10 millions versés au gouvernement par les communautaires

Créer une richesse communautaire

Création d’emplois

Raymond Viger     Dossier Communautaire, Économie

Je viens de l’entreprise privée. J’y faisais d’excellents revenus. Avec mes différentes entreprises, j’ai investi dans le communautaire et les grandes causes sociales.

J’étais déçu de voir que malgré les outils que je donnais au communautaire (main d’oeuvre, entrepôts, camions, argent, locaux…) les opportunités et le transfert de connaissance, rien ne levait. Je pouvais donner 10 000$ et le monde du communautaire ne réussissait qu’à en faire 2000$ avec! Rien de rentable. Rien de productif. Rien d’attrayant.

financement communautaire social financerUn jour j’ai décidé de faire un virage vers le communautaire. Pas dans une période où je serais arrivé avec mes gros sabots et mon argent. Une période où je suis arrivé avec rien. Prêt à repartir en neuf avec la volonté d’intervenir et de démontrer que la prévention peut être payante.

Sans subvention, l’organisme aura créé une cinquantaine d’emplois. Pour plusieurs, des assistés sociaux à qui nous leur avons montré un emploi et les engageons.

Nous payons différentes formes de taxes, impôts et charges sociales. Ainsi, ce sont plus de 10 millions de dollars que nous avons fait parvenir aux 3 paliers de gouvernement depuis la création de l’organisme.

financer communautaire financement social prévention interventionEt ça ne fait que commencer. Pour l’instant, nous ne voyons que la pointe de l’iceberg. Nous travaillons à intensifier notre soutien aux autres organismes communautaires et pouvoir les soutenir dans leur financement.

Dans cette période d’austérité que les gouvernements nous ont préparé;

Dans cette période où les grands projets comme la Fondation Lucie et André Chagnon n’ont pas réussi à démontrer leur point;

Notre organisme travaille à développer une 3e voix de financement pour le communautaire. Les années à venir seront intéressantes à observer.

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Fondation Lucie et André Chagnon et le Commensal

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Publicité D’un couvert à l’autre: être un entrepreneur communautaire

D'un couvert à l'autre livre bistro le ste-cath journal de la rue Café GraffitiLe livre retrace les 25 ans d’histoire de l’organisme Journal de la Rue, les principaux évènements que l’organisme a traversé et parle avec émotions et réalisme de la réalité de l’intervention auprès des jeunes.

Une section est dédiée au dernier projet de l’organisme, le bistro Ste-Cath, l’histoire quotidienne de ce lieu mais également la relation entre les artistes et le public, notamment Elizabeth Blouin-Brathwaite, Pascal Dufour, Sule Heitner, B.U, Davy Boisvert,…

Une co-publication entre Delphine Caubet et Raymond Viger. Photographies Georges Dutil. Une couverture de l’artiste Geneviève Lebel. Le livre est disponible en édition de luxe (30 pages en couleur) à 24,95$ ou en noir et blanc à 19,95$ (plus 4,95$ taxe et livraison). Aux Éditions TNT. (514) 256-9000.

Autres livres pouvant vous intéresser:

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Assemblée Nationale: Médaille à Raymond Viger

Carole Poirier remet le titre à Raymond Viger

Raymond Viger  Dossiers CommunautairePolitique

IMG_0485-2Automne 2015, en toute discrétion, Carole Poirier m’avait préparé une surprise. La remise de la médaille de l’Assemblée Nationale.

Recevoir un prix c’est intéressant. Ça permet de nous encourager de continuer encore un peu plus. Recevoir un prix quand on ne l’a pas demander, c’est encore plus touchant et intéressant.

Recevoir ce prix juste avant ma convalescence me permet de mieux accepter ce temps d’arrêt que je dois m’imposer après un quart de siècle d’intervention.

Merci Mme Poirier pour cette délicate intention fortement appréciée.

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Les livres de Colin McGregor

Journaliste dans divers médias à travers le pays; Halifax Daily NewsMontreal Daily NewsFinancial Post et rédacteur en chef du Montreal Downtowner. Aujourd’hui, chroniqueur à Reflet de Société, critique littéraire à l’Anglican Montreal, traducteur et auteur aux Éditions TNT et rédacteur en chef du magazine The Social Eyes.

Parmi ses célèbres articles, il y eut celui dénonçant l’inconstitutionnalité de la loi anti-prostitution de Nouvelle-Écosse en 1986 et qui amena le gouvernement à faire marche arrière. Ou encore en Nouvelle-Écosse, l’utilisation répétée des mêmes cercueils par les services funéraires; scoop qui le propulsa sur la scène nationale des journalistes canadiens.

love-in-3dLove in 3D. Enjoy our tale of the quest, the human thirst, to find light from within the darkness. This is a tale for everyone, young and old, prisoner and free. Love in 3D.

Une traduction de L’Amour en 3 Dimensions.

teammate roman livre book colin mcgregorTeammates Three teenage friends on a college rugby team in the shrinking community of English Montreal – three friends each facing wildly different fates. This is the story of Bill Putnam, whose downward trajectory we first begin to trace in the late 1970s, and his friends Rudy and Max.

