Organismes communautaires: leur autofinancement

Finances communautaires

Le nerf de la guerre

En partenariat avec Ville de Montréal et le Ministère de la Métropole, le Journal de la Rue lance un projet d’autofinancement des organismes communautaires.

Raymond Viger     dossiers Communautaire, Hochelaga-Maisonneuve

financement organisme communautaireAudacieux pour un organisme communautaire de dire que non seulement il réussit à s’autofinancer mais qu’en plus, il va aider les autres à faire de même.

Pourquoi cette vision?

D’une part, depuis déjà belle lurette, le gouvernement se désengage du financement des organismes communautaires. Je ne veux pas faire le procès des différents gouvernements qui se sont succédé, mais ils font ce qu’ils peuvent avec ce qu’ils ont.

D’autre part, les bailleurs de fonds traditionnels pour plusieurs organismes ont moins de budget à offrir ce qui entraîne une majoration énorme des demandes. Résultat, il y a de moins en moins d’organismes qui réussissent à trouver un réconfort financier.

Et plus le gouvernement coupe, plus les bailleurs de fonds alternatifs se trouvent contingentés dans leur distribution de fonds.

Nous sommes conscients que ce ne sont pas tous les organismes communautaires qui peuvent soutenir des activités d’autofinancement. C’est pourquoi nous avons décidé de partager avec la communauté notre expérience, notre savoir-faire ainsi que les outils que nous avons développés dans les derniers 25 ans.

Subvention pour s’autofinancer?

Certains pourraient trouver étrange qu’un organisme non subventionné demande une subvention présentant un projet d’autofinancement du communautaire.

D’une part, cette subvention d’un an couvre 50% du coût du projet. Nous sommes donc financièrement solidaires de ce projet.

D’autre part, pour amener à terme le projet, il nécessite un effort initial pour créer des outils de communication papiers et électroniques, ainsi des déplacements pour le présenter…

Nous visualisons ce projet comme une petite boule de neige que nous ferons rouler du haut d’une montagne. Même si cela nécessite un peu d’énergie pour enclencher le mouvement, nous sommes convaincus que rapidement, il fera boule de neige et que non seulement il ne nécessitera plus d’énergie mais que le projet saura rayonner par lui-même.

Coup de départ

C’est ainsi qu’avec un coup de pouce de la Ville de Montréal et du Ministère de la Métropole, nous pourrons mettre sur pied un projet permanent et autonome qui pourra aider et soutenir un nombre de plus en plus grand d’organisme communautaire et de projets d’intervention.

Nous voulons en faire un projet qui saura se transporter un peu partout à travers le Québec.

Nous sommes convaincus qu’il pourrait être une nouvelle forme d’économie solidaire, une nouvelle richesse communautaire, créant sur son passage des emplois, de lieux de socialisation et de partage.

Logo pirate

Le projet utilise la ressource du Bistro le Ste-Cath. Nous vous en présentons aujourd’hui son nouveau logo pirate.

Parce que nous avons été, nous sommes et nous serons différents de la norme.

Parce que nous sommes un collectif communautaire qui veut redonner à sa communauté.

Parce que notre différence doit être un moteur de développement pour nous et pour notre communauté.

Le Ste-Cath représente un bateau parti explorer de nouveaux territoires, de nouveaux projets, de nouvelles façons de faire… pour le mieux-être de tous.

logo vdem

VOS COMMENTAIRES SUR Autofinancement des organismes communautaires

Autres textes sur Communautaire

Bistro le Ste-Cath
4264 Ste-Catherine est, Montréal (une rue à l’est de PIE-IX)
(514) 223-8116
http://www.le-ste-cath.com
bistro@le-ste-cath.com

Pour ne pas manquer les nouveautés, inscrivez-vous à notre info-lettre sur le site http://www.le-ste-cath.com ou encore programmation 2015

Merci d’inviter Le Ste-Cath parmi vos amis Facebook: Bistro le Ste-Cath.

Bistro le Ste-Cath

restaurant bistro quoi faire soupers spectacles show évents resto est montréalUn restaurant, une chaleureuse terrasse. Pour une rencontre entre amis ou en famille, les chefs du Bistro le Ste-Cath sauront vous offrir une cuisine réinventée et originale à un prix abordable.

