avec plus de médecins, plus d’entrées d’argent et plus de membres, la possibilité d’améliorer les services augmente.

Les besoins ciblés sont l’agrandissement de la clinique, l’augmentation du nombre d’heures pour les urgences, l’amélioration des services de radiologie et la création d’un Groupe de médecine familiale (GMF).

Santé: prévenir plutôt que guérir

L’ensemble des membres, donc la population, décide des besoins à combler. En ce sens, des programmes de prévention, en partenariat avec d’autres organismes de la communauté, sont mis sur pied. Un projet pour la communauté latino-américaine, aux prises avec des problèmes d’isolement, de pauvreté, de manque d’estime et le manque de connaissances des services offerts est maintenant offert. Des cours de sensibilisation au diabète, un programme de prévention et de dépistage du cancer du sein et du col de l’utérus, des cours de santé alimentaire, l’offre ne manque pas. On fait même de la prévention pour les chutes des personnes âgées par le biais d’un programme d’éducation physique et des conseils pour adapter leur domicile.

«Souvent ça ne coûte pas bien cher. Il suffit simplement d’avoir du temps. Souvent, c’est fait en partenariat avec les groupes communautaires. Il y a beaucoup d’initiatives dans ce milieu. Ils ont des ressources, mais pas médicales. Les médecins, dans les cliniques, n’ont pas le temps», fait remarquer l’administrateur de la coopérative.

Une réponse à l’engorgement des hôpitaux

Ces programmes de prévention ont pour effet direct de désengorger les urgences. Avec ses 39 000 visites en 2004, la coopérative commence à connaître les besoins de sa population. Prochaine étape, désengorger les cas moins lourds des hôpitaux, tels les grippes, les pneumonies, les coupures et les brûlures. «Nous avons 2 salles où l’on peut faire des chirurgies mineures», raconte M. Van Den Borre.

Avec de tels services, qui a dit que le citoyen ne pouvait pas s’impliquer activement pour sa propre santé?

Autres textes sur les coopératives de santé.

La coopérative de santé

Jonquière Médic

Coopérative de santé Aylmer Lucerne.

Un médecin récalcitrant.

http://raymondviger.wordpress.com/2006/12/15/les-aines-du-japon-et-les-vieux-du-quebec/

http://raymondviger.wordpress.com/2006/06/23/guide-dintervention-aupres-dune-personne-suicidaire

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Notre système de santé, autrement

Notre système de santé, autrement

Jean-Pierre Girard                Vol 15-2, Décembre 2006

Dossier Coopérative de Santé

Les manchettes de l’actualité nous rappellent fréquemment que notre système de santé doit composer avec quelques problèmes de fonds:

• Nombre croissant de ménages ne disposant pas de médecins de famille;
• Problèmes récurrents de l’accès aux services;
• Tendance à la surmédicalisation de la pratique;
• Consommation vertigineuse de médicaments (25 milliards $ en 2005 pour le Canada);
• Réduction du nombre de cliniques et de leur accessibilité.

Sur le plan de l’offre des services, en grattant un peu, on relève que la situation est, pour le moins, inquiétante. Les CLSC sont moins nombreux et ils sont désormais intégrés dans de grandes structures, les centres de santé et de services sociaux. La capacité des citoyens pour influencer ces organisations est, dans le meilleur des cas, fort réduite.

Par ailleurs, de plus en plus de cliniques sont la propriété de grandes surfaces commerciales, épiceries ou pharmacies de grandes tailles. La clinique est sise à proximité du commerce, pour des raison de commodité. En quittant la clinique, de plus en plus souvent, une prescription à la main, il n’y a que quelques pas à faire pour se retrouver au comptoir des ordonnances. Intéressant, diront certains, car on ne perd pas de temps. Préoccupant diront d’autres, car ces cliniques fonctionnent essentiellement selon un modèle sans rendez-vous. On oublie l’idée du suivi du patient comme le permet un médecin de famille et en ce qui concerne la promotion d’une approche préventive en santé, il faudra carrément repasser!

Notre système de santé, autrement, un livre publié chez BLG convie le lecteur à être bien conscient de ces changements de fond qui marquent l’organisation et l’offre des services de santé au Québec, mais sans se cantonner dans la seule dénonciation et le pessimisme, ouvre sur des actions concrètes, permettant de changer la donne, l’engagement citoyen par les coopératives.

De St-Étienne-des-Grès à St-Camille, en passant par le cas très urbain d’Aylmer, dans la ville de Gatineau, l’ouvrage expose des cas où des individus ont décidé d’être acteurs du système de santé et non simples spectateurs ou plaignants. Ce sont des citoyens qui mettent la main à la pâte, consultant leurs concitoyens, rassemblant les forces vives du milieu, et travaillant en concertation avec des professionnels de la santé dans un cadre coopératif.

En s’ouvrant aussi sur d’autres expériences dans la santé, basées sur le modèle coopératif (Saskatchewan, Belgique, Japon), le livre démontre qu’il n’y a pas une fatalité d’accepter le système comme il l’est, mais plutôt des opportunités pour la société civile de s’investir et jouer un rôle actif dans la définition et l’organisation des services. Révolutionnaire? Depuis près de 30 ans, l’Organisation mondiale de la santé s’évertue à répéter qu’il s’agit plutôt d’un facteur clé de réussite des systèmes de santé de première ligne. En d’autres mots, dans notre système de santé, on peut trouver de tout, mais il faut aussi avoir de la démocratie!

Autres textes sur les coopératives de santé.

La coopérative de santé

Jonquière Médic

Coopérative de santé Aylmer Lucerne.

Un médecin récalcitrant.

http://raymondviger.wordpress.com/2006/12/15/les-aines-du-japon-et-les-vieux-du-quebec/

http://raymondviger.wordpress.com/2006/06/23/guide-dintervention-aupres-dune-personne-suicidaire

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