Une Chilienne à Montréal

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Immigration allophone du Chili

Éléonore Genolhac     Dossier ImmigrationFrancophonie

Chaque année, près de 50 000 personnes choisissent d’immigrer au Québec. Si la province tente de privilégier une immigration francophone, nombreux sont les nouveaux arrivants allophones. Regard sur cette immigration et son intégration.

Ça parle fort autour de la table. Les mots fusent, en espagnol, en portugais, en russe aussi, mais très vite le français les rattrape, langue commune à tous ces gens venus d’un peu partout à travers le globe.

110px-Flag_of_Chile.svgIls sont originaires du Chili, de Colombie, du Brésil, mais aussi du Portugal, d’Ukraine ou encore de France. Tous sont arrivés au cours de ces cinq dernières années dans ce pays qu’ils ne connaissaient pas et dont, pour la plupart, ils ne parlaient pas la langue. Aujourd’hui, on les sent parfaitement intégrés. Tous travaillent, parlent français, se sont familiarisés à la culture d’ici, l’ont adoptée aussi dans une certaine mesure.

Mais quelles sont les raisons qui ont poussé ces jeunes trentenaires à quitter leur pays, leur culture, leur mode de vie pour venir s’installer au Québec? Rencontre avec l’une d’entre eux.

Margot (prénom fictif), 31 ans, professeure de chant à Santiago, travaille au noir en attendant de recevoir sa résidence permanente. Margot a des yeux pétillants de vie, c’est la première chose que l’on remarque en la rencontrant. Petit bout de femme à l’énergie débordante, elle parle vite, mélange français, espagnol et anglais dans chacune de ses phrases. Un verre de pisco sour, cocktail chilien, dans la main, elle nous raconte son expérience du Québec.

Éléonore Genolhac: Quand es-tu venue au Québec pour la première fois?

Margot: Je suis allée visiter mon frère Martin à l’été 2011. Il était parti vivre à Montréal pendant un an avec un visa working holidays. J’ai adoré l’ambiance que dégageait cette ville, son énergie, sa liberté. À cette époque, mon rêve était de voyager autour du monde. J’ai donc décidé de commencer par venir vivre moi aussi au Québec. J’ai monté un dossier pour demander un permis Vacances-travail et en mars 2012, je posais mes valises à Montréal.

É.G: Et aujourd’hui, tu es toujours là…

M: Finalement oui, je suis restée plus longtemps au Québec que ce que je ne pensais à l’origine. Normalement, je n’aurais dû rester qu’un an, je devais ensuite rejoindre ma tante à Los Angeles avant de partir travailler en Angleterre. Et puis, j’ai rencontré Dominique, un Québécois du lac St-Jean avec qui je suis aujourd’hui mariée.

É.G: Pour obtenir plus rapidement tes papiers?

Coat_of_arms_of_Chile.svgM: Non ! Parce que je l’aime et que c’est avec lui que je veux être. Évidemment, le mariage simplifie certaines démarches, mais il ne faut pas croire qu’en se mariant, tu obtiens tes papiers en un claquement de doigts. J’ai engagé ma demande de résidence permanente il y a plus d’un an, et aujourd’hui, j’attends encore. Avec tous les problèmes que cela entraîne.

Pour le moment, j’ai un visa de touriste, je n’ai donc pas le droit de travailler légalement. Sauf qu’il faut bien faire tourner la maison. Alors, je fais des ménages chez plusieurs particuliers, ça nous permet d’ajouter un peu de beurre aux épinards. En tout cas, plus vite je recevrai ma résidence permanente, plus vite je serai tranquille. Ma situation reste malgré tout assez précaire ici.

É.G: Es-tu plus heureuse ici qu’au Chili?

M: C’est difficile de répondre à cette question, je ne l’ai jamais envisagé sous cet angle. Partir vivre au Québec, c’était aussi pour moi un moyen de me prouver certaines choses. Au Chili, j’avais une situation stable, je gagnais bien ma vie.

Ici, il a fallu repartir de zéro à presque trente ans. Mais en fin de compte, si, je pense que je suis plus heureuse ici. Je me reconnais davantage dans la société québécoise, dans les valeurs qu’elle porte, que celles de la société chilienne. Le multiculturalisme de Montréal, cette possibilité d’y rencontrer des gens du monde entier, c’est quelque chose que j’adore. Les Québécois sont un peuple ouvert et tolérant, qui ne vont pas juger quelqu’un selon sa façon de s’habiller, de mener sa vie. Je me sens plus libre ici.

