Départ des participants du projet Vietnam

Départ des participants du projet Vietnam

Lisa Melia DOSSIER VIETNAM

Hier était le jour du grand départ! A 7h di matin, les sept étudiants du Cégep de Jonquière et leur accompagnatrice se sont envolés pour le Vietnam pour une durée d’un mois. Dans le cadre du projet «en DIRECTion du Vietnam», ils ont préparés leur voyage pendant plus d’un an, de la recherche de fonds financiers à celles de contacts sur place. Une fois de retour, ils réaliseront entièrement un numéro spécial de Reflet de Société pour relater leur expérience.

Stages internationaux

Il s’agit de la deuxième édition d’un projet parrainé par Reflet de Société. L’an passé, six participants, deux accompagnateurs et quatre étudiants, étaient partis au Costa Rica pendant un mois. Ils avaient réalisé plus de 50 entrevues, visités près d’une quinzaine de ville, avaient vus des écoles et des bidonvilles pour finaliser, de retour au Québec, un magazine complet. Cette année, Valérie Carrier, Isabelle Larose, Martin Thiboutot, Valérie Lessard, Isabelle Saint-Jean, Mélanie Bergeron et Jessika Tremblay seront encadré par Marie-Sophie Trudeau et un interprète sur place. Ils ont cependant 24h de voyage, entre les correspondances et les heures de vol, avant de débarquer dans le sud vietnamien, à Ho Chi Minh Ville. Ils remonteront ensuite vers le nord et la capitale, Hanoï.

Conférence de presse

Hier, Gabriel Alexandre Gosselin, qui a participé au projet de l’année passée au Costa Rica à titre d’accompagnateur, et Raymond Viger ont donné une conférence de presse au Collège Rosemont pour promouvoir l’évènement. Une vidéo de l’équipe de cette année sera mise en ligne la semaine prochaine!

VOS COMMENTAIRES SUR LE PROJET VIETNAM

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La Carpio: bidonville du Costa Rica et entreprise sociale

La Carpio: bidonville du Costa Rica et entreprise sociale

Hola todos!

Il ne nous reste plus qu´une semaine au stage de journalisme international. Le dernier droit a déjà pris son envol. Le voyage prend aussi une autre allure.

Pour les bienfaits de la couverture de nos sujets, nous sommes maintenant divisés en deux groupes. Jade, Marie-Sophie et Myriam, 3 des stagiaires, ainsi que Geneviève, l´accompagnatrice, sont sur la côte Ouest. Là-bas, elles continuent leurs recherches sur le tourisme au Costa Rica, l´éducation ainsi que la santé.

De notre côté, Monica (la quatrième stagiaire), et moi sommes retournés vers San José. Monica souhaitait y établir des contacts dans le milieu indigène. Ce qui a porté fruit: nous sommes présentement à Buenos Aires, au pied même de la majorité des réserves de la région. Nous avons déjà discuté ce matin avec deux de leurs représentants. Nous partons cet après-midi et demain vers deux réserves qui ont chacune leurs particularités.

Une entreprise dans un bidonville

Notre passage à San José m´a également permis de retourner visiter La Carpio, bidonville de San José où ne vivent que des immigrants du Nicaragua. En fait, les seuls gens considérés comme Costaricains dans ce quartier sont les enfants nés au Costa Rica de parents Nicaraguéens. Ces enfants vivent quand même dans la même misère que la génération précédente, celle de leurs parents.

Sauf que l´organisme avec lequel je me suis rendu dans La Carpio travaille très fort à changer ces choses. Gail Nystrom, directrice de la Humanitarian Foundation of Costa Rica (HFCR), travaille avec acharnement pour changer les conditions de vie de ces immigrants discriminés et également pour modifier leur mentalité. Ce qui n´est pas toujours évident.

