Les partis politiques, les élections et la science

Les partis politiques, les élections et la science

 

Pascal Lapointe — Agence Science-Presse

N’eut été des changements climatiques, la science aurait été complètement absente de la campagne électorale. Des recherches sur les gènes jusqu’à celles sur le vieillissement en passant par la culture scientifique des citoyens, les nanotechnologies ou les bactéries résistantes, certains des enjeux les plus lourds de conséquences pour les générations futures ont complètement échappé aux écrans radars.

Par exemple, des mots comme « cellules souches », « clonage » ou « reproduction assistée », n’apparaissent dans aucun des cinq programmes des partis politiques. Même « gènes » et « génétique », pourtant des vedettes, ne reviennent que trois fois, uniquement lorsqu’il est question de promettre un étiquetage des OGM (deux fois dans le programme du NPD et une fois dans celui des Verts). Le décodage du génome humain, les bases de données génétiques et les risques qu’elles posent pour la confidentialité, le brevetage des gènes et bien d’autres sujets, sont donc balayés sous le tapis.

C’est jusqu’à l’adjectif « scientifique » qui n’apparaît nulle part dans les deux plus courts documents mis en ligne (Bloc et Verts), et une seule fois dans les 48 pages de la plate-forme du NPD, lorsque ce parti y promet davantage de recherches scientifiques… pour asseoir la souveraineté canadienne dans l’Arctique. Du côté conservateur, dans les 33 pages du programme publié le 7 octobre, les mots « science » ou « scientifique » ne reviennent qu’en trois endroits, dont un concerne, là aussi, la souveraineté canadienne dans l’Arctique.

Le programme libéral se démarque : « crédit d’impôt à la recherche scientifique », subvention à la recherche interdisciplinaire; le mot « recherche » revient 36 fois en 88 pages, quoique généralement assorti du mot « développement », comme dans « recherche-développement ». Cela s’ajoute aux promesses partagées par tous ses adversaires : réduction des gaz à effet de serre (les conservateurs sont les moins ambitieux des cinq), investissements dans des technologies « vertes » pour la production d’énergie (tous les partis s’en mêlent), les transports ou la maison, amélioration de la qualité de l’eau et de l’air, etc.

Et c’est dans le Plan vert des libéraux qu’on retrouve cette phrase qui semble taillée sur mesure pour flatter les scientifiques : « nos investissements en recherche-développement vont faire en sorte que les politiques publiques soient toujours influencées par la recherche et les sciences ».

Sur le rôle particulier des scientifiques, le Bloc québécois va toutefois plus loin encore, dans sa réponse à l’une des 10 questions posées aux cinq partis par l’Agence Science-Presse : « que les scientifiques soient à l’emploi de n’importe quelle institution ou entreprise, ils devraient pouvoir exposer librement les conclusions de leurs recherches, afin d’orienter de nouvelles politiques et/ou d’adapter celles qui sont en place à de nouvelles réalités ».

Si le NPD et le Parti libéral ont accusé réception de ces 10 questions, envoyées le 23 septembre aux cinq partis, seul le Bloc y a répondu. On peut lire la version complète ici. http://jevotepourlascience.blogspot.com/2008/03/questions-les-rponses-du-bloc-qubcois.html

Ces 10 questions à teneur scientifique l’entraînent parfois en territoire inexploré : « les cellules souches offrent un potentiel énorme pour aider à mieux comprendre le développement humain et traiter des maladies dégénératives ». Mais la politique reprend vite le dessus : « il est toutefois très important de rappeler la compétence constitutionnelle du Québec en matière de santé, de réglementation et d’encadrement de la pratique médicale et de la recherche à l’intérieur des établissements du réseau québécois de santé ».

Au final, même si l’item « science et technologie » n’est pas un élément négligeable des dépenses gouvernementales (9,2 milliards $ dans le budget 2007-2008), les doléances des scientifiques auront eu peu d’échos pendant la campagne. Les quelques sorties publiques, comme celle du climatologue Andrew Weaver, de l’Université de Victoria, un des coauteurs du rapport du GIEC (le groupe d’étude des Nations Unies sur les changements climatiques), qui a dénoncé les coupes dans la recherche, n’ont eu droit qu’à quelques entrefilets. Si jadis, on disait que les élections ne se gagnent pas avec des prières, aujourd’hui, elles ne se gagnent pas avec de la science!

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Cloner chien et chat, clonage ou supercherie?

