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Chronique du prisonnier

Abonnés aux barreaux

Jean-Pierre Bellemare, prison de Cowansville     DOSSIER REFLET DE SOCIETE ET CHRONIQUE DU PRISONNIER

Pourquoi un homme comme-t-il un second crime après une condamnation? La détention n’a-t-elle pas été dissuasive?

Dans le système judiciaire, on qualifie sarcastiquement les récidivistes d’abonnés, de revenants ou de réguliers. Cette catégorie de détenus est principalement composée d’hommes ayant des problèmes à répétition qu’il s’agisse de violence conjugale, de conduite avec facultés affaiblies, de vol à l’étalage ou de vagabondage. Ils ont tous un point commun: un sévère problème de dépendance. Leur lieu de rassemblement est le Palais de justice et leur cri de ralliement ressemble à celui d’un animal blessé, perdu.

Les drogués sont les plus nombreux. À peine sortis de prison, ils partent en chasse armés de leur désespoir pour trouver n’importe quelle drogue qui pourra arrêter momentanément leurs angoisses. Ils sont à risque de revenir rapidement derrière les barreaux. Le manque les pousse à commettre un délit sans préparation.

Ce n’est pas une recherche de plaisir qui les motive, mais le mal dans leur corps qu’ils tentent de combattre. Pour eux, la récidive est aussi certaine que la venue du soleil après la pluie. Ils sont aux prises avec un problème si fort que la peur d’une seconde détention leur semble superflue en comparaison. Le cercle vicieux se perpétue durant des années, tant et aussi longtemps qu’un évènement spectaculaire ne vienne renverser ces hommes comme un décès, un traumatisme, l’atteinte du fond du baril, etc.

image Récidivistes volontaires

Une deuxième catégorie d’hommes reviendra à coup sûr au pénitencier: ceux qui se nourrissent d’un ressentiment contre l’injustice ou qui se «victimisent». La rancoeur constitue pour eux un moyen fréquemment utilisé pour éviter de se remettre en question et surtout d’avoir à reconnaître leurs torts. D’autres, hantés par un passé non réglé, sont incapables de tourner la page. Certains d’entre eux ont été élevés dans un environnement familial criminalisé. Leur perception du crime n’a aucune connotation négative. Pour eux, il s’agit simplement d’un mode de vie qui se transmet d’une génération à l’autre.

Il y a ceux qui reviennent en prison après avoir espéré réussir un bon coup grâce à des renseignements obtenus au pénitencier. Avant même d’être libérés, ils se préparent à revenir s’ils se font prendre. Le pénitencier est considéré comme l’école du crime. Tous ceux qui s’y trouvent se sont pourtant plantés lamentablement, même s’ils se permettent de donner des leçons aux autres. Ces futurs récidivistes croient naïvement que ceux qui les ont renseignés voulaient leur  réussite. La réalité est que quand un détenu possède une information «payante», il la garde pour lui. Les informations partagées en prison sont habituellement une forme de manipulation que les gars utilisent pour en piéger un autre. Ce sont presque toujours des jeunes criminels qui tombent dans le panneau.

Il existe des détenus qui, bien qu’ils n’aient aucune ressource monétaire ou familiale, n’acceptent pas de partir du bas de l’échelle. D’autres sont des gens qui, vu la gravité de leurs crimes (pédophilie, infanticide, viol) ont été isolés de ceux qui auraient pu leur venir en aide. Quelquefois des sans-abris ou des gens aux prises avec des problèmes psychiatriques reviendront au pénitencier. Le milieu carcéral est le seul qu’ils connaissent véritablement. Le fait de connaître un environnement le rend sécurisant, aussi incroyable que cela puisse paraître parfois. Des hommes mal équipés socialement pour affronter des problèmes simples deviennent ainsi une clientèle permanente des prisons, un résultat de la désinstitutionnalisation des services psychiatriques.

