Cruauté chez les cousins des chimpanzés que l’on croyait pacifiques

Cruauté chez les cousins des chimpanzés que l’on croyait pacifiques

(Agence Science-Presse) – Depuis plusieurs années, les bonobos sont devenus des modèles : ces cousins des chimpanzés sont réputés pour leur côté pacifique et leur propension à atténuer les conflits par les relations sexuelles. Mais ne vous y trompez pas : ils chassent (en groupe) et tuent d’autres animaux et ce faisant, ils peuvent être aussi cruels que leurs cousins chimpanzés. Des anthropologues allemands relatent ces comportements dans une édition récente de la revue Current Biology : une antilope… qui était toujours en vie lorsque les bonobos ont commencé à la manger. Peut-être sont-ils plus près de nous que nous l’imaginions, finalement…

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

CD Rap music Hip Hop de la scène de Montréal

cd-rap-music-rappeur-musique-hip-hop-dj-mana-sp-manspino-dynastie-des-morniers CD de musique Ill Legal. Compilation de rappeur et rap music Hip Hop avec Chilly D, DJ Mana, L’intrus, Shades of culture, SP, Patrick Batemen, 01 Étranjj, Ninja P, Virus, Vulguerre, Chance Won, Erratum, Son 2 PT, Manspino, Dynastie des Morniers. 9,95$

Tél: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Musique-hiphop-rap.html

Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Mots clés Technorati : ,,,,,,,,,,,

Quand les virus chassent les immigrants

Quand les virus chassent les immigrants

(Agence Science-Presse) – Guerre et épidémies, même combat : c’est la théorie du biologiste Randy Thornhill, qui a constaté que les cultures deviennent davantage xénophobes là où les épidémies sont nombreuses.

Une épidémie devient en effet un prétexte facile pour blâmer —et chasser— les étrangers, ce qui est souvent le premier pas vers un véritable conflit avec eux. Thornhill et ses collègues de l’Université du Nouveau-Mexique s’appuient sur une analyse des causes de 125 guerres civiles.

Autres textes sur Immigration

Intégration d’un Arménien au Québec

Fraudes et abus: immigration Québec

Immigration difficultes à retardement

Les aînés pure laine à la rencontre des néo-aînés

Jean Charest, les détournements de fonds, l’immigration et la publicité

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelle L’amour en 3 dimensions. Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les événements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

Le livre est disponible au coût de 19,95$.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Mots clés Technorati : ,,,,,,,,,,,,,,

Stanley Vollant, médecin Innu de Betsiamites

docteur_noir_blc72 Stanley Vollant, médecin Innu de Betsiamites

Luc Dupont Dossier Autochtone

Parce qu’il n’y avait pas d’école secondaire dans son village autochtone de Betsiamites, Stanley Vollant, comme bien des jeunes Innus, a dû s’expatrier au «Sud» à l’âge de 12 ans pour poursuivre ses études. Il s’est alors dirigé vers Québec où il avait une tante qui l’a mis en pension au village de Wendake et inscrit en secondaire 1 à la Polyvalente de Loretteville. Les sarcasmes et les moqueries des autres élèves à son endroit ne furent pas longs à se faire entendre: «Ah, ah, ah, regarde le p’tit kawish… KAAAA-WISH ! KAAAA-WISH!»…

«Je me faisais traité de kawish – de p’tit sauvage – à cause de la couleur de ma peau, se rappelle Stanley. J’avais un gros accent innu, on me disait que je parlais drôle. Ça a été dur à supporter. J’ai souffert de solitude. Je me réfugiais dans mon lit sous mes couvertures, avec une petite radio, pour oublier mes peines.»
Deux fois par mois, et pendant les vacances de Noël ou d’été, Stanley revenait passer du temps dans sa communauté d’origine, sans réussir pour autant à échapper au même enfer qu’il subissait à l’école. Car, là aussi, on s’était mis à lui «pitcher» des injures par la tête: «R’garde-toé l’traître… maudit traître, t’es rien qu’une pomme!», lui criait-on.

Ses «anciens» amis n’avaient pas digéré qu’il aille étudier à Québec plutôt qu’à Baie-Comeau, comme la plupart des adolescents innus qui s’expatrient. En le traitant de «pomme», ils lui signifiaient par là que même si sa peau d’autochtone est «rouge», en dedans il était devenu «blanc» à l’intérieur, donc qu’il avait trahi ses racines.

Naître d’une sauvagesse

Le moins que l’on puisse dire c’est que le petit Stanley ne l’a pas eu facile. Il est né en 1965 à Québec dans une «crèche» – une espèce de centre d’accueil – d’une mère de 19 ans et d’un père inconnu.

À l’âge de deux jours, il est enlevé des bras de sa mère et mis en adoption. «C’est ce qu’on faisait à l’époque avec les enfants illégitimes, à plus forte raison si ces enfants étaient nés d’une sauvagesse comme on appelait alors ma mère», raconte-t-il.

Fort heureusement, le grand-père de Stanley ne l’a pas accepté et il s’est fâché tout noir. Il a emprunté de l’argent à la Compagnie de la Baie d’Hudson et s’est rendu en avion à Québec où il a annoncé aux autorités en place qu’il était tout disposé à signer les papiers qu’il fallait pour ramener l’enfant dans son village natal. Car c’est lui, désormais, qui serait son «père».

