Réaction des jeunes de Longueuil

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Réaction des jeunes de Longueuil

 Dossier Prostitution et Suicide Les élèves de l’école secondaire Gérald-Filion, située à Longueuil, ont lu l’édition de septembre 2008 de Reflet de Société (Vol.16, no.6). Invités à commenter le contenu des articles, les adolescents nous font part ici de leurs réactions et de leurs réflexions.

parole aux jeunes sur sexualité sexe éducation sexuelle 

Réactions au texte «À Benjamin mon fils», de Guillaume Lemire.

Un père écrit à son fils dans la plus grande sincérité. Reconnaissant les erreurs commises de sa part dans le passé et se remémorant les moments de tendresse en famille, Guillaume Lemire cherche à communiquer avec son fils Benjamin qui, selon toute vraisemblance, s’est éloigné de son père.

Commentaires des jeunes

Votre histoire est touchante. J’ai appris quelques détails à propos de mon père et moi. Si un père ou une mère se fâche, les enfants vont penser tout de suite que leurs parents ne les aiment pas, mais ce n’est pas vrai. En réalité, les parents veulent le bien de leurs enfants. J’ai vécu une situation pareille.

Sara Mohammad Nadir

Je n’ai pas encore d’enfant, mais je peux quand même comprendre ce que vous avez raconté puisque c’est arrivé à mon oncle…

Il a eu un enfant et, je vous jure, c’est presque la même histoire que vous. Quand j’ai lu votre texte, je me suis dit que vous aviez quand même beaucoup de courage pour écrire cela.

Charles Duchesneau

Je me suis rendu compte que les pères ont aussi une grande importance pour leurs enfants et leur mère. Je fais plus attention à mon père, je passe plus de temps avec lui.

Zakaria Bennani

J’ai été très époustouflé et ébloui par votre amour dédié à Benjamin, votre fils.

Votre lettre m’a beaucoup marqué, on voyait la sincérité de vos mots, qui provenaient de votre cœur. Je n’ai jamais vraiment connu mon père, car, durant mon jeune âge, le ciel l’a emporté. Je n’ai pas connu ce qu’était l’amour d’un père à l’égard de son fils, même si ma mère essayait de tenir son rôle.

J’ai finalement eu un nouveau papa. J’ai espéré avoir de l’affection de sa part, mais cela n’a pas pu se produire. Il ne le montrait pas, même s’il disait à ma mère qu’il nous aimait et qu’il était heureux de vivre avec nous.

Après avoir ressenti cet amour que vous aviez exprimé à travers cette lettre, j’ai appris que nous devons exprimer ce qu’on ressent aux personnes qui nous sont les plus chères.

Anonyme

Réactions au texte «Prison intérieure», de Jean-Pierre Bellemare.

Dans cette chronique du prisonnier, Jean-Pierre Bellemare décrit la fermeture d’esprit qu’il perçoit chez certains de ses codétenus. Il partage également le cheminement qui lui a permis, au cours de sa peine d’emprisonnement, de se débarrasser de sa «prison intérieure».

Commentaires des jeunes

Je crois que peu importe le crime que vous avez commis, aider ceux qui en ont besoin vous permet de vous racheter peu à peu auprès de la société.

Je voudrais vous souhaiter bonne chance dans votre «quête». Je dis quête, car je crois personnellement que vous êtes en quête du bien.

Kevin Godin, 15 ans.

La plupart des hommes ne connaissent pas leur prison intérieure et se retrouvent dans de très mauvaises situations. Parfois, ils rejettent la faute sur les autres parce que leur prison intérieure les oblige à vivre dans le mensonge.

«N’est pas plus aveugle que celui qui ne veut pas voir.» Mais vous avez découvert cette prison et vous vous êtes échappé. Je vous en félicite!

Dramou Foromo Élisée, 17 ans.

Votre article m’a vraiment incité à réfléchir à mes problèmes d’une autre façon et à devenir une nouvelle personne.

J’ai toujours pensé que ma façon de vivre était ingérable. J’ai toujours cru que mes problèmes n’allaient jamais finir. Mais quand j’ai lu votre article, ça m’a fait penser à la façon ridicule dont je voyais les choses. Je me suis senti comme une toute nouvelle personne.