La peur de la liberté

D’autres prisonniers qui ont purgé une très longue peine deviennent «institutionnalisés». Une poule encagée trop  longtemps perd ses réflexes naturels comme rechercher sa nourriture, prendre soin de ses petits et marcher. Le même  phénomène se produit chez l’homme. Après plus de dix ans d’incarcération, ses réflexes, sa débrouillardise et ses autres capacités sont fréquemment hypothéqués. Des choses simples comme prendre le métro entouré d’inconnus, s’avèrent des épreuves difficiles. Le contact avec les étrangers l’épuise sans raison apparente.

À l’extérieur des murs, la vitesse des voitures et le flux incessant des gens qui vont et viennent créent de l’angoisse. Même les relations avec les femmes deviennent une source de stress énorme. Elles impliquent des façons de faire et de vivre qui n’existent pas en prison. Regarder une personne dans les yeux est généralement considéré comme une provocation au pénitencier. Effleurer la fesse d’une agente correctionnelle peut entraîner un transfert dans un établissement à sécurité maximale. Ces aspects de la vie carcérale nécessitent des adaptations qui ne sont pas naturelles et le prisonnier, lorsqu’il retourne dans la société, doit tenter de s’en déprogrammer. C’est parfois impossible ou trop difficile et cela peut le mener de la dépression jusqu’au suicide. Se sentir incapable de vivre ce qui est attendu depuis si longtemps frappe de plein fouet. Plus d’un détenu libéré est devenu fou. Le rêve de la liberté devient parfois un cauchemar éveillé. Comment l’expliquer aux autres alors qu’on ne comprend pas vraiment sa propre incapacité à satisfaire ses désirs? Une minorité de ces personnes, malgré leur bonne foi et, surtout, une envie certaine de liberté, reviendront gonfler les rangs des prisonniers bien malgré eux.

Voilà une description des différents types de récidivistes avec lesquels j’ai pu m’entretenir durant mes longues années d’incarcération. La liste n’est pas exhaustive, mais elle est représentative. Je m’inclus, naturellement, dans le groupe. J’ai appris quelque chose d’extraordinaire en psychologie qui m’a permis de me rendre où j’en suis intérieurement: on peut juger un geste, mais pas une personne. Car une personne ne se limite pas à un seul geste.

autres textes de Chroniques d’un prisonnier

Reflet de Société, Vol. 18, No. 3, Juin/Juillet 2009, p. 8-9

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Réaction des jeunes de Longueuil

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Réaction des jeunes de Longueuil

 Dossier Prostitution et Suicide Les élèves de l’école secondaire Gérald-Filion, située à Longueuil, ont lu l’édition de septembre 2008 de Reflet de Société (Vol.16, no.6). Invités à commenter le contenu des articles, les adolescents nous font part ici de leurs réactions et de leurs réflexions.

parole aux jeunes sur sexualité sexe éducation sexuelle 

Réactions au texte «À Benjamin mon fils», de Guillaume Lemire.

Un père écrit à son fils dans la plus grande sincérité. Reconnaissant les erreurs commises de sa part dans le passé et se remémorant les moments de tendresse en famille, Guillaume Lemire cherche à communiquer avec son fils Benjamin qui, selon toute vraisemblance, s’est éloigné de son père.

Commentaires des jeunes

Votre histoire est touchante. J’ai appris quelques détails à propos de mon père et moi. Si un père ou une mère se fâche, les enfants vont penser tout de suite que leurs parents ne les aiment pas, mais ce n’est pas vrai. En réalité, les parents veulent le bien de leurs enfants. J’ai vécu une situation pareille.

Sara Mohammad Nadir

Je n’ai pas encore d’enfant, mais je peux quand même comprendre ce que vous avez raconté puisque c’est arrivé à mon oncle…

Il a eu un enfant et, je vous jure, c’est presque la même histoire que vous. Quand j’ai lu votre texte, je me suis dit que vous aviez quand même beaucoup de courage pour écrire cela.

Charles Duchesneau

Je me suis rendu compte que les pères ont aussi une grande importance pour leurs enfants et leur mère. Je fais plus attention à mon père, je passe plus de temps avec lui.