Cloner chien et chat, clonage ou supercherie?

(Agence Science-Presse) – Ce qui est étonnant dans l’histoire du clonage de chiens, ce ne sont pas les 100 000$ l’unité; c’est que si peu de gens ont semblé douter du sérieux de la chose.

Une compagnie de biotechnologie va mettre aux enchères votre chance de cloner un chien, a en effet annoncé ladite compagnie, BioArts International, de Californie, le 21 mai. Cinq chiens pourront être clonés, et les enchères démarreront le 18 juin, à 100 000$.

Certes, la technologie existe: c’est la même qui a servi à cloner la brebis Dolly il y a une décennie. Certes, elle est loin d’être fiable, mais le taux de réussite s’est beaucoup amélioré depuis 10 ans, et un premier clonage de chien a été réussi en 2005.

Voilà pour les éléments solides. Pour le reste…

— La compagnie est en partenariat avec la firme Sooam Biotech Research Foundation de la Corée du Sud, dont le principal scientifique est celui qui a réussi ce premier clonage de chien, un certain Dr Hwang Woo Suk, tristement célèbre pour avoir par ailleurs falsifié ses résultats (à sa décharge, pas ceux du clonage de chien). « Je sais que l’association avec le Dr Hwang va être controversée », a reconnu lors de multiples entrevues, Lou Hawthorne, président de BioArts. Mais sa recherche sur le chien a fait l’objet de vérifications indépendantes. « Il est le meilleur, en matière de clonage de chien. »

— Les scientifiques considèrent le clonage du chien particulièrement difficile, en raison de la complexité de son système reproducteur. Les sociétés de défense des animaux sont déjà d’attaque pour une nouvelle lutte contre une technologie destinée à faire inutilement souffrir nos amis les bêtes.

— Lou Hawthorne a précédemment été impliqué dans une tentative ratée de cloner les chats de riches clients.

— Et même si l’animal cloné est, génétiquement, une copie conforme, cela ne signifie pas que son comportement sera le même: les vrais jumeaux humains peuvent développer des personnalités différentes, il en sera inévitablement de même pour un chien, suivant la façon dont il est élevé, son environnement, etc.

Cloner un chien ou des sous?

C’est depuis les années 1990 — depuis Dolly, en quelque sorte — que Lou Hawthorne apparaît périodiquement sur les écrans radars: il espérait alors cloner un chien, Missy, et avait à cet effet créé une autre compagnie, Genetic Savings & Clone, qui s’était par la suite concentrée sur le potentiel commercial du clonage de chats; il avait effectivement offert à qui le souhaitait de cloner son chat préféré pour la modique somme de 50 000 $. En 2006, la compagnie devait fermer ses portes après avoir dû payer des « sommes substantielles », qui n’ont pas été révélées, aux clients. Clients qui, bien sûr, n’avaient pas eu leurs clones.

« La technologie n’était pas raffinée », déclare aujourd’hui Lou Hawthorne, qui a lancé sa nouvelle compagnie en 2007. Mais la technologie est-elle davantage avancée aujourd’hui? À l’en croire, elle l’est, puisqu’un premier clone de Missy serait né en décembre dernier, et deux autres en février. Le Laboratoire de génétique vétérinaire de l’Université de Californie a confirmé que les trois chiens étaient des clones, pas juste des frères.

BioArts offre également une « garantie » d’un an, sur la bonne santé de l’animal. Mais pour une fraction de 100 000$, n’importe qui peut également obtenir un chien en bonne santé, né de la bonne vieille façon…

Quand la science joue sur l’émotion

Dans sa publicité, la compagnie BioArts joue très fort sur l’émotion : d’abord par son slogan, « Best Friends Again » (qu’on pourrait traduire dans le contexte par : Vos meilleurs amis, à nouveau).

Mais les scientifiques interrogés dans la presse américaine lui reprochent surtout d’utiliser l’ambiguïté pour toucher la corde sensible des gens (riches) affectés par la perte d’un chien: les photos et la promotion laissent en effet croire que cette perte peut ne durer qu’un temps, et que la science redonnera vie à leur animal préféré. Ce qui est une fausse promesse, considérant qu’il est improbable que l’animal ait, en plus des mêmes gènes, la même personnalité.

