Même combat pour les trans et les homosexuels?

La cause trans encore marginalisée

Oppression des genres

Sophie Laisney. Dossier HomosexualitéSexualité

«Les mouvements trans en sont au même point que l’étaient les mouvements homosexuels dans les années 70», déclare Gabrielle Bouchard du Centre de lutte contre l’oppression des genres. «GRIS-Montréal, par exemple, leur travail est très important, mais ce qu’ils ont réussi à bâtir date des années 80. C’est-à-dire une structure, une connexion, des réseaux qui leur ont permis d’avoir des connaissances dans le financement.»

Anonymat des trans

artistes urbains street art underground illustrateur t-shirtL’Aide aux trans du Québec (ATQ), principal organisme de soutien à la communauté, n’a pas la pleine capacité de s’organiser pour obtenir les moyens financiers. De plus, les personnes trans  quittent le milieu communautaire une fois que leur transformation est complétée. «Ce n’est pas le même problème, lorsqu’un homosexuel fait son coming-out. Il est homo pour le reste de sa vie. Une personne trans, une fois que sa réassignation est terminée, il n’a pas envie d’être un transsexuel toute sa vie. Désormais, il est une femme ou un homme. Ils veulent vivre un certain anonymat», raconte Marie Houzeau de GRIS-Montréal.

L’ATQ, fondée au début des années 80, est tenue à bout de bras par sa fondatrice Marie-Marcelle Godbout. Après plus de trente ans, l’ATQ ne bénéficie toujours pas d’un financement continu. L’organisme fonctionne principalement grâce au bénévolat. La question des personnes trans et ses revendications sont isolées au sein de la communauté homosexuelle et bisexuelle.

Exclusion des trans

De nombreux organismes qui militent pour la cause homosexuelle et bisexuelle ne prennent peu ou pas en compte les souffrances liées aux personnes trans. «L’expérience des transgenres est complètement différente. Si notre organisme doit faire des interventions concernant les transgenres, il faudrait que nous développions nos connaissances. Même les organismes qui se consacrent à la transsexualité ne sont pas unanimes; certains veulent qu’on s’intéresse à leur cause, d’autres considèrent que ce n’est pas à nous de le faire», affirme Marie Houzeau.

Ainsi, des clivages se créent au sein des diverses communautés LGBT (lesbiennes, gays, bisexuels et trans). Gabrielle Bouchard évoque des organismes homosexuels et bisexuels qui ne parlent pas de la communauté trans par souci de «stratégie».

La voix des trans

Néanmoins, la représentante du Centre de lutte contre l’oppression des genresn’oublie pas de nommer les organismes qui font avancer la cause des personnestrans. «La coalition des familles homoparentales», qui a pour principal partenaire l’ATQ et le Conseil québécois LGBT en fait partie. «Steve Foster est sûrement celui qui a fait le plus de chemin dans sa pensée personnelle, mais aussi dans les actions de son organisme. Il utilise son privilège de président du Conseil québécois pour faire entendre les voix des personnes trans.» Steve Foster, dans le cadre du Conseil québécois LGBT, sensibilise énormément aux droits des personnes trans et les a joint à la cause des gays, lesbiennes et bisexuelles. 

Illustrations Cyril Blanchard du Café Graffiti

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Diversité sexuelle et la bisexualité

Diversité identitaire et sexuelle

Bisexualité: Refuser de rentrer dans une case

Sophie Laisney. Dossiers HomosexualitéSexualité

«J’ai fait mon premier coming-out à 18 ans, après être tombée amoureuse de ma meilleure amie», raconte Émilie (prénom fictif) qui a 31 ans aujourd’hui. «Le second, j’avais 23 ans, quand j’ai définitivement compris que j’étais toujours attirée par les garçons.» Émilie n’est pas «redevenue» hétérosexuelle, elle est attirée par les deux sexes, elle est bisexuelle.

bisexualité sexualité différence sexuelle sexeD’une famille tranquille de la banlieue nord, assez traditionnelle, les questionnements sur l’identité sexuelle ne faisaient pas partie du lot quotidien de la jeune fille. Pourtant, elle s’est lancée et a fait sescoming-outs, avec crainte, mais la famille les a toujours très bien acceptés. «Plus tard, ils m’ont tout de même avoué que ça leur avait fait un choc, mais ils me l’ont caché pour me protéger. Le plus important pour eux était que je sois heureuse», dit-elle en souriant.

Choisir son «camp»?

«Être bisexuelle, dans ma tête, ça n’existait pas, il fallait que je me décide.» Bisexuelle: une identité qu’elle assume très bien aujourd’hui, pourtant ça n’a pas toujours été le cas. Pensant être «anormale» durant des années, Émilie était persuadée qu’elle devait «choisir son camp», faire comme tout le monde, être hétérosexuelle ou homosexuelle. L’entre-deux n’était pas possible.  Mais 5 ans après son coming-out, lorsqu’elle tombe en amour avec un garçon, elle ne peut pas se résigner à «retourner» vers les gars et «redevenir» hétérosexuelle aux yeux de tout le monde: «C’est comme si je retournais en arrière. J’aurais fait toutes ces démarches pour rien, et j’aurais donné raison à tous les préjugés.» Quels préjugés? Ceux qu’elle a pu entendre dès son premier coming-out: «T’es ben trop belle pour être lesbienne. C’est parce que tu n’as pas trouvé le bon gars.» Mais pas question pour elle de s’empêcher d’avoir des sentiments pour quelqu’un afin de rentrer dans une «case», elle aime les filles et les garçons.

