Un congres d acariens

Un congrès d’acariens

(Agence Science-Presse) – Les acariens, ces petites bestioles qui partagent vos lits, ne sont pas dangereux, mais cela n’empêche pas un grand nombre de gens d’en être suffisamment effrayés pour choisir de passer la nuit… dans leur bain.

C’est l’une des choses palpitantes qu’on a pu apprendre de l’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA), qui tenait en avril à Washington son premier… Sommet des acariens.

 

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Être écoresponsable, carboneutre ou virtuel

Être écoresponsable, carboneutre ou virtuel?

Stéphane Gagné

(Agence Science-Presse) – Depuis quelques années, il est de bon ton d’appliquer une touche de vert à toutes les interventions humaines. Le monde des congrès et des colloques n’échappe pas à cette règle. Plusieurs centres des congrès dans le monde se sont dotés de politiques d’achat écoresponsable (achat de produits ayant le moins d’impacts possible sur l’environnement) et d’une politique environnementale pour la gestion de leurs déchets ou le transport. Poussé par le Bureau des normes du Québec et le Regroupement québécois des femmes en environnement, un projet de certification volontaire d’événements écoresponsables pourrait même voir le jour en 2010.

Réduire les gaz à effet de serre

Dans cette mouvance, les événements carboneutres occupent une place importante. Ces événements ont pour objectif de réduire la production de gaz à effet de serre (GES) lors de la tenue d’événements et de compenser par l’achat de crédits de carbone les émissions résiduelles, plus difficiles à réduire.

C’est que le principal impact des événements est souvent le transport (surtout par avion pour faire venir les congressistes). Pour parvenir à rendre un événement carboneutre, «on procède en trois étapes, affirme Véronique Morin, directrice de projets pour Planétair. On cherche d’abord à identifier et quantifier les sources de GES, ensuite on met en place des actions pour les réduire, par exemple, un transport collectif des congressistes et enfin, on compense les émissions résiduelles par l’achat de crédits de carbone.» Chez Planétair, ces crédits sont vendus environ 50 $ la tonne de GES émis et l’argent ainsi recueilli est investi dans des projets d’énergie renouvelable dans le tiers monde. Cette formule a permis au Festival de jazz de Montréal de devenir carboneutre en 2008. L’expérience sera répétée en 2009.

Écoresponsabilité

Certains organisateurs poussent la mesure plus loin en appliquant la notion d’écoresponsabilité à leurs événements. On tient alors compte des dimensions environnementale et sociale (ex.: achat local, réduction des transports solo, gestion écologique des déchets). D’autres évacuent la dimension transport en organisant des événements virtuels. Des événements, où le contact personne à personne n’est pas essentiel, se prêtent bien à cela. C’est le cas de la première rencontre virtuelle scientifique de la revue scientifique Nature, organisée récemment, ou du congrès des adeptes du jeu vidéo World of Warcraft.

Ce genre d’événements virtuels n’est pas encore chose courante au Québec. Cependant, cela est appelé à se développer, selon Normand Beauchamp, président de l’important fournisseur d’équipements audiovisuels CEV de Montréal. C’est que la technologie de la vidéoconférence qui permet leur tenue s’est beaucoup améliorée au fil des années. «Les prix ont baissé, les équipements sont plus puissants et les interfaces sont plus conviviales, affirme-t-il. De plus, cela prend une simple connexion Internet haute vitesse pour se brancher, ce qui en fait un médium peu coûteux à utiliser.» Beaucoup de téléformations se font déjà ainsi, évitant aux gens de se déplacer.

La menace des changements climatiques aidant, peut-être verrons-nous, dans un futur rapproché, un nombre grandissant d’événements virtuels, écoresponsables ou carboneutres? C’est à suivre…

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Congrès scientifiques virtuels

Congrès scientifiques virtuels

Pascal Lapointe

(Agence Science-Presse) – On commence à évaluer l’impact des blogues et des wikis sur la science, mais on ne s’est pas encore intéressé à l’impact que pourraient avoir les nouveaux outils d’Internet sur les congrès scientifiques. Les avantages d’un congrès «en ligne» semblent pourtant évidents: moins de pollution, moins de conflits d’horaire… et le droit de cogner des clous.

Les expériences menées jusqu’ici ont été marginales, mais plus pour longtemps, selon un éditorial paru dans Nature cet automne: «le nombre toujours croissant de ces rencontres scientifiques est préoccupant. Bien sûr, le rythme de la science s’accélère. Mais la prolifération des rencontres est parfois influencée par le désir qu’ont des chercheurs de grossir leur CV ou par le prestige qu’apporte un tel événement à une institution».

Twitter et conférence

Même la revue Fortune en parlait cette année sous le terme de «Conférence 2.0», en donnant en exemple une entrevue «désastreuse» avec le fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg, sur la scène du Festival interactif South by Southwest, tenu au Texas en mars. Les questions posées par l’animatrice avaient paru insipides à plusieurs spectateurs, qui s’étaient mis à commenter en direct, via Twitter — un mélange de micro-blogue et de messagerie instantanée — et la frustration dans la salle grimpait, à mesure que les uns lisaient sur Twitter les commentaires des autres.

Faut-il y voir un exemple de plus de la «prise de parole» et de la «prise de contrôle», ces deux mamelles de l’Internet 2.0? Il est certain que si un auditoire peut partager ses pensées en temps réel, on vient de jeter par terre le modèle «je-parle-vous-écoutez» des congrès…

Redéfinir la conférence

«Lorsque le panel a commencé à s’étirer, raconte un des interlocuteurs dans l’article de Fortune, vous pouviez voir les portables s’ouvrir et Twitter arriver». Les panélistes, réalisant qu’ils n’apportaient pas à l’audience ce qu’elle attendait, ont réorienté le tir.

