ADN et peuple: quelle relation?

L’ADN contre le racisme?

L’homme de Kennewick

En 1996, des spectateurs d’une course de bateaux dans l’État de Washington, au sud de Vancouver, eurent la surprise de trouver un crâne humain dans un réservoir.

Colin McGregor Dossier  Chronique du prisonnierRacisme

adnAu début, ils crurent qu’ils venaient de découvrir la scène d’un crime. On appela la police. Mais la datation au carbone établit l’âge de ce crâne à 8 500 ans.

L’homme de Kennewick, nommé ainsi du nom d’une ville proche, fut l’objet d’une grande controverse. La forme du crâne amena les anthropologues à conclure qu’il avait appartenu à un homme d’origine caucasienne, et non à un autochtone. Les Autochtones affirmèrent qu’il s’agissait d’une fraude. « C’est impossible, nous sommes arrivés les premiers », dirent-ils. « Il n’y avait pas d’hommes blancs, ici. Nous étions seuls jusqu’à ce que Christophe Colomb vienne tout déranger en 1492.» Une longue bataille juridique s’ensuivit entre les hommes de science et les peuples autochtones.

L’identité ethnique joue un grand rôle dans notre société, qu’on en soit conscient ou non. Durant des siècles, parmi la population anglaise et irlandaise de Montréal, les préjugés des vieux pays dominaient les relations sociales.

Les Irlandais, qui luttaient pour leur indépendance face à l’Angleterre, étaient considérés comme inférieurs à leurs voisins écossais et anglais soi-disant plus nobles. Les catholiques irlandais possédaient leurs propres écoles (telle que Loyola), leurs propres cabinets d’avocats, leurs propres entreprises et leurs propres quartiers – comme celui de Pointe-Saint-Charles, situé trop près du fleuve, soumis à ses vents en hiver et aux inondations printanières qui menaçaient leurs habitations.

Les recherches modernes sur l’ADN ont contredit beaucoup de prétentions racistes. Finalement, l’homme de Kennewick s’est avéré être un des ancêtres des peuples autochtones actuels – grâce aux analyses d’ADN qui ont permis de clore le débat.

L’évaluation de la forme d’un crâne n’est pas une science exacte. Les apparences peuvent être trompeuses. Et la science peut maintenant corriger la croyance séculaire des Britanniques sur l’infériorité génétique des Irlandais. Les Celtes anglais, irlandais et écossais descendent à 95 % d’un même groupe d’immigrants, arrivés dans les îles britanniques il y a 12 000 ans, en provenance du nord de l’Espagne. Nous sommes tous cousins. Espagnols, en fait. «Olé!»

En ce qui concerne les anciennes conceptions anglophones, heureusement disparues, sur l’infériorité des Québécois francophones, rappelez-vous que 40 % de ceux-ci possèdent au moins un ancêtre irlandais dans leur arbre généalogique. En définitive, le Québec est dans une large mesure une province irlandaise. Les anglophones et les francophones sont aussi des cousins.

Mes propres ancêtres McGregor arrivèrent à Montréal en 1847 à bord d’un bateau en provenance de Dublin, à la suite de la Grande Famine reliée à la culture de la pomme de terre. Pourtant, le nom McGregor est écossais, dans le recensement américain qui me donnera une origine écossaise et irlandaise, une classification ethnique dominante dans des lieux comme l’Arkansas. Les Écossais et Irlandais constituent le groupe de partisans le plus fiable du Parti républicain, si on considère ces groupes du point de vue ethnique. Ils ont créé la musique bluegrass.

Une de mes grands-mères était une pure catholique irlandaise; un de mes grands-pères descendait d’un noble Français ayant trouvé refuge en Jamaïque, il y a des siècles. J’ai des cousins chinois. Mais réellement, quelle différence cela fait-il dans un monde Internet de plus en plus petit?

