Une décision imminente de Québec ouvrirait la porte au pétrole des sables bitumineux de l’Alberta

Sables bitumineux

Une décision imminente de Québec ouvrirait la porte au pétrole des sables bitumineux de l’Alberta

Dossier Équiterre

Québec, le 12 novembre 2009 – Alors que le ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs s’apprêterait à donner le feu vert à une composante du projet Trailbreaker, Équiterre et Nature Québec demandent à la ministre Madame Line Beauchamp de soumettre le projet à une enquête du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE).

En mai dernier, et malgré une vive opposition de résidents de Dunham, la Commission de protection du territoire agricole autorisait l’usage de terres à des fins autres qu’agricoles pour la construction d’une station de pompage sur l’oléoduc Montréal-Portland, une composante essentielle à la réalisation du projet Trailbreaker.

Par ailleurs, la direction de la Montérégie du MDDEP est à analyser une demande d’autorisation de Pipe-lines Montréal ltée., requise pour la réalisation de son projet en vertu de l’article 22 de la Loi sur la qualité de l’environnement. D’autres composantes de ce projet seront aussi vraisemblablement autorisées de façon isolée.

De l’avis des co-demandeurs, le processus actuel d’autorisation à la pièce des diverses composantes du projet Trailbreaker ne permet pas de bien en saisir les enjeux et d’en évaluer les impacts. Selon Hugo Séguin, coordonnateur aux Choix collectifs d’Équiterre, «seule une enquête indépendante du BAPE donnerait au gouvernement du Québec les éléments nécessaires à une prise de décision éclairée». Christian Simard, directeur général de Nature Québec, ajoute qu’«un débat doit être entrepris sur la raison d’être de ce projet dans le contexte énergétique québécois que l’on connaît et pour évaluer les répercussions que ce projet pourrait avoir sur le bilan québécois des émissions de gaz à effet de serre».

M. Séguin d’Équiterre s’étonne de voir le gouvernement du Québec dire une chose et s’apprêter à faire son contraire «Le gouvernement du Québec dit vouloir être un leader en énergies renouvelables et en même temps, il pourrait autoriser la venue au Québec d’un pétrole hautement polluant(1). On doit faire preuve de cohérence et ne pas se faire complices de la destruction environnementale qui se passe en Alberta».

Rappelons que le projet Trailbreaker de la société Enbridge prévoit l’envoi de plus de 200 000 barils par jour (b/j) de pétrole provenant des sables bitumineux de l’Alberta vers Montréal-Est. Une partie de ce pétrole, environ 80 000 b/j, pourrait y être raffiné et le reste serait acheminé à Portland dans l’état du Maine via l’oléoduc Montréal-Portland qu’exploite Pipe-lines Montréal ltée.

(1) Les émissions de GES du cycle de vie complet d’un baril de pétrole (du puits aux roues) sont de 10% à 40% plus élevées pour un pétrole provenant des sables bitumineux que pour un pétrole de source conventionnelle. Cette différence est mesurée aux étapes d’extraction, de valorisation et de raffinage.

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L’avion plus vert que le train?

L’avion plus vert que le train?

Paul-André Gilbert

(Agence Science-Presse) – Les moyens de transport les plus énergivores ne sont pas nécessairement ceux qu’on croit. Par exemple, voyager en avion peut consommer moins d’énergie que le train! Ce constat surprenant provient de deux chercheurs de l’Université de Californie à Berkeley qui ont développé une méthode pour calculer l’impact environnemental réel de quatre moyens de transport courants, le train, l’avion, l’autobus et l’automobile.

Mikhail Chester et Arpad Horvath expliquent qu’il faut regarder plus loin que le tuyau d’échappement. Outre l’énergie consommée par l’entretien, l’extraction de matières premières, la construction et le carburant, ils ont calculé combien de passagers chaque automobile, avion, autobus ou train aura à transporter au cours de sa vie. Ils ont également pris en considération combien les infrastructures qui leur sont associées, c’est-à-dire les rails pour les trains, les routes pour les automobiles et les autobus et les aéroports pour les avions, seront utilisés pendant leur vie utile.

C’est ainsi que lorsqu’ils additionnent ces nouvelles sources de pollution, ils en arrivent à la conclusion qu’il faut doubler les émissions de gaz à effet de serre d’un voyage en train et augmenter d’un tiers celles associées à l’automobile. L’avion est le mode de transport qui s’en sort le mieux avec entre 10 et 20 % d’augmentation, parce que voyager en avion nécessite beaucoup moins d’infrastructures.

La palme du plus polluant revient à l’automobile. Seul l’autobus en dehors des heures de pointe, un moment où il y a peu de passagers, est considéré plus nocif. L’émission de gaz à effet de serre par passager est huit fois plus élevée que lorsqu’il est rempli à pleine capacité.

Réfléchir avant d’agir

À la lumière de leurs résultats, les deux chercheurs proposent aux gouvernements désireux de réduire les gaz à effets de serre d’y penser à deux fois avant d’investir dans de nouvelles infrastructures de transport. Le train par exemple ne serait pas la panacée que croient les environnementalistes. Certes, les émissions par passager d’un train sont moindres qu’avec l’automobile ou l’avion, par contre plus de la moitié des émissions reliées à son cycle de vie proviennent du développement et de l’entretien des infrastructures qui lui sont indispensables.

Il faut aussi tenir compte de la façon dont on produit l’électricité. Dans un État comme le Massachusetts qui tire 82% de son électricité des combustibles fossiles, il deviendrait plus avantageux de faire le trajet entre la banlieue et le centre-ville dans un Boeing 747 plutôt qu’en train!

Bref, pour mettre en place des moyens de transport qui seront véritablement verts et efficaces, il faudra utiliser des stratégies qui prendront en considération toutes ses composantes. Du début de sa vie jusqu’à sa fin.

 

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