Suicide et les moyens pour se tuer sans souffrance

Pour les obsessifs et compulsifs

Un trafic bien mal acquis

Les appellations de ces sites Internet sont nombreuses: moyens pour se suicider, se suicider sans souffrance, comment se suicider rapidement, comment mourir sans souffrir…

Raymond VigerDossier Suicide

moyens pour se tuer se suicider mourir facilement sans souffrance sans douleur suicideJ’ai un blogue avec des textes similaires que je gère depuis 2006. Depuis 20 ans, je suis un intervenant de crise professionnel auprès de personnes suicidaires.

Plusieurs sites ont tenté de faire des interventions similaires. Plusieurs ont dû cesser, compte tenu de toute l’énergie que cela nécessite pour être fait dans les règles de l’art.

Il peut même y avoir des poursuites légales. Même si je suis québécois j’ai été enquêté par la Gendarmerie Française. Parce que la blogosphère ne se limite pas au Québec, mais rejoint tous les pays francophones.

Pacte de suicide

Il y a eu un pacte de suicide entre 2 françaises qui se sont tuées devant un train. J’ai fait les manchettes en France. Une des personnes avaient été sur mon site. La famille a déposé une plainte en disant que c’était à cause de mon site que le pacte de suicide avait pu être complété.

La gendarmerie a fait enquête pour se rendre qu’effectivement, une des personnes était venu sur mon site mais pas la 2e. J’ai eu à prouver que les personnes recevaient une aide adéquate et qu’une modération rapide évitait que les internautes puissent échanger leurs coordonnés facilement. Le site français où les 2 femmes se sont rencontrées et échangées leurs coordonnés à été contraint de fermer. Je ne sais cependant pas s’ils ont eu des amendes à payer.

J’ai eu à prendre des contacts avec plusieurs corps policiers à travers le monde pour certaines interventions internationales. Parce que dans certains cas il faut envoyer la police défoncer une porte lorsque nous considérons qu’il y a une tentative de suicide en cours.

Notre responsabilité face au suicide

Nous sommes responsables, non seulement de ce que nous écrivons nous-même, mais de tous les commentaires laissés par les internautes.

Plusieurs points sont très importants pour la police: est-ce qu’il y a une modération constante et rapide pour:

1- Éviter de donner des moyens pour se suicider. 2- Éviter que les billets ou les commentaires favorisent l’idée de se suicider. 3- Éviter que les suicidaires puissent communiquer directement entre eux en laissant leurs coordonnés pour qu’ils fassent un pacte de suicide

Est-ce qu’un site de ce genre peut aider un certain nombre d’internaute? Fort possiblement. Mais ce n’est pas la question que la Justice va se poser s’il y a un pacte de suicide. Ils vont se demander si la modération est suffisamment rapide, si on a tout mis en oeuvre pour éviter l’échange d’informations entre personnes suicidaires… Ils ne regarderont pas ceux qui pourraient avoir reçu de l’aide, mais celui qui vient de se suicider.

La question qui tue

Pourquoi y a-t-il tant de sites et de blogues accroc à un trafic de personnes qui cherchent à se suicider sans donner les services qu’ils méritent? Les personnes qui cherchent des moyens pour se tuer sont malheureusement très nombreuses. Mais ce n’est pas un trafic d’acheteurs. Pourquoi chercher à se les accaparer quand on n’est pas un intervenant pour personnes suicidaires? Qui va taper sur les doigts de ces sites qui ne sont que des dangers potentiels pour des personnes qui veulent mourir?

Ressources:

Pour le Québec: 1-866-APPELLE (277-3553). Les CLSC peuvent aussi vous aider.

La France: Infosuicide 01 45 39 40 00. SOS Suicide: 0 825 120 364   SOS Amitié: 0 820 066 056

La Belgique: Centre de prévention du suicide 0800 32 123.

Suisse: Stop Suicide 022/ 382 42 42

Portugal: (+351) 225 50 60 70

Forum pour personnes cherchant des moyens pour se suicider.