Pour rendre le racisme encore plus ridicule, considérer le pauvre homme de Neandertal, ce barbare, cet homme des cavernes mal léché, tel qu’on nous le présente dans les films et à la télé. L’homme de Neandertal a occupé l’Europe et l’Asie, jusqu’à ce qu’il soit finalement éliminé par l’Homo sapiens plus évolué, son compétiteur et notre ancêtre, au cours de la dernière période glaciaire. C’est ce qu’on nous racontait autrefois. Mais en fait, presque chacun de nous possède un ancêtre néandertalien dans son arbre généalogique.

À un certain point, lorsque ces deux groupes humains rivalisaient pour des ressources de plus en plus rares dans la neige, ils décidèrent de poser les armes et de faire l’amour, au lieu de la guerre. Certains de nous ont jusqu’à 5 % d’origine néandertalienne – incluant, sans grande surprise, Ozzie Osborne, une des personnes les plus lourdement néandertaliennes que les généticiens aient trouvées. Je n’invente rien.

La génétique déboulonne constamment les mythes. Les Berbères marocains, qui habitent le désert, peuvent revendiquer une ascendance germanique; les nations belligérantes de l’ancienne Yougoslavie proviennent d’une même souche, pourtant elles se sautent à la gorge régulièrement. Vous voyez une personne mendier dans la rue et vous supposez qu’elle doit avoir fait quelque chose d’horrible pour ruiner ainsi sa vie. Mais grattez la surface et vous comprendrez que, parfois, la malchance frappe de bonnes personnes.

Nous jugeons tous les autres selon leurs apparences, que cela nous plaise ou non. C’est un réflexe acquis au cours de notre évolution, autrefois utile pour évaluer au premier contact si nous avions affaire à une menace ou à un allié potentiel, qu’il s’agisse d’un animal, d’une personne ou même d’une plante.

En ce qui concerne le racisme, il importe de comprendre que nous sautons tous aux conclusions. On peut juger de ce que nous sommes vraiment par la manière dont nous traitons les autres. Traitons chacun de manière égale, avec dignité et respect, et nous pourrons surmonter les réflexes de nos premières impressions.

On doit inhumer l’homme de Kennewick en terre autochtone, dans une réserve de 566 550 hectares que se partagent 12 nations amérindiennes, près de la frontière canadienne. Cette réserve est pauvre comme la poussière. L’éducation y dépasse rarement la 9e année ; les Blancs des villes avoisinantes ne donneraient même pas l’heure aux Autochtones. Eux qui habitaient déjà le pays avant la construction des pyramides.

Et de nos jours, les gens branchés envahissent les terres inondables du Sud-Ouest de Montréal. Elles ne sont plus réservées aux seuls Irlandais.

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    Mieux vivre ensemble grâce aux fourmis

    Comme des fourmis

    C’est l’été, une journée radieuse et torride. Je suis étendu sur l’herbe, dans la cour de notre prison. Dans mon dos, je sens une bosse de sable. Je m’assois et me retourne: c’est une fourmilière.

    Colin McGregor, prison de Cowansville dossier Chroniques d’un prisonnier

    vivre ensemble, entrainde

    De petites créatures noires entrent et sortent de leurs tunnels finement creusés, des créatures bien organisées et occupées à leur survie. Je songe à m’en débarrasser. À la place, je me lève et me rassois un peu plus loin dans l’herbe.

    Vous ne devriez jamais marcher sur une fourmilière, si vous pouvez l’éviter. Si vous le faites, vous détruirez peut-être le meilleur modèle nous permettant de comprendre comment vivre en société. En marchant sur une fourmilière, vous venez d’éliminer toute une communauté. Une communauté rassemblant plusieurs générations, dont chaque membre s’active à des tâches bien définies.

    Laissée à elle-même, une fourmi, solitaire et fragile, n’aurait aucune chance de survie en ce monde cruel. Les cités et les villes, les écoles et jusqu’aux prisons s’organisent comme une fourmilière. En fait, en la piétinant vous détruisez notre plus grand espoir d’un avenir meilleur pour la Terre.

