Spore: jeu vidéo d’évolution biologique

Spore: jeu vidéo d’évolution biologique

Amélie Daoust-Boisvert

(Agence Science-Presse) – Il est derrière la franchise de jeu d’ordinateur la plus vendue de tous les temps. Après cent millions de copies de cet univers où le joueur invente à son avatar virtuel une maison, un emploi, des amis et des amours, Will Wright lançait dernièrement un jeu qui se targue de fusionner génétique et évolution avec une expérience ludique. De The Sims à Spore, divertissement électronique et science se conjuguent-ils au présent… ou à l’imparfait?

Quatre joueurs testent Spore

L’Agence Science Presse a observé la perception du jeu chez différents joueurs. Jonathan est un artiste: la biologie et autres chimies remontent au secondaire. Son ami, Jonathan, est informaticien: ses notions de biologie lui viennent du cégep. Alors que Valérie détient un bac en écologie et est aujourd’hui naturaliste et animatrice scientifique, Mélanie détient une maîtrise en écologie et comportement animal.

Un premier choix confronte les joueurs: herbivore ou carnivore. Leurs animaux-cellules se promènent et grossissent en mangeant – et en évitant d’être dévorés – dans un océan grouillant. «Ça commence mal… ils représentent mal la cellule», dit Valérie d’emblée. Des unicellulaires avec des yeux et une bouche ne convainquent pas la biologiste. Le premier stade de Spore se rapproche plus exactement des protozoaires, les animaux multicellulaires minuscules. Amusés, ils poursuivent et les voilà qui atteignent le deuxième niveau: la terre ferme.

Evolution à la carte

Jonathan trouve que l’évolution entre l’eau et le plancher des vaches s’est fait à une vitesse fulgurante. En effet, tout stade entre l’unicellulaire et le carnivore terrestre est éliminé. Pour «évoluer», la bibitte créée par chacun des joueurs ramasse de nouveaux caractères – pattes, nez, plumes – dans des carcasses et en obtenant des points ADN – en charmant une autre espèce, par exemple. Lors de l’accouplement, l’animal se retrouve dans un atelier où selon les points et les caractères accumulés, il peut changer d’apparence. Nos deux biologistes, Mélanie et Valérie, expliquent qu’«il n’y a aucune pression de sélection. Qu’on soit gros ou petit, rouge ou vert fluo, ça ne vaut pas la peine, il n’y a pas de différence. Et, d’une fois à l’autre, la bibitte peut passer de petite poule à T-Rex si on le veut!» «Les carnivores, même si l’on met leurs yeux en avant, ça ne change rien, alors que ça a des raisons évolutives», poursuit Mélanie. Bref, tout est sélectionné par la fantaisie du joueur, et le hasard, moteur de l’évolution, est évacué.

Réserve des scientifiques et des joueurs

Will Wright connaît les réserves des scientifiques sur la représentation de l’évolution dans Spore. Pourtant, il affirme qu’«au début de la conception, les travaux de biologistes comme Richard Dawkins et Edward Wilson m’ont stimulé». En entrevue au New York Times peut avant la sortie officielle du jeu, il expliquait qu’il voulait montrer les grandes lignes de l’évolution, mais pas faire attendre le joueur «des millions d’années pour que quelque chose se passe». «J’ai rencontré plusieurs scientifiques, leur a-t-il confié, mais tu découvres beaucoup de choses et dois décider quels 20 % serait cool et amusants dans un jeu.»

Après quelques heures devant leurs écrans, ce n’était pas tant les différents détails que la vision d’ensemble qui titillait les cobayes de ce test. «Ça montre une évolution dirigée vers le cerveau. Ça renforce la fausse croyance que l’évolution est dirigée et qu’elle tend vers une forme supérieure, l’humain», a résumé Valérie. «Tout Québécois qui a complété son secondaire possède les bases suffisantes pour comprendre que ça ne fonctionne pas», a complété Jonathan, dont la bibitte devenue un féroce carnivore se tenait prête à diriger une civilisation.