J´ai pu assister aux coulisses d´une réunion d´une petite entreprise de fabrication de sacs. L´entreprise en est à ses débuts, et n´est constituée que d´une poignée de femmes qui s´occupent de tout, de la gérance à la fabrication. Lors de la rencontre à laquelle j´ai assisté, disons que les femmes en avaient beaucoup sur le coeur. Et qu´elles ne se sont pas gênés pour tout cracher, malgré la présence sur place d´un journaliste canadien (de sexe masculin par-dessus le marché). Ce qu´elles ont quand même tenu à noter entre deux altercations… Disons que l´apprenti-journaliste que je suis a pris son trou tout au long de la discussion qui a duré deux heures, essayant de comprendre les grandes lignes du litige.

Ce que Gail m´a expliqué par la suite m´a éclairé. Ces femmes ne savent pas ce que c´est que de faire de l´argent. Maintenant qu´elles ont vu ce que c´était, elles sont un peu stressées et désorientées par rapport à ce nouveau concept. Les femmes de l´entreprise comptent beaucoup sur Gail à ce chapitre. Mais Gail en a plein les bras à longueur de journée avec son organisme qui agit un peu partout dans la Carpio et n´a pas toujours le temps de s´occuper adéquatement du projet. Elle a donc un peu perdu le contrôle par son manque de présence. Elle m´a même confié qu´il faudrait peut-être qu´elle exclut une des femmes, puisque c´était elle qui foutait la zizanie.

Somme toute, ces femmes ont un beau défi entre les mains. Et de ce que j´ai vu, elles sont capable de le relever. Comme toute entreprise, il y a des hauts et des bas sur la route vers la rentabilité. C´est ce qu´elles devront apprendre à gérer, autant professionnellement que personnellement.

Sur ce, je vous dis à bientôt.
Hasta luego,
Gabriel.

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Turrialba, Costa Rica, journalisme international

Turrialba, Costa Rica, journalisme international

(Agence Science-Presse) Aujourd’hui, nous quittons la capitale de San Jose pour nous diriger vers les trésors du Costa Rica: sa nature verte et grandiose. Depuis longtemps, on nous dit que ce ne sont pas les villes qui caractérisent le Costa Rica, mais bien ses lieux éloignes, ses jungles qu´on ne retrouve nul part ailleurs, ses volcans dont on entend tant parler.

Grâce à cette nature, les Ticos ont pu se construire une économie forte autour de l’éco-tourisme et peuvent aujourd’hui bénéficier de la visite de nombreux étrangers venus voir ce cote exceptionnel du Costa Rica chaque année.

Une nouvelle aventure

A San Jose, notre groupe a pu récolter beaucoup d´informations. Nous avons aussi pu constate l´écart qui peut exister entre les riches et les pauvres. Nous avons compris aussi que San Jose est de loin plus américanisée que les capitales des autres pays environnants. Les blancs ici ont l´argent.

Hier, j´ai visité La Carpio, bidonville de San Jose dont on ne pourrait douter l´existence à partir du centre de la ville. Ici, ceux qui n´ont rien, ce sont les immigrants du Nicaragua et du Guatemala venus chercher une meilleure vie. Le Costa Rica, c´est l´espèce d´El Dorado de l´Amérique centrale.

Nous nous dirigeons donc ce matin vers Turrialba, une petite ville de 30 000 habitants, perdues dans le creux des montagnes au pied d´un volcan. Là-bas, deux familles nous accueilleront pendant notre séjour dans ce petit coin de pays, et beaucoup de rencontres avec des gens du milieu politique, du monde de l´enseignement, du tourisme, de la religion sont à l´horaire. J´ai bien hâte de voir ce que nous révélera cette fois une autre ville du Costa Rica, cette fois bien ancrée dans la nature.

 bientôt,
Gabriel.

P.S. Hier soir, il n´a pas arrête de pleuvoir. C´est le premier matin où nous avons des averses. Mais ce n´est pas si grave car nous passerons l´avant-midi en autobus!