Cours d’anatomie en plein air

Dès ce moment et jusqu’à son départ pour Québec, Stanley Vollant a vécu dans les bois de la Côte-Nord avec ses grands-parents. Comme tous les enfants innus, il a appris à pêcher, à trapper et à chasser. Mais plus encore, très jeune, on lui a enseigné, avec des couteaux tranchants, à dépecer les animaux sans endommager leur fourrure. Il en a gardé une habileté manuelle stupéfiante qui ne sera d’ailleurs pas étrangère à son désir de devenir chirurgien.

«À chaque fois qu’on ouvrait un castor, ou un ours ou un autre animal, mon grand-père me disait: «Ça c’est le cœur, ça c’est le foie, ça, les reins, ça les poumons’, dit-il. Si bien que quand je suis arrivé plus tard dans mes cours d’anatomie à la Faculté de médecine, je n’ai eu qu’à transposer mes connaissances de l’animal à l’humain: j’avais déjà une longueur d’avance sur les autres!»

Mais comment le garçon, qui se faisait écœurer sans bons sens à la polyvalente, a-t’il pu non seulement s’en sortir, mais aussi devenir médecin ? Tout simplement à cause de sa première «paire» de lunettes…

«Jusqu’en secondaire 2, je n’étais pas bon à l’école, poursuit-il. Je m’asseyais tout seul dans le fond de la classe et je ne voyais plus rien au tableau… Je pensais que c’était normal,  jusqu’à ce que ma tante m’envoie passer un examen de la vue et qu’on réalise que j’étais myope.»

Dès lors, la vie de Stanley change radicalement. Il a commencé à jouer au hockey, s’est fait quelques amis et, surtout – surtout! – grâce à ses lunettes, il a pu laisser éclater son immense talent pour les études. Au cours des trois dernières années de son secondaire, il obtint non seulement les plus hautes notes de sa classe mais se classa également parmi les trois meilleurs élèves de la polyvalente. «J’allais leur prouver qu’un autochtone peut faire autre chose que jouer au bingo et recevoir le bien-être social», m’a-t-il dit en me regardant droit dans les yeux.

Après avoir rêvé d’être archéologue, ingénieur de barrage, puis pilote d’avion, il fixa son choix sur la carrière de chirurgien. «Chirurgien parce que j’avais commencé jeune, à la chasse, à aimer le travail manuel; chirurgien aussi parce que je voulais un métier où je pourrais prendre des décisions importantes: par exemple, quand le sang gicle, on ne se pose pas de question, on doit suturer la plaie au plus vite!»

Devenir médecin autochtone?

Il s’est passé 14 ans déjà depuis que le docteur Vollant a acquis son diplôme de chirurgien. Aujourd’hui, il partage son temps entre l’enseignement à l’Université d’Ottawa, sa pratique en laparoscopie (une technique chirurgicale non invasive) à l’Hôpital Montfort d’Ottawa, et son engagement en faveur des autochtones. À l’Université d’Ottawa, il est responsable du Programme autochtone dont l’objectif est de favoriser l’inscription de jeunes autochtones en médecine. Chaque année, la Faculté de médecine de l’Université d’Ottawa réserve huit places à des étudiants autochtones afin de faire augmenter leur nombre au pays.

Un Innu à Compostelle

Au mois d’avril dernier, le docteur Vollant a tenu un blogue où il témoignait, au jour le jour, d’une aventure extrêmement marquante pour lui: une «petite excursion» de 800 km dans les Pyrénées françaises et espagnoles. Il a marché sur le chemin de Compostelle, une vieille route qu’empruntent à pied depuis des siècles des hommes et des femmes désireux de vivre une expérience spirituelle.

Un jour, alors qu’il était très fatigué, il s’est mis à fixer ses pieds tout en marchant. Et, soudain, il eut une étrange vision: «J’ai vu non plus mes pieds d’adulte, dit-il, mais mes pieds d’enfant… les petits pieds que j’avais lorsque je marchais à la chasse, dans le bois, avec mon grand-père. J’ai alors senti autour de moi une présence. Même s’il est mort depuis longtemps (en 1982), j’ai senti qu’il était là pour me soutenir, comme il l’avait fait lorsque j’avais deux jours et qu’il était venu de Betsiamites en avion pour m’aider à commencer ma vie. «Tschima utshi, nikan nantem itete mium tshemushunnut ka aitet! Sois fort et va de l’avant, comme l’ont toujours fait nos grand-pères!»

On peut en apprendre davantage sur le Programme autochtone en communiquant avec l’Université d’Ottawa: autochtone@uottawa.ca  (613) 562-5800 poste 8657.

Petits repères

Les Innus, appelés aussi Montagnais, sont l’une des 11 nations autochtones du Québec.
L’innu, langue amérindienne appartient à la famille linguistique algonquienne.
Betsiamites, village innu de 1442 habitants, situé à 50 km en amont de Baie-Comeau. Dans tout le Québec, on compte 54 villages autochtones pour un total de 108 425 individus. (Statistique Canada, 2006)

Autres textes sur Autochtone

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

quand-un-homme-accouche-roman-cheminementQuand un homme accouche. Roman de cheminement. Le personnage principal accouche de son enfant intérieur qui devient son ami et son thérapeute tout au long du roman. Ce livre est le premier d’une trilogie qui a été reprise dans L’amour en 3 Dimensions. 9,95$

Disponible Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.