    Parlez-en à Edward O. Wilson. Les vêtements froissés, l’air maussade, le professeur Wilson, un universitaire américain de 85 ans, est une sommité mondiale dans l’étude des fourmis. Sa main chassant une longue crinière blanche de son front, il rédige des ouvrages sur ce thème qui le passionne.

    Wilson est le fondateur respecté de la «sociobiologie», une science qui étudie la sociabilité humaine, sans tenir compte des mythes et des légendes. Elle observe comment nous organisons nos vies et cherche à en comprendre le fonctionnement. Wilson en a eu l’idée en observant des fourmilières: de toutes les espèces vivantes qui peuplent notre planète, seulement une vingtaine s’organise de manière «eusociale». Ce terme signifie que plusieurs générations se rassemblent, divisent les tâches et travaillent en équipe pour survivre.

    Les fourmis, les termites, les rats-taupes et les humains sont parmi les rares qui travaillent de cette façon. Selon le professeur Wilson, nous avons commencé à travailler de manière collective il y a deux millions d’années, lorsque nos premiers ancêtres sont devenus chasseurs-cueilleurs. Pour survivre dans un monde difficile, nous avons dû répartir les tâches: certains allaient à la recherche des mammouths laineux, alors que d’autres demeuraient au foyer.

    À mesure que le volume de notre cerveau augmentait, nos outils, nos œuvres et notre langage se raffinèrent. Le langage nous permettait de mettre en garde nos semblables à l’approche d’un lion, de leur décrire ses dimensions et de leur dire à quelle distance il se trouvait… Nous, les humains, avons bien vite trouvé des raisons pour nous quereller, comme les différences raciales, les religions, la politique.

    Mais les fourmis ne se soucient pas des croyances religieuses de leurs congénères. Elles se contentent d’aller au boulot pour la survie de la fourmilière. «Il nous faut nourrir la reine; trouver des feuilles; reconstruire la butte en un lieu plus sûr, lorsqu’un abruti vient de bousculer notre domicile.» Le succès du groupe devient celui de l’individu.

    Le Café Graffiti est «eusocial»: rempli de danseurs et de travailleurs sociaux, d’écrivains et de poètes, de peintres et de rappeurs de tous les âges. Des adolescents cools tolèrent les plus vieux; les aînés orientent les jeunes, leur donnent quelques conseils et bien sûr, comme dans chaque famille, de l’argent et des provisions.

    Mais la vraie bataille au cœur de l’humanité, nous dit Wilson, se fait entre les ambitions personnelles et les intérêts du groupe. Chacun vise ses propres objectifs en dehors de la famille ou du village. Si on vous pénalise parce que vous aidez quelqu’un, vous risquez de devenir moins serviable.

    À l’école, les étudiants cessent de coopérer dès qu’on commence à les évaluer sur une courbe en forme de cloche. Dans cette forme d’évaluation, un enseignant doit couler certains étudiants, donner des notes moyennes à d’autres et n’octroyer qu’un nombre restreint de «A». Lorsqu’on insiste pour qu’il y ait ainsi des gagnants et des perdants, une salle de classe devient un nid de vipères et non plus une fourmilière. Les jeunes se dénoncent; ils trichent; ils cachent les meilleures sources d’information, afin d’en savoir plus que les autres.

    Rien ne fonctionne mieux qu’une fourmilière. Les humains n’ont pas encore atteint ce niveau d’efficacité. Mais ils y travaillent. À l’école, des instituteurs enseignent aux plus jeunes qu’eux : les enfants, les jeunes adultes, mais aussi aux plus vieux. Je travaille dans une école pour adultes, à l’intérieur d’une prison. Il s’en trouve de tous les âges, des plus jeunes aux plus âgés, chacun d’eux s’efforçant d’obtenir le diplôme d’études secondaires.

