Francophonie pour Vancouver 2010

Francophonie pour Vancouver 2010

Lisa Melia           Dossier Jeux Olympiques

et  FrancophonieVille de Vancouver

Dès septembre 2009, la flamme de la Francophonie brûlera dans tout le Canada. Cette initiative de la Fondation canadienne pour le dialogue des cultures en partenariat avec les programmes d’éducation de Vancouver 2010 et le ministère de l’Éducation de l’Ontario visent à promouvoir les projets de francophones ou de francophiles, en vue des jeux olympiques et paralympique de Vancouver en 2010, dans les milieux scolaires et auprès des jeunes.

La flamme olympique

Le projet veut «dévoiler le visage d’une jeunesse allumée, active, engagée et créative» autour du symbole qu’est la flamme olympique, qui se passe de génération en génération, et rependre l’esprit olympique par le biais de la jeunesse canadienne francophone. «La flamme de la francophonie encourage les individus et les communautés à poursuivre leurs buts et à se surpasser», soutiennent les organisateurs.

Sur tous les supports et par tous les moyens, les jeunes d’âges scolaires sont invités à exprimer leur vision du monde et exploiter leurs talents dans un projet en français, afin de «communiquer de quelles façons ils sont porteurs de la flamme de la francophonie.»

Culture et citoyenneté

Pour leur venir en aide, un guide à l’attention des enseignants et des éducateurs a été réalisé par le Centre franco-ontarien de ressources pédagogiques, privilégiant les thématiques tels que le corps, la culture et la citoyenneté.

Pour proposer un projet, c’est le site Vancouver 2010 qu’il faut visiter. Le site officiel la flamme de la Francophonie donne davantage d’informations sur les projets existants.

VOS COMMENTAIRES SUR LA FLAMME DE LA FRANCOPHONIE

Les Jeux olympiques de Vancouver veulent-ils discréditer le graffiti?

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Reportage sur le quartier chaud de Vancouver et son site d’injection supervisé

Pourquoi Reflet de Société propose un reportage sur Downtown Eastside, le quartier chaud de Vancouver et son site d’injections supervisées? Quel est le lien avec les lecteurs du Québec?

Éditorial Reflet de Société septembre 2008                 Dossier Francophonie

Danielle et moi avons décidé de prendre des vacances à Vancouver. J’aime bien faire du tourisme social. Je voulais profiter de l’occasion pour réaliser un reportage sur les Francophones hors-Québec. Comment une communauté francophone peut-elle survivre dans un milieu anglophone? Avons-nous des choses à apprendre?

Je m’attendais à un reportage simple, rapide et facile pouvant se combiner avec mes vacances. La réalité est très différente. Le nombre de sujets pouvant être traités est plus grand que prévu. Le contexte historique de la francophonie en Colombie-Britannique donnerait lieu, à lui seul, à un grand reportage. Vancouver gère le seul site d’injections sécurisées en Amérique du Nord. Par voie légale, le gouvernement fédéral tente de fermer ce centre. Québec devrait annoncer la création d’un site similaire cet automne. Un reportage sur le site d’injections est donc d’actualité.

L’éducation francophone en Colombie-Britannique a dû, elle aussi, se tourner vers la justice pour faire respecter le droit à l’enseignement en français. Les Francophones ont aujourd’hui des associations de parents, un conseil économique, des festivals… En 2009, on fêtera les 100 ans de Maillardville, le berceau de la francophonie en Colombie-Britannique. En 2010, on présentera les Jeux Olympiques d’hiver. 5 000 bénévoles accueilleront les athlètes dans un village francophone.

Des jeunes ont quitté le Québec pour travailler en Colombie-Britannique: plantation d’arbres, cueillette de fruits, hôtellerie, enseignement… Certains ont vu leur rêve se transformer en cauchemar. Les francophones constituent 1,6% de la population totale. Selon les recherches consultées, les jeunes francophones représentent entre 16% et 22% de l’itinérance totale. Et ce sont les francophones qui ont le moins accès aux services d’aide et de soutien. Pour plusieurs, l’itinérance se heurte à la barrière de la langue.

À Montréal, notre organisme a rencontré de nombreux jeunes provenant de l’Ouest. De leur côté, plusieurs jeunes Québécois que nous avons accompagnés ont quitté Montréal pour tenter leur chance dans les rues de Vancouver. Pour certains, c’est l’appel de la mer, des montagnes. Pour d’autres, c’est vivre une itinérance sans hiver et sans neige, vivre une aventure différente, changer le mal de place et briser la routine.