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La science est un roman

La science est un roman
Annie Cloutier – Agence Science-Presse

De l’électricité à la relativité, du clonage aux nanorobots, les découvertes et innovations scientifiques alimentent depuis longtemps les auteurs de science-fiction (ou est-ce le contraire?). Nombre d’entre eux se soucient de baser leurs récits sur des faits scientifiques véridiques ou à tout le moins, s’assurent que les lois qui régissent les univers qu’ils ont créés soient cohérentes. Certains recourent alors à un conseiller scientifique. Il semble également que la science nourrisse de plus en plus les romanciers en dehors de la science-fiction…

À la fois chimiste, physicien, astronome et informaticien, Norman Molhant s’est au fil des années abreuvé aux magazines et revues savantes. Telle une éponge, il a tout absorbé. Véritable encyclopédie vivante, il aide depuis une douzaine d’années, des écrivains de science-fiction tels que Élisabeth Vonarburg, Jean-Claude Dunyach, Richard Canal ou Laurent Genefort à rendre cohérents et plausibles les univers surgis de leur imagination.

Contrairement aux séries, comme Star Trek, où une «bible» comportant toutes les caractéristiques des personnages, des civilisations et des technologies employées (de même qu’un lexique klingon) et à laquelle les scénaristes se réfèrent, on procède ici à rebours. «L’auteur a déjà écrit l’histoire et me demande de corriger ce qui ne fonctionne pas sans toucher au récit. Il me faut trouver une façon de le rendre cohérent scientifiquement.»

Monsieur Molhant ne compte pas vraiment de «clients» en dehors de la science-fiction. «Les auteurs qui veulent un décor convenable sont des gens intéressés par les sciences». Il fait d’ailleurs remarquer que ceux-ci préfèrent presque tous la science-fiction. Pour quelle raison? «Parce que la science-fiction est un moyen de proposer des alternatives». Embrassant tous les styles, elle présente des utopies. «La plupart des auteurs préfèrent proposer des univers améliorés. Ce qui leur permet à la fois de dénoncer un problème et de proposer une solution. Or, il faut que le moyen suggéré tienne la route. Asimov disait d’ailleurs qu’on avait droit à une invraisemblance par histoire. On ne peut pas se permettre de les empiler sous peine de voir le lecteur décrocher.»

Même si la science-fiction demeure un véhicule privilégié pour surfer sur les concepts scientifiques, on retrouve tout de même de plus en plus de science dans le roman en général que ce soit en tant que toile de fond ou commentaire. Mario Tessier, astronome, historien et auteur du thriller paléontologique Le regard du trilobite, fait observer que des romanciers, tel Harry Mulisch, utilisent la science dans le cadre d’une réflexion philosophique alors que d’autres comme Jean-Pierre Luminet, en font des romans à caractère historique et semi-pédagogique… sans compter le thriller technologique, genre que privilégient, Dan Brown, Michael Crichton et cie.

Toutefois, si certains savants (Hawking, Luminet) se lancent dans l’aventure de l’écriture, M. Tessier ne pense pas que les auteurs de romans populaires, en général, soient plus compétents en science qu’auparavant. Il s’agit de faire ses devoirs et de bien se documenter (ou encore de demander conseil à M. Molhant!) Il croit par contre «qu’ils saisissent mieux l’importance de la technologie et de la science pour notre interprétation du monde.» Selon lui, ces romanciers récolteraient aujourd’hui les fruits du travail de fond effectué par les écrivains de science-fiction. «En exploitant certains thèmes, ils les ont fait passer dans la culture populaire et on peut maintenant en parler sans se ridiculiser.»

Les romans à saveur scientifique pourraient-ils s’avérer bénéfiques pour la diffusion de la science? Difficile de l’évaluer. Une chose est sûre, l’ingrédient semble avoir bon goût puisque, selon M. Tessier, ces romans (de littérature générale) sont assez souvent bien reçus par la critique, tandis que nombre de techno-thrillers font un tabac en librairie. Ces romans «servent à amorcer une conversation entre les adeptes des humanités et ceux des sciences dures. En un sens, ils comblent le fossé qu’il y a entre ces deux cultures qui se parlent rarement», se réjouit-il. La science et la technologie seraient ainsi devenues des thèmes légitimes pour la littérature, et donc, dignes de devenir des oeuvres d’art.

Suggestions de romans récents au parfum de science
Préparé à l’aide de la liste de discussion science-fiction-Boréal et du journal Le Libraire

Traité de balistique d’Alexandre Bourbaki, Alto, 2006.
L’histoire de la science-moderne en dix-neuf récits et quelques images sur le mode scientifico-poético-comique.