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicide Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 4,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet: Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

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Passages nuageux sur ciel ensoleillé

Passages nuageux sur ciel ensoleillé Sunny Boy

Dossier Suicide

En 2006 j’ai tenté de me pendre. Contrairement à ce que certains pensent, ceux qui veulent se suicider ne le font pas toujours sur un coup de tête mais y pensent, y travaillent, l’envisagent pendant de longs mois, voire des années, consciemment, patiemment, méticuleusement.

Il est particulièrement déplacé de traiter de «con» quelqu’un qui souffre ou de prétendre qu’il tient encore à la vie parce que sinon il aurait déjà tenté de mourir. Désirer se tuer sincèrement est une chose et passer à l’acte en est une autre. Mais la seconde ne vient pas si on ne passe pas par la première.

Quiconque n’a jamais pensé au suicide ne devrait pas être autorisé à faire des reproches et des accusations à ceux qui vivent avec cette idée depuis des années, ou prétendre que la vie est belle. C’est son avis, sa vision de la vie. C’est peut-être sa vie, mais ça n’a rien à voir avec la souffrance de l’autre.

Les mauvais conseillers n’écoutent qu’eux-mêmes et n’essaient pas de se mettre dans la peau de l’autre, de celui qui souffre. L’empathie ne s’apprend pas à l’école.

Depuis l’adolescence je pensais à mettre fin à mes jours. Je ne me sentais pas à ma910632_-suffering- place. C’est toujours le cas. À la suite de viols répétés commis par un membre de ma famille, j’ai fini par sombrer dans une dépression qui s’est transformée en psychose. Et ce n’est qu’en 2006 à l’âge de 24 ans que j’ai tenté de me pendre. Pendant des mois j’ai cherché les meilleures méthodes.

En même temps, par ambivalence, j’avais peur de l’état dans lequel, si je me tuais, je laisserais ma famille qui n’était pas au courant de ces agression subies pendant des années. Un homme qui passait aux yeux des autres comme quelqu’un de bien, de généreux et qui réussissait. Un homme marié à une femme qui ne pouvait pas être au courant de certaines choses. Je revois cette femme aujourd’hui, cette tante dont le sourire crispé posé sur moi en dit long. Et moi j’étais celui qui sombrait sans qu’on comprenne pourquoi. J’étais le vilain petit canard, posé là, dans des états déplorables. Des semaines sans manger, dans le noir, à dormir, des mois sans hygiène. L’enfer.

Le premier cadeau de la vie fût le décès naturel de mon agresseur. Une crise cardiaque. Sur le moment, ce fût des pleurs de soulagement et de colère entremêlés. J’ai pensé qu’il y avait une justice finalement.

Mais les années ont passé et je vivais toujours dans la haine. J’ai fini par pardonner à cet homme, tout en n’arrivant pas, malgré tout, à remonter la pente dans mon cœur. J’ai abandonné les études. J’avais de grandes difficultés à me faire des amis. Je suis agoraphobe. Les seules choses que j’étais capable de faire était peindre, écrire, lire et aller au cinéma, que j’adore. Ces occupations peuvent paraître futiles, mais de nombreuses fois, j’ai pensé ne pas mourir pour continuer mes œuvres. Et plusieurs fois, elles m’ont sauvé la vie. Comme quoi la vie tient à presque rien.

J’ai fui de chez mes parents pendant trois ans. J’ai rencontré des hommes et je suis tombé dans la prostitution masculine. J’ai curieusement su éviter l’alcoolisme et la drogue. J’ai vu des choses très sombres autour de moi, j’ai vu que j’avais une grande capacité d’encaisser le mal. J’ai connu la rue.

Un jour mes parents m’ont retrouvé et m’ont ramené chez eux. Ils ont entrepris des démarches pour que je reçoive l’aide sociale que j’avais toujours refusée. Ils m’ont trouvé un thérapeute à l’écoute…

À mon retour chez eux, j’ai tout de même tenté de me pendre. Pour qu’ils aient un meilleur souvenir de moi, j’ai menti sur mes sentiments de désespoir pendant 3 mois. En apparence, je sais très bien montrer de la gaieté. J’ai un côté rayonnant qui peut faire énormément de bien aux autres. À l’intérieur, dans mon esprit, mon âme et mon cœur, c’est l’abattoir, l’horreur et les ténèbres. L’impression de n’être chez moi nulle part sur cette planète. De ne pas être fait pour la vie à moins qu’elle ne soit pas faite pour moi. Je pense que beaucoup de lecteurs me comprennent.