    Certains sortent de prison avant les autres, même lorsqu’ils ont commis le même crime. Cela nourrit le ressentiment et la compétition. Une prison peut être un nid de scorpions. Il y a d’autres facteurs qui expliquent cela, bien sûr. Mais il y a là aussi des gens qui essaient sincèrement de devenir meilleurs, beaucoup plus que vous ne pouvez l’imaginer.

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    Il y a même des pays qui travaillent «eusocialement» mieux que d’autres. L’économiste parisien Thomas Piketty écrit, dans son livre au succès mondial Le Capital au XXIe siècle, que dans les sociétés anglo-saxonnes, les gens croient que le jeu de l’économie est faussé lorsque chacun prospère à l’intérieur du groupe.

    Afin que le système capitaliste fonctionne convenablement, croient les Anglos, il doit y avoir des gagnants et des perdants, des très riches et des très pauvres. Selon eux, il serait sain que de grands manoirs côtoient les ghettos. Pourtant, de nombreux pays riches ne partagent pas cet avis: les Scandinaves, les Allemands et même les Français ne pensent pas ainsi. Ils considèrent, au contraire, que ces grandes disparités de revenus nourrissent le crime et la corruption. Ils ne voient pas, dans l’existence des quartiers pauvres, la preuve que les dés ne sont pas pipés.

    Edward O. Wilson croit que nous pouvons vivre comme des fourmis. En suivant leur exemple, nous pouvons unir nos forces, jeunes et vieux, riches et pauvres, noirs, blancs et bruns… pour faire face au réchauffement de la planète, à la menace nucléaire et à la pauvreté. Un jour, croit-il, nous apprendrons la leçon des fourmis. Nous n’allons pas nous éteindre comme les dinosaures. Nous allons survivre.

    Ses idées en ont fait la risée du milieu universitaire américain. «Ça n’arrivera jamais», soutiennent ces lettrés. «Nous aimons trop la compétition. Vous êtes un rêveur. Tenez-vous-en à vos fourmis.» Parvenir au sommet au détriment des autres, voilà le «rêve américain». C’est une croyance commune chez les Anglos. Winston Churchill, l’Anglo par excellence, a dit un jour: «Je sais que nous ne sommes que des vers, mais je suis un ver luisant.»

    Tous ceux qui œuvrent au sein du système scolaire québécois savent surement qu’une classe remplie d’Anglophones sera plus bruyante, turbulente et beaucoup plus compétitive qu’une classe de Francophones. Et les Deux Solitudes se sont toujours comportées ainsi. Qui a raison? Avez-vous besoin de voir vos semblables échouer pour donner un sens à votre vie? Pouvez-vous être heureux simplement en aidant les autres?

    L’historien britannique Yuval Noah Harari souligne, dans son nouveau livre Sapiens : une brève histoire de l’humanité (Sapiens: A Brief History of Humankind), que la plus grande lacune du savoir humain réside dans le peu d’études consacrées au bonheur et à la souffrance. Personne ne sait vraiment ce qui nous rend heureux. C’est ce qu’il nous faudra découvrir, si nous voulons évoluer en tant qu’espèce. Espérons que les fourmilières comme le Café Graffiti deviennent la norme, et non l’exception. Et la prochaine fois qu’on me traitera de fourmi, je remercierai cette personne du compliment.

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    La psychologie d’un procès et d’un jury

    Les chanceux

    Colin McGregor, prison de Cowansville dossiers Chroniques d’un prisonnier.

    Lorsque j’étais jeune homme, au cégep et à McGill, je passais les week-ends de Pâques à New York. Je faisais partie d’une équipe de rugby amateur, les Montreal Wanderers, les Vagabonds de Montréal. Sur le terrain, j’étais facile à reconnaître. J’étais le jeune homme maigre et blond, nerveux et transpirant, qui se tenait au bout d’une file d’hommes plus costauds que lui. J’étais le plus rapide coureur de la ligue et de l’avis de tous, le plus mauvais plaqueur. Je courais très vite chaque fois que j’avais le ballon. La peur et la vitesse m’avaient fait accepter dans l’équipe.