Les clichés sur la bisexualité

bisexualité sexualité différences sexuelles sexe homosexualité homosexuel«Mais je pense sincèrement qu’il arrive que certains disent au début être bisexuels dans l’espoir que leur homosexualité soit mieux acceptée, c’est comme une transition.» La discrimination envers les bisexuels (biphobie) serait présente dans la communauté homosexuelle, considérant les bis comme des personnes «pas branchées», c’est-à-dire pas en accord avec leur orientation sexuelle, ou qui n’assument pas leur homosexualité tout simplement. «Il y a aussi des personnes qui se pensent homosexuelles depuis très longtemps et finalement, tombent amoureuses d’une personne du sexe opposé. Il leur arrive d’être rejetées par des personnes de leur communauté. Comme si l’orientation sexuelle devenait une « revendication ». Tu es une minorité, et si tu retournes dans le mainstream (la majorité), c’est comme si tu trahissais ta communauté et que tu choisissais la voie de la facilité.»

Origine de l’homophobie

Mais l’homophobie en général, même si elle régresse selon Émilie, reste toujours présente, mais de façon plus «subtile». «L’homophobie, c’est surtout des commentaires, des propos gênants, des regards. Mais dans le fond, c’est une peur, une insécurité, car ça touche beaucoup à la question du « genre ». Si tu es un homme et que tu aimes un homme, tu ne peux pas être un vrai homme. C’est pareil pour les femmes. Il y a un idéal des deux sexes qui n’est pas respecté, ça crée de l’incompréhension et de la frustration, ce qui mène à l’homophobie. Je pense que les nouvelles générations sont beaucoup moins homophobes, et c’est grâce à de nombreux organismes qui « éduquent » les jeunes  sur la question de l’homophobie.»

Bisexualité plus visible

La bisexualité est presque «invisible» dans nos sociétés. Les deux orientations sexuelles majeures que sont l’hétérosexualité et l’homosexualité s’affichent clairement. On ne suppose pas que des personnes puissent être bisexuelles dans un couple hétéro ou homo. Mais de nombreux organismes œuvrent à mettre en avant cette orientation pour mieux la comprendre. Le Groupe de recherche et d’intervention sociale (GRIS), par exemple, recrute de plus en plus d’intervenants bisexuels pour les ateliers scolaires.

Explication de la bisexualité :

Selon Bi Unité Montréal (association des bisexuel(le)s de Montréal):

Une personne bisexuelle, tout comme bien d’autres personnes hétérosexuelles ou homosexuelles adopte une grande variété de styles de vie. Les bisexuel(le)s, tout comme les homosexuel(le)s et les hétérosexuel(le)s ont diverses façons de vivre leur sexualité.

Contrairement au mythe populaire, une personne bi n’a pas besoin d’être impliquée sexuellement simultanément avec les deux sexes. En fait, plusieurs personnes s’identifiant bis ne s’engageront jamais dans des rapports sexuels avec l’un ou l’autre sexe, comme c’est le cas pour les hétéros ou les gai(e)s. L’attirance pour un être n’implique pas nécessairement une relation sexuelle. Comme plusieurs hétéros ou gai(e)s, les bis choisissent de vivre une relation à long terme avec un seul partenaire.

Certains bisexuel(le)s pourront vivre en mariage ouvert qui permet les activités sexuelles avec d’autres individus. Ils pourront former un trio ou vivre leur sexualité avec plusieurs personnes.

Il est important d’avoir la liberté de choisir le genre de sexualité ou d’émotions qui conviennent aux personnes impliquées, peu importe leur orientation sexuelle.

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Quand le Sida frappe encore!

Le témoignage de Michel

SIDA L’ENNEMI INCONNU

Dominic Desmarais Dossiers MTS-SidaSexualité

sida-tue-encore-vih-mts«Je suis une erreur.» Michel, 62 ans, parle ainsi de sa naissance sans la moindre amertume. Il est conscient d’être venu au monde comme un objet de marchandage, pas par désir de le mettre au monde. Sa mère, amoureuse de son géniteur, est tombée enceinte dans l’espoir que son ventre rond et son contenu décident son amoureux à rester près d’elle. «Ce ne fut pas le cas. Ma naissance, c’est comme une imposture.»

Un enfant libre

Fils d’une barmaid incapable de s’en occuper, il a été recueilli très tôt par le frère de son géniteur qui lui, se faisait discret. Le petit Michel savourait sa liberté en toute insouciance. «À cinq ans, je partais de chez mon oncle, à Rosemont, pour aller voir ma mère dans ce qui est aujourd’hui le Village. Je me promenais, ma clé au cou, à n’importe quelle heure du jour ou du soir.» Alors que sa grande sœur et son grand frère, de 8 et 9 plus âgés, sont cloîtrés au pensionnat, lui parcourt la ville, libre comme l’air. Il vit comme un adulte dans un corps d’enfant. Il va voir sa mère au bar où elle travaille, se mêlant avec la faune qui y traîne.

À 12 ans, il se sent attiré par l’un de ses professeurs. «Je fantasmais. C’est par lui que mon éveil sexuel s’est fait.» Michel se rend compte de son homosexualité comme d’autres réalisent avoir les yeux bleus. Il ne se sent pas coupable de son orientation sexuelle. Au secondaire, bien que les autres élèves connaissent son penchant pour les hommes, il ne subit pas d’intimidation. Il est protégé. «Je n’ai pas eu de représailles. Parce que j’avais beaucoup de liberté, je passais pour un délinquant aux yeux des autres. Pour leurs parents, je passais pour un être anormal parce que personne ne s’occupait de moi. Ma liberté attirait les autres délinquants de l’école et, inconsciemment, ils me protégeaient. Je passais pour eux alors que les autres élèves en avaient peur.»

