Immobilisme des élus devant l’explosion des budgets d’infrastructures

Ariane Aubin                              Dossier Économie, Ville de Montréal

Immobilisme des élus devant l’explosion des budgets d’infrastructures

Y a-t-il encore quelqu’un au Québec qui prenne au sérieux les estimations initiales qui nous sont fournies lorsqu’un grand chantier est mis en branle? Qu’on se souvienne des frais de construction du métro de Laval, qui avaient crû de 350% entre les premières projections de coûts et la facture finale. Ou alors des 25 millions supplémentaires que coûtera la construction du nouveau tronçon de l’autoroute 25, réalisé en partenariat public-privé.

Ce ne sont là que deux exemples parmi tant d’autres des dépassements budgétaires qui ont été associés aux principaux projets d’infrastructures des dernières années. Respecter un budget ne semble plus être un critère pour les contracteurs, privés ou publics. C’est pourtant l’argent des contribuables que l’on dépense. Minimalement, ces derniers devraient pouvoir s’attendre à un brin d’indignation de la part de leurs élus devant cette technique de plus en plus répandue. Idéalement, ces mêmes élus devraient plutôt se pourvoir des moyens nécessaires pour que cessent les abus.

La semaine dernière, la présidente du Conseil du Trésor Monique Gagnon-Tremblay annonçait pourtant à la Presse avec une étonnante «zénitude» que la reconstruction de l’échangeur Turcot allait manifestement coûter de une fois et demie à deux fois plus cher que le 1,5 milliards de dollars prévus, rapporte dans sa dernière chronique Jean Gagnon. Elle trouverait cette inflation soudaine «normale».

Le processus même de l’appel d’offre étant basé sur la crédibilité relative des projections budgétaires (le contrat revient souvent au plus bas soumissionnaire) fournies par les contracteurs participants, n’est-il pas au contraire inquiétant que ces projections soit volontairement sous-estimées? N’est-il pas troublant que ces dépassements budgétaires systématiques ne soient pas dénoncés par nos élus?

VOS COMMENTAIRES SUR LA SOUS-ESTIMATION DES COÛTS DE LA CONSTRUCTION À MONTRÉAL

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Les cartes de la construction et les fraudes

Les cartes de la construction et les fraudes

Pour travailler dans la construction, cela nécessite des cartes de travail autorisant l’employé dans certains domaines. Chaque carte autorise une spécialité. Si vous êtes plombier, vous n’êtes pas soudeur. Il existe des inspecteurs qui patrouillent les chantiers de construction pour s’assurer que les contracteurs respectent bien la réglementation.

Un employé de la construction qui veut travailler se présente à son “local” le matin. Il demande à être affecté sur un chantier. Le répartiteur l’envoie sur une “job” où l’employé n’a pas la carte requise pour faire le travail. Le répartiteur le sait bien. Après quelques jours de travail, l’inspecteur passe. Il donne un avis. S’il repasse et voit le même employé sur le chantier, le contracteur aura droit à une amende de 2 300$.

Puisque la contravention n’est pas donné dès la première offense, le répartiteur peut se permettre d’envoyer à peu près n’importe qui sur un chantier, même s’il n’a pas la bonne carte de construction. Après qu’il se fait aviser, ils changent les employés de place et recommence le stratagème.

Parfois nous avons des lois. Parfois nous avons des inspecteurs pour faire respecter nos lois. Mais y a-t-il une volonté de le faire?

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