Situé en plein coeur d’Hochelaga-Maisonneuve, au sud du Stade Olympique, à l’est de PIE-IX. 4264 Ste-Catherine est.

Bistro le Ste-Cath est opéré par l’organisme communautaire le Journal de la Rue. Tous les profits servent à financer notre intervention auprès des jeunes.

Pour informations et réservations: (514) 223-8116 ou bistro@le-ste-cath.com.

VOS COMMENTAIRES SUR Autofinancement des organismes communautaires

Publicités

Dans l’assiette des aînés

Dans l’assiette des aînés

Delphine Naum

(Agence Science-Presse) – Jean ne mange presque plus de viande parce que son dentier lui fait mal. Lucille a de la difficulté à couper ses aliments à cause de son arthrite. Jean-Claude ne mange que du junk food depuis que sa femme est décédée parce qu’il n’a jamais su cuisiner. Madeleine mange comme un oiseau parce qu’elle n’aime pas ce qu’il y a au menu de son centre de soins de longue durée. Pierrette a perdu du poids, mais se dit que c’est normal à son âge. Ces exemples fictifs reflètent une situation bien réelle : au Canada, plus de 40 % des personnes âgées vivant dans la communauté seraient à risque de connaître des problèmes nutritionnels. En milieu de soins, les chiffres sont encore plus élevés.

De la solitude à la pauvreté en passant par la maladie et les problèmes de mobilité, les facteurs qui font des aînés un groupe à risque sur le plan nutritionnel sont nombreux. Ajoutons à cela l’ignorance de la population. « La bonne nutrition des aînés est pourtant un enjeu important, car il en va entre autres de leur maintien à domicile », avertit Nancy Presse, diététiste et doctorante à l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal.

Manque d’information

Les aînés, de même que ceux qui les conseillent, ne sont pas toujours outillés pour conjuguer correctement vieillissement et alimentation. « Les pratiques alimentaires des personnes âgées sont peu encadrées », déplore la spécialiste. De fait, il manque cruellement de diététistes pour accomplir le boulot. Au Québec, on en compte environ 1,33 par 1000 lits en CHSLD. Et lorsque les médias traitent de nutrition, ils laissent souvent les aînés dans l’ombre. « À l’exception des produits contenant des fibres, les messages nutritionnels véhiculés par les médias et par la publicité sont principalement destinés aux adultes et aux jeunes familles », remarque-t-elle.

De nombreux mythes alimentaires concourent à miner la bonne nutrition des aînés. L’un des plus persistants dans la société et même dans certains milieux de soins concerne leur perte de poids qui serait chose normale. « C’est faux! insiste Nancy Presse. Une perte de poids peut être un indicateur de problèmes de santé sous-jacents, il ne faut donc pas la banaliser ».

Quand vieillir et manger ne font pas bon ménage

« La solitude, l’isolement social et le deuil sont des facteurs qui amènent les personnes âgées à moins bien s’alimenter, ce qui s’accompagne le plus souvent d’une diminution de l’apport de protéines, explique la diététiste. Certaines études ont montré que les aînés vivant seuls présentaient des apports nutritionnels inférieurs à ceux vivant en couple ou en famille. Plusieurs études démontrent aussi que le revenu est un indice de la qualité de l’alimentation.

En milieu de soins?

Les menus sont bien plus souvent fonction de l’équilibre budgétaire que de la variété. Avec un budget de quatre à six dollars par jour en moyenne dépensé par les centres d’hébergement pour personnes âgées pour nourrir chaque aîné au Québec, l’Ordre des diététistes du Québec doute que cela leur permette de bénéficier d’une offre alimentaire qui puisse satisfaire leurs besoins nutritionnels tout en tenant compte de leur condition de santé.

La dénutrition, un mal qui passe trop souvent inaperçu

Lorsque ce que l’on mange ne suffit plus à répondre aux besoins de l’organisme survient la dénutrition. Si l’on se fie aux études américaines et européennes, elle toucherait jusqu’à 15 % des personnes âgées vivant dans la communauté et jusqu’à 65 % des aînés hospitalisés ou vivant en centre d’hébergement.

