Vampires au temps de la peste

Vampires au temps de la peste

(Agence Science-Presse) – Oubliez l’ail, les pieux ou l’eau bénite.

Matteo Borrini de l’Université de Florence a exhumé à Venise le squelette d’une femme avec une petite brique coincée entre ses dents. Il s’agit du plus ancien cas connu d’exorcisme sur un «vampire».

Le corps provient d’une fosse commune de victimes de la peste en 1576. Pourquoi une brique? À l’époque, on croyait que les «vampires» propageaient les maladies et arrivaient à manger leur linceul.

Ce mythe venait du fait que du sang s’écoule parfois de la bouche du mort et abîme le drap qui le recouvre. On peut alors entrevoir ses dents ensanglantées… Le rituel de l’époque consistait donc à enfoncer un objet dans la bouche des suspects… pour leur clouer le bec!

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La zombie-thérapie

La zombie-thérapie

Benoît Lacroix

(Agence Science-Presse) – Un virus mutant se propage chez les humains, transformant ceux-ci en zombies avides de chair fraîche. Possible réalité ou mauvais scénario d’un film d’horreur de série B?

«En matière de phénomènes paranormaux, on ne peut rien exclure ni rien prouver. Par définition, ces phénomènes sont non reproductibles, ce qui les exclut du domaine de la science», déclare Régis Olry, anatomiste à l’Université du Québec à Trois-Rivières, spécialiste de la plastination et passionné des phénomènes diaboliques. «C’est comme la possession diabolique. Elle existe, puisque des malades se prennent réellement pour le diable. Seulement, il est impossible d’en déterminer la cause.»

Enterré vivant

Le professeur d’anatomie soutient qu’il y a deux concepts derrière les zombies. Le premier est celui, populaire, du cadavre qui reprend vie. «C’est l’aspect folklorique de la question.» Le second est celui des inhumations prématurées, réalité beaucoup plus concrète et terrifiante. «La peur d’être enterré vivant ne date pas d’hier. En effet, au cours des 18e et 19e siècles, une réelle phobie des inhumations prématurées a fait rage dans toute l’Europe.» Il explique que les signes médicolégaux de la mort n’étaient alors pas encore bien établis et qu’un débat était nécessaire pour régler la question et rassurer la population.

Ainsi, divers moyens étaient utilisés afin d’éviter les erreurs de diagnostic de mort. Par exemple, les obitoires étaient des chambres mortuaires d’attente, où l’on déposait les corps des personnes soupçonnées d’être mortes, avant de les enterrer. Une petite clochette était fixée au poignet des morts, en cas de résurrection! Bien que beaucoup moins probable de nos jours, l’inhumation prématurée est encore possible. Le chercheur rappelle d’ailleurs que pendant la guerre du Vietnam, des marques d’ongles ont été retrouvées dans le couvercle de certains cercueils, après leur rapatriement.

La fin de l’espèce humaine

Et que dire des films de zombies, comme le classique «La nuit des morts vivants», ou le plus récent «Resident Evil»? Ces films révèlent deux images principales, explique Martine Roberge, professeure d’ethnologie à l’Université Laval. Celle de l’intégrité du corps, représentée par l’état de décomposition des zombies. Et celle de l’identité collective de l’espèce humaine, menacée par le régime alimentaire des zombies, exclusivement constitué de chair humaine. «Il s’agit ni plus ni moins d’une mise en scène de l’Apocalypse ou de l’autodestruction de l’espèce humaine.»

Malgré la banalité du scénario des films de zombies, ceux-ci demeurent pourtant très populaires. La mort fascine et répugne à la fois, constate Martine Roberge. «De tout temps, l’humain exprime deux grandes peurs: celle de la mort et celle des morts.» Régis Olry note que Freud parlait de la mort comme de l’inconnu absolu. Et l’inconnu fait peur, c’est connu! Quant au cadavre, «c’est le refuge idéal de la monstruosité», rappelle la chercheuse. Un cadavre qui recouvre la vie, un zombie, est donc le pire des monstres. Mais pourrait-il y avoir une fonction thérapeutique aux films de zombies? C’est ce qu’elle croit. «De la même manière qu’Aristote disait du théâtre qu’il purge les passions, on peut probablement prêter une certaine fonction thérapeutique aux films d’horreur.»

