Plus de suicides en temps de crise économique

Plus de suicides en temps de crise économique

Dossier Suicide, Économie

(Agence Science-Presse) – En temps de crise économique, le taux de suicide a toujours augmenté. Et ça n’a pas changé à l’époque moderne. Deux sociologues de l’Université Oxford ont constaté que, pour chaque hausse du taux de chômage de 1%, les suicides et les meurtres augmentent de 0,8%.

Leurs données portent sur les 26 pays actuellement membres de l’Union européenne, de 1970 à 2007. Et il y a une surprise: pour chaque augmentation du chômage de 1%, il y a aussi une baisse de 1,4%… des accidents automobiles mortels!

1095705_83196012 Ressources:

Pour le Québec: 1-866-APPELLE (277-3553). Site Internet. Les CLSC peuvent aussi vous aider.

La France: Infosuicide 01 45 39 40 00. SOS Suicide: 0 825 120 364   SOS Amitié: 0 820 066 056

La Belgique: Centre de prévention du suicide 0800 32 123.

La Suisse: Stop Suicide

autres textes sur le suicide:

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Chronique economique Les mises a pied déferlent sur le Quebec

Chronique économique

Les mises à pied déferlent sur le Québec

Jean Gagnon            Dossier Économie

image Certains de ces travailleurs ne retrouveront pas leur emploi lorsque l’économie reprendra de la vigueur.

Quand on perd son emploi, les mots récession économique prennent toute leur signification. Si vous êtes parmi les 48 800 Québécois qui ont connu ce sort au cours des trois premiers mois de l’année, vous pouvez sûrement en témoigner.

La récession a finalement frappé le Québec durant cette période. «Alors que le marché du travail québécois avait résisté jusqu’à la fin de 2008, la situation s’est fortement détériorée au cours du premier trimestre de 2009», explique Joëlle Noreau, économiste principale à la Fédération des caisses populaires Desjardins.

Ce n’est pas fini. D’autres rejoindront les sans-emplois d’ici l’automne, car plusieurs employeurs importants, tels Abitibi Bowater, Bombardier et Pratt et Whitney, ont annoncé des mises à pied.

Cette tendance à la baisse va se poursuivre sûrement pendant six mois, craint Mme Noreau. Jusqu’à 70 000 travailleurs pourraient perdre leur emploi au Québec en 2009.

Combien parmi ceux qui ont perdu leur emploi le retrouveront-ils? Pour ceux qui ont été mis à pied uniquement parce que l’économie connaît une récession sévère, il y a de l’espoir.

Prenons les mises à pied chez Bombardier. La récession a entraîné une forte diminution de la demande d’avions d’affaires. L’entreprise a donc été forcée de réduire drastiquement sa cadence de production et sa force de travail.

L’effet boule de neige

Les licenciements chez Bombardier se répercutent ailleurs. Les fournisseurs de pièces destinées à ces avions voient eux aussi la demande pour leurs produits baisser et licencient des travailleurs. Même les restaurants situés à proximité des usines de Bombardier et de ses fournisseurs doivent pour la plupart réduire leur personnel, compte tenu d’un achalandage forcément moins grand à l’heure du lunch.

Mais il est probable que tous ces emplois pourront être recréés lorsque la récession sera terminée et que les commandes d’avions d’affaires reprendront. Toutefois, cette reprise n’est pas pour demain. Les premiers signes d’une relance n’apparaîtront pas avant, au mieux, le quatrième trimestre, soit tard cet automne selon les plus récentes prévisions de la Banque du Canada. Cette reprise sera très graduelle.

Comme dans l’aéronautique, plusieurs secteurs ont effectué des compressions de personnel importantes à cause de la détérioration de la conjoncture économique. Pour les travailleurs de ces secteurs, l’espoir n’est pas perdu de retrouver un jour son emploi.

D’abord, le secteur minier. Une diminution de la demande a fait chuter les prix et réduire la production. Mais une relance économique, principalement chez les pays émergents, permettra éventuellement une remontée.