Plusieurs travaux ont mis en lumière un fait potentiellement inquiétant : le personnel soignant est souvent aveugle à la dénutrition. Une étude menée auprès de 1017 aînés vivant en résidence a montré que la dénutrition n’était décelée que dans 43 % des cas. Même s’il existe de nombreux outils de détection éprouvés, on ne fait pas le dépistage systématique de la dénutrition au Québec. Or, si elle passe inaperçue, la dénutrition n’est pas soignée. En plus d’entraîner de nombreux changements dans l’organisme, la dénutrition affecte le système immunitaire. Chez les aînés, elle augmente de deux à six fois la morbidité infectieuse et multiplie par deux à quatre le risque de mortalité.

Devant ce portrait, Nancy Presse dessine un souhait : « Dans la population et chez les professionnels, il faudra prendre acte de l’importance des troubles nutritionnels et de leur dépistage chez les aînés. Cela impliquera d’augmenter les services d’aide à domicile et le nombre de diététistes dans les CLSC et les CHSLD du Québec. Par la prévention, on peut éviter de nombreux problèmes de santé découlant d’une mauvaise alimentation. »

Pour en savoir plus
Ferland, Guylaine, Alimentation et vieillissement, Presses de l’Université de Montréal, 2007
Mémoire de l’Ordre professionnel des diététistes du Québec :
Consultation publique sur les conditions de vie des personnes aînées : un enjeu de société, une responsabilité qui nous interpelle tous, 2007

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

Spectacle Hip Hop Breakdance, Graffiti, DJ et rap

orgue-classique-hip-hop-breakdance-graffiti-dj-rappeurs Le Choc des Cultures – Le Hip-Hop rencontre le classique
Spectacle original mettant en vedette: organistes classiques, break-dancers, rappers, DJ et graffiteurs.
L’église Saint-Nom-de-Jésus expose une centaine de toiles peints par des artistes. Plus de cinquante artistes complices présentent « Le Choc des Cultures ». 25$

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Video.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Prêts étudiants, remboursements hebdomadaires et les banques

Prêts étudiants, remboursements hebdomadaires et les banques

J’aide régulièrement des jeunes à faire des budgets. Pas seulement des jeunes marginalisés, mais aussi de jeunes finissants de l’université qui commencent leur carrière professionnelle.

Je suis toujours surpris quand je parle à ces jeunes qu’ils peuvent faire des remboursements hebdomadaires sur leur prêt au lieu de le faire mensuellement. 330106_8582 Surtout lorsque la personne qui a contracté le prêt est payé à la semaine! Au lieu de garder l’argent pour le remboursement pendant un mois dans un compte qui ne rapporte pas d’intérêt, ces argents sont versés à toutes les semaines sur la dette. Cela permet de diminuer les montants d’intérêts payés et, par le fait même, le temps que vous aurez à faire des paiements.

Cette règle de base est tout aussi bonne pour une hypothèque, un prêt étudiant, un prêt personnel ou autre. Ce qui me surprend le plus c’est de voir ces jeunes revenir bredouille de leur institution financière. Supposément que ça ne se fait pas et blablabla. On motivant le jeune à y retourner et en exigeant un remboursement hebdomadaire, et voilà, comme par miracle c’est faisable.

C’est évident que c’est moins payant pour une banque quand quelqu’un décide de faire des remboursements hebdomadaires. Mais question d’être honnête avec ses clients, non seulement, les préposés ne devraient pas être réticent pour permettre de tels prêts, mais ils devraient l’offrir systématiquement à tous leurs clients.

Surveillez vos prêts et vos termes de remboursements. La banque ne le fera pas pour vous et vos chances de tomber sur un préposé assez allumé pour vous offrir des alternatives qui vous avantages sont faibles. N’hésitez pas à prendre votre place et d’exiger d’avoir un service adéquat.

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

CD Rap music Hip Hop de la scène de Montréal

cd-rap-music-rappeur-musique-hip-hop-l-queb CD de musique Soul, R n B., Hip Hop. Rappeur et rap music de Bu The Knowledgist, L’Queb, HD, Marilyn, Ol1KU. 9,95$

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Musique-hiphop-rap.html

Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.