T’es-tu vu quand t’as bu?

T’es-tu vu quand t’as bu?

Lisa Melia     Dossier Alcool et drogue

Le 9 mars dernier, les députés français ont adopté un projet de loi visant à interdire la consommation d’alcool pour les mineurs. L’interdiction pour les moins de 16 ans existait déjà – et n’était déjà pas respectée. Cependant, entre 16 et 18 ans, la vente d’alcools “non forts” était autorisée. Pour ma part, je ne me sens pas vraiment concernée par ce projet de loi: je ne bois pas, par goût plus que par conviction d’ailleurs.

Projet de loi pertinent?

En France, certains considèrent ce projet comme inutile: 18 ans ou pas, un jeune qui veut boire boira. Surtout que l’interdit représente un certain attrait pour pas mal d’ado. De plus, les jeunes sont lassés d’être considérés comme des irresponsables qui boivent et fument pour suivre le “troupeau” des copains. Marre d’être tous mis dans le même panier. D’autres, en revanche, s’affolent des chiffres de comas éthyliques. A même pas 15 ans, le nombre d’adolescents qui a déjà été saouls est élevé – et effrayant. A seulement 11 ans, 59% des français ont déjà bu de l’alcool. A 13 ans, 16% ont déjà été ivres. Le chiffre grimpe à 41% pour les jeunes de 15 ans. C’est pourquoi d’aucuns pensent qu’il faut absolument encadrer la vente et la consommation d’alcool pour éviter les drames.

Les jeunes, l’alcool et le Québec

Tout ça pour en arriver à la façon dont ça fonctionne au Québec. Lors de ma première visite, en vacance avec mes parents, j’avais 17 ans. Je n’étais donc pas majeure, ni en France, et encore moins au Canada. Comme cela arrivait très souvent en France, mes parents m’ont demandé d’aller leur acheter deux bouteilles de bière pour la soirée; accompagnée de ma petite sœur. Naturellement, l’alcool était pour eux.

Je me souviendrai longtemps des yeux écarquillés du vendeur qui a refusé catégoriquement de me vendre la moindre goutte d’alcool. D’autant plus que lorsqu’il m’avait demandé mon âge, j’avais bien sûr dit la vérité. Mon accent français m’a sauvé, mais l’épisode est maintenant inscrit dans l’histoire familiale et continue de nous faire rire. Et pourtant, la France prend le même chemin puisque la vente d’alcool à toute personne qui n’est pas majeure est maintenant interdite en France aussi. Mais la différence principale est que les commerçants québécois appliquent la loi, eux!

Les jeunes et l’alcool: préconiser l’interdiction ou l’autonomie?

Et pourtant, je me demande vraiment si l’interdiction est la bonne solution. Les jeunes trouvent toujours le moyen de se procurer l’alcool qu’ils veulent. En falsifiant les cartes d’identité, ou tout simplement en demandant à une personne majeure.

Mais même si les chiffres français de la consommation des adolescents font peur, je trouve que laisser aux jeunes une certaine autonomie est important. La plupart d’entres eux font peut-être un ou deux excès, mais cela leur permet aussi de connaître leurs limites, et de les respecter par la suite. Grâce à ça, ils savent boire.

Une amie m’a raconté une anecdote. Alors qu’elle avait 17 ans, sa classe a fait un échange scolaire avec un lycée américain. Quand lesdits américains sont venus en France, ils ont été ravis par la facilité de se procurer de l’alcool. A tel point que plusieurs d’entre eux ont beaucoup trop bu et qu’une jeune fille s’est retrouvé à l’hôpital dans le coma. Selon mon amie, l’explication est simple: ils ne savaient pas boire et ne connaissaient pas leurs limites.

C’est toujours un débat difficile. Faut-il protéger les jeunes d’eux-même, tout en sachant que de toutes façons ils trouveront toujours le moyens de contourner l’interdiction, ou faut-il leurs faire confiance, en sachant que le verre de trop peut avoir des conséquences dramatiques voire irréparables?

