Le Festival d’expression de la rue se retrouve à la rue

Le Festival d’expression de la rue se retrouve à la rue

François Richard Dossiers Jeunes de la rue et Organismes communautaires

Le Festival d’expression de la rue (FER) se retrouve sans lieu où tenir sa treizième édition suite au refus de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) de rendre disponible la Place Pasteur comme elle l’a fait au cours des douze dernières années. L’événement est organisé par le Collectif d’intervention par les pairs. Il s’agit d’un groupe de jeunes intervenants qui ont déjà habité dans la rue et qui mettent aujourd’hui à profit cette expérience afin de venir en aide aux jeunes marginaux du centre-ville de Montréal. Cette aide prend notamment la forme de l’organisation du FER, qui permet pendant quelques jours par année à des jeunes sans domicile fixe de présenter leurs créations artistiques, en plus d’offrir des ateliers et des kiosques sur une foule de sujets, tels la prévention du VIH et la réduction des méfaits liés à la consommation de drogue. L’événement constitue une occasion d’établir des liens positifs entre les différents occupants du quartier: résidants, commerçants, institutions et jeunes de la rue. Les organisateurs du Festival se disent surpris et déçus de la décision de l’UQAM, une institution avec laquelle ils ont entretenu de bons liens jusqu’à maintenait. La direction de l’Université explique son refus d’accueillir l’événement par la tenue de festivités en lien avec son quarantième anniversaire.

Pas de jeunes de la rue dans ma cour?

Les membres du collectif d’intervention par les pairs expriment des doutes sur la justesse de cette affirmation. Ils se questionnent quant au fait que ces mêmes festivités n’ont pas empêché l’UQAM de laisser le Festival Juste pour rire occuper la Place Pasteur, située sur le rue Saint-Denis entre les rues Sainte-Catherine et Maisonneuve. De plus, dans une lettre expliquant son refus, le recteur de l’UQAM, Claude Corbo, mentionne le souhait de l’université d’éviter d’être associée à des événements polémiques. Pourtant, les douze dernières éditions de l’événement se sont déroulées sans incident majeur et le Collectif des pairs aidant dédommage l’UQAM pour les frais liés à l’occupation des lieux, notamment le salaire de gardiens de sécurité supplémentaires sur le campus. Les pairs croient maintenant que l’UQAM refuse simplement de s’associer à des jeunes marginaux par crainte des impacts négatifs que cela pourrait avoir sur l’image de l’Université.

Le Collectif a rédigé une lettre ouverte dénonçant la situation que nous publions ici. Nous vous invitons à en prendre connaissance et à réagir. Les pairs aidant sont présentement en discussions avec l’arrondissement de Ville-Marie et une des membres du comité, Évelyne Gauthier, dit être confiante que l’événement pourra avoir lieu dans un autre lieu, non confirmé pour l’instant.

Lettre ouverte

Festival d’expression de la rue (FER)

L’UQAM : « Oui, mais… pas dans ma cour »

Cette année, le seul festival montréalais qui peut se targuer de ne pas exclure personne de son territoire se fait lui-même expulser pour des raisons plutôt discutables. En effet, l’Université du Québec à Montréal refuse d’octroyer la Place Pasteur au Festival d’Expression de la Rue (FER) pour la tenue de sa 13e édition.
Or, pendant les douze dernières années, le FER s’est tenu, jusqu’à ce jour, à la Place Pasteur, située sur la rue St-Denis immédiatement à côté de la sortie de métro Berri-UQAM. Cette place, dont l’administration est aujourd’hui assurée par L’UQAM, car située sur son campus, fut léguée à la Ville de Montréal au XIXe siècle par Louis-Joseph Papineau, qui lui décréta alors son statut d’espace public : c’est-à-dire accessible à tous. Cette place reçut ensuite son nom actuel au XXe siècle en l’honneur de Louis Pasteur, homme de science dévoué à l’amélioration des mesures socio-sanitaires et de la santé collective. L’histoire de ce site enchanteur lui confère donc une valeur particulièrement symbolique pour notre événement puisqu’elle s’est enracinée sous un statut d’espace public et qu’elle rejoint de surcroît la mission préventive et sanitaire du festival.
Et parlons-en de ce Festival. C’est le dernier de la saison estivale, celui qui s’impose depuis 1997 après les grands événements clôturés. Organisé par le Collectif d’intervention par les pairs, le Festival d’Expression de la Rue cible principalement les jeunes en situation de précarité et d’itinérance qui fréquentent le centre-ville de Montréal. En ouvrant un dialogue, le FER favorise la cohabitation harmonieuse de ces jeunes avec les résidents, commerçants et passants du quartier tout en démystifiant leur culture. Fruit de la collaboration annuelle d’une cinquantaine de partenaires et d’organismes communautaires, le FER offre aussi une tribune importante pour les talents artistiques des plus variés. Parallèlement, cet événement sert de plateforme pour sensibiliser les jeunes à la prévention des maladies infectieuses et aux méfaits liés à l’utilisation de drogues, tout en favorisant un développement positif de leur estime de soi.
C’est après 12 ans d’une saine collaboration que l’UQAM refuse délibérément de prêter l’espace. Le Collectif d’intervention par les pairs a rencontré M. Claude Corbo, recteur de l’UQAM, en vue d’en arriver à un compromis, mais le recteur est demeuré inflexible. L’excuse officielle offerte repose entièrement sur la non-disponibilité du terrain de juin à octobre, en raison de la tenue des festivités entourant le 40e anniversaire de l’université. Pourtant, le festival Juste pour Rire nous a confirmé qu’il tiendra encore cette année, certaines de ses activités sur le site même de la Place Pasteur au courant du mois de juillet. Que cache donc l’excuse du quarantième de l’UQAM? Dans une missive qui nous a été envoyée par le recteur le 25 février dernier, celui-ci indique ses motivations réelles pour refuser ledit terrain : « le rendez-vous festif et stratégique auquel nous sommes conviés en 2009, nous invite à des démarches plus sobres et moins enclines à des polémiques. » On peut alors se demander : « mais, qu’est-ce qui est polémique? » Si l’image que projettent les jeunes de la rue peut sembler dérangeante pour certains, il faut savoir que l’un des principaux objectifs du festival est justement de favoriser une meilleure cohabitation et une compréhension réciproque entre les jeunes et le reste de la population! De plus, les 12 éditions sans embuche qu’ont connues le Festival ne peuvent que servir la réputation de l’université. Enfin, pourrait-on penser que l’UQAM a abandonné son statut d’université du peuple, son ouverture et sa mission sociale en préférant que les jeunes marginalisés se retrouvent n’importe où, mais ailleurs que dans sa cour?
Dans les circonstances, il appartient à la Ville de Montréal, l’autre des responsables actuels de la place Pasteur, de trouver un lieu alternatif au FER, à moins que l’UQAM ne daigne sagement revenir sur sa décision. En effet, on est sur le point de démolir une institution communautaire et populaire favorisant l’inclusion de jeunes justement trop souvent victimes d’exclusion dans de multiples sphères de leur vie. Il n’y a pas à dire : Papineau doit très certainement être en train de se retourner dans sa tombe!
Le Collectif d’intervention par les pairs
Kim, Stéphanie, Marc, Marc-André, Bertrand, Isabelle, Marie-Noëlle, Catherine et Evelyne
pairs-aidants@cactusmontreal.org, (514) 847-0067, poste 301