Le Chili est un pays très catholique et conservateur. Le divorce n’est devenu légal qu’en 2006. Encore aujourd’hui, l’avortement y est interdit. En tant que femme, et de surcroît féministe, je préfère vivre au Québec plutôt qu’au Chili.

É.G: Finalement, dirais-tu que tu te sens Québécoise?

M: Par certains côtés oui. Mon mari est Québécois, ma meilleure amie est Québécoise. Je ne sais pas si je passerai toute ma vie au Québec, mais pour les années qui s’en viennent, c’est sûr. Je me sens intégrée à cette société, suis préoccupée par les problèmes qui la secouent.

Par exemple, j’étais farouchement opposée à la Charte des valeurs que voulait imposer le Parti québécois. Pour moi, ça allait à l’encontre des valeurs de tolérance de la société québécoise, et ça m’a rappelé une certaine discrimination que l’on retrouve au Chili.

J’ai épousé certains des combats des Québécois, je sens que moi aussi, j’ai mon mot à dire. Le Québec, c’est mon pays d’adoption de cœur. Il y aura eu un avant et un après Montréal. Mais dans le même temps, je suis Chilienne. J’y suis née, j’y ai grandi et je sais qu’en fin de compte, c’est là-bas que je souhaite être enterrée le jour où je décèderai.

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Autres textes sur Immigration

 Bistro le Ste Cath

bistro le ste-cath restaurant est montréal hochelaga-maisonneuveUn restaurant, une chaleureuse terrasse. Pour une rencontre entre amis ou en famille, les chefs du Bistro le Ste Cath sauront vous offrir une cuisine réinventée et originale à un prix abordable.

Situé en plein coeur d’Hochelaga-Maisonneuve, au sud du Stade Olympique, à l’est de PIE-IX. 4264 Ste-Catherine est.

Bistro le Ste Cath est opéré par l’organisme communautaire le Journal de la Rue. Tous les profits servent à financer notre intervention auprès des jeunes.

Pour informations et réservations: (514) 223-8116 ou bistro@le-ste-cath.com

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Politique: déviance des célébrités

Recherche de nouveaux modèles:

De nouveaux grands frères ou grandes sœurs

Les personnalités proposées dans les médias servent bien souvent de modèles pour les adolescents. Somme toute, ils sont des grands frères ou grandes sœurs auxquels les jeunes cherchent à ressembler.

Delphine Caubet          Dossiers Croissance personnelle, Médias et publicité, Société

Michelle_Bachelet_FotoPersonnellement, ces modèles proposés ne m’ont jamais parlé. Encore moins les modèles féminins.

En grandissant, j’ai cherché des femmes inspirantes qui pourraient me servir de guide pour la femme que je voudrais être.

Une femme inspirante

Aujourd’hui, je souhaite partager avec vous celle qui, pour moi, représente le mieux cet idéal. Il s’agit de Michelle Bachelet, actuelle présidente du Chili.

Mon admiration pour Michelle Bachelet vient de sa force pour s’être imposée en tant que politicienne dans le pays le plus conservateur d’Amérique latine.

En novembre 2013, elle a gagné pour la seconde fois les élections présidentielles chiliennes. Dans le pays, Michelle Bachelet est littéralement adorée. En 2012, entre ses 2 mandats, elle disposait de 76% d’opinions favorables!

Loin des stéréotypes

Non seulement elle est la première femme à accéder à la fonction suprême au Chili, mais elle s’y est présentée en tant que femme séparée et mère d’enfants de pères différents. Chose inouïe dans le pays.

Je pourrais continuer longtemps à vous parler de cette extraordinaire femme politique. De ses réussites, mais également de ses échecs. Mais je préfère vous laisser découvrir sa biographie.

Et vous, chers lecteurs, que pensez-vous de ce modèle? Et si pour lutter contre certains modèles déviants nous cherchions de nouveaux exemples?

Biographie de Michelle Bachelet.

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Montréal-Nord et Fredy Villanueva, 1 an après…

 

1 an après…

Fredy Villanueva et Montréal-Nord

Au lendemain du 1er anniversaire de la mort de Fredy Villanueva, je me suis fait questionner par plusieurs jeunes. Pourquoi Reflet de Société n’était pas présent à cette journée? Plus spécifiquement, pourquoi, moi je n’y étais pas.