Vos commentaires sur le projet de loi français sur l’interdiction d’accès à l’alcool aux jeunes

Autres textes sur Alcool et drogue 

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

Graffiti Hip Hop de la scène de Montréal

operation-graffiti-hip-hop-graffiteur-graff Opération Graffiti. Toute l’histoire de la création du Café-Graffiti. La relation avec les jeunes. Ce qu’ils ont vécu dans le projet. Ce qu’ils ont fait vivre aux intervenants. Toutes les anecdotes d’un projet qui fait encore parler de lui. Une façon intéressante et originale de soutenir le Café-Graffiti dans sa mission d’aide et de soutien aux jeunes. 19,95$.

Disponible Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Lettre d’un jeune à sa consommation

Lettre d’un jeune à sa consommation

J. Star, garçon de 16 ans des Laurentides     Dossiers Toxicomanie et Alcool et drogue

Ça fait environ un mois que je n’ai pas fumé de crack, d’héroine (smack) ou bu de l’alcool. Depuis que je suis entré en traitement au centre Jellinek, je ne veux plus consommer. Mais je suis inquiet. Je ne sais pas si mes barrières sont assez puissantes. Voici une lettre que j’ai écrite à ma consommation pour lui dire comment elle m’a fait sentir, alors que je pensais qu’elle m’aidait.

Cher consommation,À nos débuts, je n’avais pas beaucoup besoin de toi. Tu me soulageais de mes blessures et tu changeais mes pensées. Du moins, je le croyais. Jusqu’au jour où mon système s’est habitué à toi. Il m’a donc fallu augmenter les doses pour être bien dans ma peau.Je me suis rendu compte que j’étais encore le même: peu importe la quantité que j’ingérais, je ne ressentais aucun changement bénéfique. Ça m’a donc poussé à fumer du crack et de l’héroïne (smack). J’ai plongé dans un monde obscur où mes pensées sont devenues irréelles et destructrices.

Dépendance et vulnérabilité

Je me sentais vulnérable comme un mollusque sans coquille. Je continuais à noyer mes souffrances dans cette eau trouble. Je marchais dans le long couloir de l’enfer où la spiritualité et le rétablissement sont absents. Cette brume dispendieuse m’avait attaché dans le fond du néant. Je creusais inconsciemment ma tombe dans les ténèbres.

La foi comme rétablissement

porteUn jour, une petite lueur d’espoir est sortie de mon trou: Dieu m’a pris par le fond du cœur. J’ai décidé de prendre mon peu de courage et la foi qu’il me restait pour investir mon énergie dans quelque chose de positif pour mon rétablissement. Je savais que je valais mieux que ça.Aujourd’hui, je suis conscient que j’aurai toujours un lien de dépendance et d’attirance envers vous, crack, héroïne et alcool. En thérapie, j’ai réalisé que vous vous foutiez de moi. Je suis maintenant prêt à vous dire: «je ne veux plus de vous trois dans ma vie. Trouvez-vous d’autres victimes que moi. Car je suis un winner 

Reflet de Société, Vol.17, No 2, Février/Mars 2009 p.9

Autres textes sur Alcool et drogue 

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

conte-illustre-enfant-jeune-ecrivain-livre-illustrationConte illustré ralliant l’imagination débordante de Patrick Viger, un jeune de 15 ans, l’expérience littéraire de Raymond Viger et les illustrations professionnelles de Victor Panin. Patrick Viger a commencé à écrire en duo avec son père dès l’âge de 8 ans. Cette écriture a commencé par un jeu; une façon d’établir une relation entre un père et son fils. Ce conte illustré a été écrit pour le plaisir et l’amusement. 4,95$

Disponible Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Mots clés Technorati : ,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,

Les multiples tentations du jeu

Les multiples tentations du jeu

Rox Ann   Dossiers Gambling et jeu compulsifGamblers anonymes, Alcool et drogue

cenne_volante Intervenante auprès des joueurs excessifs, j’en ai vu des personnes en détresse… avec l’envie de s’en sortir. Parce qu’elles étaient vraiment rendues dans le «fond du baril».

Inversement, il y en avait d’autres avec de la motivation, du bon vouloir et tout ce que vous voudrez… jusqu’à ce que le chèque du premier arrive pour quelques-uns ou la paye pour les autres. Parmi eux, il y en a qui ont fait une thérapie juste pour dire qu’ils la faisaient… d’autres voulaient vraiment la vivre… Deux contextes complètement différents qui influent grandement sur le résultat final.