Teammates, their paths will cross in ways they never dreamt of in the happier days of their youth.

quebec-suicide-prevention-handbook-anglais-intervention-crise-suicidaireQuebec Suicide Prevention Handbook

Le suicide dérange. Le suicide touche trop de gens. Comment définir le suicide? Quel est l’ampleur du suicide? Quels sont les éléments déclencheurs du suicide? Quels sont les signes avant-coureurs? Comment intervenir auprès d’une personne suicidaire? Comment survivre au suicide d’un proche?…

Ce guide est écrit avec simplicité pour que tout le monde puisse s’y retrouver et démystifier ce fléau social.

En français. En anglais.

Magazine The Social Eyessocial-eyes-web

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

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Chante pour une cause

Bistro le Ste-Cath présente

La revanche du communautaire

Avec Pascal Dufour et ses invités

Raymond Viger Dossiers Commerce équitableCommunautaire

affiche-2-webSamedi le 16 avril. Deux représentations: 14h et 22h. Salle Sylvain-Lelièvre du Cegep Maisonneuve.

Une première pour un concept rassembleur. Une douzaine d’organisme communautaire monte sur scène pour dire qu’ils existent.

Pascal Dufour, membre fondateur du très célèbre groupe Les Respectables (première partie des Rolling Stone). Pascal nous présente, avec son band, des musiques pertinentes à ce concept communautaire.

Un concept novateur, une musique originale, un spectacle que vous n’oublierez pas.

Pascal Dufour profite de l’occasion pour inviter d’autres artistes pour vous en donner plein la vue.

Des billets VIP à 100$, 75$, 50$ et 30$. Billets réguliers à 20$. Réservez dès maintenant pour avoir les meilleurs billets.

Salle Sylvain-Lelièvre du Cégep Maisonneuve
2701 Nicolet. Métro Joliette. Autobus 67.
Informations et achats de billets (514) 256-4467
Vos commentaires sur  La revanche du communautaire
(514) 223-8116
http://www.stecath.com
bistro@le-ste-cath.com

peoples choice choix du public restaurant où manger bonne bouffeMerci à tous nos fidèles supporters non seulement pour votre présence au Ste-Cath mais aussi votre implication sur les réseaux sociaux.

Merci de souligner notre originalité d’offrir 260 spectacles gratuits par année et de reverser 100% des surplus aux organismes communautaires.

Au plaisir de vous revoir en 2016 et de continuer cette belle aventure avec vous.

Pour ne pas manquer les nouveautés, inscrivez-vous à notre info-lettre sur le site http://www.stecath.com ou encore programmation 2016

Merci d’inviter Le Ste-Cath parmi vos amis Facebook: Bistro le Ste-Cath.

Bistro le Ste-Cath

souper spectacle musique chant show event est montréal restaurant où sortir quoi faireUn restaurant, une chaleureuse terrasse. Pour une rencontre entre amis ou en famille, les chefs du Bistro le Ste-Cath sauront vous offrir une cuisine réinventée et originale à un prix abordable.

Situé en plein coeur d’Hochelaga-Maisonneuve, au sud du Stade Olympique, à l’est de PIE-IX. 4264 Ste-Catherine est.

Bistro le Ste-Cath est opéré par l’organisme communautaire le Journal de la Rue. Tous les profits servent à financer notre intervention auprès des jeunes.

Pour informations et réservations: (514) 223-8116 ou bistro@le-ste-cath.com.

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Vincent St-Amour et la détermination d’un jeune

Prix Leviers du ROCAJQ

Vincent St-Amour à l’honneur

Comme chaque année, le Regroupement des organismes communautaires autonomes jeunesse du Québec (ROCAJQ) décerne les Prix Leviers à des jeunes qui se sont distingués par leur implication et leur réussite dans un organisme. Une façon de reconnaitre ces jeunes et leur cheminement.

Pour une meilleure reconnaissance, Reflet de Société a choisi de publier ces jeunes pour souligner leur engagement et leur détermination.

Dossiers Communautairejeunes.

Vincent-St-Amour prix leviers rocajqLorsque nous avons rencontré Vincent, il venait de décrocher de l’école secondaire. Il était dans une phase de questionnements, de révolte et de dévalorisation.

Graduellement, à travers la relation d’aide et son implication dans la vie associative du TRÎL, il s’est découvert un intérêt pour la justice sociale et les enjeux jeunesse.

Au-delà de critiquer et dénoncer les injustices et inégalités sociales, Vincent a participé activement à des discussions et causeries ainsi que des manifestations. Son cheminement l’a mené à s’impliquer au sein du TRÎL comme représentant des jeunes au sein du conseil d’administration.

À travers toutes ces expériences, Vincent est proactif dans ses projets et a repris confiance en lui. Il occupe maintenant un emploi à temps plein à l’épicerie de son quartier et il s’y implique même comme délégué syndical.

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Carte anniversaire, poster, T-Shirt avec impression d’artistes

publicité boutique t-shirts cartes voeux carte anniversaireUne boutique virtuelle toute en couleur pour des produits artistiques originaux.

Une façon originale de soutenir de jeunes artistes dans leur cheminement artistique.