Pendant 3 mois, j’ai joué le rôle de  celui qui reprenait goût à la vie. J’écoutais, je réagissais en fonction de ce qu’on attendait de moi. Rien de plus facile. Je n’arrivais pas beaucoup à sortir mais j’ai tout de même fait semblant d’aller un peu mieux. Un jour, j’ai attendu que mes parents soient sortis. J’ai fait le ménage dans ma chambre, j’ai jeté beaucoup de vêtements, j’ai rédigé une lettre très précise et très courte, qui leur disait, en gros, de ne pas être tristes, que c’était mon choix et que c’était probablement le meilleur que je puisse faire en tant qu’adulte.

La vie est ainsi faite: par le plus grand des hasards, mon grand frère est entré dans l’appartement, alors que ce n’était pas prévu, au moment même où je poussais la chaise et que je n’arrivais plus à déglutir. Une sensation effroyable la pendaison! Il m’a retenu à temps et m’a sauvé la vie. Il était venu à la demande de ma mère pour ne pas que je reste seul ce jour-là. Elle avait un mauvais pressentiment.

J’ai passé quelques mois à hôpital psychiatrique. Aujourd’hui, je suis toujours enfermé, chez mes parents, qui sont dépassés. Incapable de travailler, de parler, de me lier à quelqu’un. Je le dis avec humour mais, les seuls êtres vivants avec qui je m’entends, ce sont les chiens, les chats et les perroquets, qui d’ailleurs m’apprécient fortement. À croire qu’eux m’acceptent sans discuter dans leur monde. Je suis aussi incapable d’aimer la société et l’avenir de consommateur ou de miséreux qu’elle offre au bout du compte.

J’ai des épisodes psychotiques traités. Je reste lucide dans ces bouffées délirantes. J’envie ces malades qui ne se rendent pas compte.

Le soir, avec ma lunette astronomique je regarde les étoiles dans le ciel, la seule chose qui m’intéresse en ce moment. À force de regarder le ciel, je me demande comment les croyants peuvent penser une seule seconde mériter après leur mort une chose aussi incroyablement belle et immense, une chose aussi réelle que le ciel, aussi belle.

Aujourd’hui le désir de mourir est inhérent à l’air que je respire. Quand je me réveille, je pleure, quand je me couche, je prie n’importe qui de me permettre de partir tranquillement dans mon sommeil. Je n’ai pas très envie de retenter la pendaison, parce que c’est particulièrement douloureux. Je sais qu’il existe des étouffements possibles aidés de somnifères adéquats. Mais mon thérapeute me surveille de près. J’ai beau lui mentir sur mon désir de mort, je vois bien qu’il le perçoit malgré tout.

1095705_83196012 Ressources:

Pour le Québec: 1-866-APPELLE (277-3553). Site Internet. Les CLSC peuvent aussi vous aider.

La France: Infosuicide 01 45 39 40 00. SOS Suicide: 0 825 120 364   SOS Amitié: 0 820 066 056

La Belgique: Centre de prévention du suicide 0800 32 123.

La Suisse: Stop Suicide

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

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Suicide d’un homme de 70 ans à sa sortie du Casino de Montréal

Suicide d’un homme de 70 ans à sa sortie du Casino de Montréal

Raymond Viger Dossiers Gambling et jeu compulsif, Journal de Montréal

Une nouvelle qui a plus d’une semaine déjà. Volontairement, je n’ai pas commenté à chaud cette nouvelle. Tous les médias en parlaient déjà. Je préfère être en avance ou en retard. De toute façon, le suicide et le jeu compulsif fait partie de mon répertoire depuis près d’une quinzaine d’années. Ce n’est pas aujourd’hui que je vais arrêter d’en parler. Je n’ai pas besoin non plus d’attendre un événement malheureux pour souligner la détresse d’un joueur.