Tout miser… jusqu’à la raison

Toutes les raisons sont bonnes pour jouer mais les bonnes raisons pour arrêter se font plus rares. Avec la petite bière ou la ligne de coke, vient les «gratteux» ou la machine. Ils sont les héros du jeu, capables de battre le hasard parce qu’ils ont tellement perdu la veille que ça ne se peut pas que «ça ne paye pas» !

Prendre un verre pour se donner encore plus de chance de gagner avant et pendant le jeu… et prendre encore un verre pour oublier l’argent du loyer, des comptes et de l’épicerie qui vient de passer dans la machine.

J’en ai vu qui ont perdu des condos, des maisons et qui ont vendu leur char sur un coup de tête pour aller jouer. Si ce n’était que le matériel qu’ils risquaient de se faire saisir… Mais finalement, la famille, les amis et les collègues de travail s’en vont. Ça aussi, je l’ai vu.

Thérapie par dessus thérapie

Trois, quatre thérapies pour certains! Des rechutes… et même des idées suicidaires, jusqu’aux tentatives. La honte, le désespoir, l’endettement, la solitude «même plus une larme pour pouvoir pleurer…» C’est la réalité, et ce n’est sans doute pas un hasard que tout cela vienne avec le jeu.

La question que je me pose c’est: pourquoi attendre d’être seul avec plus rien au monde pour penser, peut-être, suivre une thérapie, aller chercher de l’aide.

Tentation du jeu

C’est sûr qu’avec toute la tentation, «ce n’est pas un cadeau»! En allant au dépanneur pour acheter une pinte de lait, il y a un beau gros «pad de gratteux», n’est-ce pas tentant? Maintenant, il y a même des moniteurs qui présentent les gagnants, les lots à gagner, etc. À la pharmacie, la caissière qui demande «une petite loto avec ça?» Les publicités à la télévision, les affiches… tout ce qui nous entoure publicise et banalise le jeu. Combien de bars dans votre région possèdent des machines à loterie vidéo? Dans certaines villes, on organise même des voyages au casino! Une cinquantaine de dollars et voilà le voyage payé, dîner compris!

La santé mentale, pas important?

Dans bien des endroits, je me suis fait refuser d’apposer de la publicité pour l’organisme où je travaille… Pourquoi ? Peut-être par peur de perdre de la clientèle et de l’argent? On donne des «gratteux» aux enfants, on crée déjà l’illusion du gain facile en très jeune âge. J’ai déjà entendu, dans les groupes de thérapies, qu’on cache les cigarettes dans les dépanneurs mais pas la loterie… On parle d’une question de santé physique parce que la fumée c’est cancérigène. Mais que fait-on avec la santé mentale des joueurs ?

C’est à se demander, «si on ne cherche pas le trouble…» Posez-vous des questions! Essayez de trouver les réponses. Le hasard, on ne peut rien y changer.

Vaut mieux prévenir que guérir…

Reflet de Société, Vol.17, No 2, Février/Mars 2009, p.8

autres textes sur le suicide:

Textes sur Gamblers Anonymes

Autres textes sur Alcool et drogue 

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

Battle breakdance hip hop des meilleurs breakers de Montréal

video-breakdance-hip-hop-break-breaker-how-to-breakdancing Extreme Supreme Science
Vidéo VHS, compétition de break-dance.

Skywalker, Omegatron, Psycho Red, Silo, Trackmaster, Strike 3, Jayko Superstar, Speedy, Place Pieces (Maximum Efficiency), Tiger, Dj Frank Boulevard, Dj Devious.
Vidéo VHS 25$

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Video.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Bière, banque Maillardville et Hindou à Vancouver

Bière, banque, Maillardville et Hindou à Vancouver

Vancouver, chapitre 9                    Dossier Ville de VancouverFrancophonie

Lors de notre première journée de visite dans Vancouver, Danielle et moi remarquons qu’il y beaucoup de rues avec des commerces de toutes sortes. Restaurants, beaucoup de cliniques vétérinaires et beaucoup de banques aussi. C’est comme si Vancouver était composé d’une vingtaine de rue St-Laurent. À certains endroits les commerces sont bas de gammes, puis arrivent les plus luxueux et on recommencent.