Le jeune qui m’a posé la question était devant un ordinateur. Il regardait nos textes sur les gangs de rue.

J’ai été ébranlé par la question. Je ne pensais que notre absence serait remarqué. La réponse est longue et risque de provoquer quelques remous. J’ai été aussi ébranlé de voir ce jeune consulter nos pages sur les gangs de rue. Pour eux, notre présence Internet est peut-être plus significative que je ne le pensais.

Fredy Villanueva et Montréal-Nord, il y a un an…

L’an dernier, dès les premiers jours suivant la mort de Fredy Villanueva, des jeunes de Montréal-Nord et d’autres, en lien avec ceux de Montréal-Nord, me demandaient de m’impliquer.

Les événements étaient trop significatifs pour les occulter. Les jeunes avaient besoin que l’on en parle, que quelque chose soit fait. Depuis l’an dernier, je ne cesse de parler de ces événements avec plusieurs jeunes. Ils ont besoin d’en parler, une forme de thérapie pour extérioriser la violence qu’ils ont subie ou qu’ils ont été témoins.

J’ai écrit 8 billets sur un « dossier Montréal-Nord« . Les billets ont été lu à 9188 reprises, générant 203 commentaires. Je reçois encore 372 visites mensuelles pour ces billets. Sans compter les dossiers plus généraux tels que Gang de rue. Pourtant, avant de regarder les statistiques, j’avais l’impression que mon implication se limitait plus à des rencontres individuelles avec les jeunes. Mes attentes sur cet espace Internet pour amorcer une réflexion étaient peut-être trop élevé.

Une murale pour Fredy Villanueva

Pour aller plus loin dans mon intervention dans Montréal-Nord, nous avions mis sur pied un projet: réaliser une murale pour Fredy Villanueva. L’idée partait d’un graffiteur, Hérésy, lui-même un immigrant Chilien, qui avait besoin de faire quelque chose en lien avec Fredy Villanueva. La réalisation de cette murale l’aurait été avec la communauté de Montréal-Nord. Une forme de thérapie collective pour ventiler un peu, donner un prétexte pour en parler…

Je ne voulais pas faire une action visible dans Montréal-Nord sans le faire en concertation avec les organismes déjà impliqué. J ‘ai fait des téléphones aux administrations municipales dans l’arrondissement, au central ainsi qu’avec plusieurs organismes communautaires de Montréal-Nord.

Au début, tout ce monde semblait en faveur d’une telle concertation où l’on pouvait rassembler nos différentes expertises. Puis, les problèmes de communication ont débuté. Mes appels n’étaient plus retournés. Ce genre d’expérience est malheureusement trop fréquent dans le communautaire. Tout le monde parle de concertation, il existe des tonnes et des tonnes de table de concertation, mais en bout de ligne que reste-t-il de concret sur le terrain?

Du rap pour Fredy Villanueva

Arrive le mois de juin. Un rappeur de Montréal-Nord m’approche et me demande mon aide pour organiser un spectacle pour le 1er anniversaire de la mort de Fredy Villanueva. Il me dit que la tension est grande dans Montréal-Nord. Il est en lien avec les jeunes ainsi que les principaux artistes de Montréal-Nord. Ils veulent s’impliquer pour baisser la tension et que les jeunes puissent prendre le micro sur scène avec des artistes hiphop.

Je ne peux rester indifférent à ce projet. Un projet qui part du besoin des jeunes. Un projet positif et qui peut être rassembleur. Un spectacle dans un parc, cela veut dire une demande de permis. J’appelle à l’arrondissement de Montréal-Nord. Et voilà que la lourdeur administrative débute.

Pour faire une demande de permis, il faut que ça passe par le conseil d’arrondissement. Celui-ci vient de faire sa dernière rencontre en juin. Il aurait fallu faire une demande 5 mois avant l’événement. Vive la flexibilité! Me semble qu’on est dans Montréal-Nord. Me semble qu’il y a un peu de tension dans l’air. Me semble qu’on pourrait être plus à l’écoute des jeunes…

Autre problématique. Pour une collaboration de l’arrondissement de Montréal-Nord, il faut être un organisme de Montréal-Nord et être accrédité! Même si le Café-Graffiti est en lien avec des jeunes de Montréal-Nord, même si le Hiphop est le gaz avec lequel les jeunes de Montréal-Nord carbure, parce qu’on n’a pas pignon sur rue dans Montréal-Nord, on ne serait pas significatif et « acceptable » pour l’arrondissement de Montréal-Nord.