Puis dans le secteur de l’habitation, dont la contraction s’est accélérée en 2009, une réelle crise de la construction domiciliaire a pris naissance aux États-Unis et s’est propagée au Canada et au Québec. La construction reprendra un jour. Mais une reprise valable des mises en chantier au Québec n’est prévue qu’en 2010, selon Hélène Bégin, également économiste au Mouvement Desjardins.

Enfin, les secteurs du commerce de détail et de la restauration encaissent le coup de la récession. Ces secteurs n’attendent qu’une relance de l’économie pour réembaucher.

Industries en mutation

Si le temps ramènera les emplois perdus à cause d’une conjoncture économique défavorable, on ne peut en dire autant des emplois éliminés par un changement fondamental de l’industrie. C’est le cas du secteur forestier, du textile et, dans une moindre mesure, de l’automobile.

Pour les produits du bois conventionnels, l’industrie québécoise est de moins en moins concurrentielle à cause de sa trop petite taille, et du fait qu’il faille aller chercher le bois de plus en plus loin, explique Joëlle Moreau. Il est douteux que cette industrie retrouve sa vigueur d’antan.

Pour l’industrie du textile, les pertes d’emplois risquent d’être permanentes, ce qui n’est pas un phénomène nouveau. De nombreux postes se déplacent vers la Chine ou vers d’autres économies émergentes et ne reviendront jamais.

Pour ce qui est de l’automobile, certains travailleurs retrouveront leurs emplois mais devront peut-être accepter de changer d’employeur, l’industrie américaine risquant fort de ne jamais récupérer les parts de marché perdues durant la crise actuelle.

Reflet de Société, Vol. 17, No. 4, Juin/Juillet 2009, p. 30

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Travailleurs perdants de la crise économique

Travailleurs, perdants de la crise économique

Ariane Aubin                             Dossier Économie

Les syndiqués d’Air Canada ne sont pas les seuls à avoir accepté de mettre de l’eau dans leur vin en période de crise économique. Partout, les pressions des employeurs se font de plus en plus fortes afin que les travailleurs se sacrifient pour le bien commun. Salaires gelés, perte d’avantages sociaux, conventions collectives jamais renégociées… Se pourrait-il que certains tirent avantage du piètre état de l’économie mondiale pour récupérer le terrain gagné par des années d’âpres négociations syndicales? Jean Gagnon se pose sérieusement la question. Mélange de peur et de courage, l’attitude des travailleurs est trop souvent d’accepter les sacrifices que leur demandent leurs supérieurs, explique-t-il dans sa chronique du 29 juin. Gageons qu’entre individus et grandes compagnies, ce ne seront pourtant pas ces dernières qui sortiront le plus amochées de la Crise.

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ENTREPRISES QUI PROFITENT DE LA CRISE AUX DÉPENS DE LEURS EMPLOYÉS

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Investissements des États-Unis en Chine: la fin du Buy American

Investissements des États-Unis en Chine: la fin du Buy American?

Ariane Aubin                                                         Dossier Économie

C’est le monde à l’envers! Dans les médias occidentaux, on s’indignait hier de la teneur protectionniste -selon certains du moins-  du plan de relance chinois. Voilà maintenant que l’une des plus importantes banques d’investissement américaines, The Blackstone Group, annonce qu’elle créera une filiale à Taiwan.

Jean Gagnon explique pourquoi The Blackstone Group semble aussi impatient d’aller se faire voir en Chine dans sa dernière chronique. Ce choix qui va, en apparence du moins, à l’encontre du plan Buy American de Barack Obama (plan qui, ironiquement, avait soulevé l’indignation gouvernement chinois…) pourrait être fort mal accueilli par les détenteurs de capitaux nationalistes aux États-Unis. Les investisseurs avaient déjà frémi en mai 2007 lorsque Beijing, symbole par excellence du communisme frondeur, avait confirmé l’injection de trois milliards de dollars dans Blackstone. Décidément, en temps de crise, les détenteurs de capitaux marchent sur des oeufs!