Pour terminer cette journée, nous décidons de faire notre première épicerie. Question bière et alcool, nous devons faire un arrêt dans un liquor store, un lieu spécialisé du gouvenement de Colombie-Britannique dans la vente d’alcool.

Je suis entré avec l’idée d’acheter une caisse de bière. Quand j’ai vu le prix de la bière, 40$ pour une caisse de 24, j’ai décidé de forcer sur le vin et le rhum. J’ai été renversé de la différence de prix. La majorité des prix sont similaires. Mais pour la bière, c’est presque le double. Il va falloir que je vérifie pourquoi cette différence est si grande entre le prix au Québec et en Colombie-Britannique.

Ensuite c’est le tour de l’épicerie plus alimentaire. Première surprise. Une allée qui annonce des produits mexicains, une autre pour les produits provenant de l’Inde, une autre pour une alimentation asiatique… À Montréal, nous avons accès à de la diversité, mais jamais autant que cela.

Quand arrive le temps de payer, à Montréal, on nous crédite 5 sous par sac que nous avons amené pour notre épicerie. À Vancouver, on vous en charge 4 pour les sacs que vous avez oublié.

En parlant avec la caissière, la cliente de la caisse d’à côté a compris que nous arrivons de Montréal. Elle nous questionne pour savoir si nous nous installons à Vancouver pour de bon. ­­Mais non, nous sommes en vacances pour 15 jours ai-je répondu. Nous continuons à discuter ensemble en nous dirigeant vers les stationnement. Elle était contente de pouvoir s’adresser à quelqu’un en français. Elle aime pratiquer son français. Je suis surpris. Je lui mentionne que la communauté francophone est pourtant bien présente à Vancouver. Elle me répond: c’est vrai qu’il y a une communauté francophone comme à Maillardville. Mais à Vancouver, après l’anglais, c’est plus facile de parler Hindoue que français!!! Ouf! Dure nouvelle pour un journaliste en vacance qui veut faire un reportage sur les francophones hors-Québec!

Bon, demain, c’est la tournée des écoles francophones à Surrey et Vancouver. Comme on dit dans le film Star War lorsque les héros ont une bombe à aller porter et qu’ils ont une série d’ennemis prêts à faire sauter leur vaisseau spatia: STAY ON TRACK!

Histoire complète sur le voyage à Vancouver.

Autres textes sur la Francophonie

Éducation francophone dans l’Ouest du Canada

Éducation francophone en milieu anglophone. École Gabrielle Roy.

Éducation francophone en milieu anglophone. Écoles Rose-des-vents et Jules-Vernes.

Société francophone de Maillardville, bastion de la francophonie en Colombie-Britannique

La qualité du français dans la blogosphère

Meeting francophone. Le français est-il une maladie en voie d’extinction?

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

reflet-de-societe-magazine-drogue-prostitution-suicide-alcool-gang-de-rue-gambling Internet-o-thon pour soutenir le magazine communautaire Reflet de Société édité par le Journal de la Rue. C’est le temps de vous abonner pour montrer votre soutien à votre revue sur l’actualité communautaire et sociale. Toute contribution supplémentaire pour soutenir notre cause est la bienvenue.

Par téléphone: (514) 256-9000, ext.: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.refletdesociete.com/Abonnement.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Publicisez prudemment?!

Publicisez prudemment?!
Paru le 19 décembre 2007

Pour améliorer le comportement des conducteurs du Québec, la ministre du Transport Julie Boulet veut réglementer les publicités automobiles qui montrent à la télévision les prouesses et l’accélération dont est capable une voiture. Le gouvernement Charest compte aussi interdire prochainement l’affichage massif des paquets de cigarettes dans les dépanneurs, souhaitant ainsi réduire le nombre de fumeurs. Est-ce que les Québécois sont influençables à ce point?

Bonne question, qui m’est venu hier en regardant le match de hockey des Canadiens. Pendant un entracte, une pause publicitaire de Molson attire mon attention. Mise en situation: dans un bar, une foule de gens est massée, bière à la main, et ils regardent tous la caméra. L’homme à l’avant nous adresse la parole: «Comme on n’a pas le droit de boire nos bières dans les pubs, ben, on va attendre que la pause publicitaire se finisse.» Et tous ces gens massés de continuer de regarder l’écran pendant une quinzaine de secondes, sans qu’il ne se passe quoi que ce soit. Rien du tout! Nada! Personne ne parle, personne ne bouge. Ils attendent vraiment. La pub se termine comme ça.