Les mémoires d’Elizabeth Frankenstein de Theodore Roszak, Le Cherche midi, 2007.
La vie – imaginée par l’auteur — d’Elizabeth, la femme de Victor Frankenstein, à travers son journal intime. Réflexions sur le féminisme et les dérives de la science.

L’ami de Galilée de Isaia Iannaccon, Stock, 2006.
Dans cette biographie romancée, mais très documentée, un savant allemand, appelé Terrentius, jésuite de surcroît, s’exile en Chine où on lui propose de réformer le calendrier. Mais l’Inquisition le suit à la trace.

Spin de Robert de Charles Wilson, Denoël, 2007
Une nuit, les étoiles disparaissent du ciel. La Terre est ceinturée d’un mystérieux bouclier à l’extérieur duquel le temps file à toute vitesse. Trois enfants cherchent à comprendre. Où chercher des réponses, dans la religion ou la science?

Georges et les secrets de l’univers de Lucy et Stephen Hawking, Pocket jeunesse, 2007.
La vie de Georges bascule au contact de ses nouveaux voisins – Annie et son père, un scientifique. Cosmos, leur superordinateur leur permet de voyager aux confins de l’univers. Mais un savant mal intentionné a décidé de le voler… Premier tome d’une trilogie destinée à la jeunesse, concocté par un astrophysicien émérite.

Les chefs-d’oeuvre de H. G. Wells (1866-1946), Omnibus/SF, 2007
Renouez avec La machine à explorer le temps, La guerre des mondes, L’homme invisible et L’île du Docteur Moreau, et découvrez les onze nouvelles moins connues d’un des pères de la science-fiction moderne.

Le Premier Cercle de Alexandre Soljenitsyne, éd. Robert Laffont/Pavillons Poche, 2007
Rédigé entre1955 et 1958, interdit en U.R.S.S., ce roman raconte quatre jours de décembre 1949 vécus par des scientifiques. Emprisonnés dans un camp spécial, ils doivent travailler pour le progrès technologique de l’URSS.

La conspiration Darwin de John Darnton, M. Lafon, 2006.
Deux jeunes chercheurs tentent de faire la lumière sur la genèse de la théorie de l’évolution. Au menu : soif de pouvoir, vengeance et science corrompue. Les amateurs d’intrigues et de romans historiques seront servis.

Bleu de Sèvres, 1759-1769, Jean-Paul Desprat, Points, 2007
1759-1769 en France, la marquise de Pompadour a entrepris de découvrir le secret de fabrication de la porcelaine de Sèvres pour disqualifier celle de Saxe. Un beau cas d’espionnage industriel savamment rendu.

Les Arpenteurs du monde de Daniel Kehlmann, Éd. Actes Sud, 2007
Deux savants du XIXe siècle, le géologue-botaniste Alexander von Humbold et le « prince des mathématiciens », Carl Friedrich Gauss joignent leurs efforts pour mesurer l’univers. Un récit loufoque entremêlant passion et érudition.

Le secret de Copernic de Jean-Pierre Luminet, J.-C. Lattès, 2006
Dans ce premier tome de la série, Les bâtisseurs du ciel, l’astrophysicien et romancier, Jean-Pierre Luminet raconte la vie du savant polonais qui a placé le Soleil au centre de notre univers.

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Des fourmis pleines d’expériences

Des fourmis pleines d’expériences

(Agence Science-Presse) – Le comportement est-il inné ou acquis ? Chose certaine, chez l’homme, le vécu est un élément majeur du développement. Pour l’animal, on pensait que plus le cerveau était complexe, plus l’expérience jouait un rôle important. C’était sans compter sur les fourmis japonaises! Une équipe de chercheurs français de l’Université Paris 13 a trouvé, en Cerapachys biroi, le cobaye idéal, car elle se reproduit naturellement par clonage. Les chercheurs ont donc pu l’étudier sans se soucier de facteurs génétiques ou morphologiques : toutes les fourmis étant identiques, aucune n’est plus adaptée pour devenir soldate ou ouvrière. En faisant échouer un groupe dans sa traque de nourriture au détriment d’un autre, ils se sont aperçus que ces insectes se spécialisaient ensuite dans l’élevage des jeunes. L’expérience acquise dans leur jeunesse détermine bien leur « métier » à l’âge adulte, malgré leur minuscule cerveau.

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