Que ce soit pour une carte anniversaire ou un T-Shirt personnalisé, un CD de musique ou un livre, la boutique des Éditions TNT mérite de faire un détour.

Merci d’encourager les artistes et le Café-Graffiti.

www.editionstnt.com (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009 FREE.cafegraffiti@cafegraffiti.net

Autres artistes de la boutique des Éditions TNT:

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Organismes communautaires: leur autofinancement

Finances communautaires

Le nerf de la guerre

En partenariat avec Ville de Montréal et le Ministère de la Métropole, le Journal de la Rue lance un projet d’autofinancement des organismes communautaires.

Raymond Viger     dossiers Communautaire, Hochelaga-Maisonneuve

financement organisme communautaireAudacieux pour un organisme communautaire de dire que non seulement il réussit à s’autofinancer mais qu’en plus, il va aider les autres à faire de même.

Pourquoi cette vision?

D’une part, depuis déjà belle lurette, le gouvernement se désengage du financement des organismes communautaires. Je ne veux pas faire le procès des différents gouvernements qui se sont succédé, mais ils font ce qu’ils peuvent avec ce qu’ils ont.

D’autre part, les bailleurs de fonds traditionnels pour plusieurs organismes ont moins de budget à offrir ce qui entraîne une majoration énorme des demandes. Résultat, il y a de moins en moins d’organismes qui réussissent à trouver un réconfort financier.

Et plus le gouvernement coupe, plus les bailleurs de fonds alternatifs se trouvent contingentés dans leur distribution de fonds.

Nous sommes conscients que ce ne sont pas tous les organismes communautaires qui peuvent soutenir des activités d’autofinancement. C’est pourquoi nous avons décidé de partager avec la communauté notre expérience, notre savoir-faire ainsi que les outils que nous avons développés dans les derniers 25 ans.

Subvention pour s’autofinancer?

Certains pourraient trouver étrange qu’un organisme non subventionné demande une subvention présentant un projet d’autofinancement du communautaire.

D’une part, cette subvention d’un an couvre 50% du coût du projet. Nous sommes donc financièrement solidaires de ce projet.

D’autre part, pour amener à terme le projet, il nécessite un effort initial pour créer des outils de communication papiers et électroniques, ainsi des déplacements pour le présenter…

Nous visualisons ce projet comme une petite boule de neige que nous ferons rouler du haut d’une montagne. Même si cela nécessite un peu d’énergie pour enclencher le mouvement, nous sommes convaincus que rapidement, il fera boule de neige et que non seulement il ne nécessitera plus d’énergie mais que le projet saura rayonner par lui-même.

Coup de départ

C’est ainsi qu’avec un coup de pouce de la Ville de Montréal et du Ministère de la Métropole, nous pourrons mettre sur pied un projet permanent et autonome qui pourra aider et soutenir un nombre de plus en plus grand d’organisme communautaire et de projets d’intervention.

Nous voulons en faire un projet qui saura se transporter un peu partout à travers le Québec.

Nous sommes convaincus qu’il pourrait être une nouvelle forme d’économie solidaire, une nouvelle richesse communautaire, créant sur son passage des emplois, de lieux de socialisation et de partage.

Logo pirate

Le projet utilise la ressource du Bistro le Ste-Cath. Nous vous en présentons aujourd’hui son nouveau logo pirate.

Parce que nous avons été, nous sommes et nous serons différents de la norme.

Parce que nous sommes un collectif communautaire qui veut redonner à sa communauté.

Parce que notre différence doit être un moteur de développement pour nous et pour notre communauté.

Le Ste-Cath représente un bateau parti explorer de nouveaux territoires, de nouveaux projets, de nouvelles façons de faire… pour le mieux-être de tous.

logo vdem

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Bistro le Ste-Cath
4264 Ste-Catherine est, Montréal (une rue à l’est de PIE-IX)
(514) 223-8116
http://www.le-ste-cath.com
bistro@le-ste-cath.com

Pour ne pas manquer les nouveautés, inscrivez-vous à notre info-lettre sur le site http://www.le-ste-cath.com ou encore programmation 2015

Merci d’inviter Le Ste-Cath parmi vos amis Facebook: Bistro le Ste-Cath.

Bistro le Ste-Cath

restaurant bistro quoi faire soupers spectacles show évents resto est montréalUn restaurant, une chaleureuse terrasse. Pour une rencontre entre amis ou en famille, les chefs du Bistro le Ste-Cath sauront vous offrir une cuisine réinventée et originale à un prix abordable.

Situé en plein coeur d’Hochelaga-Maisonneuve, au sud du Stade Olympique, à l’est de PIE-IX. 4264 Ste-Catherine est.

Bistro le Ste-Cath est opéré par l’organisme communautaire le Journal de la Rue. Tous les profits servent à financer notre intervention auprès des jeunes.

Pour informations et réservations: (514) 223-8116 ou bistro@le-ste-cath.com.

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Prix Leviers: Sylvain Masse et Philippe Couillard

Regroupement des organismes communautaires autonomes jeunesse

Les prix Leviers à l’Assemblée nationale

Raymond Viger  Dossier Communautaire

prix leviers philippe couillard sylvain masse assemblée nationaleLe ROCAJQ a remis les Prix Leviers à une quarantaine de jeunes de partout à travers le Québec. La cérémonie a débuté à l’Assemblée nationale à Québec.