Si certains le regardent vivre sans attaches avec méfiance et consternation, le jeune Michel ne se sent pas incompris. Il vit sans se poser de questions, à l’abri du regard des autres. C’est sa protection naturelle. Michel commence à fréquenter les bars gais. Il fait la rencontre d’un homme dans la trentaine avec qui il expérimente pour la première fois les plaisirs de l’amour. Il a 12 ans. Avec un haussement d’épaule, il réalise 50 ans plus tard, qu’il vivait une relation avec un pédophile. Michel, très jeune, ne se sentait pas l’âme d’un enfant. Il ne se cachait pas de vivre cette relation qui, pour lui, coulait tout naturellement. «Mon petit ami venait me chercher à l’école. Les délinquants, en le voyant arriver, disaient: aïe Michel, ton chum est arrivé. Ce n’était pas méchant de leur part!»

Un adulte qui se cherche

Au début de la vingtaine, Michel tourne en rond. Il est insatisfait de sa vie insouciante, sans but. Ce qui l’animait depuis sa tendre enfance commence à lui peser. Que peut-il bien faire de cette liberté? Michel part en voyage pour se ressourcer. Il veut visiter l’Europe, pensant

s’arrêter trois mois en Suisse. «J’y suis resté huit ans! J’ai rencontré un homme et je suis tombé en amour!»

La bougeotte de Michel se calme. Il s’ancre à un endroit. Il en profite pour trouver ses réponses. Il fait un baccalauréat à l’Université de Fribourg en pédagogie. Son diplôme en poche, le jeune homme se trouve un emploi l’amenant à travailler avec des enfants en difficultés, des mésadaptés sociaux, des enfants de prostituées. Le contact auprès des jeunes le nourrit et l’éprouve à la fois. Avec son amoureux, il habite dans un petit village alpin de 400 âmes. «Au village, on me voyait me promener avec mon amoureux. Ça se savait que j’étais gai et que je travaillais avec des enfants. Il n’y avait aucun préjugé, je pouvais être moi-même.»

Après sept années d’union, c’est la séparation. Michel s’éloigne et s’installe à Genève pour y travailler dans le même milieu. Mais la métropole de la Suisse ne lui plaît pas du tout. «C’est la ville que j’ai haïe le plus au monde. Il n’y a que des organismes, c’est trop déshumanisé.» Au travail, on se pose des questions sur son orientation sexuelle. Puis, un collègue se met à lui faire peur. «Il me disait: je t’ai vu rentrer dans un bar gai. Tu n’es pas censé être là. Je te conseille de ne plus y retourner.»

Michel ayant passé à côté du rejet et des insultes dans son enfance, se sent intimidé pour la première fois de sa vie. Il vit avec la peur d’être dénoncé. Dans les années 1980, en Suisse, l’homosexualité est un motif de congédiement immédiat lorsqu’on travaillait avec des enfants. La cruauté de l’enfance ne l’a pas touché mais le voilà rattrapé par celle du monde des adultes. Michel est dans la trentaine et, pour la première fois de sa vie, il se referme dans sa coquille. Au travail, il pense constamment à la menace qui pèse sur lui. À chaque réunion d’équipe, il se demande si son homosexualité va être déballée sur la place publique. Il devient de plus en plus introverti. Il a peur d’aller dans les bars gais, de s’afficher avec un homme. «Ça m’empêchait d’être moi, ce que j’étais, de vivre au grand jour. À Genève, une ville où tu es anonyme, il fallait que je le reste encore plus.»

Michel n’en peut plus. Lui, pour qui vivre seul et insouciant était un mode de vie, a besoin de racines. Il ne se sent ni Suisse ni Canadien. Il cherche son identité. Il quitte Genève pour fuir le chantage exercé sur lui avant d’être rongé de l’intérieur.

L’exil

Après un exil de huit années en Suisse, Michel rentre au Québec en 1980. Il a quitté l’Europe et, avec elle, son travail d’intervenant auprès des enfants. Michel repart à neuf, à la recherche d’une nouvelle vie. Il touche un peu de tout, sans trop se brancher. Il renoue avec la communauté gaie et, comme pour ses emplois, il va de relations en relations.

L’insouciance dure quelques années. Jusqu’à ce que le sida fasse son coming out dans les années 1980. Michel, qui vient d’entamer une relation amoureuse, a peur. Il va passer des tests de dépistage pour savoir s’il porte cette maladie qui, à l’époque, menait vers une mort assurée. «À partir de ce moment, je me suis toujours protégé. Mais j’ai vécu beaucoup d’angoisse. J’avais peur d’être malade, peur de mourir. Je suivais constamment l’évolution du virus, qu’est-ce qui est dangereux, qu’est-ce qui ne l’est pas.»

Accompagner la mort

Ses tests s’avèrent négatifs. Michel peut souffler un peu. Mais la maladie rôde près de lui, touchant son neveu, qu’il décide d’accompagner en l’accueillant les weekends chez lui. Son neveu perd sa mère au moment où la maladie fait ses ravages. Au salon funéraire, il s’ouvre à son oncle: Le prochain, c’est moi.» Michel est sous le choc. «J’ai réalisé qu’il allait vraiment mourir, que je vivais mes derniers moments avec lui. Je me suis rapproché encore plus de lui.»

Le sida est apparu sans crier gare, prenant au dépourvu la communauté scientifique et médicale. Il n’y a aucun remède, la trithérapie ralenti le développement du virus, elle ne guérit pas. Seul l’AZT, un antiviral conçu pour traiter le cancer, contrôle le système immunitaire, mais provoque d’importants effets secondaires comme la diarrhée et l’anémie. Quand des taches noires apparaissent sur la peau de son neveu, Michel sait que la fin est proche. Les douleurs physiques se font plus intenses. Il n’y a rien à faire. «Je pouvais seulement être présent à ses côtés, l’écouter. Je vivais beaucoup d’impuissance et de colère. J’avais l’impression de me battre contre un fantôme.»