Zakaria Bennani

J’ai été très époustouflé et ébloui par votre amour dédié à Benjamin, votre fils.

Votre lettre m’a beaucoup marqué, on voyait la sincérité de vos mots, qui provenaient de votre cœur. Je n’ai jamais vraiment connu mon père, car, durant mon jeune âge, le ciel l’a emporté. Je n’ai pas connu ce qu’était l’amour d’un père à l’égard de son fils, même si ma mère essayait de tenir son rôle.

J’ai finalement eu un nouveau papa. J’ai espéré avoir de l’affection de sa part, mais cela n’a pas pu se produire. Il ne le montrait pas, même s’il disait à ma mère qu’il nous aimait et qu’il était heureux de vivre avec nous.

Après avoir ressenti cet amour que vous aviez exprimé à travers cette lettre, j’ai appris que nous devons exprimer ce qu’on ressent aux personnes qui nous sont les plus chères.

Anonyme

Réactions au texte «Prison intérieure», de Jean-Pierre Bellemare.

Dans cette chronique du prisonnier, Jean-Pierre Bellemare décrit la fermeture d’esprit qu’il perçoit chez certains de ses codétenus. Il partage également le cheminement qui lui a permis, au cours de sa peine d’emprisonnement, de se débarrasser de sa «prison intérieure».

Commentaires des jeunes

Je crois que peu importe le crime que vous avez commis, aider ceux qui en ont besoin vous permet de vous racheter peu à peu auprès de la société.

Je voudrais vous souhaiter bonne chance dans votre «quête». Je dis quête, car je crois personnellement que vous êtes en quête du bien.

Kevin Godin, 15 ans.

La plupart des hommes ne connaissent pas leur prison intérieure et se retrouvent dans de très mauvaises situations. Parfois, ils rejettent la faute sur les autres parce que leur prison intérieure les oblige à vivre dans le mensonge.

«N’est pas plus aveugle que celui qui ne veut pas voir.» Mais vous avez découvert cette prison et vous vous êtes échappé. Je vous en félicite!

Dramou Foromo Élisée, 17 ans.

Votre article m’a vraiment incité à réfléchir à mes problèmes d’une autre façon et à devenir une nouvelle personne.

J’ai toujours pensé que ma façon de vivre était ingérable. J’ai toujours cru que mes problèmes n’allaient jamais finir. Mais quand j’ai lu votre article, ça m’a fait penser à la façon ridicule dont je voyais les choses. Je me suis senti comme une toute nouvelle personne.

Merci de ce partage.

Brando Rojas Vargas

Quelle sagesse quand vous affirmez que la plus grande et la plus solide prison n’était pas de fer, ni de pierre, mais bien de notre esprit.

Depuis que j’ai lu cet article dans le journal, je peux vous affirmer avoir changé. Maintenant, je tente de faire changer les gens autour de moi. Cela a même fonctionné avec ma petite amie! Elle s’était enfermée dans une prison mentale où la seule chose qu’elle faisait était s’apitoyer sur son sort.

Pour chaque porte, il y a une clé. Votre esprit est une prison, votre cœur, une clé. Sachez l’utiliser. Et aimer. La vie sera alors magnifique.

Danny Martin-Langlois

Réactions au texte «Passages nuageux sur ciel ensoleillé», de Sunny Boy.

Agressé par un membre de sa famille à plusieurs reprises, Sunny Boy perd goût à la vie. Après avoir vécu dans la prostitution homosexuelle et en être sorti trois ans plus tard avec l’aide de ses parents, les horreurs de la vie le poussent à faire une tentative de suicide… qui échoue. Dans un texte authentique, Sunny Boy partage son vécu et jette un regard éclairé sur les gens aux prises avec des idées suicidaires.

Commentaires des jeunes

Bonjour Sunny,

J’avais beaucoup de questions à la suite du suicide d’un ami de ma mère et ton texte m’a aidée à comprendre.