VOS COMMENTAIRES SUR LA CRÉATION ÉVENTUELLE D’UNE FILIALE DE BLACKSTONE À TAÏWAN

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Congrès scientifiques virtuels

Congrès scientifiques virtuels

Pascal Lapointe

(Agence Science-Presse) – On commence à évaluer l’impact des blogues et des wikis sur la science, mais on ne s’est pas encore intéressé à l’impact que pourraient avoir les nouveaux outils d’Internet sur les congrès scientifiques. Les avantages d’un congrès «en ligne» semblent pourtant évidents: moins de pollution, moins de conflits d’horaire… et le droit de cogner des clous.

Les expériences menées jusqu’ici ont été marginales, mais plus pour longtemps, selon un éditorial paru dans Nature cet automne: «le nombre toujours croissant de ces rencontres scientifiques est préoccupant. Bien sûr, le rythme de la science s’accélère. Mais la prolifération des rencontres est parfois influencée par le désir qu’ont des chercheurs de grossir leur CV ou par le prestige qu’apporte un tel événement à une institution».

Twitter et conférence

Même la revue Fortune en parlait cette année sous le terme de «Conférence 2.0», en donnant en exemple une entrevue «désastreuse» avec le fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg, sur la scène du Festival interactif South by Southwest, tenu au Texas en mars. Les questions posées par l’animatrice avaient paru insipides à plusieurs spectateurs, qui s’étaient mis à commenter en direct, via Twitter — un mélange de micro-blogue et de messagerie instantanée — et la frustration dans la salle grimpait, à mesure que les uns lisaient sur Twitter les commentaires des autres.

Faut-il y voir un exemple de plus de la «prise de parole» et de la «prise de contrôle», ces deux mamelles de l’Internet 2.0? Il est certain que si un auditoire peut partager ses pensées en temps réel, on vient de jeter par terre le modèle «je-parle-vous-écoutez» des congrès…

Redéfinir la conférence

«Lorsque le panel a commencé à s’étirer, raconte un des interlocuteurs dans l’article de Fortune, vous pouviez voir les portables s’ouvrir et Twitter arriver». Les panélistes, réalisant qu’ils n’apportaient pas à l’audience ce qu’elle attendait, ont réorienté le tir.

L’expérience des «non-conférences» s’inscrit dans cette logique de la «Conférence 2.0»: dans une «non-conférence», les projecteurs sont tournés vers la salle, plutôt que vers un panel.

Mais une conférence virtuelle, ou mi-virtuelle mi «-réelle» serait plus audacieuse encore, puisque la «salle» en question serait élargie aux quatre coins d’Internet. David McClure, organisateur d’événements chez O’Reilly Media — qui organise entre autres le Foo Camp, cité comme un modèle de conférence 2.0 — n’y voit nullement une menace: «vous avez plus de réactions et vous pouvez mener une session plus intéressante.»

Conférence avec le monde entier

Comment ça pourrait fonctionner? Parmi les quelques rares trucs — le concept est encore embryonnaire! —, on mentionne la nécessité d’avoir des petits groupes (les plus gros congrès internationaux devront attendre), de laisser au public la possibilité de réviser le programme avant (ou de voter), d’élargir le temps nécessaire au réseautage entre les sessions… et d’évidemment prévoir un wifi gratuit! Ou encore, pour réduire les déplacements en avion, pourquoi ne pas rassembler les gens en plus d’un endroit?

S’ils ont besoin d’un prétexte, la crise financière en devient un: on économise les billets d’avion et on réduit son empreinte carbone. «Les congrès scientifiques sont nécessaires et jouent encore un rôle important», conclut Nature en éditorial. La technologie ne peut pas toujours remplacer les contacts personnels. Mais les organisateurs de congrès pourraient y réfléchir à deux fois, «avant de lancer leurs prochains appels à des contributions.»

