Sauver le chocolat

Sauver le chocolat!

Caroline Lepage

(Agence Science-Presse) – Vos papilles frétillent devant cette boîte de chocolats? Un conseil, à la Saint-Valentin, savourez-les bien. Car votre péché mignon a une épée de Damoclès au-dessus de la tête!

Production du chocolat

Comme vous, des millions d’adorateurs fondent de plaisir devant le cacao élaboré à partir de fèves fermentées et grillées. Pas étonnant que la demande mondiale ait explosé… Problème, la production ne suit pas. Avec 3 millions de tonnes annuelles, dans les forêts tropicales des principaux pays exportateurs (Brésil, Équateur, Côte d’Ivoire, Ghana, Nigeria, Cameroun, Indonésie), les petits exploitants ne trouvent pas la formule magique permettant d’en produire davantage.

Cacao et maladies

Augmenter les surfaces cultivées? Et c’est la forêt qui risque d’en payer le prix, car les techniques de culture sur brûlis contribuent à la déforestation… À ce dilemme s’ajoute le fléau des champignons qui engloutit chaque année un tiers des récoltes: la «pourriture brune» qui se répand à l’échelle mondiale, ainsi que la maladie du balai de sorcière et la moniliose des cabosses qui, elles, se cantonnent au continent sud-américain. Mais pour combien de temps encore? Et le réchauffement climatique qui accentue la sécheresse dans ces pays, une vraie plaie pour les cacaoyers qui aiment tant l’eau!

Gènes du chocolat

Alors, comment sauver le chocolat? En travaillant sur le rendement des arbres et leur résistance. Des chercheurs américains, issus d’un partenariat public privé auquel participent de grandes compagnies dont le géant alimentaire Mars inc. et IBM, ont découvert qu’il y avait une plus grande diversité génétique au sein des cacaoyers qu’on ne le pensait. Cette étude a déjà permis de dénicher des gènes de résistance aux champignons chez des cacaoyers sauvages, lesquels pourraient permettre de développer de nouvelles variétés plus robustes aux maladies. Sans parler des possibilités de créer de nouveaux parfums chocolatés jusqu’ici totalement inconnus! On en salive d’avance…

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L’avenir dans les feuilles de thé… équitables !

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L’avenir dans les feuilles de thé… équitables !

Agence Science-Presse – Nicole Castéran

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Ces deux sachets de thé racontent deux histoires bien différentes. L’un provient d’une grande plantation, l’autre d’une coopérative.

Un thé au goût amer

Le Sri Lanka est le troisième producteur de thé au monde. Dans la région montagneuse du centre du pays, s’étendent d’immenses plantations appartenant à des sociétés multinationales privées. De nombreuses familles y travaillent dans des conditions proches de l’esclavage. « Leur vie est un véritable enfer, s’exclame Nada, le coordonnateur de l’organisme d’aide local HDO. Ces hommes et ces femmes ne gagnent pas de quoi se nourrir. Pourtant, l’industrie du thé est très rentable ».

Un seul repas par jour

Vissaraji cueille des feuilles de thé neuf heures par jour. Elle doit en récolter 18 kilos chaque jour pour obtenir son salaire complet. Son mari travaille à l’usine de thé. « Nous faisons un seul vrai repas par jour : du riz au cari, explique-t-elle. Et comme la plupart des familles ici, nous mangeons à crédit à partir du 20 de chaque mois. »

Les employés sont logés dans des bâtiments délabrés et insalubres, sans fenêtres, au beau milieu des plantations. Grands et petits respirent ainsi les pesticides épandus en quantité sur les théiers. L’organisme Entraide universitaire mondiale du Canada vient en aide à ces familles en les renseignant sur leurs droits et sur les précautions à prendre pour préserver leur santé.

Thé équitable, toi ?

Dans la région de Kandy, également au centre du pays, 350 petits producteurs de thé se sont regroupés au sein d’une coopérative, appelée SOFA. Ils mettent leurs forces en commun pour cultiver du thé biologique. Grâce au commerce équitable, des organisations comme Equita, d’Oxfam-Québec, leur achètent leur production à un prix sept fois plus élevé que le marché régulier : 0,15 $ le kilo de thé, plutôt que 0,02 $. Mais comme ces paysans possèdent peu de plants sur leur petite parcelle, ils ne deviennent pas riches pour autant.

La solution : de nouvelles branches

Pour cultiver « bio », les membres de la SOFA doivent observer des règles bien strictes : pas d’engrais, ni d’insecticides chimiques, ni de brûlis *. Ingénieux, ils ont découvert qu’en plantant des arbres à cannelle et diverses épices au milieu de leur lopin de thé, ils éloignaient les insectes nuisibles. Encore mieux : Equita leur achète maintenant ces épices biologiques : poivre noir, clou de girofle, cannelle, cari, muscade et gingembre ! Les paysans ont aussi planté des légumes et des fruits pour leur consommation personnelle.

Les grands avantages du commerce équitable

Equita et les autres organisations de commerce équitable versent aussi à la coopérative de l’argent pour la construction de toilettes, l’achat de nouveaux plants, l’approvisionnement en eau potable, la formation, etc. Les femmes ont appris, par exemple, à confectionner des boîtes en feuille de palme pour emballer le thé. Ce travail leur rapporte plus que la culture du thé elle-même ! De fil en aiguille, les membres de SOFA trouvent ainsi des moyens d’améliorer leurs conditions de vie. C’est là l’intérêt du commerce équitable.

Le Sri Lanka en bref

Superficie : 66 000 km2 (Un peu moins que le Nouveau-Brunswick – 72 000 km2)
Population : 20,7 millions d’habitants
Capitale : Colombo
Espérance de vie : 74 ans (80 ans au Canada)
Ce pays connaît la guerre depuis 30 ans. En 2004, il a été durement touché par le tsunami.

Le thé est la deuxième boisson la plus bue au monde après l’eau. Le thé noir et le thé vert proviennent des mêmes feuilles. C’est la manière de les traiter qui diffère : on fait fermenter les feuilles pour obtenir le thé noir alors qu’on les torréfie pour fabriquer le thé vert.

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funbusy-poesie-urbaine-recueil-textesChantal Lee a vécu la violence physique, les abus sexuels et l’enfer de la drogue, mais elle en a triomphé. Malgré la maladie qui l’afflige, elle partage par sa poésie son amour de la vie et son optimisme à toute épreuve. Un livre rayonnant, à l’image de son auteure.

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