    Chaque année à Pâques, mon équipe descendait vers le sud, le long de l’autorouteInterstate 89 pour aller jouer au Manhattan Rugby Club, une institution historique de New York et le plus vieux club de rugby des États-Unis. Ce club possédait un bout de terrain sur l’île de Rikers dans l’East River. Nous jouions à l’ombre d’une prison géante, doublée d’un établissement psychiatrique, qui ressemblait plus à un long, étroit et haut édifice de logements sociaux, perdu quelque part dans un quartier en ruine, qu’à un pénitencier. Entourés de clôtures barbelées, nous jouions à deux pas de 10 000 détenus. Pas une fois nous ne pensions à la souffrance qui devait régner là, à côté de nos jeux; nous ne faisions que des blagues à propos de bagnards fous et de l’horrible nourriture des prisons.

    Chaque personne de notre équipe logeait chez un membre du Manhattan Rugby Club, une étrange collection de travailleurs de la construction, d’écrivains, d’enseignants et de vendeurs d’assurances qui s’étaient tous épris de ce sport brutal joué surtout dans des lieux fort éloignés de New York. Un de mes hôtes était un trentenaire aux cheveux sombres et bouclés et à la moustache en poignée de bicyclette qui avait un emploi, disait-il, que seulement deux douzaines de personnes possédaient, en ce temps-là, en Amérique. C’était en 1980. Armé d’un doctorat en psychologie de l’Université de Pennsylvanie, une école de l’Ivy League des élites, une des meilleures du pays: il était consultant en jury.

    «La paye est fantastique», s’exclamait-il devant une bière et un spaghetti. «Je travaille autant du côté de la poursuite que de la défense.» Les avocats le payaient une fortune pour évaluer si un juré risquait de condamner ou d’acquitter un accusé. Ses riches clients imaginaient qu’il disposait d’un système mathématique sophistiqué pour déterminer si un juré potentiel pouvait avoir de l’empathie pour un accusé. Mais son système aux résultats si formidable était beaucoup plus simple.

    «Supposons que je travaille pour la défense», disait-il. «Je cherche alors des jurés qui ont eu la vie dure. Des gens qui ont divorcé ou qui ont perdu un parent lorsqu’ils étaient jeunes. Des petits entrepreneurs qui peinent à payer leur hypothèque. Des gens qui travaillent à leur compte. Des célibataires. Des artistes. N’importe qui avec des tragédies dans son passé. Des gens qui ont connu des faillites ou des maladies. Ceux-là ont plus de chance de sympathiser avec une personne accusée d’un crime. Ils savent que la société fait des erreurs, et que les gens sont humains, en fin de compte.»

    Et lorsqu’il travaillait du côté de la poursuite? «Si je veux condamner quelqu’un, expliquait-il, je cherche les jurés ceux qui travaillent pour de grandes institutions ou entreprises. Ceux qui n’ont jamais perdu de parent, qui n’ont jamais souffert d’un divorce. Ces gens croient que la vie est juste. Ils n’ont pas besoin d’être riches. Seulement d’avoir été chanceux dans la vie. Ils font confiance aux institutions. La société a fonctionné pour eux.» Ils font partie des chanceux, de ceux qui ressentent moins de compassion pour les malheureux. Mon hôte travaille rarement pour la poursuite. Travailler pour la défense rapporte beaucoup plus.

    Cette perspicacité a valu à mon hôte un grand appartement dans la plus importante ville de la Terre. Depuis cette nuit à New York, je ne me suis plus jamais demandé pourquoi beaucoup se soucient des pauvres, des malades, des sans-abri, des malades mentaux et même des prisonniers. Et pourquoi d’autres ne s’en soucient pas. Avec leurs doctorats.

    Le lendemain, au cours du jeu, un coéquipier me passe le ballon. Je le reçois en plein visage. «Sors la tête de ton derrière!» me crie mon capitaine.

    «Désolé!» que je lui réponds. J’avais le regard fixé sur la prison de Rikers Island.