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Des projets de développement pour une planète solidaire

Des projets de développement pour une planète solidaire

Chronique préparée en collaboration avec le magazine Les Débrouillards. Agence Science-Presse

Une amitié sans fausses notes

Le bidonville Nelson Mandela est l’un des plus pauvres de Colombie, en Amérique du Sud. Un orchestre de 60 enfants est en train de changer la vie de ses 30 000 habitants.

La musique pour tous

C’est Edgar Vargas, musicien de la ville de Cartagena, qui a eu l’idée d’implanter la musique dans des milieux défavorisés de sa région. Dans le quartier Nelson Mandela, on a formé un orchestre, une chorale et une troupe de danse. Les enfants qui y participent font la fierté de tout le village.

C’est le nom d’un ancien président de l’Afrique du Sud, célèbre pour avoir combattu le racisme dans son pays.

En janvier 2007, Cartagena organise le premier festival international de musique classique du pays. L’Orchestre de chambre I Musici de Montréal, dirigé par Yuli Turovsky, y participe.

À la fin d’une répétition, Françoise Morin-Lyons, violoniste, remarque des enfants au fond de la salle. Ce sont les jeunes musiciens de Nelson Mandela et leur professeur. Elle les invite à assister à la répétition suivante. Puis Françoise se rend dans leur village pour leur donner des cours. On l’accueille avec un concert de musique traditionnelle. Elle revient bouleversée par la beauté des rythmes, le talent des jeunes artistes et le dévouement de leur professeur.

Les deux orchestres se lient d’amitié

Pendant tout le festival, les musiciens d’I Musici font goûter la musique classique aux enfants. En retour, ceux-ci leur font découvrir les trésors de leur musique traditionnelle, de leurs danses et de leurs chants.

Grâce à cette complicité, les jeunes artistes du village Nelson Mandela font la manchette de tous les journaux du pays. On les invite à donner des spectacles dans la capitale, Bogotá. Ils jouent même devant le roi et la reine d’Espagne en visite en Colombie.

La renommée du village a eu une retombée bien concrète : la nouvelle mairesse de Cartagena a installé la première ligne d’électricité dans la rue principale de Nelson Mandela.

Un an plus tard

Janvier 2008. Le deuxième Festival international de musique classique bat son plein à Cartagena. Le village Nelson Mandela, lui, est en liesse. Tous, petits et grands, attendent avec impatience la venue de leurs amis de Montréal. Les mamans remuent le sancocho, qui mijote dans de grandes marmites. Les jeunes ont revêtu leur costume de spectacle.

Enfin, l’autobus fait son entrée. On agite les bannières : « Bienvenido I Musici de Montréal ». Le chœur d’enfants entonne un chant folklorique. L’orchestre local les accompagne. Les danseurs virevoltent et tourbillonnent. C’est la fête !

Les musiciens montréalais réservaient une surprise à leurs amis colombiens : deux boîtes pleines d’instruments, de partitions, de métronomes, etc. L’orchestre I Musici ne retournera pas au festival l’an prochain. Mais Françoise et plusieurs autres musiciens continueront d’envoyer du matériel et de s’y rendre pour donner des leçons.

LEXIQUE

Le sancocho est un plat traditionnel composé de viande, de manioc, de maïs et de bananes.

La cumbia est une danse où l’homme salue sa partenaire en tirant son chapeau. Celle-ci répond en tenant gracieusement sa jupe des deux mains.

Cet article est publié avec la collaboration de l’Agence canadienne de développement international (ACDI)

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Misericordia – Du luxe made in bidonville

Merci de visiter notre Boutique équitable

Misericordia
Du luxe made in bidonville

Guillaume Brodeur, vol.16 no.2 déc.-janvier 2008

Dossiers Commerce équitable, cartes anniversaire et Calendrier 2012

150$ pièce. C’est le prix qu’affichent de prestigieuses boutiques à Paris et Tokyo pour les vestes de sport confectionnées par des jeunes issus des bidonvilles de Lima, au Pérou. Un pari improbable qu’avait fait Aurelyen en 2002, cofondateur de l’atelier de mode équitable Misericordia.

