La prison et conflits religieux

Accommodements raisonnables

Liberté religieuse en milieu carcéral

Je dois le reconnaître: avant de travailler à Reflet de Société, je ne m’étais jamais posé de Je dois le reconnaître: avant de travailler à Reflet de Société, je ne m’étais jamais posée de questions sur le milieu carcéral. La vie ne m’avait pas mis en contact avec ce monde et je ne l’avais pas cherché. En discutant avec nos chroniqueurs, j’ai découvert qu’en tant que citoyenne j’étais bien ignorante sur ce sujet. Pour pallier ces manques, je me suis mise en quête de réponses. Celle d’aujourd’hui: à quoi ressemble la liberté religieuse en prison?

Delphine Caubet dossiers Religion et spiritualitéCriminalité.

milieu carcéral accommodements raisonnables

C’est la chronique de Jean-Pierre Bellemare en 2013 qui m’a mis la puce à l’oreille, il y parlait des accommodements raisonnables en milieu carcéral. Mais très honnêtement, j’avais du mal à saisir en quoi une assiette casher ou halal pouvait générer des tensions. Après tout, saupoudrer des aliments d’une prière n’a jamais rien enlevé ou ajouté au goût.

Contrôle de qualité

Pour tenter de comprendre «ces frictions quotidiennes» dont il fait référence, je suis allée à la rencontre de Jean-Pierre. Et ses explications m’ont laissée pantoise.

«Ces régimes alimentaires entraînent un genre de contrôle de qualité», m’explique-t-il. Les détenus cuisinent eux-mêmes les repas et le cœur n’est pas toujours à l’ouvrage. Pour les diètes suivies et validées par un chef religieux, il y a une vérification des aliments et de leur qualité. Alors de suite, une différence peut se faire sentir.

Autre point que je n’avais pas envisagé: la propagation des maladies. Pour chaque diète, il y a des ustensiles de cuisine différents, avec des aliments dans des frigos différents… «Alors si une cuillère est mal lavée et qu’elle est réutilisée dans un chaudron, ça peut être toute la prison qui attrape la gastro. Sauf ceux avec une diète spéciale puisque leur repas est préparé séparément.»

Jean-Pierre n’est pas avare d’exemples de tensions résultant des accommodements raisonnables en prison. Il parle du marchandage des tapis de prière des musulmans ou du tabac réservé aux autochtones pour leurs cérémonies. Autant de matériel propice aux tractations diverses.

Mais pour en apprendre davantage sur la religion en milieu carcéral, je suis allée voir l’un des hommes en 1ère ligne: l’aumônier.

Lentement mais sûrement

Si la pratique de la religion peut entraîner des tensions, elle n’en reste pas moins utile et nécessaire pour bien des détenus.

Tim officie en milieu carcéral depuis plusieurs années et comme il le dit: «Travailler dans un pénitencier est un défi personnel. Les concepts d’amour et de pardon y sont plus vrais. Il y a un cœur sous cette peau de macho.» À quoi il ajoute sur le ton de la plaisanterie que ce n’est pas sa «gang» habituelle. Je veux bien croire.
Durant ses visites, la religion n’est pas toujours impliquée. «Les détenus se font presser par les gardiens… par tout le monde… Moi je ne suis pas psy, j’attends l’autre. Ils doivent respirer. Cela peut être prendre une marche ou autre chose.» Lui a l’avantage de pouvoir se déplacer à sa guise dans le pénitencier, et va à la rencontre de ses ouailles là où elles se trouvent.

Mais Tim, les détenus viennent-ils vraiment parler versets et chapitres bibliques avec vous? «Mon rôle est surtout d’écouter. Des détenus peuvent être frustrés; ils sont de bons gars et pourtant ils sont toujours là. Je vois le désespoir et la frustration; je suis là pour faire diminuer la pression.»