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Les non-événements non scientifiques de 2008

Les non-événements non scientifiques de 2008

Pascal Lapointe

(Agence-Science-Presse) – Les événements marquants de l’année? Le LHC, la première photo d’une planète extra-solaire, les cellules souches reprogrammées… Mais de telles listes sont trompeuses, parce que la science n’est pas faite de découvertes spectaculaires. Elle avance lentement. Quelles furent les tendances lourdes de 2008, qui vont indubitablement nous accompagner — ou nous hanter — en 2009?

1. L’élection de Barack Obama

Que cela plaise ou non, quand les États-Unis éternuent, le reste de la planète se mouche. Impossible dire, à ce moment-ci, si la formation d’une équipe scientifique solide autour du futur président se traduira, comme promis, par des investissements massifs dans les énergies alternatives et une approche moins «confrontante» face aux faits… qui contredisent les croyances. Mais le simple fait d’avoir procédé à ces nominations est le signe d’un virage positif par rapport à l’attitude anti-science des huit dernières années.

2. Biocarburants: l’avenir n’est plus ce qu’il était

Les scientifiques ont beau avoir accumulé les avertissements, depuis 11 ans, à propos des risques de tout mettre dans le panier de l’éthanol, ce n’est que récemment que les craintes se sont cristallisées: en plus des études qui ont reconfirmé que la production d’éthanol à base de maïs augmenterait les émissions de gaz à effet de serre— plutôt que les réduire —, la crise alimentaire est venue porter le coup fatal. Désormais, les biocarburants de deuxième génération ont la cote: ceux produits à base de bois mort par exemple, et qui n’impliquent donc pas de priver de nourriture des millions de gens pour faire pousser de l’essence.

3. CO2: le Pôle Nord fond

On a beau dire depuis des années que le Grand Nord sera la première région affectée par le réchauffement climatique… le Grand Nord, c’est loin, et ça ne passionne pas les foules. Deux menaces ont par contre donné froid dans le dos cette année: d’une part, l’annonce que, pendant quelques semaines, la glace là-bas avait suffisamment fondu pour qu’un passage maritime soit ouvert — ce que plusieurs années plus tôt annonçaient les plus pessimistes — et d’autre part, les fuites de méthane qui, si leur multiplication se confirme, pourraient être un facteur accélérant des catastrophes futures.

4. Un chiffre: 350

Résultat du point précédent. Les scientifiques, qui prétendaient que les objectifs de réduction des gaz à effet de serre étaient trop modestes, ont gagné en crédibilité — certains se retrouvent même, désormais, au sein de l’équipe Obama. La ligne rouge traditionnelle — dépasser 450 parties par million de CO2 dans l’atmosphère serait catastrophique — a commencé à s’estomper en faveur d’une autre, plus inquiétante: c’est peut-être 350 parties par million qu’il n’aurait pas fallu dépasser (nous sommes actuellement à 386) et il faut tout faire pour redescendre vers ce chiffre magique. «Le délai de réponse du climat est certainement plus rapide que la durée de vie des perturbations atmosphériques causées par le CO2», a résumé le climatologue James Hansen cette année. Autrement dit: ce que nous envoyons là-haut y restera longtemps… mais la «réaction» de la Terre, elle, n’attendra peut-être pas aussi longtemps qu’on le croyait…

5. Comment la science peut résoudre la crise financière

Le peut-elle? En tout cas, depuis l’automne, les propos de ceux qui cherchent des solutions à la crise financière — repenser le capitalisme, repenser la société de consommation, simplicité volontaire, etc. — ont aussi eu une résonance scientifique: adopter un mode de vie plus «vert» pour, justement, moins consommer; abandonner le dogme d’une croissance perpétuelle, si cher aux économistes (et aux politiciens), dogme incompatible avec une planète aux ressources limitées; et tant qu’à se lancer dans des travaux d’infrastructure massifs pour relancer l’industrie, visons les parcs d’éolien et les technologies d’économies d’énergies.