Alors qu’il accompagne son neveu vers la mort, Michel s’implique auprès d’organismes communautaires gais pour combattre le sida. Les débuts sont difficiles. Comme le virus a pris tout le monde par surprise, il n’y a aucun plan d’établi, aucune coordination. Les ressources manquent. «À cette époque, il y avait beaucoup d’ostracisme envers les gais. Nous étions rejetés.» La communauté homosexuelle se sent seule à se battre contre la mort. Un fort sentiment d’impuissance est vécu au sein des organismes d’aide. «Il y a eu beaucoup de burn-out. Les gens voulaient sauver les malades mais comment faire quand tu te bats contre un fantôme? Tout ce que nous pouvions faire, c’est de la prévention. Notre colère a été beaucoup, beaucoup refoulée. C’était comme une guerre contre un virus qui n’était pas apparent, transparent. Et il n’y avait pas de solution, juste un aboutissement, la mort.»

Coming out d’une communauté

Intimidés par un adversaire inconnu et indestructible, les homosexuels se mobilisent. De cet affrontement inégal naît une solidarité. «La fierté gaie est apparue grâce au sida. C’est comme si nous avions combattu ensemble, que nous avions gagné une guerre face à la maladie et la société. C’est le sida qui nous a forcés à sortir du placard. Tout le monde apprenait que nous existions. Nous étions actifs et quand tu es actif, tu vis. C’est une contradiction parce que le sida apporte la mort mais il nous a donné la vie.»

La bataille contre le sida a laissé des traces. Michel a pris conscience de ses failles en relation d’aide. La difficulté à admettre son impuissance et la colère qui en a résulté l’a remis en question. Comment exprimer son vécu et aider les autres à exprimer le leur? Lui qui, pourtant, avait étudié et travaillé en relation d’aide, éprouvait des frustrations. Plutôt que de retourner suivre des cours, il a décidé d’ouvrir sa propre école. «Je voulais être plus efficace à aider l’autre à être mieux. Je suis parti avec mes bases et j’ai tenté de les améliorer en harmonisant l’irrationnel et le rationnel.» Mais elle devient trop grosse pour cet homme qui préfère la simplicité. Michel décide de passer à autre chose.

Michel est retourné au communautaire pour tâter, cette fois, des problèmes de santé mentale. Puis, en entendant parler de la violence contre les gais dans les écoles, il a changé de voie en travaillant avec un organisme de prévention, le JAG (Jeunes Adultes Gai(e)s). Il y restera jusqu’à ce que la vie l’appelle ailleurs.

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Les orientations sexuelles: on a tous des reproches à se faire

Les orientations sexuelles: on a tous des reproches à se faire

Robin Drevet  Dossier Homosexualité

La décision de faire un billet sur les orientations sexuelles me vient de réflexions de plusieurs semaines.

Je ne vais pas faire un rappel de qui peut être quoi et comment on le devient, je pense que tout le monde est déjà plus ou moins au courant.
Je voudrais plutôt aborder les difficultés ressenties par toute personne qui se découvre que ce soit hétérosexuelle, homosexuelle ou bisexuelle.
Pour cela je vais les voir les unes après les autres.

L’hétérosexualité

Commençons par l’hétérosexualité. Cela peut paraître étrange mais il y a de nombreuses difficultés aujourd’hui à vivre une vie épanouie hétérosexuelle. Bien sûr, l’épanouissement y est plus simple, l’acceptation ne pose pas de complications particulières non plus. Pourtant, la société nous impose des comportements contre lesquels il est souvent bien dure de se révolter.

La question de l’hypersexualité et de la question de la femme en est une première. La petite fille se voit souvent enfermée dans le modèle de la Femme hétérosexuelle comme un objet qu’il soit de désir ou de service. Le garçon se voit presque imposé d’avoir sa première relation sexuelle avant l’âge adulte ou de mentir pour ne pas rester «le puceau» de son groupe d’amis (voir le nombre de films fait sur cette problématique). L’homme reste aussi enfermé dans des règles hétérosexistes qui se sont vus révélées par la montée des courants féministes ces 30 dernières années. Car finalement, vouloir exposer sa virilité, se montrer puissant et protecteur, chercher l’affrontement, est ce un réel choix ou des comportements imposés par des normes dont le non-respect entraîne des conséquences gênantes, voir désastreuses (raillerie, confiance en soi, estime, suicide…)?

L’homosexualité

Pour ce qui est de l’homosexualité, il y a trois aspects principaux à observer.

Tout d’abord, se l’assumer à soi, cela rejoint un peu le dernier point soulevé sur la question de l’hétérosexualité, lorsqu’un homme ou une femme se sent attirer par des personnes de même sexe que lui, il/elle se sent étranger, rejeté(e) même si ce n’est pas le cas, et souvent, il y a une période de refus de l’accepter car il faut alors désapprendre ce qui a été enseigné.

Après l’avoir assumé en soi, il faut pouvoir le dire autour de soi, souvent en premier à des amis proches, puis à sa famille. Mais de nombreux facteurs se mettent en opposition: religion, morale, préjugés, incompréhension, peur… et c’est dans ces périodes qu’on voit les plus hauts taux de suicide dans la jeunesse.

La dernière étape, c’est de la vivre cette homosexualité, et malgré les avancées incontestables faites dans de nombreux pays, l’homophobie est toujours fortement présente. De plus, le monde homosexuel n’est pas toujours simple à aborder. C’est le paradis de l’individualisme, du paraître, de l’inconscience permanente et de l’éphémère, mais ne pas le fréquenter, c’est se créer des difficultés sur la possibilité de trouver un partenaire, et malgré Internet et la multiplication des sites de rencontre, la solitude sentimentale est très forte chez les homosexuels (plus souvent homme que femme), solitude se renforçant fortement dépassé l’âge de 30 ans.