Soupape de sécurité

Après ces entrevues, force est de constater que la religion en milieu carcéral n’implique pas nécessairement la religion. Mais son utilité n’en est pas moins importante. Les chefs spirituels même s’ils ne sont pas toujours bien accueillis (à part les bouddhistes, précise Jean-Pierre, qui sont encore les seuls à avoir bonne presse) ont un rôle important: diminuer la pression.

Pour Jean-Pierre (libéré depuis 2 ans), la religion et la spiritualité en général ont une place importante dans sa vie. Et si vous aviez vu comme moi les retrouvailles entre l’aumônier et l’homme libre, vous auriez aussi envie de dire au Premier ministre Harper que finalement ces hommes et ces femmes font la différence.

En tout cas, Jean-Pierre tient à ce que ce soit son aumônier qui célèbre son mariage l’été prochain.

VOS COMMENTAIRES SUR Conflits religieux en prison

Autres textes sur Religion et spiritualité

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicideLe guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 4,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet.

Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Maintenant disponible en anglais: Quebec Suicide Prevention Handbook.

Autres livres pouvant vous intéresser:

VOS COMMENTAIRES SUR Conflits religieux en prison

Sexisme animal

Sexisme animal

(Agence Science-Presse) – Si les femmes sont encore minoritaires dans les postes de direction, ce n’est pas le cas chez bien des mammifères, incluant les éléphants, où elles sont même plus souvent qu’autrement l’animal qui dirige la meute. Étonnamment, ce n’est pas un travail en biologie, mais en informatique, qui a permis de comprendre pourquoi: Larissa Conradt et ses collègues de l’Université de Sussex, ont en effet construit une simulation sur ordinateur, qui conclut que lors de conflits entre individus sur la meilleure direction à prendre, deux types d’individus sont susceptibles de mener le groupe. Les affamés, qui ont tout à gagner à arriver le plus vite possible à destination, et les animaux qui ont le moins à perdre si le groupe se divise: c’est parmi ces derniers que se dégagent les femelles, parce que si le groupe se divise, le grand perdant, c’est le mâle dominant.

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

Battle breakdance hip hop des meilleurs breakers de Montréal

video-breakdance-hip-hop-break-breaker-how-to-breakdancing Extreme Supreme Science
Vidéo VHS, compétition de break-dance.

Skywalker, Omegatron, Psycho Red, Silo, Trackmaster, Strike 3, Jayko Superstar, Speedy, Place Pieces (Maximum Efficiency), Tiger, Dj Frank Boulevard, Dj Devious.
Vidéo VHS 25$

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Video.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Sociologie de World of Warcraft

Sociologie de World of Warcraft

(Agence Science-Presse) – Vous ne serez pas étonné d’apprendre que 80% des participants aux mondes virtuels comme World of Warcraft sont des gars, mais seriez-vous surpris d’apprendre que plus du tiers des joueurs sont dans la trentaine? La plus grosse surprise est toutefois l’intérêt que ces mondes virtuels commencent à générer en sciences sociales. C’est un miroir du monde, explique le sociologue Scott Poole, de l’Université de l’Illinois: réseautage, économie, conflits, apprentissage. Les gens s’y comportent de la même façon que dans le vrai monde, renchérit l’économiste Noshir Contractor, de l’Université Northwestern: les réseaux continuent de se former sur des bases géographiques —en dépit de l’absence de frontières sur Internet— et les gens continuent d’être motivés par les mêmes intérêts économiques (comme dans «si je m’allie à mon ennemi pour tuer ce monstre, cela me sera profitable»).