Merci de ce partage.

Brando Rojas Vargas

Quelle sagesse quand vous affirmez que la plus grande et la plus solide prison n’était pas de fer, ni de pierre, mais bien de notre esprit.

Depuis que j’ai lu cet article dans le journal, je peux vous affirmer avoir changé. Maintenant, je tente de faire changer les gens autour de moi. Cela a même fonctionné avec ma petite amie! Elle s’était enfermée dans une prison mentale où la seule chose qu’elle faisait était s’apitoyer sur son sort.

Pour chaque porte, il y a une clé. Votre esprit est une prison, votre cœur, une clé. Sachez l’utiliser. Et aimer. La vie sera alors magnifique.

Danny Martin-Langlois

Réactions au texte «Passages nuageux sur ciel ensoleillé», de Sunny Boy.

Agressé par un membre de sa famille à plusieurs reprises, Sunny Boy perd goût à la vie. Après avoir vécu dans la prostitution homosexuelle et en être sorti trois ans plus tard avec l’aide de ses parents, les horreurs de la vie le poussent à faire une tentative de suicide… qui échoue. Dans un texte authentique, Sunny Boy partage son vécu et jette un regard éclairé sur les gens aux prises avec des idées suicidaires.

Commentaires des jeunes

Bonjour Sunny,

J’avais beaucoup de questions à la suite du suicide d’un ami de ma mère et ton texte m’a aidée à comprendre.

Ma mère ne l’a pas vu venir, moi non plus d’ailleurs. Je ne lui en veux pas, mais j’éprouvais de la colère quand je pensais à son geste. Je n’avais aucune raison valable de lui en vouloir. Il souffrait et voulait se sentir mieux. J’espère qu’un jour, on pourra intervenir encore plus rapidement pour aider les personnes suicidaires…

La vie est belle, mords dedans. C’est comme une boîte de chocolats, on ne sait jamais sur quoi on va tomber!

Valérie Bouillon, 15 ans

Quand j’avais huit ans, ma mère s’est enlevée la vie. Pendant plusieurs années, je n’ai pas compris pourquoi elle avait fait ça. Puis, l’année de mes 12 ans, mon père a enfin eu le courage de me dire que ma mère souffrait de dépression.

Aujourd’hui, je crois que j’ai réussi à faire mon deuil. Je sais que ce que vous vivez n’est pas facile tous les jours, mais je crois que la vie vaut la peine d’être vécue. Je suis sûre que ce que vous avez écrit a fait réaliser beaucoup de choses à plusieurs personnes comme moi et a su nous aider.

Je vous dis bravo pour le courage dont vous avez fait preuve pour écrire votre article.

Annie Jolicoeur, 15 ans

Réaction au texte «Lettre à mon agresseur», de Maline.

Maline retourne huit ans en arrière. À l’école primaire, elle est victime d’un attouchement sexuel auquel se livre son enseignant préféré. Bien que traumatisée par l’événement, Maline dégage une force de caractère inouïe dans une lettre écrite de sa main et dédiée à son agresseur.

Commentaires des jeunes

Maline,

Ta lettre m’a beaucoup touchée. Tu as beaucoup de courage d’écrire une lettre à ton agresseur, qui t’a fait tant souffrir.

J’ai été vraiment choquée de savoir qu’il était encore libre après ce qu’il t’a fait. Un pédophile ne guérit pas tant qu’il n’a pas eu d’aide des centres psychiatriques. Je sais que ce n’est pas de ta faute, tu étais jeune et tu lui faisais confiance, mais lui, il a abusé de toi. Tu aurais dû parler à tes parents de ses comportements bizarres lorsqu’il parlait de sexe, de pédophilie et aussi lorsqu’il te mettait mal à l’aise.

Tu es une femme forte et tu as réussi à surmonter tes faiblesses (les crises, les traitements que tu as reçus durant ces dures années). Continue et vis ta vie au maximum, car tu n’en as qu’une seule. Sois heureuse.