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Cadavres exquis

Cadavres exquis

Pascal Lapointe, Agence Science-Presse

N’avez-vous jamais été curieux de savoir à quoi ressemble ce qui se cache sous votre peau? Comment réagiriez-vous si on épluchait un cadavre couche par couche, à la manière d’un oignon?

La scène paraît dégoûtante, mais elle a pourtant engendré des sculptures tenant à la fois de la leçon d’anatomie et de l’oeuvre d’art, qui ont fasciné plus de 20 millions de visiteurs et continuent de créer un engouement sur trois continents.

Qu’il s’agisse d’un joueur de soccer dont l’absence de peau dévoile ses muscles en pleine action, d’un penseur dévoilant son cerveau, ou d’un poumon de fumeur affreusement noirci, l’exposition Body Worlds, rebaptisée Le Monde du corps pour son passage au Centre des sciences de Montréal de mai à septembre 2007, ne laisse personne indifférent. Devant plusieurs de ces sculptures, un même constat: combien l’être humain ne tient qu’à un fil. L’étirement du pied qui frappe le ballon repose sur une poignée de tendons qui semblent si fragiles. Le labyrinthe du système nerveux est aussi mince qu’une feuille de papier. Et pourtant, ça marche!

« J’ai voulu démocratiser l’anatomie », répète sur toutes les tribunes « l’inventeur » de cette exposition, le Dr Gunther von Hagens, 62 ans. Mais Body Worlds jongle aussi avec la réflexion philosophique: c’est notre mortalité qui nous saute au visage, en même temps qu’une beauté qu’on n’aurait jamais cru pouvoir associer à des cadavres.

Il a fallu du temps pour la voir à Montréal. Présentée pour la première fois à Tokyo en 1995, l’exposition était à Toronto en 2005 et à Boston en 2006. Son succès est tel qu’il y a désormais trois Body Worlds simultanément en Amérique du Nord. « On y travaille depuis deux ans », explique Michel Groulx, directeur de la recherche et des contenus au Centre des sciences de Montréal. L’exposition occupera 1000 mètres carrés, deux fois plus que la moyenne des expositions du Centre montréalais.

À Phoenix, région métropolitaine de 2 millions d’habitants entourée par le désert de l’Arizona, elle aura attiré plus de 400 000 personnes entre la fin-janvier et la fin-mai. A Montréal, on en espère au moins autant.

Le business de la science

Gunther von Hagens a mis au point la technique de plastination en 1977 (voir encadré). Elle est gérée, depuis 1993, par l’Institut de plastination, une entreprise qu’il a fondée à Heidelberg, en Allemagne. Et c’est une business en soi: quelque 400 laboratoires et universités lui achètent désormais des cadavres ou des organes « plastinés ».

Pour satisfaire à cette demande, l’Institut s’approvisionne à l’étranger, et de là vient la controverse qui poursuit Body Worlds: von Hagens a été accusé d’avoir utilisé, pour ses expositions et pour approvisionner ses clients, des corps de patients d’hôpitaux du Kirghizistan qui n’avaient pas donné leur consentement, ainsi que des prisonniers exécutés en Chine. Deux journalistes allemands ont produit en 2004 un livre, Der über Leichen geht (littéralement: Il enjambe des cadavres), puis un film, qui ont contribué à alimenter la controverse. À l’été 2004, von Hagens invoquait le « harcèlement » pour justifier que l’exposition quitte l’Europe (elle n’a toutefois jamais été présentée en France) et se concentre désormais en Amérique du Nord, mais plus récemment, une nouvelle usine de plastination a été ouverte en Allemagne, près de la frontière polonaise. En 2004, des accusations déposées contre lui ont été rejetées par les tribunaux allemands. Parallèlement, le Centre de sciences de Californie, à Los Angeles, a tenu une enquête qui a conclu que les corps utilisés dans les expositions avaient fait l’objet d’un « consentement éclairé ». Montréal et les autres lieux nord-américains s’appuient sur cette enquête.