La bisexualité

Le dernier point et non le moindre qu’est la bisexualité n’est pas un mélange des deux premières orientations. Il en existe plusieurs, certaines personnes sont à dominante hétérosexuelle, d’autres homosexuelle, et les facteurs du désir physique et de la relation sentimentale fait beaucoup varier la façon de vivre leur sexualité. Les hétérosexuels voient souvent les bissexuels comme des personnes qui veulent être à la mode (la femme bisexuelle est souvent vue comme une «salope» tandis que l’homme s’assume rarement). Quant aux homosexuels, ils rejettent les bissexuels car vus comme des homos qui ne s’assument pas.

En bref cette dernière orientation est souvent niée, rendant l’existence de ces personnes encore plus difficiles.
A cela s’ajoute le certain manque de satisfaction avec l’un ou l’autre des partenaires, surtout qu’on ne trouve pas les mêmes attentes selon le sexe du partenaire. De plus, les relations sociales sont rendues plus difficiles d’accès car on croit toujours à une certaine ambiguïté.

La sexualité de tous

Pour conclure, on peut donc dire que les orientations sexuelles sont en changement constant de leur identité, dans une construction permanente les unes par rapport aux autres. Et c’est lorsque que chacune d’entre elles s’acceptera dans ses différences et ses complémentarités que les inégalités et l’épanouissement pourra se faire. Tout le monde y sera gagnant. La diversité sexuelle est un trait normal de la vie en générale qu’elle soit animale ou humaine, et sur ce point, nous avons encore beaucoup à parcourir par rapport à nos amis à poils, à plumes etc.

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Hip-Hop et homosexualité: coming out du rappeur Lunatique

Hip-Hop et homosexualité: coming out du rappeur Lunatique

Robin Drevet    Dossiers Hip Hop et Homosexualité

 

On pourrait penser qu’à l’âge de 30 ans notre vie commence à être stable et arrive à une certaine maturité, pourtant le jeune rappeur Éric Pelletier dont le nom de scène est «Lunatique», recommence la sienne. Il y a trois ans, Éric a fait son coming out auprès de ses amis, sa famille et du milieu artistique dans lequel il évolue, le Hip-Hop.

Cet artiste québécois est sur la route depuis plus de 10 ans. Il a commencé sa carrière dans l’organisation d’événements, avant de se lancer lui-même dans la vie de rappeur. Il compte actuellement à son actif deux albums et deux vidéoclips. À côté de sa vie d’artiste, il anime une émission de radio sur CHOQ.FM. Ces textes reflètent souvent un rejet du système et de la société dans laquelle il vit tout en affirmant «même si le monde te juge, faut pas que ça t’empêche d’avancer.»

Homosexualité: embûches du coming out

lunatiqueConscient de son homosexualité depuis son enfance, son parcours pour s’assumer et s’affirmer a été laborieux et parsemé d’embûches. Élevé dans une famille qui possède un point de vue répandu, «ils tolèrent mais faut pas trop que j’en parle», Éric s’est longtemps senti dégoûté par sa propre orientation sexuelle jusqu’à même ressentir de la culpabilité lors de ses premières relations avec des hommes.

Artiste homosexuel

Il y a trois ans, il a osé s’affirmer et, depuis, sa manière d’appréhender la vie, de voir les gens, a beaucoup changé. Il se sent même investi d’une mission. «Les gens ne le réalisent pas. Les hétérosexuels n’ont pas besoin de dire qui ils sont, ils le sont», confie le rappeur.

Conseils pour le coming out

Éric estime de son devoir de personne publique de sensibiliser les personnes autour de lui. C’est sa mission. Il veut donner des conseils aux jeunes pour faire leur coming out. «Montrer aux gens que je m’accepte, cela peut les aider», explique-t-il.

GRIS-Montréal et éducation sexuelle

Pour arriver à ses fins, il a pris contact avec l’association GRIS-Montréal, qui travaille dans les écoles, pour parler de ces sujets trop peu souvent abordés dans les cours d’éducation sexuelle. «Il y a encore beaucoup de préjugés, alors que chaque personne a au moins une personne dans son entourage qui est homosexuelle», s’exclame t-il.

Homosexualité en région rurale

Malheureusement, ce genre d’organisation existe surtout en ville, mais peu dans les régions où, par expérience, Éric s’est aperçu que l’homosexualité était bien plus dure à vivre. Encore que souvent, en ville, les écoles refusent d’ouvrir leur porte à ce type d’activité présentée par GRIS. «On a envie de le dire à tout le monde, de ne plus avoir peur des autres, de se sentir bien», se désole le jeune homme.

L’homophobie du Hip-Hop:

Lunatique a aussi un projet artistique. Il aimerait s’attaquer aux préjugés avec son prochain album. Montrer qu’on peut être un rappeur identifié Hip-Hop et homosexuel. «Je ne fréquente pas beaucoup le milieu homosexuel. Le Village n’est pas le meilleur moyen de s’intégrer. Mais on s’y sent comme dans une famille car on a besoin de partager avec des gens qui peuvent nous comprendre.»

Rap et homosexualité

C’est au sein de son milieu artistique, le Rap, qu’il a ressenti le plus de difficultés avec son coming out. «Des gens ne me parlent plus à cause de ça. Certains n’osent même pas me dire que ce que je fais leur plaît.» Ses relations autour de lui ont changé: «Dès que tu parles à un gars, il pense que tu es en train de le cruiser», déclare t-il.