6. La vie artificielle

«Le premier génome artificiel» se retrouverait-il dans autant de revues de l’année 2008 s’il avait été l’œuvre d’un scientifique moins «marketing» que Craig Venter? Désavantage: une simple étape parmi d’autres avant la création d’une «vraie» vie artificielle a ainsi obtenu une attention démesurée. Avantage: tous les éthiciens de la planète surveillent maintenant de près Craig Venter, et seront prêts lorsqu’il annoncera, en 2009, l’étape suivante…

7. Bientôt dans une pharmacie près de chez vous…

Le premier décodage du génome humain, en 2001, avait pris plus d’une décennie et coûté 300 millions $. En octobre 2007, une équipe chinoise annonçait y être parvenue pour un million $ (et c’était la percée de l’année, l’an dernier). Cette année, une compagnie californienne a annoncé l’avoir fait pour 100 000 $, puis une autre, pour 60 000 $. Qui dit mieux?

8. Listériose, E. coli, biphényles polychlorés, salmonelle, mélamine…

Difficile de dire si c’est vraiment une des «tendances» de l’année: chaque année semble nous apporter son lot de peurs alimentaires! Mais la listériose dans le jambon au Canada et la mélamine dans les aliments pour animaux et les jouets chinois ont eu un point commun: faire prendre conscience que le risque zéro n’existe pas, particulièrement dans notre époque de mondialisation et de production en série. Améliorer les mécanismes de surveillance est une chose, croire que de meilleurs mécanismes de surveillance puissent éradiquer 100% des bactéries en est une autre.

9. Cosmos: l’avenir est en Chine.

Ou en Inde. La NASA, elle, a semblé plus perdue que jamais, alors que l’Inde envoyait sa première sonde sur la Lune, que des Chinois marchaient pour la première fois dans l’espace, et qu’on évoquait même la possibilité que d’autres astronautes chinois ne marchent sur la Lune dans 10 ans, avant que des Américains n’y retournent. Au moins, la NASA a eu Phoenix sur Mars pour se consoler.

10. Science 2.0

Des scientifiques qui expérimentent des «carnets de laboratoire» sous la forme de blogues, d’autres qui créent des wikis en génétique, qui découvrent ces nouveaux outils pour la classe, le mot «congrès 2.0» qui commence à circuler, et l’accélération du mouvement d’accès gratuit (ou accès libre) à la recherche scientifique… On ne sait pas où on va, mais on y va!

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Comment la science peut résoudre la crise financière

Comment la science peut résoudre la crise financière

(Agence Science-Presse) – Il n’y a pas que les politiciens qui parlent de réformer le capitalisme. Pour un nombre croissant d’experts, réformer le capitalisme est la seule façon de sauver… la Terre. Engloutir d’autres centaines de milliards de dollars n’est pas la solution.

Halte à la croissance

Sous le titre sombre «Comment notre économie tue la Terre», le New Scientist lance un «halte à la croissance» en des termes plus savants et plus élaborés que l’appel du même nom, il y a des décennies.

Sa démonstration, diront les écologistes, relève du gros bon sens: la consommation de ressources de notre planète augmente plus vite que ce que la planète peut supporter. Cela ne peut donc pas continuer indéfiniment.

Sauf qu’alors que le discours écologiste propose traditionnellement de réduire nos émissions de CO2 ou d’adopter un mode de vie plus durable, ce sont là des efforts futiles, disent de plus en plus d’experts de divers milieux (dont d’autres écologistes). Aussi longtemps que notre système économique sera fondé sur le dogme d’une croissance perpétuelle, nous serons condamnés. «La croissance est, pour la plupart des économistes, aussi essentielle que l’air que nous respirons», ironise le journaliste du New Scientist, et c’est de ce dogme dont il faut se départir, si nous voulons vraiment sauvegarder notre planète. Il est temps de bannir le dieu de la croissance, renchérit l’éditorial.

Les experts scientifiques contre la croissance économique

Parmi ces experts, Herman Daly, le père de l’enviro-économie, Gus Speth, qui fut conseiller à l’environnement du président américain Jimmy Carter (un conseiller à l’environnement à la Maison-Blanche dans les années 1970!) ou l’économiste britannique Andrew Simms qui s’en prend à un mythe: celui selon lequel la croissance serait la seule façon d’éliminer la pauvreté.