Je demande à l’arrondissement de Montréal-Nord la liste des organismes accrédités qui pourraient être significatifs pour ce genre d’événement. Je les appelle et la dame de l’arrondissement fait ses appels. Personne du communautaire, P-E-R-S-O-N-N-E, n’a retourné mes appels. Vive la concertation!

Je veux tout de même souligner que les fonctionnaires de l’arrondissement, les êtres humains avec qui j’ai parlé, ont tenté de faire ce qu’ils ont pu pour faciliter la réalisation du projet. Malgré leur bonne volonté et leur écoute, ceux-ci sont « pognés » dans un dédale et une lourdeur administratif déconcertant.

La mort de Fredy Villanueva, 1 an après…

Et voilà que je voyais venir le week-end du 1er anniversaire de la mort de Fredy Villanueva. Mes journalistes n’étaient pas disponibles pour ce week-end. De toute façon, c’est moi qui aurait dû y être. Parce que je connais trop de jeunes dans Montréal-Nord. Pour certains, depuis plus de 10 ans.

Ce week-end arrive en même temps qu’une importante convention graffiti dans laquelle nous sommes impliqués: Underpressure. Je ne peux pas me diviser en deux. Je suis obligé de faire un choix. J’ai supposé que mon absence de Montréal-Nord pour l’anniversaire de la mort de Fredy Villanueva passerait inaperçu, que je pourrais après coup en parler avec les jeunes qui y avaient été, que tout se passerait bien dans le meilleur des mondes…

J’aurais pu tenter de faire les 2 événements en même temps. J’ai considéré qu’il valait mieux être complètement à un seul endroit que de me diviser et d’être moins pertinent.

À ma grande surprise, mon absence de Montréal-Nord a été remarqué. Je remets en question le choix que j’ai fait. Je profite de cette occasion pour m’excuser auprès des jeunes qui auraient voulu que j’y sois. Notre relation est importante et j’aimerais bien pouvoir en faire plus. Mais je n’ai pas encore trouvé cette 8e journée de travail dans ma semaine.

PS 22 août 2009, 11:30 Après avoir discuté avec Dominic qui m’a ramené à ma philosophie de vie, ce ne sont pas des excuses que je me dois d’adresser aux jeunes. Mais plutôt des remerciements. Merci pour la confiance que vous me témoignez et pour cette relation significative que nous avons bâti avec les années.

VOS COMMENTAIRES SUR MONTRÉAL-NORD 1 AN APRÈS LA MORT DE FREDY VILLANUEVA.

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La chance des débutants

La chance des débutants

(Agence Science-Presse) – Des étudiants qui avaient conçu, comme projet scientifique, un algorithme permettant de mesurer les pulsations des étoiles, ont découvert accidentellement… une planète! Ces trois bacheliers néerlandais ont voulu tester leur produit sur les ordinateurs de leur département, en profitant de la pause de mi-session, un moment où ils pouvaient profiter de la puissance combinée de ces ordinateurs, reliés en réseau. L’irrégularité des pulsations d’une des étoiles a révélé la présence d’une planète, un fait qui a plus tard été confirmé par le Very Large Telescope du Chili: une planète cinq fois plus grosse que Jupiter nommée, pour l’instant, OGLE2-TR-L9b.

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

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Une murale en l’honneur de Freddy Villanueva

Une murale en l’honneur de Freddy Villanueva

Dossier: Murale pour Freddy Villanueva,Graffiti

Suite au décès de Freddy Villanueva et des émeutes survenus dans Montréal-Nord, plusieurs membres fréquentant le Café-Graffiti ont été touché par les événements.

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Murales de l'artiste urbain Arpi

Certains demeurent à Montréal-Nord, d’autres demeuraient à Montréal-Nord avant de venir habiter dans Hochelaga-Maisonneuve, plusieurs comptent parmi leur cercle d’amis des gens de Montréal-Nord. Entre Hochelaga-Maisonneuve et Montréal-Nord, il n’y a aucune muraille de Chine qui empêche les jeunes de circuler. De plus, plusieurs jeunes sont animés par la culture Hip Hop, une culture urbaine et underground qui n’a pas de frontière.