Festivals homosexuels

Mais Éric demeure optimiste. «Le temps fera que ça ira mieux.» Il pense aussi aux opportunités artistiques que cela peut lui donner, par exemple participer à des festivals homosexuels. Mais lorsqu’on lui demande s’il va collaborer avec des personnes qui évoluent dans le rap plus contestataire, comme la française Keny Arkana, il reste conscient que toutes les causes sont bien distinctes. «Pour aider les autres, il faut d’abord s’aider soi-même.»

Homosexualité: profilage et stéréotypes

Les deux communautés dans lesquelles il évolue sont diam étralement opposées et pourtant les deux sont victimes de profilage et de stéréotypes souvent abusifs. On peut espérer qu’Éric arrivera à faire le pont entre les minorités qui ont tout à gagner dans l’entraide plutôt que dans le dénigrement. Son nom de scène le présente comme ayant la tête dans les étoiles mais il a bien les pieds sur terre.

Le site myspace de Lunatique: http://www.myspace.com/lunatiquerap

GRIS-Montréal

Le GRIS-Montréal est le plus important organisme de démystification de l’homosexualité en milieu scolaire au Québec. Ses 130 bénévoles sont invités par des écoles, principalement de niveaux secondaire et collégial, pour témoigner de ce qu’ils ont vécu et de ce qu’ils vivent encore aujourd’hui comme gais ou lesbiennes et pour répondre aux différentes questions des jeunes sur l’homosexualité. L’organisme effectue aussi des travaux de recherche sur l’homophobie en milieu scolaire.

Contact : http://www.gris.ca

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Témoignage sur l’implication bénévole

benevolat-benevole-implication-jeune La récompense – Regard sur des gens de cœur
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-Découvrir sa communauté, donner un sens à sa vie…
-Briser son isolement et celui d’autrui.
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S’impliqer c’est trippant et ça mérite d’être vécu. 25$

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
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Michelle Blanc à Tout le monde en parle: nouveau visage de la blogosphère

Michelle Blanc à Tout le monde en parle: nouveau visage de la blogosphère

Raymond Viger

Dossier Internet, Michelle Blanc. Tout le monde en parle.

Le passage de Michelle Blanc à l’émission de Guy A. Lepage, Tout le monde en  parle, vient de changer à tout jamais la blogosphère.s671641575_1396

Deux sujets ont marqué le débat. La transexualité de Michelle Blanc et les blogues. En ce qui concerne la transexualité de Michelle Blanc et de son passage de Michel à Michelle, je me contenterais ici de souligner le courage de Mme Blanc dans son processus de coming out et de sa transformation. J’y reviendrais plus en profondeur dans un autre billet.

Le hasard que Mme Pauline Marois soit restée et que Michelle Blanc ait pu aborder la réalité et le potentiel des blogues a été déterminant. La blogosphère ne sera plus la même. Je suis convaincu que Michelle Blanc, en quelques minutes à peine, vient d’ouvrir d’importantes portes.

Les gestionnaires en communication se sont fait rappeler à l’ordre en se faisant décrire ce qu’est un blogue et son potentiel. Les liens que Michelle Blanc a su nous montrer avec le blogue du nouveau président des États-Unis, Barack Obama permet aux blogues de prendre toutes ses lettres de noblesses.

Les retombés que les blogueurs pourront en tirer sont encore inimaginables. Moi le premier. J’ai un blogue sur la prévention du suicide. En moins d’un an de travail, c’est près de 150 000 visites de personnes suicidaires et déprimées qui viennent commenter mes textes sur le suicide. J’en étais rendu à présenter les résultats aux différentes instances politiques et communautaires. Avec la présentation de Mme Michelle Blanc, l’accueil qui sera réservé à ma présentation risque d’avoir une meilleure écoute sur le potentiel de prévention et d’intervention que  nous pouvons atteindre avec cet outil.

Michelle Blanc aura possiblement changé le travail politique des prochaines années. Tous les politiciens se retrouvaient sur l’Internet, mais sans comprendre comment utiliser les blogues pour se rapprocher des citoyens. Michelle Blanc vient de lancer le mode d’emploi. Certains politiciens auront compris le message et vont « tisser » les liens nécessaires pour créer une nouvelle démocratie.

Merci Michelle Blanc pour ce passage à Tout le monde en parle. Votre passage aura été un moment historique et qui va changer l’environnement politique, démocratique et communautaire.

Merci à Guy A. Lepage pour avoir invité Michelle Blanc à votre émission.

COMMENTAIRES SUR MICHELLE BLANC ET SON PASSAGE À TOUT LE MONDE EN PARLE

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VIH, Sida, homosexualité et suicide: quand la publicité nous marginalise

VIH, Sida, homosexualité et suicide: quand la publicité nous marginalise

Robin Drevet

                   Dossier Homosexualité    Dossier MTS-Sida, Publicité

En prenant le métro ce matin, j’ai été interloqué par une publicité affichée sur les murs. On y voit pas grand chose par contre on peut y lire : test VIH gratuit, résultat en 30 minutes pour les hommes gays.

544248_45834745 Je me suis senti mal devant cette pub et le message qu’elle peut transmettre, en particulier avec l’histoire du SIDA telle qu’on la connaît.

Lorsque l’on découvre le SIDA dans les années 80 (ou du moins la maladie), les médias la surnomme le cancer gay, pendant longtemps la population pense que cette maladie concerne uniquement les homosexuels.

On associe rapidement ces pratiques sexuelles et la toxicomanie (une des sources de transmission du virus), la défense de ce groupe s’organise vite en particulier avec Act Up et d’autres organisations, elles dénoncent le retour d’un moralisme des conservateurs qui jugent que la maladie est un cancer qui punirait les homosexuels !