Les Prix Leviers rendent hommage aux succès et aux réussites des jeunes et valorise l’excellence des organismes membres du ROCAJQ.

prix leviers rocajq jeunes assemblée nationaleSylvain Masse a reçu un Prix Levier pour son cheminement et s0n implication au Café Graffiti.

En plus des dignitaires présents, dont le Premier ministre Philippe Couillard, la fille de Sylvain, Imily, a tenu à lui faire une présentation à sa façon. Un témoignage touchant qui a su en rejoindre plusieurs.

jeunes prix leviers rocajq assemblée nationale jeunesseFélicitations à Sylvain Masse pour ton travail et ton implication.

L’an dernier, c’est Johnny Walker Bien-Aimé qui avait été honoré par les Prix Leviers.

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Carte anniversaire, poster, T-Shirt avec impression d’artistes

publicité boutique t-shirts cartes voeux carte anniversaireUne boutique virtuelle toute en couleur pour des produits artistiques originaux.

Une façon originale de soutenir de jeunes artistes dans leur cheminement artistique.

Que ce soit pour une carte anniversaire ou un T-Shirt personnalisé, un CD de musique ou un livre, la boutique des Éditions TNT mérite de faire un détour.

Merci d’encourager les artistes et le Café-Graffiti.

www.editionstnt.com (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009.cafegraffiti@cafegraffiti.net

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Plein emploi vs Revenu minimum garanti (RMG)

Le cri du coeur du communautaire

Pourquoi pas le plein emploi?

On veut sortir le Québec de son marasme financier et économique. Tout le monde tire dans toutes les directions et proposent toutes sortes de projets qui manquent parfois de réalisme. Avons-nous les moyens d’un Revenu minimum garanti (RMG)? Ce n’est pas avec ce billet que je vais me faire des amis dans le communautaire!

Raymond Viger     Dossiers ÉconomiePolitiqueCommerce équitableCommunautaire.

Plusieurs organismes communautaires vont dans la direction de Québec Solidaire et demandent que le Québec se dote d’un Revenu minimum garanti (RMG). J’entends de leur part des propositions qui varient entre 12 000$ et 20 000$ par année.

La question qui tue

On va prendre où l’argent pour financer tout ça? On a beau taxer directement ou indirectement, le Québec n’arrive pas à faire ses frais.

Voici quelques réponses fournies:

Avec un Revenu minimum garanti, les gens vont être plus heureux et moins malades. Donc on va épargner en frais de santé.

Objection votre honneur. Les gains en santé vont arriver dans un moyen à long terme tandis que le coût pour implanter le RMG est à très court terme.

Les gens en étant plus heureux et moins malades vont avoir un meilleur estime de soi et vont se trouver un emploi plus facilement.

Objection votre honneur. L’estime de soi ce n’est pas quelque chose qui répond à un petit bouton que l’on actionne. Si mon estime est dans le 3e sous-sol et que ça fait 10 ans qu’il s’y trouve, fort possible que je vais avoir besoin de plusieurs années de thérapie avant que ça ne commence à remonter… légèrement… pas vite.

On va accompagner le RMG d’un projet d’économie sociale pour créer de l’emploi.

Objection votre honneur. Même financé, même avec l’appui du milieu, je n’ai pas vu beaucoup de projets communautaire réussir à vraiment créer un projet d’économie sociale viable, rentable et capable de changer la couleur économique d’un quartier. Et quand je leur demande c’est quoi le projet d’économie sociale qui va être le moteur économique du RMG je n’ai pas encore entendu de propositions claires, nettes et précises. En tant qu’entrepreneur, si je n’ai pas le feehling d’un bon projet devant moi, je n’ai pas de projet du tout.

On va faire un projet pilote pour expérimenter.

Objection votre honneur. Un projet pilote implique qu’on peut circonscrire dans un espace géographique un événement ou un mode de vie. Dans cet espace contrôlé, observable et quantifiable il faut pouvoir régir les relations des personnes observées. Je ne peux pas donner un RMG à une personne et réussir à l’isoler de ses proches qui eux ne le reçoivent pas. Comment bien comptabiliser les gains en économie sur les frais de santé si je ne peux pas connaître quels auraient été la santé des gens observés s’ils n’avaient pas eu le RMG?

Le plein emploi

Je viens de l’entreprise privée. À partir de rien, j’ai créé des projets qui ont su s’autofinancer, grandir et gagner leur autonomie.

À partir de mes entreprises privées, j’ai tenté de soutenir des organismes communautaires. Malgré les fonds, le personnel, les ressources matérielles et les contacts que je leur donnais, rien ne levait. Même quand tout était financé, ils réussissaient à perdre de l’argent.

Le virage communautaire

J’ai décidé de faire un virage vers le communautaire. Je voulu apporter ma capacité de créer des projets qui s’autofinancent et qui peuvent devenir autonome.

Parce que si on veut que notre société aille mieux, il faut que tout le monde mette les mains à la pâte. On ne peut pas attendre que le gouvernement fasse tout et tout seul. Il n’en n’a ni la capacité, ni les moyens.