Un artiste du Café-Graffiti, Hérésy est venu me rencontrer. Lui-même immigrant du Chili, a été particulièrement touché par le décès de Freddy Villanueva. Il s’est offert pour réaliser une murale bénévolement. Le Café-Graffiti étant prêt à soutenir financièrement la réalisation de celle-ci.

Avec toute la pression et le deuil que la famille Villanueva traverse, je n’ai pas voulu accabler la famille et les proches de Freddy Villanueva. J’ai profité de l’occasion pour parler avec Christine Black, de l’organisme Escale 13-17 et qui est une des responsables du mouvement communautaire Solidarité Montréal-Nord. Ce regroupement d’organismes communautaires a le mandat de concerter les actions qui seront réalisées à Montréal-Nord.

Solidarité Montréal-Nord a bien apprécié le geste et a endossé la réalisation de cette murale. Cependant, nous ne voulons pas nous limiter à ne faire qu’une murale. Sa réalisation va s’intégrer dans un processus de consultation avec le quartier et la communauté.

Pour cette consultation, un intervenant accompagnera l’artiste pour parler directement avec les citoyens pour trouver le meilleur lieu et la meilleure conception pour que cette murale représente la communauté et ses besoins.

Pour nous mettre à la fine pointe de la technologie, les blogues serviront aussi à la consultation. Les gens concernés par la réalisation de cette murale, c’est-à-dire les citoyens de Montréal-Nord pourront laisser leurs commentaires et leurs réflexions sur le processus qui s’entame. De notre côté, le blogue permettra de donner l’information sur la réflexion en cours et de la rendre publique.

Nous attendons impatiemment vos commentaires sur la réalisation de cette murale pour Montréal-Nord.

COMMENTAIRES SUR LA MURALE EN L’HONNEUR DE FREDY VILLANUEVA.

Pour rejoindre les artistes du Café-Graffiti: (514) 259-6900

Photos de Murales et fresques urbaines.

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Baleines à bosses, petits rorquals et cétacés en péril

Baleines à bosses, petits rorquals et cétacés en péril

Isabelle Burgun

 

(Agence Science-Presse) – L’appétit des baleines revient annuellement sur la table de la Commission baleinière internationale. Accusés par le Japon notamment d’être responsables du déclin des stocks mondiaux de poissons, ces cétacés sont au cœur d’enjeux politiques. Assistera-t-on au retour de la chasse à la baleine?

 » Les gens voient ça de manière simpliste : un prédateur = baisse des prises de poissons. Dans la réalité, ce n’est pas aussi évident à prouver surtout que la présence des baleines peut être aussi bénéfique pour le maintien de certaines espèces « , explique Lyne Morissette, boursière postdoctorale à l’Arizona State University et travaillant en collaboration avec l’Institut des sciences de la mer de Rimouski (ISMER).

La chercheuse donnait récemment une conférence au Musée-UQAR sur  » L’étude des écosystèmes au service des enjeux politiques mondiaux: l’exemple de la chasse à la baleine « . Elle collabore au projet Whales eat fish des chercheurs Leah Gerber de l’Arizona State University et Kristin Kaschner de l’Université de St. Andrews en Grande Bretagne.

Actuellement, les baleines sont protégées par le moratoire signé en 1986 qui interdit la chasse commerciale. Pourtant, près de 935 cétacés — 850 petits rorquals, 50 rorquals communs et 50 baleines à bosses — font l’objet de la  » chasse scientifique  » du Japon, dans le cadre d’un programme visant à les étudier (JARPA). L’Islande et la Norvège pratiquent encore la chasse à la baleine, ainsi que les autochtones de différentes régions.

Le retour de la chasse à la baleine?

 

Dans ses travaux de recherche, Lyne Morissette explore les impacts possibles — à l’aide de simulations informatiques — d’une importante pêche commise par ces cétacés.  » Il n’y a, pour l’instant, aucun effet d’une chasse intensive des baleines sur la biomasse « , soutient la chercheuse.

Pourtant, la problématique baleines versus pêcherie revient régulièrement dans les discussions visant à réhabiliter la chasse à la baleine. Elle est même le point central de discussion de la Commission baleinière internationale (IWC) pour établir les quotas de la chasse scientifique.