Considérez, écrivait ce dernier dans The Guardian, «qu’il a fallu aux États-Unis et à la Grande-Bretagne seulement une semaine pour laisser tomber des décennies de pratiques économiques bien établies afin de sauver le système financier… Nous devrions nous demander pourquoi il faut plus de temps pour sauver la planète de son réchauffement galopant.»

Pas facile, en effet, d’en convaincre les politiciens, concède le vulgarisateur et activiste canadien David Suzuki. Un appel à la décroissance, ça se glisse mal dans un programme électoral…

Produire plus avec moins

Mais «halte à la croissance» n’est pas synonyme d’âge des ténèbres, insiste Herman Daly. L’innovation technologique peut nous permettre de tirer davantage des ressources que nous avons — autrement dit, produire plus avec moins.

En soi, ce n’est pas une idée hérétique du tout: John Stuart Mill, un des fondateurs des études économiques classiques, écrivait en 1848 dans ses Principes d’économie politique, qu’une fois les objectifs de la croissance économique atteints, une économie «stationnaire» pourrait voir le jour, davantage dévolue à l’amélioration des conditions de vie, de la culture, de la morale, plutôt qu’à l’accumulation de richesses.

L’économie moderne, et par extension la politique moderne rejette cette idée comme utopique et naïve.

Mais la destruction des écosystèmes depuis 20 ans, assortie de l’épuisement des ressources pétrolières et à présent de la crise financière, rend cette idée plus difficile à balayer du revers de la main.

Pour en savoir plus

Comment notre économie tue la Terre (en anglais)

 

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Muhammad Yunus, le père du micro-crédit

Muhammad Yunus, le père du micro-crédit

Lisa Melia

DOSSIER CONSOMMATION

Prix Nobel de la paix 2006: Muhammad Yunus

En 2006, le bangladais Muhammad Yunus a reçu le prix Nobel de la paix. Ce qui a pu surprendre ceux qui le connaissaient déjà: Yunus est en effet un économiste. Né en 1940 dans ce qui était encore à l’époque une partie de l’Inde sous colonisation anglaise, il étudie d’abord près de chez lui. Il visite cependant pendant sa jeunesse l’Amérique du Nord, l’Europe, et une partie de l’Asie.

En 1957, il part à l’université de Dakha étudier l’économie, obtient son diplôme et devient enseignant. Il s’essaie à diriger une entreprise, et rencontre le succès. Mais il décide finalement de partir étudier aux États-Unis, où il obtient son doctorat.

Il restera pour travailler, mais en 1971 éclate la guerre de libération du Bangladesh. Muhammad Yunus soutient les indépendantistes Muhammad Yunus le 17 mars à Tokyo. Photo AFP/Yoshikazu Tsunoet s’implique. Il rentrera finalement chez lui en 1972, quelques mois après la déclaration de l’indépendance du Bangladesh.

Une banque pour le développement: la Grameen Bank

Il occupe alors le poste de responsable du département d’économie de l’université de Chittagong. La pauvreté qui règne le choque: «Une terrible famine frappait le pays, et j’ai été saisi d’un vertige, voyant que toutes les théories que j’enseignais n’empêchaient pas les gens de mourir autour de moi.»

En étudiant la situation des pauvres, il en vient finalement à la conclusion que le principal problème vient du fait qu’ils n’ont pas accès à des capitaux. Les banques refusent de prêter et les usuriers locaux pratiquent des taux d’intérêts à la limite de l’indécence. L’idée germe alors. En utilisant son propre argent, ils proposent à quelques villageois des «micro-prêts» de quelques dollars, dont les conséquences s’avèrent très positives. En 1977, il crée finalement sa propre banque, la Grameen Bank, qui se consacre au micro-crédit.

Le micro-crédit: qu’est-ce que c’est?