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

poesie-urbaine-roberto-mayerjours-de-nuit Poésie urbaine. Jours de Nuit. Roberto Mayer. 11,95$

Entre en mon univers, infiniment petit. Que se libère ta galaxie. Entre, là, tu es ton enfer, ton paradis. Ton repère y est enfoui. Entre, il ne manque que toi en ces mots. En ces vers dont j’aime me croire l’auteur.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
 
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Mots clés Technorati : ,,,,,,,,,,,

Guy A Lepage, Tout le monde en parle, le syndicat des journalistes du Journal de Montréal et Richard Martineau

Guy A Lepage, Tout le monde en parle, le syndicat des journalistes du Journal de Montréal et Richard Martineau

Billet no 4 Dossier Rue Frontenac. Dossier Journal de Montréal, Tout le monde en parle

Guy A Lepage débute la saison dans la controverse lors de l’émission Tout le monde en parle de dimanche le 1er février. Je viens de recevoir les informations sur la programmation de demain.

Raynald Leblanc, président du syndicat

Dans le coin gauche de l’arène, Raynald Leblanc, le président du syndicat des employés en lock-out du Journal de Montréal. Raynald Leblanc déclare la guerre aux actions «indécentes» et «sauvages» du Journal de Montréal et de Québécor. Raynald Leblanc pointe du doigt la dictature de convergence journalistique de Pierre Karl Péladeau. Raynald Leblanc s’ennuie de l’époque de Pierre Péladeau et regrette celle de Pierre Karl Péladeau. Raynald Leblanc affirme que les syndiqués sont prêts à une lutte à long terme.

Richard Martineau, pigiste au Journal de Montréal

martineau Dans le coin droit de l’arène, Richard Martineau, chroniqueur et pigiste indépendant au Journal de Montréal, Richard Martineau continue, malgré le lock-out, de publier sa chronique dans le Journal de Montréal. Richard Martineau va expliquer son choix de refuser de s’impliquer dans tout conflit syndical. Richard Martineau revendique le droit à une démocratie journalistique.

Fort à parier qu’il sera facile pour Dany Turcotte de mettre de l’huile sur un feu déjà bien pris.

Au dire de M. Joseph Facal, aussi chroniqueur pour le Journal de Montréal: le statut d’un pigiste est différent. Un pigiste ne bénéficie pas des nouvelles ententes post-conflit ni du support des syndiqués. C’est vrai que les pigistes n’ont aucune garantie ou protection. Mais la solidarité et les principes ne s’inscrivent pas dans un contrat…

Et la solidarité est réciproque et bilatérale. Être syndiqué, c’est aussi être sensible aux nouveaux qui entrent sans les conditions acquises, question d’éviter les clauses orphelins pour lesquelles des gens comme François Rebello se sont tant battus.

Jean-François Mercier et le Bye Bye de Radio-Canada

Pour continuer dans la controverse de Tout le monde en parle, Jean-François Mercier sera aussi un invité de Guy A Lepage. Évidemment, Jean-François Mercier nous parlera du Bye Bye qui a tant fait jaser.

Lola et le divorce d’un multimillionnaire

Autre sujet de controverse pour Guy A Lepage, Christiane Desjardins, journaliste à La Presse, remplacera l’avocate de «Lola», Me Anne-France Goldwater. «Lola» poursuit son ex-conjoint multimillionnaire et relance le débat juridique sur la reconnaissance des conjoints de fait.

L’émission Tout le monde en parle du 1er février risque d’être essoufflante et Guy A Lepage nous tiendra en haleine.

VOS COMMENTAIRES SUR Guy A Lepage, Tout le monde en parle, le syndicat des journalistes du Journal de Montréal et Richard Martineau.

Autres textes sur Rue Frontenac.

Rue Frontenac, lock-out au Journal de Montréal

Blogue Rue Frontenac: le nouveau journal des journalistes sans média

Journal de Montréal en lock-out; un média sans journaliste

RueFrontenac.com, une presse libre et indépendante en Haïti

L’heurejuste.ca: Lyne Robitaille du Journal de Montréal VS Raynald Leblanc du syndicat en grève / lock-out

Tout le monde en parle: syndicat des journalistes du Journal de Montréal et Richard Martineau

Controverse sur le conflit Journal de Montréal et ses grévistes avec Guy A Lepage à Tout le monde en parle

Illustration de Renart L’éveillé.