Richesse sociale et communautaire

Nous devons travailler à créer une richesse sociale et communautaire. Créer des emplois pour tous. Des emplois non subventionnés capable de payer des charges sociales et des impôts.

C’est dans cette ligne de pensée que notre organisme communautaire a créé, sans subvention, des emplois. Nous avons été une couveuse pour plusieurs entreprises qui ont pu être créé, pour des entrepreneurs qui sont à leur compte et qui gagnent respectueusement leur vie.

Économie sociale

Depuis sa création, ce sont près de 7 millions de dollars que notre organisme a fait parvenir aux différents paliers gouvernementaux. Non seulement ces gouvernements ont reçu de notre part près de 7 millions, mais ce sont des centaines de personnes qui étaient sur l’aide sociale, non employable qui aujourd’hui ont un emploi. Et je le répète, ces emplois sont non subventionnés rémunérés. Il y a ici une économie encore plus grande que les 7 millions qu’on leur a fait parvenir: les montants économisés des prestations d’aide sociale que le gouvernement n’a plus besoin de donner aux gens que nous avons accompagnés et rendu autonomes.

Ça c’est de l’économie sociale. Ça c’est un rendement social. Nous méritons sûrement quelques décorations du genre Ordre national du Québec, Ordre du Canada et quelques diplômes Honoris Causa. Notre action n’est possiblement pas encore suffisamment connu pour qu’ils nous envoient par la poste ces décorations et de notre côté, trop occupé à faire un changement social, nous n’avons pas le temps de remplir de la paperasse pour dire qu’on existe.

Créer une richesse

Tout cela pour dire que nous n’en sommes pas à créer des projets pilotes. Il ne faut pas rêver en couleur avec des augmentations de dépenses sociales. Nous pouvons créer une richesse communautaire avec des projets concrets et réalistes.

La beauté de la chose est l’exportabilité du projet. Mais pour cela il faut un minimum d’entrepreneurship. Il faut accepter de sortir des sentiers battus. Accepter d’être différent. Accepter de prendre des risques et de foncer.

Aider autrui

Avec les outils que nous avons mis en place, nous sommes maintenant à l’étape de pouvoir aider d’autres organismes communautaires à créer un financement indépendant et autonome.

Et aussi surprenant que cela puisse paraître, les gens ne comprennent pas. Les gens n’osent pas avancer. Les gens n’osent pas faire confiance. Quand nous offrons des possibilités de financement à un autre organisme, ceux-ci ont peur. Et ils nous demandent:

Mais pourquoi vous ferions ça? Qu’est-ce que vous avez à gagner de le faire?

Parce que nous voulons faire un changement social et que nous sommes convaincu que nous pouvons aider les autres tout en s’aidant soi-même. Créer une relation gagnant-gagnant. Parce que pour sortir le Québec de son marasme financier et économique, il y a seulement 3 possibilités:

  • Augmenter les revenus
  • Couper dans les dépenses
  • Un mix des 2 premières solutions.

Couper dans les dépenses, cela veut dire congédier du monde et les mettre sur l’assurance-emploi et finalement l’aide sociale. On baisse nos dépenses pour mieux les augmenter. Des gens sur l’aide sociale, n’ont pas les moyens de manger convenablement et d’être heureux dans leur peau. Nous augmenterons à moyen terme nos coûts en matière de Santé. Quand la pauvreté frappe, la criminalité augmente. Nos coûts en matière de Justice et de Sécurité publique vont aussi augmenter.

La solution la plus viable et la plus socialement rentable est de créer cette richesse sociale et communautaire.

Et quand je tente d’expliquer cette philosophie à de futurs employés on me demande:

Pourquoi le faire pour les autres? Pourquoi ne pas créer une entreprise privée et le faire pour nous-même? En tant qu’organisme communautaire, nous n’avons aucune sécurité d’emploi, nous pouvons créer quelque chose et se faire pointer la porte…

En attendant, en plus de notre magazine sur les thématiques sociales, Reflet de Société, nous venons de faire l’acquisition du Bistro In Vivo qui va devenir Bistro le Ste-Cath. dont 100% des revenus serviront à notre intervention sociale et communautaire.

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Par téléphone: (514) 256-9000, ext.: 1-877-256-9009 Par Internet:http://www.refletdesociete.com/abonnement.html Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Carte anniversaire, poster, T-Shirt avec impression d’artistes

publicité boutique t-shirts cartes voeux carte anniversaireUne boutique virtuelle toute en couleur pour des produits artistiques originaux.

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Que ce soit pour une carte anniversaire ou un T-Shirt personnalisé, un CD de musique ou un livre, la boutique des Éditions TNT mérite de faire un détour.

Merci d’encourager les artistes et le Café-Graffiti.

www.editionstnt.com (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009.cafegraffiti@cafegraffiti.net

Autres artistes de la boutique des Éditions TNT:

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Du Guatemala au Liban

Parcours initiatique d’une étudiante à l’étranger

Coopération internationale

Dominic Desmarais       Dossier Communautaire, International, Éducation

Tikal_mayan_ruins_international coopérationNoémie, 26 ans, fait partie de cette génération pour qui la Terre est un terrain de jeu et où les frontières ne sont pas des entraves. Les possibilités de stages internationaux explosent. Mais vivre comme un globe-trotter s’apprend et exige bien des efforts.