Un argument contestable, pense Lyne Morissette, car jusqu’à présent il n’y avait jamais eu d’étude sur le sujet.  » Cet argument [du déclin des poissons dû aux baleines] n’est pas basé sur des connaissances scientifiques. Pour la plupart des chercheurs, c’est une aberration évidente, ce qui explique le manque d’argent alloué jusqu’à présent pour le démontrer « , affirme la chercheuse.

Pourtant le Japon, favorable au retour de la chasse à la baleine, s’est fait des alliés. Des pays de la côte nord de l’Afrique (Mali), les îles Salomon (Océanie) ou encore l’île de la Dominique (Pacifique), appuient aujourd’hui le retour de cette chasse.

 » Il existe trois zones de conflits politiques dans des zones de reproduction des baleines. Pourtant durant la période de reproduction, elles ne s’alimentent pas « , tranche la Rimouskoise qui avoue avoir dû se plonger dans des eaux inconnues, celles de la politique internationale. Elle participera en juin prochain à la Commission baleinière internationale — la 60e édition se déroule du 23 au 27 juin à Santiago au Chili — plus exactement à la rencontre préliminaire du comité scientifique où elle présentera les avancées de son projet.  

 
 

Référence

International Whaling Commission (IWC): http://www.iwcoffice.org/

Petite biographie de Lyne Morissette:    http://www.fisheries.ubc.ca/students/lmorissette/

Examining the Impacts of Whales on Commercial Fisheries

, projet de recherche du Lenfest Ocean Program (July 2007 – April 2009) de Leah Gerber, Lyne Morissette et Kristin Kaschner :

http://www.lenfestocean.org/Gerber.Whales.summary.pdf

Le site Baleines en direct: http://www.baleinesendirect.net/index.html

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Un ciel pur au Nord du Chili !

 

 
 

Un ciel pur au Nord du Chili !

Agence Science-Presse, Mélanie Robitaille

 

De loin, la nuit, la ville de La Serena au Chili s’enveloppe d’un halo jaune. Jaune sodium. Les ampoules au sodium dans les réverbères ont récemment remplacé celles au mercure, diffusant une lumière blanche. Un choix énergétique et logique. La Serena est entourée d’observatoires astronomiques perchés dans les montagnes et les télescopes ont besoin d’un ciel libre de lumière blanche la nuit pour dénicher leurs trésors célestes.

Pedro Sanhueza, responsable du Bureau de protection de la qualité du ciel du nord du Chili, voit sa réussite en embrassant la ville du regard. Ses efforts ont d’abord abouti à l’entrée en vigueur en 1999 de la Norme d’émission pour la régulation de la pollution lumineuse. Depuis, 57 % des lampadaires des régions d’Antofagasta, d’Atacama et de Coquimbo utilisent des ampoules au sodium. La prochaine étape : il souhaite qu’il n’y ait plus de lumière diffuse dans le ciel d’ici trois ans. Que tous les faisceaux lumineux soient dirigés vers le bas par des abat-jour.

La cordillère des Andes dans la moitié nord du Chili offre les meilleures conditions d’observation astronomique de l’hémisphère. Mais Malcolm Smith, directeur de l’association des universités pour la recherche en astronomie au Chili (AURA), affirme que  » si le Chili ne se pliait pas aux exigences des observatoires, les nouveaux projets allaient chercher à s’installer ailleurs dans le monde.  » Et il ajoute :  » quand les changements d’éclairage seront terminés, la vie utile des télescopes sera augmentée d’une décennie ou deux.  »

En bichonnant ses invités internationaux, le Chili est bien rétribué : en plus de l’expertise chilienne en astronomie développée au fil des ans, l’économie du pays bénéficie des allées et venues des scientifiques venant visiter temporairement les installations, mais aussi ceux qui s’y établissent avec leur famille. Sans oublier le tourisme astronomique qui gravite maintenant autour de certains observatoires offrant des visites.

La petite ville de Vicuña, enfoncée dans la vallée à une heure de La Serena, a été une pionnière dans la conversion au sodium. Pour la remercier, on lui a construit l’observatoire touristique de Mamalluca qui initie des milliers de visiteurs par an aux constellations. Le guide résume la situation de pays hôte du Chili :  » Ils ont l’argent, on a le ciel.  » Et le Chili a compris que c’était à son avantage de bien traiter la visite.