Anonyme

autres textes de Chroniques d’un prisonnier

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Jeune et dépression

Jeune et dépression

Jacynthe Morissette   Dossier Santé mentale

Novembre, il fait froid dehors. Le soleil semble ne plus jamais me réchauffer. J’ai de la difficulté à me diriger dans le monde, comme si la vie avait perdu tout son magnétisme. J’ai 14 ans, l’école, je la fuis. Les gens, je les fuis. Je ne suis plus moi-même… Depuis déja quelques semaines, je ne dors presque plus. Ma tête va trop vite. Je n’ai pas faim, la bouffe est si fade. Je n’ai envie de rien, ni de pleurer, ni de sourire.

Évidemment, mes proches sont bouleversés, qu’est-ce qu’il m’arrive bon Dieu? Il semble n’y avoir rien pour me sortir de ma torpeur. Ni la drogue, ni aucun autre soulagement ne taisent la douleur interne qui grandit à chaque minute, seconde, qui passent.

Les autres, ceux qui ne comprennent pas toujours, ont tendance à juger. Je ne suis plus ni une étudiante ordinaire, ni une amie ou une fille normale, ni même humaine, je suis… perdue.

santé mentale psychiatrie L’hôpital: la psychiatrie

Ce que je ne savais pas, c’est que ce mal porte un nom. Je suis allée a l’hôpital accompagnée de mes proches et on m’a hospitalisée, oui, en psychiatrie, car peu importe l’étage où ça se trouve, c’est nommé: PSYCHIATRIE.

Vous seriez surpris du nombre croissant de jeunes qui s’y trouvent: la dépression, bien que très répandue, n’est pas la seule maladie mentale existante. Il y en a vraiment beaucoup. Malheureusement, elles sont encore taboues: que ce soit la maniaco-dépression, la schizophrénie, ou encore les troubles de personnalité (pas seulement les troubles de personnalités multiples qu’on voit dans les films) et j’en passe…

J’ai passé plus de deux mois surveillée de près, au cours desquels on m’a réappris à apprécier la vie. On m’a appris que c’est humain de souffrir, mais divin de se relever. J’ai commencé à prendre des antidépresseurs, il y a de cela six ans.

J’ai aussi opté pour une thérapie, question de sortir mes vidanges internes une fois pour toutes. Bien sûr, ce cheminement ne s’est pas fait en un jour, mais, comme disait ma thérapeute: ma détermination d’aujourd’hui est ma libération de demain.

J’écris tout cela, car je sais combien il est difficile d’accepter que l’on est malade, ou juste pas bien. De dire oui à la vie.

Regard des autres: les préjugés

Quand j’ai finalement obtenu mon congé de l’hôpital, je devais affronter une nouvelle épreuve: les autres, les regards de tous ceux, à l’école, au travail, qui m’ont vue dépérir des semaines durant. Je ne leur devais pas d’explications claires quant à mon état mais il était néanmoins dur de subir la pression de la curiosité mal placée.

Malgré tout, j’ai réussi, par de nombreux efforts, à passer mon année. J’ai compris aussi la leçon la plus importante en écoutant les gens. Toute notre vie, il y aura des personnes pour nous apposer des étiquettes, mais il ne tient qu’à nous d’être honnêtes envers nous-mêmes et de nous affranchir, d’aller au-delà de ces noms, sobriquets et stupidités. Moi, je n’ai qu’une vie à vivre alors je parle et, tant que je suis respectueuse, je peux tout dire.

Ma motivation, c’est la vie, la compréhension de l’autre, de l’humain, donc inévitablement, la communication. C’est pour cela qu’aujourd’hui, je vous envoie ce texte pour que d’autres, qui se sentent limités par leur état, ne le soient plus. Il n’y a pas de recette miracle au malaise intérieur. Il n’y a que de l’apprentissage sur soi, l’instauration d’une écoute interne entre qui je suis, qui je pense être et ce que j’aimerais être. Quant aux limites, il n’y en a qu’une seule, c’est nous-mêmes.

On m’a un jour dit une phrase qui m’a fait beaucoup réfléchir, «ta vie a l’air palpitante!» Et elle l’est, mais, «pourquoi la tienne ne l’est pas?»

Un peu de magie contre la dépression

On a tous des rêves, on a tous des souffrances, on a tous du sang dans nos veines. Parfois, il faut imprégner notre quotidien d’une dose de magie. Ce petit plus qui rend une journée ordinaire remplie d’émotions extraordinaires. Pas besoin d’argent, ni de gadgets hi-tech. Un peu d’imagination suffit. Qu’est-ce qui me ferait plaisir? Avoir plus de temps pour lire? Retourner à l’école? Apprendre l’allemand? Moi je dis: rien n’est impossible à celui qui veut vraiment.