C’est vrai que dans les pubs qui vantent un produit alcoolisé, les diffuseurs n’ont pas le droit de montrer une personne qui boit sa bière. Elle peut uniquement la tenir dans sa main, sans jamais la porter à sa bouche. Dans cette publicité de Molson, l’annonceur a tout de même réussi à très bien passer son message : «Buvez de la bière!»

On peut mettre des barrières partout, les publicitaires savent détourner les règlements pour réussir à inclure LE détail, légal ou non, qui attirera l’œil ou l’oreille du consommateur, ce détail qui rend le produit cool et attrayant.

Alors la vraie question que je me pose maintenant: est-ce que le gouvernement investit des efforts pour rien? Cherche-t-il à se donner bonne image en imposant des tabous dans les publicités? Personnellement, je ne crois pas beaucoup en ces mesures, et je crois qu’on devrait chercher le problème ailleurs. Ce n’est pas le gouvernement qui va régler nos problèmes de vie privée, encore moins les publicités…C’est d’abord à nous-mêmes de constater nos excès, et de rectifier nos mauvaises habitudes.

Sur ce, je vous souhaite un joyeux temps des Fêtes, et je vous souhaite surtout pour la prochaine année un Québec sans vitesse au volant, sans fumée et sans abus d’alcool. De toute façon, y’a pas à s’en faire, le gouvernement s’en occupe…

Gabriel!

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

Témoignage sur l’implication bénévole

benevolat-benevole-implication-jeune La récompense – Regard sur des gens de cœur
Documentaire sur l’implication bénévole.
-Découvrir sa communauté, donner un sens à sa vie…
-Briser son isolement et celui d’autrui.
-Découvrir de nouveaux amis.
-Prendre part à la vie sociale et de quartier.
-Une source de contact et d’échange.
-L’acquisition de nouvelles connaissances.
-Une occasion d’expérimenter et mieux se connaître.
S’impliqer c’est trippant et ça mérite d’être vécu. 25$

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Video.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel

Sexe chez Taxi Laurentides et le transport adapté

Sexe chez Taxi Laurentides et le transport adapté

Raymond Viger                 Dossier Journal de MontréalProstitution et Sexualité

Le Journal de Montréal nous apprenait le 3 octobre dernier que la Commission des transports du Québec révoquait les permis de Taxi Laurentides (affichant Taxi St-Jérome).

En plus de relations sexuelles dans un véhicule adapté au transport de personnes handicapées, la compagnie a été trouvé coupable d’activités sexuelles dans les taxis, promotion de services sexuelles dans un journal, conduite sous l’effet de l’alcool et d’autres substances, négligence envers des personnes handicapées, transport de bière…

Pas surprenant que la Commission des transports du Québec ait sévi. Ce qui est plus difficile à comprendre c’est que pour éviter que la population ne soit privée du service adapté, la CTQ décide de laisser le permis en vigueur à Taxi Laurentides jusqu’au 20 octobre!

D’ici là, si une personne handicapée venait à mourir suite à une négligence de Taxi Laurentides, qui sera tenu responsable? Nous ne pourrions pas dire que nous n’étions pas au courant des gestes irresponsables de Taxi Laurentides.

Oui, nous devons continuer d’assurer le service aux citoyens de St-Jérome. Mais pas avec les gens à qui nous enlevons le permis. Est-ce à dire que si je conduis en état d’ébriété, la Société d’assurance automobile du Québec (SAAQ) va me laisser mon permis le temps que mon employeur puisse me trouver un remplaçant? Pas sûr.

Dossier Journal de Montréal,  Prostitution et Sexualité.

Avons-nous l’argent nécessaire pour légaliser la prostitution?

Doit-on légaliser la prostitution?

Les effets pervers de la légalisation de la prostitution.

Les clients de la prostitution.

Les filles dans les gangs de rue et la prostitution.

Prostitution de luxe d’une escorte.

Pour ou contre la légalisation de la prostitution?

Jean-François Lisée de L’actualité et la légalisation de la prostitution.

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

autres textes sur sexualité

PUBLICITÉ

Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicide Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 4,95$.
Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.