Ma mère ne l’a pas vu venir, moi non plus d’ailleurs. Je ne lui en veux pas, mais j’éprouvais de la colère quand je pensais à son geste. Je n’avais aucune raison valable de lui en vouloir. Il souffrait et voulait se sentir mieux. J’espère qu’un jour, on pourra intervenir encore plus rapidement pour aider les personnes suicidaires…

La vie est belle, mords dedans. C’est comme une boîte de chocolats, on ne sait jamais sur quoi on va tomber!

Valérie Bouillon, 15 ans

Quand j’avais huit ans, ma mère s’est enlevée la vie. Pendant plusieurs années, je n’ai pas compris pourquoi elle avait fait ça. Puis, l’année de mes 12 ans, mon père a enfin eu le courage de me dire que ma mère souffrait de dépression.

Aujourd’hui, je crois que j’ai réussi à faire mon deuil. Je sais que ce que vous vivez n’est pas facile tous les jours, mais je crois que la vie vaut la peine d’être vécue. Je suis sûre que ce que vous avez écrit a fait réaliser beaucoup de choses à plusieurs personnes comme moi et a su nous aider.

Je vous dis bravo pour le courage dont vous avez fait preuve pour écrire votre article.

Annie Jolicoeur, 15 ans

Réaction au texte «Lettre à mon agresseur», de Maline.

Maline retourne huit ans en arrière. À l’école primaire, elle est victime d’un attouchement sexuel auquel se livre son enseignant préféré. Bien que traumatisée par l’événement, Maline dégage une force de caractère inouïe dans une lettre écrite de sa main et dédiée à son agresseur.

Commentaires des jeunes

Maline,

Ta lettre m’a beaucoup touchée. Tu as beaucoup de courage d’écrire une lettre à ton agresseur, qui t’a fait tant souffrir.

J’ai été vraiment choquée de savoir qu’il était encore libre après ce qu’il t’a fait. Un pédophile ne guérit pas tant qu’il n’a pas eu d’aide des centres psychiatriques. Je sais que ce n’est pas de ta faute, tu étais jeune et tu lui faisais confiance, mais lui, il a abusé de toi. Tu aurais dû parler à tes parents de ses comportements bizarres lorsqu’il parlait de sexe, de pédophilie et aussi lorsqu’il te mettait mal à l’aise.

Tu es une femme forte et tu as réussi à surmonter tes faiblesses (les crises, les traitements que tu as reçus durant ces dures années). Continue et vis ta vie au maximum, car tu n’en as qu’une seule. Sois heureuse.

Anonyme

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Des meurtriers vendent leur art sur Internet

Des meurtriers vendent leur art sur Internet


François Richard

 

Dossiers criminalité, Internet et prison

Le tristement célèbre meurtrier Roch Thériault a fait parler de lui ces derniers jours. L’ancien leader d’une secte inspirée du christianisme s’est, du fond de sa cellule, recyclé dans la production et la vente aux enchères de poèmes et de tableaux. Les oeuvres de celui qui forçait ses disciples à l’appeler Moïse sont de qualité médiocres et représentent des scènes naïves, par exemple des fleurs ou des oiseaux.

Charles Manson ou Paul Bernardo

Les tableaux étaient jusqu’à la semaine dernière en vente sur un site Internet qui propose des ventes aux enchères d’objets liés aux meurtriers. Les internautes obsédés par les crimes crapuleux peuvent s’y procurer des oeuvres d’arts produites par des tueurs ou des objets leur ayant appartenus, par exemple des documents de justice signés de leur main. Les plus tordus peuvent même acheter des mèches de cheveux ou des rognures d’ongles des Charles Manson ou Paul Bernardo. Au moins deux autres site offrent présentement ce type de produits. Il est important de souligner que les oeuvres vendues sont sans intérêt au niveau artistique. Les gens se les procurent car ils sont attirés par la notoriété des assassins qui les ont produites.