Apprendre à utiliser des outils sans donner tout cuit dans le bec. Voilà le principe qui a guidé Aurelyen, un jeune Français avide de solidarité internationale, lorsqu’il a démarré le projet Misericordia. Cet atelier de mode éthique initie de jeunes déshérités de Lima aux rudiments de la couture. Une expertise qui leur permettra ensuite de se sortir de la misère des pueblos jovenes, ces bidonvilles poussiéreux –parfois sans eau potable ni électricité– qui bordent l’autoroute panaméricaine.

«Au début, les filles qui arrivent des bidonvilles ne sont pas mignonnes… «Après deux mois, si!» assure Aurelyen, chef d’orchestre de l’atelier fleuri. Des propos en apparence paternalistes pour qui ne connaît pas leurs conditions de vie déplorables. «On soigne notre outil de travail chez Misericordia. Organiser l’espace, c’est organiser sa vie. Notre philosophie est axée sur le respect et la noblesse humaine», ajoute cet architecte de formation.

Un respect du travail et de soi-même essentiel à inculquer aux apprentis couturiers qui débarquent à l’atelier. «Le rôle de Misericordia n’est pas seulement de leur fournir un travail et de leur donner de l’argent. C’est de les éduquer. À travers la création, ils développent un savoir-faire, une confiance en eux.» Au concept de charité – qui maintient trop souvent dans la précarité -, Aurelyen en oppose un de solidarité qui vise l’excellence. Encadrés par des couturières d’expérience (Herminda, Monica et Melina), les nouveaux venus deviennent rapidement des artistes de l’aiguille.

La qualité, une fierté

«On ne fait pas des vêtements, on fait de beaux vêtements avec notre cœur», clame Aurelyen avec fierté. Un orgueil bien placé si l’on se fie aux façons de faire de l’atelier, dont les pratiques vont à contre-courant des grandes tendances du marché. «Nous sommes une des rares marques à produire elle-même ses vêtements. À l’exception du tissu, on fait tout nous-mêmes, et seulement des vêtements Misericordia.»

«Chaque vêtement est conçu de A à Z par une seule personne, poursuit-il, de la couture des manches jusqu’au zip, comme dans les ateliers de haute couture. Plutôt que d’être des ouvriers à la chaîne, nos jeunes deviennent des artisans: “Je ne suis pas un rouage d’une machine, je suis la machine. Je sais faire une veste.”» Des contraintes qui limitent la production annuelle à 15 000 pièces, faites des meilleurs matériaux. Tout le contraire des habituels ateliers insalubres du tiers-monde qui fabriquent à la chaîne pour les magasins à grandes surfaces.

«Notre modèle d’affaires n’est économiquement pas viable, admet Aurelyen. Mais nos couturiers font LEURS vêtements, avec des messages en espagnol qui racontent LEUR histoire. Des vêtements qu’ils portent, avec des matières qu’ils connaissent, pour des gens qui comprennent le message et qui savent très bien d’où ils viennent.»

Et comment donc concilier dignité du travailleur et rentabilité? Équation simple: en vendant la collection Misericordia dans de prestigieuses boutiques de Paris, Stockholm, New York ou Tokyo. À des prix qui garantissent un niveau de vie décent aux 27 employés de Misericordia, en majorité des femmes dans la vingtaine, et qui permettent à l’entreprise de mettre en œuvre les préceptes du développement durable. Tout cela malgré une méthode artisanale vouée en théorie à l’échec.

Sensibiliser par la beauté

Avec ses produits haut de gamme aux messages évocateurs, Aurelyen se réjouit de «toucher une clientèle qui n’est pas a priori préoccupée par le commerce équitable et les questions sociales. Misericordia a le mérite de conscientiser des gens de l’univers de la mode qui, il faut l’admettre, ne se sentent généralement pas concernés par les problèmes planétaires. On peut convaincre par la beauté!»