On m’a raconté qu’à Whistler, un lieu touristique recherché, on rencontre beaucoup de francophones du Québec. Drôle de coïncidence, 2 de nos artistes, Fluke et Axe, ont été demandés pour animer, pendant 10 jours, le Kokanee Crankworx à Whistler au mois d’août dernier.

Dans ce numéro, je vous présente le premier reportage sur Vancouver, son quartier chaud et le site d’injections supervisées. Dans le prochain numéro je traiterais de l’éducation francophone.

De Jonquière au Costa Rica

Notre magazine soutient un projet de formation internationale en journalisme. Des finissants du Cégep de Jonquière en journalisme ont passé une partie de leur été à parcourir le Costa Rica. Gabriel Alexandre Gosselin et Marie-Sophie Trudeau signent, dans ce numéro, un article sur l’Université pour la Paix. Mais il y avait trop d’articles pour les présenter tous. Nous avons décidé d’offrir à ces nouveaux journalistes leur propre magazine, un magazine publiant leurs reportages et leurs aventures, un magazine entièrement conçu et réalisé par eux.

Ce numéro annuel sera publié le 1er octobre prochain. Au coût de 5$, il permettra de boucler le budget des journalistes qui rentrent du Costa Rica. Il sera aussi un moyen de préparer le financement du projet de formation internationale 2009, parce qu’il a motivé les futurs finissants à partir eux aussi.

Commandez votre exemplaire de ce magazine «Spécial Costa Rica» directement auprès des jeunes journalistes, au Cégep de Jonquière ou encore au Journal de la Rue, (514) 256-9000, en région 1-877-256-9009.

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Isolement des francophones hors-Québec

Isolement des francophones hors-Québec

Dure réalité des jeunes de Windsor, en Ontario

Par Martin Ouellet        Dossier Francophonie

Windsor est une ville ontarienne qui a bien des choses en commun avec le petit village gaulois d’Astérix. En effet, cette petite communauté de francophones hors-Québec, reliée à Détroit par un pont, a une position de résistance de plus en plus difficile à défendre. Du 16 au 19 octobre 2002, le Festival franco-jeunesse de Windsor avait pour objectif de favoriser l’estime de soi des jeunes et leur présenter des mo-dèles de gens qui se développent et évoluent dans des milieux francophones.

De nombreuses activités dont des concerts, des ateliers d’illustration, de création littéraire, de vidéo, de gestion de projets, de croissance personnelle et d’arts visuels étaient au programme. Sarah Hall, artiste-peintre, et Jean Labourdette, graffiteur, ont fait partie des invités du centre communautaire. Ils sont allés rencontrer des élèves finissants de l’école secondaire Lessard pour échanger avec eux, les encourager à poursuivre leurs études en français et les aider à se valoriser à travers la création. Voici le portrait assez particulier de l’endroit qu’ils nous ont dépeint…

Style de vie

À Windsor, ne cherchez pas de films en français à l’affiche dans les cinémas ni de livres francophones dans les libraires, il n’y en a pas. La télévision et la musique parlent anglais aussi. La diversité ethnique est à peu près inexistante. À l’école secondaire Lessard, si les cours et les ateliers se déroulent en français, dès que la cloche sonne pour la pause, on n’entend que de l’English dans les corridors.

Le rythme de vie y est beaucoup plus strict. Chaque matin, on récite une prière en classe, suivie de l’hymne national du Canada et d’une minute de silence! «C’est comme si la vie s’arrêtait! Les retardataires n’osent même pas entrer en classe avant la fin de la minute de silence!», nous confie Jean. Les enseignants sont plus formels et rigides, plus centrés sur le rituel que sur la motivation et la passion des jeunes.

Les finissants du secondaire sont confrontés à un choix: poursuivre leurs études en anglais (à Ottawa, Toronto ou Détroit) ou s’exiler à Montréal pour continuer en français. Pourtant, ces jeunes n’ont pour la plupart jamais eu de contact avec Montréal, qui se situe à plus de dix heures en automobile.

Suicide et drogue

Cette communauté francophone n’a pas réussi à trouver la potion magique qui a fait la force des gaulois d’Astérix… La proportion de suicide chez les étudiants francophones est sensiblement plus élevée et la consommation de drogues est anormalement supérieure aussi.