Roch Thériault: des oeuvres rares

Mis au courant de la situation, le gouvernement fédéral a interdit à Roch Thériault de faire sortir du pénitencier où il est incarcéré ses poèmes et ses toiles. L’interdiction se limite à son cas, aucune réglementation uniforme à ce sujet n’étant pour l’instant prévue. Le responsable du site où les oeuvres étaient mises en vente utilise maintenant le fait qu’il n’y ait plus qu’une seule toile de Thériault en circulation pour en augmenter le prix de vente.   

Un trafic comme la drogue et la pornographie infantile

Comme dans le cas de tous les trafics, la législation est peu efficace. Tant qu’il y a une demande pour un certain type de produit, des gens seront prêts à  les distribuer. Le phénomène est semblable à la distribution de drogue, de pornographie juvénile et de tous les autres produits illégaux. La rareté ne fait qu’augmenter le prix de vente et contribue à enrichir le vendeur. Seule consolation dans cette histoire: en se fiant aux nombres de mises pour chacun des objets en vente, on peut conclure que le site est très peu populaire.

Acheteurs anonymes

L’incident Thériault remet à l’avant-plan le problème de la confidentialité sur Internet. Il est peu probable que les oeuvres d’art ou les mèches de cheveux d’assassins trouvent preneur si l’identité des acheteurs était rendue publique. Je suis attaché au respect de la vie privée, mais son application me laisse souvent perplexe. Et pas que dans le cas des déviants et des criminels.

Gens en détresse anonymes

Dans un tout autre ordre d’idées, beaucoup de gens en détresse visitent notre blogue, dont l’auteur principal, Raymond Viger, est un intervenant d’expérience, notamment auprès des personnes suicidaires. L’anonymat des internautes peut être un grave problème lorsqu’ils sont sur le point de commettre l’irréparable et qu’il est impossible de les localiser afin de leur envoyer des secours.

Fournisseurs Internet insensibles

Les fournisseurs de services Internet sont peu sensibilisés à cette problématique et préfèrent souvent se réfugier derrière des principes de confidentialité, en grande partie pour ne pas s’aliéner des clients potentiels qui souhaitent utiliser la Toile pour autre chose que payer des factures ou lire des courriels.

Identité des internautes: un débat social

Même si les fournisseurs offraient une plus grande collaboration, le débat ne devrait pas de toute façon être strictement de nature commerciale et reposer sur leurs épaules. Il est grand temps que les dangers et les abus liés à l’anonymat des internautes soient débattus publiquement et que des solutions aux problèmes que ça engendre soient mises de l’avant. Si tous les fournisseurs étaient tenus de révéler l’identité de leurs clients dans certains contextes, l’argument de la perte potentielle de clients ne tiendrait plus.

Pour commenter ce billet sur les oeuvres d’art vendues par des meurtriers

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Effacez mes gènes

Effacez mes gènes

(Agence Science-Presse) – La Grande-Bretagne a été la pionnière dans la constitution de bases de données de l’ADN des criminels ou de personnes soupçonnées d’un crime: le but étant d’avoir sous la main toutes ces données, le jour où on récolte sur les lieux d’un crime de l’ADN non-identifié. Mais le pays va devoir détruire 800 000 des 4 millions et demi de «profils» contenus dans ses archives, a décrété en décembre le tribunal. Il s’agit des échantillons provenant de gens qui avaient été soupçonnés, mais acquittées ou jamais jugées. La conservation de ces données, lit-on dans le jugement, constitue «une ingérence dans le droit à respecter la vie privée des citoyens concernés».

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Les discriminations judiciaires et policières en France

Les discriminations judiciaires et policières en France

Lisa Melia

DOSSIER DISCRIMINATION

«Les discriminations judiciaires et policières en France» étaient le thème d’une conférence organisée par le Centre international de criminologie comparée (CICC) de l’Université de Montréal le 18 mars dernier. Thème est récurrent dans l’Hexagone lors des débats sur ces deux institutions. Dans quelle mesure la police et la justice créent-elles et perpétuent-elles des discriminations à l’égard des populations immigrées ou tout simplement des gens de couleurs?