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

reflet-de-societe-magazine-drogue-prostitution-suicide-alcool-gang-de-rue-gambling Internet-o-thon pour soutenir le magazine communautaire Reflet de Société édité par le Journal de la Rue. C’est le temps de vous abonner pour montrer votre soutien à votre revue sur l’actualité communautaire et sociale. Toute contribution supplémentaire pour soutenir notre cause est la bienvenue.

Par téléphone: (514) 256-9000, ext.: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.refletdesociete.com/Abonnement.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Mots clés Technorati : ,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,

Conflit au Journal de Montréal; un quotidien sans journaliste

Conflit au Journal de Montréal; un quotidien sans journaliste

Raymond Viger Dossier Journal de MontréalRue Frontenac Billet no 2

Je vais être honnête avec vous, je ne lisais déjà plus le Journal de Montréal depuis un bon petit bout. Je manque de temps et j’ai dû faire des choix.

J’étais curieux de voir comment le Journal de Montréal se débrouillait pour publier son quotidien. Je viens d’ouvrir le Journal de Montréal du 29 janvier. Chapeau pour la page 2. Le rédacteur en chef, Dany Doucet signe un virulent article sur la tempête de neige. Un titre, un chapeau, 3 photos avec bas de vignettes. Il n’y manque que le texte!!!

Textes d’agence de presse

En tournant les pages, on y voit une majorité de textes qui proviennent d’agences: PC pour Presse Canadienne, AFP pour Agence France Presse, Reuthers, AP pour Associated Press et même de l’agence QMI, la nouvelle agence de Québécor.

Le Journal de Montréal est publié oui, mais je ne peux pas dire que c’est un média pour autant. Prendre des textes d’agence ne peut pas être une forme de journalisme en soi. C’est correct d’avoir des textes d’agence pour se dépanner sur des événements que l’on n’a pas pu couvrir. Mais un média (digne de ce nom), ne peut pas en faire sa principale source d’information.

Un texte d’agence peut se retrouver intégralement dans plusieurs médias différents simultanément. Le texte d’agence est vendu et rendu disponible à tout le monde en même temps. Rien d’original dans un tel texte.

L’âme d’un média: les journalistes

Parce qu’un média doit avoir une âme. Et cet âme provient de ses artisans, c’est-à-dire des journalistes qui font parti de la boîte.

VOS COMMENTAIRES SUR LE CONFLIT AU JOURNAL DE MONTRÉAL, UN QUOTIDIEN SANS JOURNALISTE.

Autres textes sur Rue Frontenac.

Rue Frontenac, lock-out au Journal de Montréal

Blogue Rue Frontenac: le nouveau journal des journalistes sans média

Journal de Montréal en lock-out; un média sans journaliste

RueFrontenac.com, une presse libre et indépendante en Haïti

L’heurejuste.ca: Lyne Robitaille du Journal de Montréal VS Raynald Leblanc du syndicat en grève / lock-out

Tout le monde en parle: syndicat des journalistes du Journal de Montréal et Richard Martineau

Controverse sur le conflit Journal de Montréal et ses grévistes avec Guy A Lepage à Tout le monde en parle

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelle L’amour en 3 dimensions. Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les événements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

Le livre est disponible au coût de 19,95$.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Mots clés Technorati : ,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,

Psychologie: l’enfer à deux

Psychologie: l’enfer à deux

Isabelle Burgun, Agence Science-Presse

Il s’est écrit des centaines de livres là-dessus. À tel point qu’on a l’impression que tout a déjà été dit, lu ou vu sur le couple et ses conflits. Pourtant il manquait une opinion —généralement tenue au secret professionnel— celle du thérapeute.