Et Body Worlds n’est plus seul. Son succès — les revenus sont estimés à 200 millions$— a engendré des imitateurs: The Universe Within (San Francisco), Bodies Revealed (Corée du Sud), Body Exploration (Taïwan)… Au point où au moins deux poursuites pour violation du droit d’auteur ont été déposées. Le Dr Sui Hongjin, responsable de la plastination au sein de la compagnie d’Atlanta Premier Exhibition, qui organise plusieurs de ces expositions concurrentes, est un ancien administrateur de l’usine qu’a ouvert le Dr von Hagens à Dalian, en Chine, en 1999.

En août 2006, le New York Times qualifiait les entreprises de Dalian « d’usines modernes de momification ». « Des centaines de travailleurs chinois nettoient, coupent, dissèquent, préservent et reconstituent des corps humains, les préparant pour le marché international des expositions muséales. » L’usine de von Hagens, à elle seule, emploie plus de 250 personnes. Le gouvernement chinois a dû imposer l’an dernier de nouvelles réglementations sur l’exportation de cadavres!

Mais le succès est indéniable. Dans plusieurs centres de science, il a fallu prolonger les heures d’ouverture. La responsable des communications à Phoenix, Jennifer Williams, dit accueillir cinq à dix groupes scolaires par jour. Robert West, un consultant de Washington spécialisé dans l’industrie muséale, affirme que ce type d’exposition constitue, de loin, l’événement le plus populaire des centres de science et d’histoire naturelle. « Nous n’avons rien vu de tel depuis les dinosaures des années 1980. »

Science ou spectacle?

Si Gunther von Hagens est la vedette médiatique, la Dr Angelina Whalley est la pragmatique. Mariée à von Hagens depuis 1992, elle est administratrice de l’Institut de plastination, et responsable du design des expositions: « il faut s’assurer qu’il y ait une gradation, explique-t-elle. On commence par quelque chose que les gens connaissent: le squelette. Et on introduit une sorte de dramatisation » pour conduire les visiteurs jusqu’au bout.

Entre eux deux, reconnaît-elle, c’est von Hagens qui est le plus « inventif ». Un euphémisme: c’est lui qui a eu l’idée de mettre dans un autobus de Berlin, pour faire la promotion de Body Worlds, le corps plastiné d’une femme, ventre ouvert pour qu’on y voit le foetus de plusieurs mois qu’elle portait lors de son décès.

À Londres en 2002, von Hagens a effectué une autopsie devant public —une première depuis deux siècles. En 2003, il a offert une pension à vie à l’un des hommes les plus grands du monde —2 mètres 39— s’il acceptait de lui léguer son corps. À Hambourg en 2003, l’exposition a été installée dans un musée d’art érotique situé dans le quartier « chaud ». Les prostituées ont pu entrer gratuitement et une nouvelle sculpture a été ajoutée pour l’occasion: un homme avec une érection. Celle-là, vous ne la verrez pas à Montréal…

Qu’est-ce que la plastination?

En gros, c’est une procédure qui consiste à vider le corps de tous ses fluides —l’eau, le sang et même le gras— et à les remplacer par ce que les scientifiques appellent des plastiques réactifs comme du caoutchouc de silicum ou de l’époxyde. Ceux-ci se solidifient après avoir été injectés sous vide. C’est ce qui donne aux corps ou aux organes la solidité nécessaire pour être préservés presque indéfiniment, assure le Dr von Hagens. Mais surtout, cela permet aux organes de conserver leur apparence réelle —alors que le moyen le plus connu, jusqu’ici, était de les noyer dans le formol.

Résultat, tous ce qui est présenté dans Body Worlds est authentique: ce ne sont pas des moulages en plastique, ce sont de véritables corps humains, de véritables cerveaux, de véritables poumons.

Après votre mort, vous aimeriez être plastiné, plutôt qu’incinéré ou enterré?

Vous pouvez choisir de léguer votre corps à l’Institut de plastination. Quelque 7000 personnes, dont plus de 6000 Européens, l’ont fait jusqu’ici. Peut-être ferez-vous partie d’une future exposition!

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