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      The Social Eyes: l’Éditeur

      The Social Eyes

      Note de l’Éditeur

      En 2015 paraitra notre nouveau magazine: The Social Eyes.

      Raymond Viger        dossier Médias et publicité 

      anglais magazine prévention sensibilisationVous le savez sûrement, Colin est incarcéré à la prison de Cowansville depuis plusieurs années. Il est maintenant rédacteur en chef d’un magazine d’information et de sensibilisation, The Social Eyes.

      livre_teammates colin mcgregor author journalist bookJ’accompagne Colin depuis plus de 5 ans. J’ai été son rédacteur en chef. Il est devenu le traducteur de mon roman L’amour en 3 Dimensions (Love in 3D) ainsi que de mon guide d’intervention auprès de personnes suicidaires (Quebec Suicide Prevention Handbook). Nous avons ensuite publié un de ses romans en solo (The Teammates). Nous avons un long cheminement ensemble et je suis fier du travail qu’il accomplit, autant dans sa vie qu’auprès des autres détenus.

      Il est vrai que Colin McGregor est le rédacteur en chef du magazine, mais je suis son éditeur et superviseur et je demeure présent dans sa vie, autant personnelle que professionnelle. La nomination de Colin à ce poste est exceptionnelle. Notre revue a à cœur de représenter tous les aspects sociaux: dont le milieu carcéral bien souvent ignoré par les autres médias. Ces mêmes médias qui pourtant doivent représenter cette société qu’ils reflètent.

      colin-mcgregor-journaliste-prison-auteur-anglophoneNous sommes fiers d’avoir dans nos rangs Colin McGregor qui maintenant occupera le poste de rédacteur en chef de The Social Eyes. S’il débute ce nouvel emploi depuis la prison de Cowansville, sachez que dans quelques années il sera libéré et prendra pleinement sa place parmi nous.

      Notre organisme intervient dans différents milieux depuis près de 23 ans. Je vous remercie pour la confiance que vous nous portez. Je vous remercie d’accueillir et d’accepter nos membres tels qu’ils sont.

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      Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

      Le livre est disponible au coût de 4,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet.

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      Colin McGregor  prison de Cowansville            Dossier Prison

      La nuit s’étend sur la cour de la prison. Le lampadaire haut de 100 pieds (30 mètres) jette une lueur orangée sur le pavage où je marche. Un détenu de longue durée émerge de l’ombre – grand, squelettique, au visage plein de cratères et ombragé comme un masque. Il vient vers moi et me tire par la manche.

      «Merde», soupire-t-il. «As-tu entendu parler de ce qu’ils vont faire, maintenant?» Puis, en un staccato rapide, il répète les nouvelles à propos de la plus récente loi du gouvernement. Je n’entends pas ce qu’il me dit. Ma pensée s’embrume et se ferme aux mauvaises nouvelles.

      «C’est terrible», dis-je en hochant la tête, «mais je dois y aller.»

      Il me crie ces paroles, alors que je retourne à ma cellule: «Es-tu vraiment branché sur ce qui se passe?»

      Je me retourne et lui crie à mon tour: «Non, pas vraiment. Passe une bonne soirée!»

      Je suis un introverti. Un anxieux. J’ai lutté toute ma vie contre cette condition. Je lis, j’écris, j’évite les nouvelles à la télé. Surtout en ce moment. À l’école, j’étais celui que les durs enfermaient dans un casier pour s’amuser. À l’université, par contre, les intellos régnaient. À travers nos épaisses lunettes, nous voyions des gens comme nous et nous relaxions. Maintenant, je suis en prison. C’est comme si j’étais revenu au secondaire.