«No mas utopia», affichent plusieurs des 250 nouveaux modèles créés annuellement. Si ce n’est pas utopique que de faire payer le prix fort pour le travail « éthiquement correct » des plus humbles, ça prend un sacré culot. Un culot griffé Misericordia.
Site web de Misericordia

Transformation extrême

Patricia Cordova Vilcapaza, 21 ans

À son arrivée chez Misericordia il y a trois ans, Patricia était encore une frêle adolescente qui vivotait dans l’extrême pauvreté du bidonville de Ventanilla. Partie de zéro, c’est aujourd’hui une femme dynamique et ambitieuse. Elle a rapidement gravi les échelons de l’organisation jusqu’à gérer les commandes et remplir le rôle de secrétaire.

«J’ai maintenant une bonne santé à cause de l’assurance maladie [fournie par Misericordia], dit-elle, redevable. J’ai ici une famille qui me permet d’avancer dans l’art de la mode.» Après sa journée de travail à l’atelier, Patricia trouve l’énergie pour suivre des cours de soir à un institut de mode. Et c’est sans compter les deux heures de transport qu’elle doit se taper matins et soirs. «C’est un grand sacrifice, mais c’est le prix à payer. Je suis près de devenir une vraie artiste de la mode, ajoute-t-elle avec confiance. Je ne veux pas travailler uniquement pour l’argent, mais aussi pour m’accomplir.»

Son rêve : posséder un jour sa propre entreprise de mode, avec un style qui sort de l’ordinaire. Un objectif qu’encourage Aurelyen, «car si Misericordia cesse un jour ses activités, nos employés posséderont un savoir-faire qui leur permettra de voler de leurs propres ailes… Quand je regarde Patricia, je me fous de la mode et de l’argent. C’est elle, la vraie réussite!»

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Un nouvel emploi à tous les jours, 2ème partie

En arrivant à Port-au-Prince, je me suis débrouillé seul en débarquant de l’avion. Je n’ai jamais mis les pieds en Haïti. Ce n’est pas une destination touristique, pour le moment. Alors je ne connais pas trop les hôtels de 2ème ordre qui vont avec mon budget.

J’ai laissé le chauffeur de taxi qui m’a pris à l’aéroport me dénicher un endroit où dormir, en lui dictant mon budget. Je me suis retrouvé au Palace Hotel qui n’a de majestueux que le nom! Il n’est pas si pire, mais que la chambre était déprimante! Grande, délabrée, aucun meuble, pas d’électricité dans la chambre de bain. Bref, absolument aucun charme. Déjà qu’en arrivant dans un autre pays qu’on ne connaît pas, on se sent assez seul merci, ma chambre me faisait craindre le pire!

Après y avoir déposé mon sac à dos, je suis vite fait sorti faire un tour. Très rapidement, je suis tombé sur Mauricette, qui attendait non loin de mon hôtel. Il va de petits boulots en petits boulots. Quand il y a des journalistes, il leur sert de guide. Mais des journalistes, il ne semble pas y en avoir beaucoup en haïti ces temps-ci. En discutant, on a négocié un prix pour ses services de guide. On a marché dans la ville, question que je prenne rapidement le poul de l’endroit. Je voulais tout sauf demeurer à mon hôtel!

En marchant, je n’ai croisé que des Haïtiens. J’étais un peu surpris, car j’étais au centre-ville et avec la présence de l’ONU dans le pays, je me serais attendu à voir pas mal plus de minorités visibles. Eh non. Que moi…

J’ai parlé à Mauricette de ma déception, par rapport à ma chambre. Il m’a emmené visiter d’autres hôtels, moins dispendieux. Dans le sud de la ville. Du moins ce qui me semble être le sud!!! Je suis tombé sur l’Acropolis. Plus près de mes moyens! Simple, ma chambre est au 2ème étage. Elle donne sur une jolie cour intérieure. Je suis l’un des rares occupants. Je devine, vu la vétusté de l’endroit, que l’Acropolis devait être joli il y a un vingtaine d’année. Aujourd’hui, le tourisme est plutôt moribond… J’ai décidé de passer ma première nuit dans ma déprimante chambre au Palace et revenir à l’Acropolis pour le mercredi.