Le fonctionnement est relativement simple. Lors de ses recherches, Yunus a rencontré un groupe d’artisans ayant besoin de 27 dollars pour acheter du bambou. Les banques refusaient de prêter une si petite somme à des clients soi disant insolvables. Yunus a finalement prêté les 27 dollars de sa propre poche, ce qui a permis aux artisans d’acheter le bambou, donc de produire, et même de créer de nouveaux emplois. Ils ont remboursé le prêt sans difficulté. C’est là tout le principe du micro-crédit.

La Grameen Bank propose à des artisans ou entrepreneurs à l’échelle locale des petits prêts à taux d’intérêt nul, ce qui leur permet de financer leurs activités et d’entrer dans une dynamique de production et de profit. L’impact sur le développement social est considérable car le micro-crédit profite à divers secteurs et directement aux plus pauvres qui peuvent alors améliorer leur situation économique par leurs propres moyens.

Cela a également permis l’accès aux services sociaux de bases, ainsi que la revalorisation de la place et du travail de la femme dans plusieurs pays en développement, car ce sont les femmes qui utilisent en majorité ce système de prêt. Le micro-crédit est donc un vecteur de pacification social et d’amélioration de la vie de ses utilisateurs.

C’est pour cela que Muhammad Yunus et son institution la Grameen Bank ont reçus en 2006 le prix Nobel de la paix. La Grameen Bank a soutenu quelques 2,4 millions d’emprunteurs. Selon la Banque mondiale, il y aurait maintenant près de 10 000 institutions de micro-crédit dans 85 pays qui brassent 30 milliards de dollars. Environ 300 millions de personnes dans le monde en bénéficient.

Profiter de la crise économique pour changer le monde

Muhammad Yunus est intervenu ce mardi à Tokyo, où il a estimé que la crise financière était une opportunité de changer le fonctionnement du monde de la finance à l’échelle mondiale en faveur des plus démunis.

Dans le journal Le Monde, il a ainsi déclaré: «Le système financier doit être entièrement repensé. Il ne fonctionne pas pour le peuple de toute façon ! Pour les riches, oui ! Les grandes entreprises, oui ! Mais pas pour le peuple […]. Un petit nombre de personnes d’un seul pays avaient créé une situation désastreuse pour le monde entier, [ce qui démontre] la fragilité du système capitaliste actuel.»

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Colloque international sur la consommation

Colloque international sur la consommation et l’endettement

Lisa Melia     Dossier Protection du consommateurVille de MontréalPublicité

Endettement des consommateurs: chronique d’une catastrophe annoncée

En 50 ans, nous sommes passés d’une culture d’épargne à une culture de crédit. Aujourd’hui, 36% des québécois entre 25 et 44 ans n’ont pas un sou de côté. En 2008, 22 000 familles ont été déclarées en faillite personnelle et la dette moyenne par ménage canadien est de plus de 90 000 $. Ces chiffres inquiétants sont avancés par les experts qui se sont réunis les 12 et 13 mars à Montréal pour un colloque international, organisé par Option Consommateurs et Les Editions Protégez-vous, sur la consommation et le problème du crédit dans la société nord-américaine.

Une société de consommation qui fonctionne sur le crédit

L’accès au crédit serait devenu beaucoup trop facile. Avec le système du paiement différé, chacun peut dépenser ce qu’il ne possède pas. “Le crédit a réponse à tout, explique le comptable et chercheur Rock Lefebvre, les gens ne planifient plus leur vie”. Les canadiens possèdent ainsi quelques 64 millions cartes VISA ou Master Card pour un peu plus de 33 millions d’habitant. Entre 2002 et 2007, les transactions avec ces cartes ont augmenté de 60%. Fin 2008, la dette des ménages a atteint le niveau record de 1,3 milliard de dollars et le taux d’épargne diminue. Pour André Laurin, retraité de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), il y avait de quoi s’alarmer depuis des années. M. Laurin affirme que dans les années 60, les familles en difficulté à cause du surendettement étaient déjà très nombreuses. Il avait prévu l’écroulement du système.