Science et informatique

La science de l’évolution a profité du jeu et de l’informatique qui lui ont permis de créer des simulations cruciales. Aujourd’hui, les jeux veulent s’inspirer de la science. Même sur Facebook, on peut afficher sur son profil une petite application, Evarium, où des unicellulaires stylisés en forme de fleurs se reproduisent et évoluent. C’est le chercheur Ralph Haygood, de l’Université de Duke, qui en a eu l’idée.

Si Spore n’est même pas une vague métaphore de l’évolution, il apparaît de source sûre qu’une certaine biologiste fort critique s’y amuse malgré tout depuis plusieurs semaines…

Exergue: Au commencement était une météorite qui s’écrasa dans l’océan d’une planète propice à la vie, raconte Spore. Dès lors, la vie sous forme unicellulaire apparaît.

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Homme de Flores: nain des cavernes

Homme de Flores: nain des cavernes

(Agence Science-Presse) – Vous vous souvenez de l’Homme de Flores? C’est ce petit squelette d’un mètre de haut retrouvé en 2004 sur l’île de Flores, en Indonésie, et qui suggère que cette île aurait abrité, jusqu’à voici 18 000 ans, une espèce naine d’humains.

Or, poursuivant leurs recherches, les chasseurs d’os ont aussi trouvé les restes d’un très grand oiseau, qui vivait à la même époque. L’oiseau ressemblait à une cigogne à en juger par ses pattes, faisait près de 2 mètres de haut… et il était carnivore. D’où l’épineuse question : lequel des deux mangeait l’autre?

 

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Le vélociraptor qui ne fait pas peur

Le vélociraptor qui ne fait pas peur

(Agence Science-Presse) – Le vélociraptor est cet ancêtre des oiseaux, dont les grandes ailes palmées et les «doigts» crochus lui donnent un air si menaçant… dans les livres d’images et dans le film Le Parc jurassique. Toutefois, avec des plumes, il a soudain l’air… d’un gros dindon! Or, c’est exactement ce à quoi il avait sans doute l’air, viennent de révéler des chercheurs du Musée d’histoire naturelle de New York. Au grand chagrin de millions d’écoliers, ils dépeignent en effet une bestiole qui ressemblait beaucoup plus à nos oiseaux actuels. Certes, le vélociraptor conserve encore la dentition d’un carnivore, et il devait sûrement faire une grosse peur aux petits animaux. C’était sans doute «un dindon tueur», résument les chercheurs. Avouez que ça fait bien moins impressionnant…

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Des super-loups en Alaska!

Des super-loups en Alaska!

(Agence Science-Presse) – Un loup que l’on n’aimerait vraiment pas croiser dans une ruelle sombre : un corps de géant, une mâchoire massive, des dents en cisaille. Mais ce qui l’a tué… c’est le réchauffement! Il peuplait les plaines enneigées de l’Alaska lors de la dernière ère glaciaire et s’est éteint il y a environ 12 000 ans, alors que le climat se réchauffait et que les glaces reculaient. Du moins, c’est la théorie avancée par Blaire Van Valkenburgh, de l’Université de Californie à Los Angeles, à partir de fossiles retrouvés dans le permafrost de l’Alaska. Nombreux sont ceux qui croient plutôt que c’est l’homme, à son arrivée en Amérique, qui a poussé ce grand carnivore à l’extinction, en même temps que plusieurs autres espèces, dont le mammouth et les chevaux de l’époque. En fait, les deux facteurs ont probablement joué en parallèle, reconnaissent Van Valkenburgh et ses collègues dans la revue Current Biology : la chasse menée par l’homme et le réchauffement climatique ont dû progressivement priver ce prédateur de ses principales sources de nourriture, et il ne fut pas capable de s’adapter. Une dure leçon pour les ours polaires… Ce loup géant n’était pas un ancêtre des loups d’aujourd’hui dont les ancêtres, eux, ont su s’adapter.

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