Le mercredi, Mauricette et moi avons beaucoup marché. Encore une fois, pas de traces de coopérants étrangers. pas même l’ombre d’un seul organisme international ou ONG. Me serais-je trompé de pays, me demandais-je pendant mon escapade. Évidemment, je n’avais aucune idée des quartiers par lesquels on passait. L’idée, c’était de me familiariser un peu avec l’endroit. De me trouver des repères, dans géographiques que culturels et économiques (où sont les cybercafés, les épiceries, etc…).

Semblerait qu’on soit allé dans des quartiers peu reccommandables. Pas les bidonvilles comme Cité Soleil ou Martissant, mais dans Bel Air, notamment. Me suis aperçu de rien. C’est le jeudi que je l’ai appris. Lors de ma première rencontre journalistique en sol haïtien. Le chef de mission de la Fondation Paul Gérin-Lajoie. Le premier non-Haïtien que je rencontre! JKean-Claude, c’est son nom, m’a proposé de le suivre en province pendant l’entrevue. Il quittait immédiatement.
Lucien, son chauffeur, est venu avec moi à l’Acropolis pour que j’y récupère mon sac à dos. En voyant mon hôtel, et le quartier où je vivais, il m’a dit de ne pas y retourner. Pas sécuritaire, qu’il m’a dit. Moi, j’ai pas été foutu de le remarquer… Je pouvais bien être en immersion haïtienne totale!

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Les jardiniers des bidonvilles

Les jardiniers des bidonvillesAgence Science-Presse, Nicole Castéran

À Rosario, en Argentine, les jardins communautaires fournissent des emplois aux démunis.

À Rosario, plus de 100 000 personnes vivent dans des abris de fortune construits sur des terrains qui ne leur appartiennent pas. On appelle ces quartiers villas miseria, les villes de misère.

En 2002, lors d’une grave crise économique, la municipalité a prêté à des gens démunis des lopins de terre situés dans des terrains vacants. On leur a distribué des semences et des outils et ils se sont mis au travail. On leur a appris comment faire du compost avec des vers de terre, comment collecter l’eau de pluie pour l’arrosage, etc.

Jardiner à temps pleinQuatre ans après la crise, plusieurs ont retrouvé leurs anciennes occupations. D’autres ont choisi de devenir de véritables agriculteurs urbains. Quelques fois par semaine, ils vendent leurs fruits et leurs légumes dans les marchés de quartier.

Des architectes de l’Université McGill, à Montréal, aident la ville de Rosario à accroître ses activités d’agriculture urbaine*.  » Dans ces quartiers défavorisés, nous essayons d’intégrer de façon permanente des espaces agricoles, explique Vikram Bhatt, directeur du projet. Ce peut être dans les cours des maisons, le long des rues, des voies ferrées, des cours d’eau, ou même dans les parcs. C’est ce qu’on appelle des paysages comestibles.  »

*Ce projet est financé par le Centre de recherches pour le développement international (CRDI).

Et ça continue !Le gouvernement a ensuite encouragé les producteurs à transformer leur récolte, pour avoir plus de travail et de revenus.

C’est ainsi qu’aujourd’hui, les femmes fabriquent et vendent confitures, biscuits, petits pains ou tartes. D’autres cultivent des plantes médicinales pour en faire des savons et des produits de beauté. La municipalité leur construit une petite fabrique, pour qu’elles puissent travailler à leur aise.

On essaie aussi d’intéresser les jeunes à l’agriculture urbaine. Par exemple, les enfants du bidonville de La Lagunita peuvent s’initier à la culture des plantes comestibles au Jardin de los Niños (Jardin des enfants). À Molino Blanco, on a aménagé un parc-jardin avec des aires éducatives, des sentiers pédestres et un terrain de soccer.

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