Discrimination ethnique

La perpétuation des discriminations est l’objet de l’étude de Fabien Jobard, docteur en science politique et chercheur au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) de Paris. Il travaille principalement sur la police, au centre de recherches sociologiques sur le droit et les institutions pénales, et a publié plusieurs ouvrages et articles sur la question. Son constat est clair: si l’institution judiciaire ne produit pas de nouvelle discrimination, elle perpétue celles qui sont créées par la société et qui sont plus présentes au sein de la police.

Pour un juge, des éléments comme la nature du délit ou les antécédents du prévenu priment sur l’origine ethnique de l’individu. En revanche, des considérations telles que le sexe, l’origine et le style vestimentaire jouent d’avantage pour les policiers dans les contrôles d’identité. 8% de la population française est composée d’immigrés. Or, ces derniers représentent 20% des personnes interpellées par la police, un quart des personnes condamnées par un juge, et un tiers de la population carcérale. C’est sans compter les français dont les parents ou les grands-parents sont des immigrés naturalisés et qui font aussi les frais de la discrimination dans la société en général.

Justice et discrimination

Fabien Jobard s’est intéressé dans un premier temps à la question suivante: est-ce que l’origine ou la couleur de peau influencent les juges? La réponse qu’il donne est négative. Sa recherche porte sur les outrages, les rebellions et les violences à l’encontre des policiers. C’est un bon sismographe des tensions qui règnent entre les forces de police et la population, essentiellement les jeunes des banlieues. Cet indice a doublé dans les années 90, et a été encore une fois multipliée par deux depuis lors.

Selon les recherches qu’il a menées sur 864 dossiers étalés de 1965 à 2005, près de 63% des prévenus étaient des Européens, 20% étaient Maghrébins et 15,5% étaient des Noirs africains. Or, en examinant les statistiques des sanctions, il s’avère que le risque d’écoper d’une peine de prison ferme est deux fois plus important pour les Africains que pour les Européens. Est-ce pour autant de la discrimination? D’autres données entrent en ligne de compte. Par exemple, le type de délit: les peines sont plus sévères pour un acte de violence que pour un outrage. La récidive est également importante: si la personne interpellée n’en est pas à sa première fois, elle passe en «comparution immédiate», c’est-à-dire qu’il est déferré devant le juge le jour de son interpellation ou le lendemain. Or, dans ces cas là, les peines constatées sont plus importantes. Enfin, il y a la présence au cours de l’audience. Si le prévenu est absent sans pouvoir fournir d’excuse valable, cela a également tendance à accroître la sévérité du juge. Finalement, selon Fabien Jobard, quand on recoupe les données, le facteur de l’origine ethnique disparaît. Ce sont d’autres éléments – la violence, la récidive, l’absence devant le juge – qui sont déterminants. La justice s’exerce donc sans tenir compte des origines ou de la couleur de peau de la personne jugée. Cependant, M. Jobard émet une réserve: la justice ne crée pas de discriminations, mais elle ne corrige pas non plus celles qui précèdent son office. De plus, les policiers compliquent parfois un outrage en portant plainte pour préjudice moral, et cela arrive plus souvent quand le prévenu est Africain que quand il est Européen. Avec cette nouvelle donnée, l’origine ethnique a une incidence, même si elle reste relativement faible.

Police et minorités visibles

Dans la deuxième partie de son travail, il porte son attention sur les policiers. Il raconte que pendant près de six mois, à plusieurs endroits de la capitale française, des policiers effectuant des contrôles d’identité ont été suivis et observés à leur insu, afin de recueillir des données statistiques.