J’ai commencé ainsi à me réaliser davantage. J’ai suivi de nombreux cours et formations, pris plus de temps pour mes loisirs et pour concrétiser mes rêves. Depuis, j’ai grandi et vieilli. J’ai aujourd’hui vingt ans. J’ai toujours un traitement et l’aurai probablement jusqu’à la fin de mes jours. Maintenant, je sais ce que je vaux et ce que je peux accomplir…

Le sourire aux lèvres après des années d’enfer, elle s’apaisa enfin, cette douleur. C’est alors que la torpeur se dissipa. Je compris ce que je devais faire: écrire et parler de mon histoire.

Que tout ceux qui se sentent mal comprennent que les traitements vont au-delà du physique, il faut aussi apprendre a être bien avec soi-même.

Autres textes sur Santé mentale

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Martin Matte, l’humour et les traumatismes crâniens à Tout le monde en parle.

Ma schizophrénie

Les réalités de l’autisme.

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La dépression des jeunes

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Le caméléon aime flasher

Le caméléon aime flasher

(Agence Science-Presse) – Les couleurs changeantes du caméléon ont sans aucun doute pour utilité de le camoufler aux prédateurs. Mais il y a aussi une raison bien simple: il aime impressionner la galerie. Des chercheurs racontent dans Public Library of Science – Biology avoir employé une approche appelée spectroradiométrie pour, littéralement, voir ce que les caméléons et leurs prédateurs potentiels peuvent voir (car peu d’animaux ont une vision en couleur!). Conclusion: même dans les habitats très denses, où il est facile de se cacher derrière un feuillage, les caméléons changent tout de même fréquemment de couleur, parfois pour «afficher» leur agressivité. Autrement dit, ce que nous percevons comme du camouflage serait en réalité une forme de communication…

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À chaque mort, une naissance. À chaque naissance, un combat! Recueil de pensées et de poésies influencé par le béton, la rue et son vécu urbain. De jour et de nuit, la vie continue, se transforme. À travers les ombres et pénombres, elle se colore de différentes nuances de gris.

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Histoire de la radio au Québec

Histoire de la radio au Québec, Dossier Histoire
Luc Dupont – Agence Science-Presse

1900. La tour Eiffel n’a que 11 ans, le Panthéon vient de souffler ses 110 bougies, et c’est l’Exposition universelle à Paris.

Se trouvent sur place, pour couvrir l’événement, un journaliste canadien-français, Trefflé Berthiaume (1848-1915), rédacteur en chef et propriétaire du journal La Presse, de même qu’un professeur de physique du Collège classique de Joliette, le père Louis-Joseph Morin (1869-1931). Montés avec d’autres spécialistes tout en haut de la Tour Eiffel, ils assistent aux démonstrations menées par Édouard Branly (1844-1940), l’un des principaux inventeurs de la télégraphie sans fil ou T.S.F. (technologie de laquelle naîtra la radiodiffusion). Branly répète alors l’expérience de la transmission de messages sans fil – «on air» comme disent les Anglais – entre deux antennes placées l’une sur le Panthéon, l’autre au sommet de la grande Tour.

C’est sûrement à moment-là, sous les yeux éblouis de nos deux Canadiens français, qu’est planté un des jalons importants devant mener à la création de la radio à Montréal en 1922. En tout cas, c’est l’impression qui demeure une fois terminée l’entrevue avec M. Pierre Pagé, professeur associé à l’UQAM et auteur de l’ouvrage Histoire de la radio au Québec. Information, éducation et culture, disponible en librairie depuis peu.

1901: «Marconi: l’homme du siècle»

Une fois de retour à Montréal, le propriétaire-journaliste s’active. Il remplit des pages entières sur l’événement, certain de captiver un public vivant alors dans l’effervescence scientifique et technique qui marque le début du 20e siècle. «Ce qu’on ne saisit pas encore cependant, commente l’auteur, c’est que cet avant-gardiste, homme d’affaires, est en train d’écrire le premier chapitre d’une histoire qui liera désormais étroitement son journal, La Presse, avec le devenir de la radio à Montréal.»