Textes sur l’environnement et commentaires du rédacteur sur l’environnement

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L’île au trésor

L’île au trésor

Nicole Castéran, Agence Science Presse

Dossier Autochtone

L’île de Chiloé abrite un trésor : une forêt aux arbres millénaires, que les habitants s’efforcent de préserver.

Ancrée au large de la côte chilienne, Chiloé est un havre de verdure. Les Chilotes vivent surtout de la culture des pommes de terre et de l’élevage. Pour obtenir de nouveaux pâturages, les agriculteurs grugent la forêt. Plusieurs abattent des arbres pour les vendre comme bois de chauffage.

Or, il y a sur l’île des parcelles intactes d’une forêt très ancienne, avec des espèces végétales et animales rares, comme l’alerce (un conifère géant), le pingouin et le renard de Chiloé. Cette diversité biologique, c’est le trésor de l’île ! Comment la sauvegarder ?

Une forêt modèle

En 1998, les Chilotes ont lancé un projet de forêt modèle, avec l’aide de plusieurs partenaires dont le Canada. Une forêt modèle est une parcelle de nature que l’on exploite avec sagesse : on y extrait les produits dont on a besoin pour vivre, tout en la protégeant. Il en existe une quarantaine dans le monde, dont 11 au Canada.

À ses débuts, la forêt modèle de Chiloé couvrait 1 730 km2. Aujourd’hui, elle comprend la grande île de Chiloé et toutes les îles voisines, un territoire dix fois plus grand !

De nombreux projets

La population locale et de nombreux organismes nationaux et internationaux s’occupent ensemble de la forêt modèle. On a fondé un centre d’initiation à l’environnement et aménagé des parcours écologiques. On réduit l’abattage des arbres en améliorant l’efficacité des appareils de chauffage. Dans certaines régions, on a développé le tourisme écologique, ce qui amène un revenu supplémentaire à plusieurs familles.

Les autochtones Huilliches ont aussi lancé des projets pour remettre à l’honneur leurs activités traditionnelles: ils cueillent et vendent les produits forestiers (fruits, noisettes, miel sauvage), tressent des paniers avec des lianes et fabriquent des teintures à partir d’écorces et d’autres matières végétales.

Ainsi, en fouillant dans leur  » coffre au trésor forestier « , les Chilotes découvrent sans cesse de nouvelles richesses. La partie n’est pas encore gagnée, mais ils poursuivent leurs efforts pour sauver leur forêt.

Textes sur l’environnement et commentaires du rédacteur sur l’environnement

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Mine basse à Murdochville

Mine basse à Murdochville

Par Frédéric Vincent

Avril 2002, la Noranda ferme les portes de sa fonderie livrant Murdochville et ses habitants à eux-mêmes. Fermeture définitive ou espoir d’une relance? La question fait rage en Gaspésie. Elle parvient même aux oreilles de Martin Frigon et de Christian M. Fournier, deux réalisateurs de passage dans la péninsule pour le tournage d’un documentaire sur la pêche. Intrigués par l’intensité des débats, les deux compères décident de faire un détour par Murdochville. Ils y rencontrent Emery Tapp, un ancien travailleur qui dénonce la Noranda et la re-localisation de ses activités au Chili: «Ç’a pas de remord de conscience une grosse compagnie de même. Make money. Salut, bonsoir!». Le déclic c’est produit. Les deux documentaristes tiennent le sujet, un personnage central et le titre de leur prochain film.

Make Money. Salut, bonsoir! met en évidence le marasme de Murdochville qui baigne dans l’angoisse et l’indécision depuis le départ des dirigeants de la Noranda. Le documentaire s’articule autour de la vie d’un groupe d’anciens travailleurs, «le groupe Béryllium». Des hommes dans la force de l’âge qui se battent contre la bérylliose, un mal industriel incurable qui les ronge de l’intérieur pendant que la liste des morts s’allonge. La triste réalité du chômage dans une ville isolée se double pour ces hommes d’un cauchemar médical. La vie de ces gens concentre à elle seule «tous les problèmes présents à Murdochville: la maladie, la perte de la valeur immobilière, les déchirements familiaux », explique le co-réalisateur Martin Frigon. Le film se concentre exclusivement sur ces familles dont le seul espoir réside dans la fermeture définitive de la ville: «Si jamais la ville ferme, on va peut-être bien avoir un peu d’aide du gouvernement» et pouvoir partir, explique l’un deux.