Mais le mal est fait, et encore aujourd’hui le SIDA est souvent assimilé à la population homosexuelle. Cette stigmatisation a rendu compliquée la vie de nombreuses personnes et de nombreux jeunes se retrouvent avec une difficulté supplémentaire lors de leur Coming Out (annonce à son entourage de son homosexualité) avec des parents inquiets de voir leur progéniture tomber malade.

Il est vrai que lorsque la maladie s’est déclarée, la communauté homosexuelle a été touchée plus durement, et la cause est les moeurs de la communauté qui a une tendance à pratiquer leur sexualité avec de nombreux partenaires. Pourtant on remarque que la sensibilisation a été rapide dans ce milieu et que l’épidémie a vite régressé pour s’étendre à la population hétérosexuelle et en dehors de la sexualité (toxicomanie).

Et c’est aujourd’hui que l’on remarque que cette stigmatisation a été mauvaise  autant pour les gays que pour les autres, car la sensibilisation dans les milieux hétéros et toxicomanes est beaucoup plus faible, il y a seulement peu de temps que les pharmacies (du moins en France) fournissent des kits sains 565244_76738308(aiguille et seringue propre et préservatif), peu de temps que l’on voit des campagnes de sensibilisation pour les hétéros.

Je ne dis pas que les homos sont devenus sains et fiables mais connaissant bien cette communauté, je n’en ai pas rencontré un seul qui ne sache pas les moyens de transmissions, ce qui est fréquent parmi mes connaissances hétérosexuelles.

Alors lorsque je vois des publicités proposant les tests de dépistages gratuits pour les homosexuels, j’aimerai savoir ce que pense un gamin de 14 ou 15 ans qui voient cette affiche dans le métro, dont les connaissances sur la maladie sont plus que vagues :

– S’il est hétéro, ce sera “cool apparemment cela ne me concerne pas vraiment.”

– S’il est homo, ce sera “comment annoncer à mes parents que je suis homosexuel, est ce une maladie?”

On demande encore aujourd’hui pourquoi en France plus d’1/3 des suicides sont liées à l’orientation sexuelle ? C’est vrai ça, pourquoi ??

PS La publicité dont il est question a été réalisé à la demande de la Clinique L’actuelle où travaille le docteur Réjean Thomas. Nous avions déjà fait un reportage sur Réjean Thomas et sur une autre publicité concernant le Sida.

1095705_83196012 Ressources:

Pour le Québec: 1-866-APPELLE (277-3553). Site Internet. Les CLSC peuvent aussi vous aider.

La France: Infosuicide 01 45 39 40 00. SOS Suicide: 0 825 120 364   SOS Amitié: 0 820 066 056

La Belgique: Centre de prévention du suicide 0800 32 123.

La Suisse: Stop Suicide

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Crédit photo: Lioness65

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l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelle L’amour en 3 dimensions. Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les événements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

Le livre est disponible au coût de 19,95$.

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Les adieux de Nathalie Simard

Les adieux de Nathalie Simard

Raymond Viger          Dossier Nathalie Simard

Plusieurs médias ont annoncé la retraite de Nathalie Simard dans l’industrie du Show Business.

Après un long silence, un silence qui tue, en 2003 Mme Simard fait son coming out et dénonce les abus sexuels qu’elle a subi de la part de son gérant et pédophile Guy Cloutier. S’en suit un procès éprouvant. Il ne faut vraiment pas banaliser la charge émotive d’un tel procès médiatisé pour une victime d’abus sexuel.

À la fin du procès, s’enchaînera à un rythme d’enfer: entrevues médiatiques, lancement d’un livre, création de la Fondation Nathalie Simard, séries de conférences sur les abus sexuels à travers le Québec, une chicane familiale… Un retour à la vie publique dès plus essoufflants.

Ensuite Nathalie Simard planifie son retour à la chanson, sa carrière, sa raison d’être professionnelle. Épuisement, fatique, panique… Les détenteurs de billets pour une tournée trop « booké » pourront se faire rembourser. Nathalie Simard quitte la vie publique, se retire.

Cela n’est pas sans me rappeler plusieurs histoires qui ont certaines similitudes. Un parent qui a perdu en enfant par suicide, une femme qui perd sa soeur dans une tuerie, un père qui a perdu sa fille au main d’un meurtrier, un père dont son fils s’est suicidé à cause du jeu compulsif, un joueur compulsif qui a survécu a une tentative de suicide, un homme séropositif… Lise Mondor, Heidi Rathjen, Pierre-Hugues Boisvenu, Sol Boxenbaum, Did Tafari Bélizaire, François Blais… Et j’aurais pu mettre une quantité énorme de noms.

Lorsque nous traversons des événements qui nous sont pénibles, il n’est pas rare d’observer qu’une des réactions est de vouloir sauver le monde et tous les autres qui passent par les mêmes souffrances que nous. Nous devenons hypersensibles. La cause prend le dessus. Au départ, la mission que l’on se donne peut être une forme de thérapie. Elle peut aussi rapidement devenir un fardeau lourd à porter. Très lourd.

J’ai vu des gens vouloir partir des fondations et des organismes d’intervention. Des gens qui ont fait un burn out, d’autres qui se sont suicidés. Par respect pour les survivants, je ne mettrais pas de noms sur ces victimes qui sont devenues leurs propres bourreaux.

Je suis content d’apprendre que Nathalie Simard a su se respecter et mettre des limites. Question de se respecter. Question de respecter toutes les victimes d’abus sexuels qui se sont reconnues en elle et qui n’auraient pas pu survivre à un burn out qui aurait pu amener à son suicide.