      Mon programme en 12 points m’offre une prière réconfortante: «Mon Dieu, donne-moi la sérénité d’accepter ce que je ne peux pas changer, le courage de changer ce qui peut l’être et la sagesse de discerner l’un de l’autre.» Reconnais les choses que tu ne peux pas contrôler dans ta vie, et arrête de t’en faire avec elles. En prison, à peu près tout se retrouve dans la catégorie de ce qui échappe à notre contrôle. Et pourtant, je demeure un introverti prudent. Je lis dans ma cellule, alors que les gens dans la cour bavardent à propos de sports, de gardiens et de politique.

      L’Évangile de Matthieu était au programme d’une soirée d’étude biblique à la chapelle. Dans Matthieu, chapitre 6, verset 27, Jésus dit, selon notre traduction: «Ce n’est pas en vous faisant du souci que vous pouvez ajouter un seul jour à votre vie!» Tout le cercle des participants acquiesce. «Pourtant, je m’inquiète encore», nous dit le prêtre. «Je sais que c’est inutile, mais je ne peux m’en empêcher.» Même les prêtres ne peuvent s’empêcher de désobéir à Jésus sur ce point.

      Dans son livre à succès «Quiet» (The Power of Introverts: La force des introvertis), traduit en 30 langues, Susan Cain écrit à propos de sa propre introversion. Elle nous présente Jerome Kagan, un psychologue de 82 ans, qui a passé sa vie à étudier l’introversion. Dans son laboratoire de Harvard, Kagan a établi ceci: les personnes introverties sont plus sensibles. L’amygdale est une partie de notre cerveau (ne pas confondre avec l’amygdale de la gorge) qui s’est développée bien avant notre capacité de penser. C’est un noyau primitif que nous partageons avec les lézards et les souris. L’amygdale d’un enfant timide, observée sur un scanneur, clignote plus furieusement lorsque l’enfant est exposé à de nouveaux visages, de nouveaux lieux et de nouvelles sensations. En grandissant, cet enfant deviendra un adulte sensible, intelligent et introverti. Les recherches de Kagan montrent que les introvertis ressentent les choses plus fortement, qu’ils sont plus impressionnables et qu’ils pensent de manière plus profonde. On naît introverti, on ne le devient pas.

      Susan Cain se plaint que les introvertis sont sous-estimés dans notre société. Les gens tranquilles réussissent bien dans les tâches qui demandent de la concentration : les arts, la mécanique, la résolution d’énigmes, l’écriture. Nous, les introvertis, sommes mis de côté par ceux qui parlent plus fort et qui prennent les commandes. On donne l’huile à la roue qui grince.

      À chacun sa nature. Introvertis ou extravertis, artistes ou vendeurs. Nous avons besoin l’un de l’autre. Si personne ne se fait de souci, si le monde est dominé par l’intrépidité et l’optimisme, si personne ne s’adonne aux tâches qui ne peuvent être accomplies que dans le silence et la tranquillité… nos banques tombent, notre environnement devient poussière, nos trains déraillent et explosent. Comme l’écrit l’auteur néerlandais Frederick van Eeden: «le soleil accepte bien de passer par les petites fenêtres.»

      Dans l’intimité de ma cellule, étendu sur mon lit de camp, je ferme le livre Quiet et leNouveau Testament, j’éteins ma lampe de chevet et je m’endors. Pour un temps, je ne me soucie plus de mes soucis.

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      An Anglophone, a professional journalist, a teacher and a prisoner for 22 years…

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      colin-mcgregor-journaliste-prison-auteur-anglophoneRaymond Viger auteur journaliste rédacteur en chef média magazine revueEnjoy our tale of the quest, the human thirst, to find light from within the darkness. Set in Montreal, this is a tale for everyone, young and old, prisoner and free.

      Colin                                                                                      Raymond

      L’Amour en 3 Dimensions (français), Love in 3D (anglais).

      l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelleLa relation à soi, aux autres et à notre environnement

      Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les évènements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

      L’histoire est une source d’inspiration pour découvrir, d’une façon attrayante et amusante, une nouvelle relation avec soi-même et son environnement. Bonne lecture et bon voyage au pays de Tom.

      Le livre est disponible au coût de 19,95$.

      Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009 Par Internet:
      Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

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      Quebec Suicide Prevention Handbook

      Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

      Prévention et intervention du suicide

      Après le guide en français, l’adaptation anglophone par Colin McGregor.

      Raymond Viger Dossier Suicide

      Quebec Suicide Prevention HandbookLes succès du guide de prévention du suicide en français nous ouvrait la porte pour que notre ami Colin McGregor en fasse une adaptation en anglais et nous présente The Quebec Suicide Prevention Handbook.

      Initialement, le livre portait comme titre The Suicide Prevention Handbook. Mais Colin a insisté pour que nous rajoutions que le guide a été écrit au Québec. Au Québec, nous avons développé une intervention exemplaire et reconnu à travers le monde.

      De plus, Colin a aussi insisté pour que nous développions la plateforme pour offrir les livres en version électronique. Le tout est maintenant disponible sur notre site Internet. Le fait d’avoir développé la version électronique pour The Quebec Suicide Prevention Handbook, cela nous a permis de l’offrir pour d’autres livres tel que le premier livre adapté par Colin, Love in 3 D ainsi que le guide Référencer son blogue… un mot à la fois.

      Éventuellement d’autres livres des Éditions TNT trouveront une place en version électronique. Nous vous tiendrons au courant au fur et à mesure de leur disponibilité.

      En Anglais: Quebec Suicide Prevention Handbook.

      En Français: L’intervention de crise auprès d’une personne suicidaire.

      Pour voir le catalogue complet des livres des Éditions TNT.

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      Invitation à Steven Spielberg

      Prochainement dans une salle près de chez vous

      Un prochain film de Spielberg

      LOVE in 3 D, l’adaptation anglophone de Colin McGregor du roman L’Amour en 3 Dimensions.

      Raymond Viger Dossiers Croissance personnelle, Livres

      An invitation to Steven Spielberg. Thank you to contact me. Ask me to send you our book LOVE in 3 D. It will be a pleasure to do so. For all people who know or who know someone who know Steven Spielberg, thank you to transmit the invitation.

      Steven_Spielberg_Masterclass_Cinémathèque_Française film cinemaOn dit que nous sommes à 6 clics de toute personne sur cette planète.

      J’en profite donc pour demander aux 5 personnes qui me séparent de Steven Spielberg de m’inviter à lui faire parvenir le livre LOVE in 3 D, traduit et adapté par Colin McGregor.

      Depuis qu’un auteur a fait parvenir à Spielberg un manuscrit et qu’il a été actionné pour plagiat, pour éviter de telles poursuites, Steven Spielberg refuse tout manuscrit ou livre.

      Je dois donc attendre patiemment que M. Spielberg m’invite à lui faire parvenir une copie de LOVE in 3 D. Puisqu’il ne me reste que 30 ans avant de prendre une semi retraite, je me dois d’être pro actif et de m’assurer que ces 5 personnes qui me relient à M. Spielberg soient elles aussi dans l’action! Merci de vous activer sur vos claviers.

      The Suicide Prevention Handbook

      love in 3 d amour dimensions colin mcgregor livre anglais book auteurAvec Colin McGregor, nous finalisons la publication de notre deuxième livre en anglais en duo : The Suicide Prevention Handbook.

      Nous sommes à finaliser l’achat électronique du livre. Une brillante idée de Colin McGregor qui ne cessait de répéter que les intervenants anglophones étaient très friands des livres d’intervention pouvant être téléchargé sur les tablettes.

      Teammates

      Le prochain livre en anglais sera le livre Teammates. La première publication en solo de Colin McGregor.

      Teammates est un livre que j’ai dévoré pendant de trop courtes vacances. J’ai tellement apprécié la lecture du roman de Colin que je lui ai offert d’en faire l’adaptation en français. Je ne mets pas encore de date sur ce nouveau projet à venir mais cela pourrait être une belle activité pour mes prochaines vacances.

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      Photo de Steven Spielberg: Romain Dubois

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