L’ennemi numéro un: l’ennui. «Les jeunes passent leur temps à travailler dans une shop, à fumer du pot, à se battre, à traîner dans les restos 24 heures et à faire des cascades débiles comme dans l’émission Jackass.», nous dit Jean. «Ils n’ont rien à faire, ils regardent leurs parents démotivés, matérialistes, et ils se résignent à mener une vie sans ambition, comme eux autres.», ajoute Sarah.

Sans automobile, les jeunes restent cloîtrés, dépendants de leurs parents ou du transport en commun déficient. La routine, le manque de motivation et d’exemples positifs en font un milieu propice pour les drogues et la violence.

Immersion

Il existe un sentiment général de fatalité. Les jeunes préfèrent travailler chez un constructeur automobile que de continuer à s’ins-truire. Le travail s’effectue en anglais, que ce soit dans la ville de Windsor elle-même ou aux États-Unis, de l’autre côté du pont. Le travail bien rémunéré en usine procure un confort matériel, ce qui rend l’immersion tentante et plus facile.

Art et culture

Le défi était de taille pour arriver à faire participer ces étudiants réputés pour leur manque d’initiative et leur manque de motivation. Pourtant, les deux animateurs ont rapidement compris qu’il fallait créer un contexte moins formel, amener les jeunes à se sentir libres et créer un lien de respect mutuel, sans rapport d’autorité. «On a créé des circonstances favorables pour les aider à trouver la force du changement en eux-mêmes. On a réveillé une énergie dormante en eux.», explique Jean.

En attribuant les tâches selon les compétences et, après quelques notions techniques, les artistes ont amené les finissants à prendre la place qui leur revenait. Le thème de l’œuvre collective était l’estime de soi. «Ce qui m’a impressionnée, c’est de rencontrer des jeunes en crise et de leur faire réaliser qu’ils peuvent se prendre en main.», mentionne Sarah.

Les professeurs ont été étonnés de voir le travail artistique que Sarah et Jean ont réalisé avec leurs jeunes. Les finissants, perçus comme des délinquants, se sont montrés très responsables. Il n’y a eu aucun vol, pas un tag. «J’ai perdu mon cahier de sketches un moment donné, raconte Jean. Il m’a vite été rapporté. Ils nous ont même amené du café la deuxième journée!».

«Pendant le ramassage, il pleuvait et les jeunes étaient encore dans l’échafaud, à peinturer!», se souvient Sarah. Les animateurs ont prodigué conseils et énergie, aidant les élèves à prendre conscience à quel point les arts et le processus de création peuvent être valorisants, porteurs de réflexion. «On leur a laissé des canettes pour qu’ils puissent continuer leur œuvre et on les a incités à négocier avec leurs profs pour obtenir un mur, un espace de liberté pour créer. On a semé des graines, on espère qu’elles vont pousser…», s’interroge Jean.

«Un lien s’est créé entre nous. On leur a apporté quelque chose, mais eux aussi, en retour, nous ont donné beaucoup: de la gratitude, des remerciements. C’était vraiment enrichissant», conclut Sarah.

Quel message pour les jeunes de Windsor?

Quand je lui demande ses souhaits pour les jeunes de Windsor, Sarah répond spontanément: «Soyez fiers d’être franco-ontariens! Si vous restez à Windsor, essayez d’influencer votre milieu. Si vous vous en allez, partez découvrir autre chose et revenez pour enrichir votre milieu de votre expérience. Vous êtes la relève, ne l’oubliez pas!».

Quant à Jean, il recommande la prise de pouvoir: «Reconnaissez vos talents, vos forces, vos intérêts. Prenez contact avec votre propre personnalité et osez prendre des risques. Ne subissez pas l’avenir, revendiquez-le!».

Selon Charles Castonguay de l’Université d’Ottawa, après une étude de 30 années de statistique: «l’assimilation des francophones hors Québec progresse».

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funbusy-poesie-urbaine-recueil-textesChantal Lee a vécu la violence physique, les abus sexuels et l’enfer de la drogue, mais elle en a triomphé. Malgré la maladie qui l’afflige, elle partage par sa poésie son amour de la vie et son optimisme à toute épreuve. Un livre rayonnant, à l’image de son auteure.

Le livre est disponible au coût de 10,00$.
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