Un sondage réalisé auprès de 453 psychologues québécois, dont 305 femmes, lève le voile sur les coulisses de la mésentente intime.  » Les idées que l’on se fait sur la dichotomie homme/femme dans la gestion du couple s’observent beaucoup dans la pratique  » annonce Mélanie Lamarre, étudiante au doctorat en psychologie à l’Université du Québec à Trois-Rivières et auteure du sondage.

Quels sont les motifs de rupture et, à l’inverse, les facteurs qui font qu’un couple va durer ? Quels sont ceux à la base de disputes ? Les résultats de ce sondage, réalisé sous la supervision du Dr Yvan Lussier, étaient présenté au dernier congrès bisannuel de l’Ordre des psychologues du Québec qui se tenait début novembre au Complexe Desjardins de Montréal.

Donc, la faute à qui ? La majorité des psychologues soutiennent que la responsabilité est également partagée (60%). Mais une bonne proportion pense que c’est majoritairement la femme qui s’avère en cause —30% pour la femme contre 8% pour les hommes.

 » Cela rejoint souvent les croyances populaires. Les mêmes croyances qui veulent que ce sont les femmes qui proposent les solutions tandis que les hommes adoptent un comportement de fuite, ou que ce sont les femmes qui communiquent plus que leur conjoint « , relève Mélanie Lamarre.

 » L’objectif de ce sondage était d’abord de prévenir la détresse conjugale, associée aux troubles de santé mentale, à la prise d’alcool, etc. « , soutient Mélanie Lamarre.

On consulte davantage

Autre constat dans ce sondage, les couples consultent plus rapidement qu’autrefois et la séparation n’est plus nécessairement la solution recherchée. Les motifs de consultation vont du stress aux familles recomposées, en passant par l’utilisation d’Internet (clavardage, site de rencontre, pornographie). Les gens consultent pour mieux comprendre ce qui leur arrive, mais cela n’empêchera pas forcément la rupture.

Responsabilité partagée et comportements stéréotypés, il y a donc peu de surprises dans les réponses des psychologues. Et si ces derniers observent peu de changements dans les motifs de consultation, ils relèvent de petites nouveautés ailleurs : l’impact d’Internet, la valorisation de l’individu et de ses choix personnels et une sexualisation plus ouverte. Et du neuf aussi du côté des motifs de rupture : une baisse de la tolérance aux relations insatisfaisantes et un fort désir de croissance personnelle… qui passera avant la survie du couple !

Les facteurs à la base des conflits, selon les thérapeutes

  1. les comportements négatifs d’un des conjoints
  2. les conflits liés à la vie de tous les jours
  3. les comportements distants d’un des conjoints

Les trois motifs de rupture

  1. 1) Les partenaires ont de la difficulté à communiquer
  2. Incompatibilité des partenaires
  3. Les intérêts, buts et valeurs des partenaires ont changé en cours de route

Quel serait le meilleur conseil que vous donneriez à un couple afin qu’il réussisse sa relation?

  1. Le choix du partenaire
  2. Connaissance de soi
  3. Respect
  4. Communication
  5. Travailler la relation
  6. Sexualité
  7. Partager
  8. Consulter
  9. Textes sur la famille.

    Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

    Merci de votre soutien.

    PUBLICITÉ

    Gambling et Jeu compulsif

    La réalité sur les jeux de hasard, un outil de discussion pour les jeunes

    gambling-jeu-compulsif-gambler-joueur-pathologique-poker-casinoDVD Gambling. 20$ + 5$ (taxes et frais de transport)

    DVD de sensibilisation rassemblant témoignages et interventions de Biz, de Loco Locass, de l’ancienne croupière Éléonore Mainguy, du joueur devenu paraplégique Did Bélizaire et de plusieurs joueurs compulsifs. Le moyen idéal de s’éveiller aux conséquences de la dépendance au jeu.

    Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009.

    Par Internet: http://www.editionstnt.com/Video.html

    Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc, H1V 1X4.

    Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.