Vos commentaires sur L’UQAM rompt ses liens avec le Festival d’expression de la rue

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Jeunes, Montréal et insécurité

Jeunes, Montréal et insécurité

Gabriel Alexandre Gosselin               Dossier Ville de Montréal, Itinérance

lg_cjm Le Conseil jeunesse de Montréal ainsi que la Commission de la sécurité publique de Montréal se questionnent: les jeunes de Montréal se sentent-ils en sécurité dans leur propre ville?

Un sentiment d’insécurité qui ne suit pas la tendance…

C’est suite à certaines constatations que les autorités municipales en sont venus à cette énigme. Sur l’île, le taux de criminalité a baissé de 29%  en dix ans, et de 42% depuis 1993. Malgré cette statistique, la ville avoue recevoir, surtout de la part de jeunes, plaintes et témoignages qui soulignent un sentiment d’insécurité qui, lui, ne tend pas à la baisse.

Consultations publiques sur l’insécurité

Qu’est-ce qui rend ces jeunes insécures? Dans quel genre de situation peuvent-ils se sentir anxieux? Qu’est-ce qui selon eux devrait changer dans la ville pour que ce sentiment d’insécurité s’estompe?

Afin de trouver pistes et solutions, le Conseil jeunesse de Montréal et la Commission de la sécurité publique de Montréal invitent les citoyens âgés entre 12 et 30 ans à venir s’exprimer lors de trois consultations publiques. Le Conseil jeunesse s’engage, au mois de mai prochain, à déposer son avis et ses suggestions à la mairie suite aux déclarations de leurs concitoyens(nes) sur le sujet.

Vous vous sentez préoccupé par la sécurité à Montréal? Voici les endroits où prendront place les trois consultations publiques:

– Le 11 mars, à la Maison du citoyen, dans le quartier Saint-Michel;

– Le 12 mars, à la Salle R-M120, département des Sciences de la gestion à l’UQÀM;

– Le 25 mars, au 6767, Chemin de la Côte-des-Neiges, salle 602.

Pour plus d’informations sur les consultations publiques, consultez le site du Conseil jeunesse de Montréal, où vous trouverez toutes les coordonnées précises des lieux ainsi que les heures de rencontre.

Vos commentaires sur le sentiment de sécurité des jeunes dans l’espace public montréalais

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Les marginaux, les régions et les ressources

Les marginaux, les régions et les ressources

Début des années 90, avec notre travail de rue, nous évaluons que 60% des jeunes de la rue dans le centre-ville de Montréal proviennent des régions.

Ces jeunes veulent vivre leur marginalité. C’est dans le centre-ville de Montréal que l’on peut retrouver l’anonymat ainsi que les ressources pour les accueillir.

En 2006, changement dans les donnés. Les régions commencent à s’organiser avec des travailleurs de rue et des ressources adaptées à la marginalité.

Les jeunes marginaux ont-ils moins tendances à venir à Montréal pour vivre leur marginalité? Est-ce que les ressources pour les jeunes marginaux, si elles se contentent de n’offrir que des services à ces jeunes ne font que les regrouper? Comment aider ces jeunes à vivre cette étape comme une transition et non pas une finalité?

Voilà maintenant les défis qui attendent les régions.

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Spectacle original mettant en vedette: organistes classiques, break-dancers, rappers, DJ et graffiteurs.
L’église Saint-Nom-de-Jésus expose une centaine de toiles peints par des artistes. Plus de cinquante artistes complices présentent “Le Choc des Cultures”. 25$

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