L’expérience des «non-conférences» s’inscrit dans cette logique de la «Conférence 2.0»: dans une «non-conférence», les projecteurs sont tournés vers la salle, plutôt que vers un panel.

Mais une conférence virtuelle, ou mi-virtuelle mi «-réelle» serait plus audacieuse encore, puisque la «salle» en question serait élargie aux quatre coins d’Internet. David McClure, organisateur d’événements chez O’Reilly Media — qui organise entre autres le Foo Camp, cité comme un modèle de conférence 2.0 — n’y voit nullement une menace: «vous avez plus de réactions et vous pouvez mener une session plus intéressante.»

Conférence avec le monde entier

Comment ça pourrait fonctionner? Parmi les quelques rares trucs — le concept est encore embryonnaire! —, on mentionne la nécessité d’avoir des petits groupes (les plus gros congrès internationaux devront attendre), de laisser au public la possibilité de réviser le programme avant (ou de voter), d’élargir le temps nécessaire au réseautage entre les sessions… et d’évidemment prévoir un wifi gratuit! Ou encore, pour réduire les déplacements en avion, pourquoi ne pas rassembler les gens en plus d’un endroit?

S’ils ont besoin d’un prétexte, la crise financière en devient un: on économise les billets d’avion et on réduit son empreinte carbone. «Les congrès scientifiques sont nécessaires et jouent encore un rôle important», conclut Nature en éditorial. La technologie ne peut pas toujours remplacer les contacts personnels. Mais les organisateurs de congrès pourraient y réfléchir à deux fois, «avant de lancer leurs prochains appels à des contributions.»

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Un congrès dans World of Warcraft

Un congrès dans World of Warcraft

Sylvain Lanouette

(Agence Science-Presse) – Au premier coup d’oeil, le biophysicien assis devant son ordinateur semble jouer à un jeu vidéo. En réalité, son personnage est en route pour la toute première conférence scientifique organisée dans l’un des plus populaires jeux en ligne, World of Warcraft, où chaque personnage interagit avec des millions d’autres joueurs au sein d’un monde virtuel digne du Seigneur des anneaux.

Science et jeux vidéos

Plusieurs chercheurs voient comme un sujet d’étude ces univers avec leurs règles sociales et économiques mimant le monde réel. John Bohannon, chroniqueur à la revue Science, y a vu une opportunité d’unir son amour des jeux et de la science. Inspiré par ces recherches, il a organisé un congrès sur la convergence entre le réel et le virtuel… à l’intérieur même d’un univers virtuel!

Des spécialistes des univers virtuels ont pris ainsi place derrière leurs écrans au printemps dernier. Par l’intermédiaire de leurs personnages d’elfes et de trolls, ils se sont assemblés dans les égouts fictifs de Lordaeron.

L’économie selon World of Warcraft

Si l’environnement est cocasse, le sujet est sérieux. Pour John Bohannon, il semble inévitable que des sciences comme l’anthropologie, la psychologie, la sociologie et l’économie se tournent vers l’étude du monde des jeux en lignes. Des chercheurs travaillant sur le virtuel étaient invités pour animer les conférences et participer aux débats. Au programme: relations entre le système économique réel et celui de World of Warcraft, mouvements sociaux dans l’univers virtuel, adoption de personnalités alternatives par les joueurs et signification de l’amitié et des valeurs dans la réalité virtuelle. Lors de la dernière conférence, tous ont partagé leur vision du développement futur des mondes virtuels. «C’est comme une vraie conférence finalement!», confie Sébastien Légaré de l’Université Laval, participant au congrès.

On respecte même dans le monde virtuel les traditions des congrès. Les personnages recevaient un sac promotionnel avec programmes et vêtements virtuels à l’effigie du congrès. Les conférences prenaient la forme de tables rondes et de débats animés par un président de séance. Une fois les conférences terminées, les participants étaient invités à des activités récréatives pouvant plaire aux joueurs de World of Warcraft. Leurs personnages ont pris part à un tour de zeppelin gnome, exploré des catacombes, mené l’assaut sur une ville ennemie et célébré un mariage troll…

Troll et scientifique

Attablé à la table d’une auberge virtuelle, John Bohannon, par son personnage Gonzorina, communiquait son enthousiasme pour cet événement. «Assis ici, nous prenons part à une expérience impressionnante». Non seulement un tel événement est un pas vers une nouvelle implication du monde virtuel dans le réel, mais ils ont un impact environnemental très faible. Il reste encore toutefois bien des défis à relever, l’interaction dans un monde virtuel restant limitée. Néanmoins, l’aspect virtuel gagnera en importance dans la société et la science ne fera pas exception, prédit-il, des événements comme celui-ci sont un pas vers le web 3.0: une toile interactive et 3D.

autres textes sur l’hypersexualisation

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couverture  livre jean-simon copie Poésie urbaine. Je me raconte. Jean-Simon Brisebois. Depuis 1997 Jean-Simon s’est découvert un goût pour l’écriture. Après avoir publié une trilogie poétique aux Éditions TNT(Entité en 2008, L’âme de l’ange en 2007 et Renaissance en 2006), plusieurs de ses lecteurs étaient curieux de savoir lesquels de ces textes parlaient le plus de lui. Il revient donc en force avec Je me raconte, un court récit autobiographique. Laissez-vous guider dans le monde particulier de ce jeune auteur!  7$

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