D’après l’article 78.2 du Code de procédure pénale français, les policiers peuvent interpeller la personne de leur choix pour effectuer un contrôle. C’est d’autant plus vrai depuis que le terrorisme est devenu une priorité pour la plupart des gouvernements. L’article de loi précise cependant que ces contrôles doivent être motivés par le soupçon que la personne concernée a commis ou va commettre une infraction, un délit ou un crime. Ces contrôles semblent toutefois, d’après le chercheur, ne pas suivre la même logique: tout d’abord, les Noirs et les Maghrébins sont surcontrôlés. Ensuite, la plupart des personnes contrôlées ne portaient pas de sac, alors justement qu’un gros sac est suspect car il peut cacher beaucoup de choses. Enfin, le style vestimentaire influait aussi sur les choix des policiers. Les jeunes hommes habillés hip hop étaient ainsi surcontrôlés. Mais quand on croise les données, M. Jobard émet des doutes: difficile de savoir si le facteur le plus important est la couleur de peau ou le style vestimentaire, donc de savoir sur quoi exactement porte la discrimination. D’autant plus que les résultats obtenus sont très différents selon les lieux dans lesquels se sont rendus les chercheurs. Les variations sont trop fortes pour pouvoir faire des affirmations.

Il conclu ainsi : «Au final, les analyses tant pénales que civiles montrent que si discrimination il y a, il est assurément très difficile de dégager une discrimination directe, assumée, volontaire. Toute la mécanique judiciaire renforce ces dernières années les effets de clientèle. En d’autres termes, la probabilité qu’un condamné soit à nouveau condamné et que la prison ne soit jamais promise qu’aux ex-détenus est renforcée. Cet effet clientèle se superpose indéniablement aux origines: la justice française a contre elle l’évidence des apparences, celles d’une justice discriminatoire.»

VOS COMMENTAIRES SUR LES DISCRIMINATIONS JUDICIAIRES ET POLICIERES

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VOS COMMENTAIRES SUR LES DISCRIMINATIONS JUDICIAIRES ET POLICIERES

Montréal-Nord, Martin Petit, Kent Nagano et l’orchestre symphonique de Montréal

Montréal-Nord, Martin Petit, Kent Nagano et l’orchestre symphonique de Montréal

Dans mon dernier billet sur Montréal-Nord, je proposais que nous investissions dans les sports et la culture pour aider la communauté de Montréal-Nord à prendre la place citoyenne qui lui revient. BackGroundPhoto

Les nouvelles nous annoncent que Kent Nagano et l’orchestre symphonique de  Montréal feront une prestation à Montréal-Nord le 6 septembre prochain à 19:30 heures devant la mairie de Montréal-Nord.

C’est excellent que le maestro Nagano se produise gratuitement à Montréal-Nord avec l’orchestre symphonique de Montréal. Cela peut donner le goût à des jeunes de faire de la musique. M. Nagano peut devenir un personne significative pour certains. Je n’ai que des félicitations et des remerciements à faire à Kent Nagano et à son équipe.

Mais il ne faut pas se limiter à une seule prestation de l’orchestre symphonique et s’attendre d’avoir tout réglé à Montréal-Nord. Si on donne le goût aux jeunes de jouer de la musique, il faut maintenant leur trouver des instruments de musique, des lieux pour se pratiquer, des artistes pour leur enseigner, des événements pour se produire, des studios pour enregistrer, des distributeurs pour diffuser les CD underground de ces artistes…

mitsou La veille de l’annonce de la présence de Kent Nagano à Montréal-Nord, l’humoriste Martin Petit nous montrait une photo de lui-même, le piquet de grêve à la main et Mitsou de l’autre pour dire NON aux coupures du fédéral dans la culture.

N’y a-t-il pas conflits d’intérêts ou une incohérence entre vouloir aider Montréal-Nord et en même temps dire qu’on coupe dans la culture? Kent Nagano est un exemple concret que la culture peut aider les communautés. En coupant dans les subventions de la culture, est-ce que Kent Nagano aura encore l’occasion de soutenir Montréal-Nord avec des prestations gratuites? En coupant dans la culture, aurons-nous les moyens de former et d’embaucher les prochains Kent Nagano?

Merci à Martin Petit pour la photo et son soutien à la culture blogue. Photo de Kent Nagano provenant de son site officiel.