L’année suivante, Marconi réussit pour la première fois dans l’histoire à faire traverser, entre l’Angleterre et Terre-Neuve, sur toute l’étendue d’un océan, une communication sans fil. Berthiaume – encore lui! — en profite pour réaliser une entrevue avec le célèbre physicien (qui sera sacré Nobel de sciences en 1909), et lui consacre la «une» entière de l’édition du 30 décembre 1901 de son journal. Le titre choisi est éloquent et visionnaire: Marconi: l’homme du siècle.

«Que ce soit le grand patron d’un journal qui lance dans le public cette technologie d’avant-garde, cela aura quelque chose de déterminant pour la suite, poursuit l’historien. Journaliste, Berthiaume est sensible aux technologies pouvant accélérer la circulation de l’Information. De plus, en faisant de Marconi un tel héros, il laisse voir ce qu’il pressent déjà lui, comme visionnaire: un nouveau monde en devenir, celui des télécommunications.»

1904: cinq journaux réunis par T.S.F.

Les développements rapides de la T.S.F. vont lui donner raison. En 1904, à l’invitation du père Louis-Joseph Morin des Clercs de Saint-Viateur, il fait ériger sur les terrains du Collège de Joliette un puissant transmetteur transatlantique. Cet équipement permet à la Presse de se lier à quatre autres journaux à travers le monde possédant la technologie de la T.S.F. – le Times de Londres, le Matin de Paris, le Star de St-Louis et le Times de New York – afin de pouvoir échanger avec eux, sans délai, des nouvelles à caractère international. «La radio au début, c’est la rencontre entre deux expertises, raconte Pagé: journalistique et scientifique». Plus un accident historique…

1912: T.S.F. et Titanic

Huit ans plus tard, équipé d’équipements de T.S.F., le Titanic lance désespérément le célèbre signal de détresse «S.O.S», espérant être reçu et secouru par des navires croisant dans les environs. La Presse — qui, grâce à sa propre T.S.F., avait pu obtenir rapidement la nouvelle de la catastrophe et la publier dès le lendemain. Elle rapportera trois jours plus tard ces mots définitifs: «La Science moderne au secours des naufragés[…] Les 868 personnes qui ont échappé au désastre du «Titanic» doivent la vie à cette invention nouvelle qu’est la télégraphie sans fil et l’univers entier comprend maintenant son immense importance.»

1922: La Presse crée C.K.A.C.

Dix ans après la tragédie du Titanic, ce 4 mai 1922 — alors que la technologie de la T.S.F. a encore évolué, tendant maintenant vers la radiodiffusion comme on la connaît aujourd’hui, alors que sont érigés au même moment dans les grandes capitales occidentales (Londres, Paris, Berlin, Moscou, New York), les premières stations de radio de l’histoire — il n’est pas du tout étonnant de constater que ce soit La Presse qui fonde la première station francophone en Amérique, dont les lettres d’appel seront et sont encore, 85 ans plus tard, C, K, A et C !

Pagé, Pierre, Histoire de la radio au Québec. Information, éducation et culture, Fides, Montréal, 2007, 492 p.

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Ça progresse!

Ça progresse!
Paru le 12 décembre 2007

Enfin! Enfin, j’ai eu la chance de rencontrer cette fin de semaine les 8 participantes au projet Costa Rica. 8 étudiantes en journalisme du cégep de Jonquière qui ne manquent pas de motivation. Et qui tiennent à tout prix, malgré tout ce qu’on peut leur dire, à ce que ce projet voit le jour!

Samedi, lors de notre formation sur la communication et l’adaptation en contexte interculturel, j’ai pu voir (et me souvenir du même coup) cette énergie qui unit des gens qui se côtoient depuis quelques années dans un contexte bien spécial. Car en Art et technologie des médias (ATM), technique en communication qui ne se donne qu’au cégep de Jonquière, c’est dans un esprit différent qu’on suit notre cours post-secondaire. À 17 ans, des dizaines de jeunes de partout au Québec qui ont été acceptés dans ce programme se retrouvent au Saguenay, souvent pour la première fois sans leurs parents, et doivent passer au travers de 3 ans d’études, la dernière étant vécue dans un contexte quasi professionnel.