Invitée à l’automne 2008 au 40e anniversaire de l’école secondaire Arthur-Pigeon, à Huntingdon, où elle étudie de 1998 à 2002, Noémie se sent interpelée par l’allocution de la nouvelle directrice qui se montre ouverte aux nouveaux projets. Alors étudiante au certificat en coopération internationale à l’Université de Montréal, la jeune femme propose à la directrice d’organiser, pour ses élèves, un stage de solidarité internationale à l’étranger. «J’aurais tellement aimé partir à cet âge-là! C’est ce qui m’a motivée à faire cette proposition.»

Noémie est dirigée vers le directeur adjoint, son ancien professeur de sciences physiques. Pour toute expérience à l’étranger, la jeune femme a passé un été au Mexique en 2008 comme bénévole dans un orphelinat. «Ce n’était pas formel, ça faisait partie d’un voyage touristique personnel. J’ai été déçue. J’avais une idée préconçue de la coopération.» Noémie, qui allait rejoindre un ami mexicain, découvre une culture où elle manque de points de repère. Celui qu’elle pensait connaître au Québec agit différemment dans son environnement, où le rapport entre les sexes se vit autrement. De cette première expérience, elle comprend qu’il serait préférable de partir avec un programme déjà établi. L’improvisation, se sera pour une autre fois.

Destination Guatemala

Antigua_guatemala_ coopération internationale voyageEn janvier 2010, le projet de stage commence à prendre forme. Avec la collaboration de deux professeurs d’Arthur-Pigeon, ils passent en revue les destinations possibles, les conditions du stage et les critères de sélection des élèves. «Horizon cosmopolite», qui propose un stage clé en main est choisi, tout comme la destination: deux semaines d’immersion dans des familles au Guatemala.

Les trois accompagnateurs offrent le projet à tous les élèves du secondaire, en incluant les élèves en cheminement particulier. À la première réunion d’information, 50 jeunes se déplacent. À la deuxième rencontre, 25 se montrent toujours emballés. «On a convoqué une autre soirée où on a passé des entrevues de groupe, des mises en situation. On voulait évaluer si les élèves en cheminement particulier étaient motivés et prêts pour ce type d’expérience. On a constaté que nous n’étions pas outillés pour intervenir auprès d’eux.»

Finalement, aucun élève en difficulté ne s’inscrit, évitant aux trois accompagnateurs une décision difficile. Au total, 16 élèves, de 14 à 17 ans, s’engagent dans l’aventure. Noémie, qui entreprend alors son deuxième certificat en action communautaire, fait la navette entre Montréal et Huntingdon. Pendant 10 mois, le groupe prépare le séjour au Guatemala: formation interculturelle sur l’histoire du pays, sur la mondialisation, sur les chocs culturels, cours d’espagnol et activités de financement sont à l’ordre du jour. Près d’un an où les tentations de décrocher se multiplient pour tout le monde. «En raison de leur charge de travail comme enseignant, il leur était difficile de faire un suivi constant avec moi. Ça pouvait prendre deux semaines avant qu’ils répondent à mes courriels. Délai qui, au début, ne me dérangeait pas trop, mais qui devenait problématique par la suite, parce que les mois s’écoulaient rapidement. Je manquais d’appui et j’ai vu que notre projet était marginal. Même un enseignant a remis en question son implication durant l’été 2010, pour cause d’épuisement professionnel.»

L’argent, nerf de la guerre

Panajachel_calle_santandar_guat guatemala coopération internationaleEn plus d’être exigeant en temps, le stage ne peut se réaliser sans financement. Entre l’emballage dans un commerce de détail, la vente de produits écologiques faits à la main (savons et beurre de karité) et un souper latino, les jeunes et leurs accompagnateurs dépensent beaucoup d’énergie à l’extérieur des cours ce qui soude les liens entre eux. «Les parents aussi se sont impliqués à fond. Au début, ils se disaient que c’était le voyage de leur enfant, que c’était à lui d’y travailler. Mais quand ils ont vu à quel point leur jeune avait à cœur le projet, ils se sont engagés.» Deux semaines avant le départ, le groupe reçoit une subvention du Ministère de l’Éducation pour l’achat des billets d’avion. Cette reconnaissance, qui réjouit les parents, accentue la charge de travail du groupe. «Il a fallu communiquer avec des jeunes de l’école de langue où on allait au Guatemala. Le ministère demandait des preuves d’échanges avec eux. Ça a demandé beaucoup de travail. L’argent, on ne s’en sort jamais. Mais, au retour, l’expérience n’a pas de prix.»

Immersion culturelle

Pendant 10 mois, le groupe suit des cours d’espagnol pour se préparer à vivre chez des paysans guatémaltèques. «À l’arrivée, on a laissé les jeunes avec leurs familles d’accueil. Certains avaient de la difficulté à échanger en espagnol, mais ils n’avaient pas le choix!»