Or, aujourd’hui, la crise économique a accéléré le processus. Jusqu’en 2008, le marché de l’immobilier permettait aux Canadiens de maintenir un équilibre entre leurs prêts hypothécaires et leurs actifs résidentiels. En clair, le prix de leur maison garantissait la possibilité de rembourser toutes les dettes de la famille en cas de problèmes financiers. Mais avec la crise du marché immobilier américain, qui s’est étendu sans mal au reste du monde, la valeur des maisons est en chute libre et les familles se trouvent dans l’incapacité de rembourser ce qu’elles ont consommé.

Plus de cartes de crédit

Pour André Laurin, cette situation est le résultat de l’endettement du consommateur, qui ne connait pas sa capacité d’épargne, c’est-à-dire son pouvoir d’emprunt: 70% des emprunteurs pensent connaître les conditions de leurs crédits, mais seulement 40% savent effectivement ce qu’ils doivent rembourser. D’autant plus que les banques ne se soucient pas de la solvabilité de leurs clients. Beaucoup basculent donc dans le crédit pyramidal: pour payer les créances de la carte A, on prend une carte B. Puis, pour payer les cartes A et B, on acquiert une carte C, et ainsi de suite. Manon Lacourse, directrice des communications des Éditions Protégez-vous, se souvient par exemple d’un consommateur ayant accumulé près de 173 cartes de crédits! “Et je ne me trompe pas de chiffre!” précise-t-elle. Et comment éviter le surendettement? Les invitations à consommer à crédit assaillent littéralement les consommateurs jusque dans leurs boites aux lettres. Mme Lacourse cite le cas extrême d’une femme dont même le mari décédé recevait des propositions de crédit. Et, de plus en plus, les institutions de crédit exploitent le filon Internet. En s’insérant dans les nouveaux médias, ils touchent ainsi de nouveaux consommateurs.

Aujourd’hui, un quart des Canadiens seraient incapables d’assumer une dépense imprévue de 5 000 $ et 10% auraient des difficultés à composer avec une dépense imprévue de 500 $. En négligeant l’épargne, les ménages n’avaient aucune capacité d’absorption du choc économique, ce qui explique l’ampleur des conséquences de la crise. Clarence Lochhead, directeur exécutif de l’Institut Vanier de la famille, avance quelques chiffres: entre 1990 et 2008, le salaire moyen des ménages a progressé de 12% alors que les dépenses ont augmenté de 24%. La dette totale, elle, a augmenté de 71% et l’épargne est passée de 7 000 $ à 2 000 $.

Le surendettement: les conséquences sur la santé des individus

Cette situation a des effets désastreux sur les individus et leur famille. Bertrand Rainville, conseiller budgétaire du Centre d’intervention budgétaire et sociale (CIBES) de la Mauricie, indique que lors d’une étude réalisée sur le surendettement, 97% des sondés estimaient que leurs situations financières affectaient leur santé, sans compter les conflits avec la famille et les sentiments d’injustice, d’incompétence et d’échec, qui participent largement à développer des tendances suicidaires. “L’industrie bancaire, bien qu’elle s’en lave les mains, est la première responsable de ses malheurs et de ceux qui acceptent ses offres. Or, les pires conséquences ne seront pas subies par les banques mais par tous ceux qui, sans subir de faillite, doivent supporter les effets négatifs de l’endettement sur leur santé”.

La crise et l’endettement: quelles solutions?

Michel Nadeau, directeur général de l’Institut sur la gouvernance d’organisations privées et publiques, cherche des solutions pour protéger les consommateurs. Faire augmenter la consommation individuelle pour relancer l’économie est une erreur. Il faut selon lui investir dans les structures collectives qui ont été négligées depuis 30 ans et dans le commerce international, d’une part pour augmenter les exportations, mais aussi pour venir en aide aux pays en développement. Il envisage la possibilité d’une baisse de 10% de l’économie, et un taux de chômage de 10%. Il insiste: il ne faut pas attendre de solutions à l’échelle planétaire, et plutôt favoriser les initiatives à l’échelle locale. La véritable priorité, pour lui, est de redéfinir la consommation et les comportements des consommateurs pour sortir de la spirale de l’endettement.

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