Les partisans de la relance économique de la ville sont, par contre, totalement absents du documentaire. Martin Frigon s’en défend: «La Noranda et les autres parties ont bénéficié d’une visibilité suffisante. C’était le temps de donner la parole aux gens qui ont été laissés pour compte dans cette affaire.». C’est d’ailleurs «le mandat du documentariste de dessiner les drames qui sont à l’ombre des projecteurs même si l’histoire officielle ne veut pas prendre le temps de les mettre en circulation.» Et l’histoire officielle de la ville est quelque peu manipulée. «Le drame à Murdoch, c’est qu’il y a une loi du silence autour des questions de santé et d’environnement. La Noranda, le médecin, la CSST, le CLSC, tous ces organismes ou ces acteurs qui étaient au courant et qui avaient la possibilité d’intervenir sont restés muets.» Cette omerta persiste aujourd’hui sous la forme d’une opposition à tout ce qui peut «projeter une image négative de la ville», explique Martin Frigon.

Le film étonne par la lucidité de ces travailleurs qui reconnaissent leur soumission aveugle à une grosse compagnie. Leur rage est palpable et leur capacité à se livrer frappe. «Il faut passer beaucoup de temps avec les gens pour qu’ils nous laissent nous intégrer dans leur espace personnel», explique le co-réalisateur qui a fréquenté Murdochville pendant plus d’un an et demi pour le tournage. Mais ensuite, la magie du documentaire opère et «on accède à tout l’univers émotionnel. Ça devient presque thérapeutique!», conclut-il.

Thérapeutique pour qui? Pour les personnages du film certainement, mais aussi pour Martin Frigon qui avoue son «désir de venger la Gaspésie des années d’exploitation et d’incompétence des gouvernements et des grosses compagnies». Son espoir est d’inciter les gens à une prise de conscience, «cette base nécessaire à d’éventuelles transformations sociales ou modifications de notre rapport à l’environnement et au territoire». D’abord être conscient et ensuite «réfléchir à une manière de se diversifier plutôt que d’articuler le développement de nos régions autour des mégas usines, mégas industries, mégas entreprises,» conclut-il avec passion.

Make Money Salut Bonsoir! sera diffusé le 5 novembre à TéléQuébec et disponible par la suite dans les clubs vidéos.

En Gaspésie comme au Québec, le documentaire d’auteur, celui qui fait réfléchir et qui questionne, est bel et bien vivant. Et c’est tant mieux!

Martin Frigon

Martin Frigon, 34 ans. Jeune réalisateur qui signe avec Make Money Salut Bonsoir! un de ses premiers documentaires bénéficiant d’une large diffusion. Résidant à Québec, il entretient un profond attachement avec la péninsule en raison de ses racines gaspésiennes (les Méchins). Une Gaspésie au centre de son œuvre puisqu’après Mourir au large, un documentaire sur les pêcheurs côtiers gaspésiens et Make Money. Salut Bonsoir!, il prépare un film sur le poète et écrivain gaspésien Sylvain Rivière. Martin Frigon suivra aussi la Noranda et sa fonderie déménagée au Chili pour «observer les conséquences de ses activités sur l’environnement et les populations locales.» La question des ressources naturelles est au centre de ses préoccupations. Les courtes-vues des gouvernements dans le développement régional et leurs conséquences sur l’ouvrier-marchandise qui donne sa santé et ultimement sa vie à l’industrie aiguisent particulièrement ses dents de réalisateur engagé: «À une époque où on nous présente toutes sortes de cochonnerie comme la télé réalité qui prétend nous présenter le réel dans toute son objectivité, moi je travaille dans le documentaire qui prend position. Celui qui donne une opinion sur le réel.»

N.D.L.R.: Pendant que ce documentaire fait la lumière sur cette tragédie écologique qui a affecté la qualité de vie des citoyens de Murdochville, aujourd’hui les Gaspésiens tentent de se mobiliser contre l’implantation d’une usine à Belledune qui va transporter la pollution des déchets toxiques américains dans leur secteur. Risque-t-on de faire un autre documentaire sur les gaffes écologiques de Belledune dans quelques années? Va-t-on, un jour, avoir une vision à long terme de la gestion de l’environnement?

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