La première semaine, les jeunes participent à des travaux de réfection dans une école, en montagne. «On ne savait jamais ce qu’on allait faire. Ça se décidait le matin même.» Les jeunes vivent un décalage entre la manière nord-américaine de travailler et celle du Guatemala. «Ce qui est important, c’est d’être conscient des différentes façons de faire selon les réalités des gens.» En après-midi, ils se retrouvent devant des enseignants particuliers pour améliorer leurs connaissances en espagnol. Pour les aider, le soir venu, à parler avec les membres de la famille.

En plus de la langue et des habitudes de vie, il y a la nourriture à laquelle chacun doit s’adapter. Malgré tout, les deux semaines passent rapidement. Le dernier soir, lors du souper d’adieu, chaque jeune lit un mot qu’il a composé à l’intention de sa famille d’accueil. En 14 petits jours, les liens se sont tissés serré. «Personne ne voulait rentrer. Ils voulaient tous rester au Guatemala. Deux semaines, c’est trop court. Un an après leur retour, les jeunes continuent toujours de communiquer avec leurs frères et sœurs guatémaltèques.»

Au-delà des activités et de l’immersion au Guatemala, le stage permet à chacun de mieux se connaître. «Les leaders du groupe au départ n’étaient plus les mêmes là-bas. De mon côté, une des élèves, qui me voulait plus sécurisante, m’a ramassée. Ce n’est pas l’un des professeurs qui m’a ramené à l’ordre dans ma tête, c’est un jeune. Elle a compris ce que je vivais, ça m’a fait du bien.»

Noémie n’en était qu’à sa deuxième expérience à l’international. C’est peu, considérant sa responsabilité envers des élèves de 14 à 17 ans. Elle aussi participait au stage pour mieux se comprendre et s’ouvrir à une autre culture. «En général, les jeunes ont été très ouverts. Depuis le retour, on s’est réuni quelques fois. Ils ont développé une belle maturité.»

Le stage a eu lieu en janvier 2011 et se répètera en janvier 2013, toujours au Guatemala. «Je veux que le stage se poursuive. C’est mon bébé. Pendant tout le projet, j’ai rêvé que j’étais enceinte. Et au retour du Guatemala, j’ai rêvé que j’accouchais. Comme si j’avais porté ce voyage en moi.»

Noémie passe le flambeau et espère que de nouveaux enseignants vont prendre la relève. «J’ai rencontré des parents et eux-mêmes le recommandent aux jeunes. Reste à voir ce que l’école et la commission scolaire vont décider.» La jeune femme peut respirer d’aise. Une nouvelle cohorte fait le stage en 2013, pour la destination du Guatemala qui fait toujours rêver.

Une autre destination, le Liban

Noémie termine un baccalauréat par cumul de certificats. À sa dernière année, où elle étudie en intervention auprès des jeunes, elle a emmené quelques-uns de ses stagiaires pour une présentation orale sans savoir que cela lui ouvrirait les portes d’un stage en zone conflictuelle au Liban.

Interpellée à cause de son implication internationale auprès de jeunes, son enseignante, une chargée de cours de l’université St-Joseph à Beyrouth, au Liban, lui propose un stage de deux mois auprès d’adolescentes de 15 à 18 ans, scolarisées, mais orphelines. «J’ai mûri, je suis maintenant prête à être intervenante.»

Noémie prépare son séjour au Liban auprès de l’ONG «SOS Enfants». Mais les détails administratifs entre l’université de Montréal et celle de Beyrouth compliquent les choses. Puis il est difficile de trouver du financement tant que le stage n’est pas officiel. Si le projet au Guatemala a démontré à quel point l’argent était indispensable pour la tenue d’un séjour à l’étranger, celui du Liban le confirme. Et le temps est compté. «J’ai demandé plusieurs lettres d’appui de mon directeur de programme. Il me les fournit facilement. Mais il s’inquiète de mon voyage en raison du conflit en Syrie.»

Pour calmer ses inquiétudes, Noémie a rencontré des Libanais à Montréal. «Ils me disent que ça ne marchera pas comme je l’imagine. Je les écoute, j’accepte que ce soit différent de l’idée que je m’en fais. Et que je devrai être vigilante.» De plus, si elle ne part pas bientôt, les portes risquent de se fermer à cause du conflit en Syrie. Et pourtant, dit-elle: «Je veux plonger dans la culture arabe. De plus en plus, j’ai une ouverture interculturelle qui me permet d’envisager ce stage avec confiance. J’ai un niveau d’ouverture plus élevé grâce au Guatemala.»

Noémie a trouvé sa voie. Ses expériences à l’étranger font partie de sa formation étudiante et humaine. Elle ne fait que suivre le chemin qui est en elle depuis son enfance. «Quand j’étais jeune, j’ai dit à ma mère que j’aimais voir les yeux des gens en parcourant les revues National Geographic. J’aimais m’imprégner de ces regards. Je suis fascinée par l’autre, par l’être humain. Je veux être témoin du vécu humain.»

Au retour, les communautés autochtones

Noémie sait déjà ce qu’elle veut faire, au retour du Liban. Elle se dirige vers la maîtrise pour travailler avec les communautés autochtones du Québec. Bien que ce ne soit pas l’autre bout du monde, les différences culturelles, elles aussi, sont profondes. «Je veux voir comment entrer en relation, être acceptée par une autre culture, alors qu’on est quand même unis par le fait qu’on est tous des êtres humains.»