Ce billet fait parti d’un Dossier Montréal-Nord. Le premier billet fait la présentation de la réalisation d’un reportage sur les événements de Montréal-Nord qui ont amené à la mort de Freddy Alberto “Pipo” Villanueva. Le deuxième traite de l’habillement, culture Hip Hop et gang de rue. Le troisième traite des pistes de solutions. Le 4e traite du soutien à offrir à l’occasion de la présence de Kent Nagano dans Montréal-Nord. Le 5e billet est la présentation d’un clip du rappeur Général qui témoigne de ce qu’il a vécu à Montréal-Nord.

PLACE À VOS COMMENTAIRES  SUR MONTRÉAL-NORD, MARTIN PETIT, KENT NAGANO ET L’ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL.

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L’habillement, les gangs de rue et le Hip Hop

L’habillement, les gangs de rue et le Hip Hop

Dossier Montréal-Nord, 2e billet

Une question a été lancée par Carole Beaulieu dans sa Lettre aux jeunes de Montréal-Nord dans son éditorial de L’actualité de septembre. Sur ce blogue, Martin Dufresne, dans notre dossier Montréal-Nord, a critiqué cette affirmation de Carole Beaulieu : « Pourquoi vous habillez-vous parfois comme de petits truands de Los Angeles si vous êtes de si gentils garçons? »

Je connais plusieurs de ces jeunes. Certains sont des artistes de la culture Hip Hop : graffiteurs, break-dancers, rappeurs et DJ. D’autres sont membres de gang de rue. Quel est le rapport qu’ils entretiennent avec l’habillement?

Je vais dépeindre quelques portraits de jeunes que j’ai rencontrés pour illustrer certaines de ces différences. Enfants d’immigrants, insécures, non scolarisés, habitant Montréal-Nord, Hochelaga-Maisonneuve ou tout autre quartier. Pour montrer qu’ils ont réussi, ils ont besoin de montrer tout leur attirail : bijoux, lunettes signés, linges exclusifs… Leur réussite, leur estime de soi passent par le nombre de carats qu’ils peuvent exhiber. Même de fausses dents en or font parti de leurs habits de sortie.

Certains se paient tout cet artifice par des activités illicites telle que la drogue, la prostitution, le taxage ou encore différentes formes de fraude. D’autres sont des artistes et se font commanditer leurs apparats pour créer une mode. Parce que derrière tout ce linge et ces bijoux on retrouve des commerçants: habits, cravates et cheveux gris et qui font leur argent à mousser la tenue vestimentaire de tout ce beau monde.

Finalement, il y a des blancs qui sont aussi des artistes et qui font parti du même milieu, de la même culture et chantent les même chansons. Mais ils n’ont pas besoin de bijoux pour sentir qu’ils ont réussi. Au contraire, un chanteur m’a confié qu’il a décidé de s’éloigner de ce type d’habillement parce que cela lui amenait trop de troubles, que l’habillement était devenu un stéréotype trop lourd à porter.

Vous allez croiser un groupe de jeunes, tous habillés de la même façon. Le premier est membre d’un gang, le second est un artiste, le troisième veut être un artiste mais se finance à partir d’un gang pour montrer qu’il en est un et le dernier fait partie du fan club qui veut s’habiller comme ses idoles. Et ce dernier, il peut demeurer chez ses parents à Outremont, Westmount ou ailleurs. C’est peut-être votre fils qui ne cesse de vous harceler pour avoir ces vêtements griffés.

Comme quoi l’habit ne fait pas le moine.

COMMENTAIRES

Ce billet est le 2e du Dossier Montréal-Nord. Le premier billet fait la présentation de la réalisation d’un reportage sur les événements de Montréal-Nord qui ont amené à la mort de Freddy Alberto « Pipo » Villanueva. La suite se retrouve sur le billet: Les pistes de solutions. Le 4e traite du soutien à offrir à l’occasion de la présence de Kent Nagano dans Montréal-Nord. Le 5e billet est la présentation d’un clip du rappeur Général qui témoigne de ce qu’il a vécu à Montréal-Nord.

Introduction Histoire des gangs de rue

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