Donc, une gang spéciale, qui se connaît bien, motivée, professionnelle (elles sont toutes des finissantes) et de plus fort sympathique. Notre projet se concrétise, je vous le dis. On continue d’y travailler fort, et d’y croire.

Gabriel.

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Un pas dans la neige…vers le soleil du Costa Rica!

Un pas dans la neige…vers le soleil du Costa Rica!

Une autre grosse fin de semaine qui m’attend: ce week-end, direction Jonquière!

C’est pour une formation pré départ en lien avec le stage au Costa Rica que je me rends dans le froid un peu plus nordique du Québec, en plein Saguenay probablement bien enfoui sous sa généreuse bordée de neige qu’il a reçue cette semaine, gracieuseté de Dame Nature.

Une formation sur la communication et l’adaptation en contexte interculturel nous y attend, les 8 stagiaires et moi. De plus, la formatrice, qui traversera le Parc des Laurentides juste pour nous, est déjà allée au Costa Rica, ce qui ajoute à l’importance de la rencontre, et à ce qu’on peut en obtenir.

Ce sera aussi pour moi une première occasion de rencontrer l’équipe complète qui participera au projet. J’ai bien hâte de les connaître toutes. 8 étudiantes en journalisme prêtes à partir à l’aventure, à la recherche du reportage parfait au Costa Rica! Jusqu’à maintenant, ce ne sont souvent que des adresses courriel qui m’ont donné une idée de ce qu’elles sont individuellement. De les voir en vrai et d’interagir avec elles sera certainement un autre pas en avant pour le stage au Costa Rica et pour notre esprit de groupe. Souhaitez-nous bonne chance!

Gabriel.

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicide Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 4,95$.
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Une histoire de communication…et de hambuger

Une histoire de communication…et de hambuger

Cette fin de semaine, comme je vous l’annonçais la semaine dernière, je me suis incrusté au Château Frontenac pour le congrès de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ). L’événement prenait place toute la fin de semaine. Je n’y étais que le samedi.

Comme prévu, sur l’heure du dîner, je suis allé casser la croûte avec quatre des huit participantes au projet Costa Rica. Au menu, les impressions sur le projet jusqu’à maintenant, les priorités, et pour moi, un hamburger bacon fromage!

L’impression qui semble ressurgir de notre entretien n’a rien d’un rêve : tous les commentaires partagés à cette table ronde m’ont fait mention d’incertitude par rapport à ce qui va se passer, de manque de communication, d’une insatisfaction générale. Heureusement, rien pour me perturber, car c’était aussi mon point de vue jusqu’à maintenant.

Toutes ces étudiantes en journalisme sont au Saguenay. Dominic est en Afghanistan. Je suis à Montréal. Et on doit faire avancer le projet du mieux qu’on peut. Il faut comprendre que mon but, en convoquant ces demoiselles à un dîner de discussion, était justement de créer la communication manquante jusqu’à maintenant, de commencer à mieux se connaître et d’établir des priorités, afin que tout le monde sache par où on s’en va. Aujourd’hui, je pars plus en confiance.

On va maintenant se donner des nouvelles au minimum une fois par semaine, directement, sans passer par aucun intermédiaire. Il nous faut du concret.

Pour les priorités, on doit préparer notre première formation de pré-départ qui aura lieu la fin de semaine du 8 décembre, donner des idées de sujets pour le stage au Costa Rica et pratiquer notre espagnol.

Finalement, je peux vous affirmer que mon hamburger bacon fromage était excellent.
Gabriel.

N.B. Lors du congrès de la FPJQ, j’ai assisté avec Raymond Viger à un échange ma foi fort intéressant entre journalistes et personnalités publiques sur le travail des journalistes par rapport aux dits «accommodements raisonnables». Un retour nécessaire à mon avis sur tout ce qui s’est passé. Somme toute, la plupart des gens semblaient s’être rendu compte qu’il y avait eu des erreurs majeures de commises, et des dérapages abusifs. Espérons, et je vous invite à observer la chose dans les médias, que le sujet sera traité désormais avec plus de professionnalisme et d’intégrité (et non d’intégrisme).

Dossier Accommodements raisonnables.

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