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Journée transformation extrême de ALDO

Du nouveau pour la Place Benoit de Saint-Laurent

Journée transformation extrême de ALDO

Valérie Carrier       Dossier Communautaire Ville de Montréal Reportage de l’année précédente

De 8 heures le matin à 17 heures le soir, le mercredi 22 avril dernier, 60 hommes et femme s du groupe ALDO étaient à la Place Benoit pour y opérer une «transformation extrême». La Place Benoit est un des 4 organismes de Montréal qui ont été choisis cette année pour cette activité spéciale des cadres de la multinationale montréalaise. Il s’agit d’un secteur DSC03454 défavorisé de l’ouest de Montréal où logent 750 personnes dans 240 appartements et pour lequel a été développé un programme d’embellissement. Étant donc elle-même un projet de revitalisation, la Place Benoit présentait un profil parfait pour l’aide apportée par les membres du groupe ALDO.

Les habitants de la Place Benoit n’avaient pas été mis au courant que des fleurs et de petits arbres allaient être plantés dans leur quartier, ni que des salles de leur centre communautaire seraient rénovées. Pour eux, c’est une surprise de constater le résultat. Et c’est une bonne surprise, selon des intervenantes de la Place Benoit, parce que ces gens ont besoin de lieux de qualité esthétiquement plaisants qui génèrent chez eux un sentiment d’appartenance. De plus, il s’agit de réalisations concrètes dont les résidents peuvent profiter dès maintenant. Coordonnatrice des démarches de revitalisation du quartier, Lucile Dubois croit toutefois que le travail effectué par les gens d’ALDO peut apporter plus à la communauté qu’un seul environnement physique. «Ça permet de montrer aux gens qu’en se retroussant les manches, on peut améliorer les choses, dit-elle. Ils vont dire: “si on s’y met, c’est possible”.»

DSC03445Centre communautaire

Le projet de revitalisation de la Place Benoit a été mis sur pied par l’arrondissement de Saint-Laurent. Il concerne non  seulement le milieu de vie physique de l’endroit, mais également l’amélioration de la condition socioéconomique de ses habitants, entre autres par de l’aide à l’emploi. Quant au centre communautaire, il y a des animateurs et des activités organisées: cuisines collectives, aide aux devoirs, etc. Avec le nouvel aménagement intérieur qu’a réalisé le groupe ALDO, un regain d’intérêt pour le lieu est à prévoir, d’autant plus que le centre en avait bien besoin, selon les dires de quelques responsables. La salle d’ordinateurs a été peinturée, décorée et nettoyée, et une autre salle, qui servait déjà à plusieurs activités différentes, a été en plus rénovée pour être mieux adaptée à ses différents rôles, tels les jeux, les repas, l’étude et le repos.

Les travailleurs d’ALDO

Du côté de l’équipe d’ALDO, les volontaires viennent des différents districts du groupe à travers le monde, en particulier ceux, plus importants, du Canada, des États-Unis et du Royaume-Uni. Ils sont des membres du bureau-chef, des gérants de magasins, des directeurs de ventes et d’autres cadres. Séparés en différentes équipes, ils vivent la journée comme une activité qui leur permet de développer des liens entre eux. «Ils viennent de différents districts et ils sont souvent très compétitifs, affirme Catherine Laporte, Gérante du Marketing chez ALDO et participante au projet. Ça crée des divergences d’opinions, mais on apprend beaucoup, aussi, de ces journées-là.» Elle explique également que «chacun y va de ses compétences», avec ses connaissances personnelles, car le travail qu’ils effectuent ne fait pas partie de leurs tâches habituelles.

DSC03424C’est une troisième édition pour cette journée de transformation extrême par le groupe ALDO. Avant cela, les cadres du groupe se rencontraient plutôt pour une journée de divertissement, tous les ans. Maintenant, les bras disponibles, ainsi que le budget, sont mis au service de la communauté. Mais pour les participants, la journée reste un jeu, «à l’image de l’équipe des ventes du groupe ALDO», exprime Mme Laporte. Une compétition est créée entre le groupe qui œuvre à la Place Benoit et les trois autres groupes, travaillant aux locaux des organismes À deux mains et Dans la rue, et au Centre de pédiatrie sociale: assistance d’enfants en difficulté. Tout au long de la journée, il y a des points à accumuler pour que le jury déclare un gagnant parmi ces groupes. Il y a même un porteur de drapeau qui ne doit jamais laisser son précieux objet, pour 5 % des points!

Coïncidence et bienveillance

L’aménagement paysager qui a été effectué à la Place Benoit a coïncidé avec la Journée de la Terre. Un beau hasard qui satisfaisait certainement le fondateur du groupe ALDO, M. Bensadoun, lui aussi de la partie. Mais au-delà du souci environnemental auquel répondait le projet d’aménagement extérieur de la Place Benoit, c’est le bien-être d’une communauté qui profite maintenant du résultat. Une journée donnée, un budget alloué, un peu de solidarité, et un monde meilleur, un pas à la fois…DSC03460

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