Merci Mme Simard de prendre soin de vous.

autres textes sur le suicide:

autres textes sur sexualité

VOS COMMENTAIRES SUR LES ADIEUX DE NATHALIE SIMARD.

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CD Rap music Hip Hop de la scène de Montréal

cd-rap-music-rappeur-musique-hip-hop-dj-mana-sp-manspino-dynastie-des-morniers CD de musique Ill Legal. Compilation de rappeur et rap music Hip Hop avec Chilly D, DJ Mana, L’intrus, Shades of culture, SP, Patrick Batemen, 01 Étranjj, Ninja P, Virus, Vulguerre, Chance Won, Erratum, Son 2 PT, Manspino, Dynastie des Morniers. 9,95$

Tél: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
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S’ouvrir aux différences sexuelles

S’ouvrir aux différences sexuelles
Julie Rhéaume, Vol 14-2

L’homophobie fait encore des ravages. On croit la société plus ouverte, mais les préjugés demeurent. Dans les écoles, plusieurs jeunes, gais ou non, continuent de se faire traiter de «fifs»! Les formateurs des Groupes de Recherche et d’Intervention Sociale (GRIS) vont dans les écoles ou rencontrent des professionnels de la santé afin de démystifier l’homosexualité et de lutter contre les préjugés. Entretien avec Karine, intervenante du GRIS de Québec.

«GRIS-Québec, c’est une communauté d’apprentissage. C’est merveilleux, humain. Ce n’est pas un groupe de services. Quand on commence à s’y impliquer, on vit une prise de conscience rapide. On y retrouve plusieurs modèles homosexuels, bisexuels ou hétérosexuels ouverts», explique Karine, une intervenante sociale dans la vingtaine, qui se définit comme bisexuelle.

La jeune femme, qui détient un baccalauréat en travail social et un certificat en sexualité humaine, a débuté comme bénévole dans la région Chaudière-Appalaches il y a deux ans. Elle faisait de la démystification dans les écoles et y rencontrait des jeunes pour parler de son cheminement. «On ne parle pas de sexe, on parle d’amour. On doit d’abord parler d’amour», explique Karine.

En juin 2004, elle a été embauchée comme intervenante au Groupe de Recherche et d’Intervention Sociale gais et lesbiennes de Québec, afin de donner de la formation aux professionnels de la santé et des services sociaux. En même temps, Karine vivait une relation avec une fille et a commencé à fréquenter la communauté gaie. Elle est salariée, mais fait toujours du bénévolat pour l’organisme. «Le travail me donne davantage que ce que, moi, je donne au travail», lance la jeune femme.

La société québécoise peut sembler plus ouverte, mais l’homophobie sévit toujours. Ça peut aller de «l’hétérosexisme», le fait de présumer qu’une personne est automatiquement hétéro, explique Karine, jusqu’à la violence et aux insultes.

«Au Québec, on a fait des choix politiques sur la définition du mariage, par exemple. Les gens pensent donc que la société est plus ouverte. Ce n’est que de la tolérance!

Les jeunes, qui sont le reflet de la société, pensent que celle-ci est par conséquent plus ouverte, ils font donc leur coming-out jeunes… Sauf qu’ils n’ont pas encore les outils pour accepter les conséquences de cette sortie au grand jour.

Les jeunes ont besoin de modèles positifs. Un jeune, gai ou non, qui se fait traiter de fif va connaître des problèmes émotifs. Les garçons vivent davantage de la violence physique: l’homosexualité fait référence à la féminité, et donc, à la faiblesse. Et les plus homophobes, ce sont ceux qui ont peur d’être gai!»

«Du côté des filles, la violence est davantage verbale. Chez les filles homosexuelles, on associe la notion de force.»

Les professionnels de la santé et des services sociaux doivent solliciter de façon individuelle les services et les formations du GRIS Québec. Cependant, certains ont encore des préjugés ou sont tout simplement débordés et décident de ne pas suivre les formations. De telles ressources constituent pourtant un atout majeur pour tout intervenant qui veut être mieux outillé pour répondre aux besoins de sa clientèle.

GRIS Québec
Le GRIS de Québec a été fondé en 1996, deux ans après celui de Montréal, pour démystifier l’homosexualité et contrer l’homophobie. Les activités et services offerts peuvent varier selon les régions.

Le GRIS de Québec propose des activités dans les écoles secondaires, auprès des professionnels de la santé et des services sociaux, et dans le milieu universitaire. Il compte plusieurs bénévoles, qui participent à l’accueil, la formation et aux activités de démystification.

Il y a aussi :
• L’Accès: un milieu de vie où les jeunes de 14 à 25 ans, gais, lesbiennes, bisexuels, ou en questionnement, peuvent se rencontrer, discuter et faire des activités.
• Les réseaux Alliés: professionnels de la santé, des services sociaux, de l’éducation et des organismes communautaires pour l’accompagnement et le soutien.
• Les groupes OSER (Orientation Sexuelle, Estime de soi et Respect), qui sont des groupes de discussion et d’entraide.

GRIS Québec: (418) 523-5572 info@grisquebec.org

GRIS Saguenay-Lac-Saint-Jean http://www.rc02.com/gris02

GRIS Chaudière-Appalaches http://www.francite.com

GRIS Montréal: (514) 590-0016 http://www.gris.ca

Autres textes sur la Sexualité.

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Battle breakdance hip hop des meilleurs breakers de Montréal

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Vidéo VHS, compétition de break-dance.

Skywalker, Omegatron, Psycho Red, Silo, Trackmaster, Strike 3, Jayko Superstar, Speedy, Place Pieces (Maximum Efficiency), Tiger, Dj Frank Boulevard, Dj Devious.
Vidéo VHS 25$

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Video.html
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