Loto-Québec a eu 2 réactions vis-à-vis ce suicide. Une conférence de presse était prévu pour l’annonce de la construction d’un casino au Mont-Tremblant. Première réaction: la conférence est annulé. Le « timing » n’était pas favorable pour annoncer une augmentation de l’offre de jeu.

Gabrielle Duchaine, journaliste au Journal de Montréal demande à Loto-Québec dans un article du 4 avril, la réaction de la Société d’État sur le suicide du joueur. Deuxième réaction qui nous vient de Jean-Pierre Roy, le valeureux porte-parole de Loto-Québec: « On essaie de comprendre s’il a perdu gros avant de partir ».

Ce commentaire est une façon de gagner du temps et de ne pas répondre à la question. Du côté de Loto-Québec, on espère peut-être que le sujet sera moins chaud et qu’on ait pas à répondre à la question. En ce qui me concerne, en tant qu’intervenant de crise auprès de personnes suicidaires, cette réponse démontre que M. Jean-Pierre Roy et Loto-Québec ne comprennent pas grand-chose au suicide et à ses motivations.

Que laisse sous-entendre une telle réponse? Le joueur qui se suicide, s’il a perdu 100$, ce n’est pas à cause du jeu et s’il a perdu 1 000$ c’est peut-être à cause du jeu? Mais qu’elle est la valeur de l’argent pour un individu donné à une période précise de sa vie?

Si le joueur est allé au Casino de Montréal avec le dernier 100$ qu’il a réussi à voler. Si après ce dernier 100$ il sait qu’il n’a plus d’argent pour payer son loyer et que tout le monde va se rendre compte qu’il est un gambler. Ce dernier 100$ peut représenter beaucoup pour lui.

Souvenons-nous de Did Tafari Bélizaire qui avait sauté du pont Jacques-Cartier après avoir tout perdu au Casino de Montréal. Il n’avait perdu que 500$. Mais ce 500$ était le dernier des derniers. Ce 500$ il l’avait volé dans la petite caisse de son employeur. S’il ne ramenait pas 500$, c’était la fin de tout. Pour lui, 500$, c’était la fin du monde. La fin de son monde.

Dans un état de crise suicidaire, ce n’est pas le dernier événement qui est important. Ce déclencheur n’est que le résultat d’un mode de vie qui a duré un certain temps. Ce sont les années de jeu qui en sont la cause. Pas seulement le dernier soir de gambling.

Ce qui me fait rire (plutôt pleurer) le plus dans la réaction de Loto-Québec et de son représentant Jean-Pierre Roy c’est que si le joueur compulsif se suicide contre un pilier de ciment à 100 kilomètres d’un casino, ils s’en lavent les mains, ce n’est pas à cause du jeu. Si le joueur se suicide en sortant du Casino, il faut examiner combien il a perdu pour s’assurer que c’est vraiment à cause du jeu. Toutes les théories sont bonnes pour se disculper.

Finalement, ce texte n’est peut-être pas écrit 15 jours après les incidents. Il est peut-être écrit à l’avance. Si Jean-Pierre Roy fait une sortie éventuelle pour dire que ce n’est pas à cause du jeu que le gambler de 70 ans s’est suicidé parce qu’il n’a perdu que 100$, et bien, ma réaction aura déjà été publié.

J’espère que le journaliste qui entendra ce commentaire éventuel de Jean-Pierre Roy aura lu mon billet et qu’il n’acceptera pas cette vulgaire réponse.

– Histoire d’Anne Panasuk de Radio-Canada contre Loto-Québec.
– Dénonciation d’Éléonore Mainguy, ex-croupière au Casino de Charlevoix, contre les agissements de Loto-Québec.

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Retour de vacances, le suicide, la semaine de prévention du suicide et le Journal de Montréal

Retour de vacances, le suicide, la semaine de prévention du suicide et le Journal de Montréal

Raymond Viger Dossier Suicide, Journal de Montréal

Nous sommes le 8 février. Mon blogue et celui du Journal de la Rue m’ont créé une certaine commotion. Le trafic continue d’augmenter sur les différents textes, mais plus spécialement sur ceux touchant le suicide. Ces textes sur le suicide, à eux seuls, génèrent plus de 475 visites par jour! C’est plus de 3 000 visites de gens qui souffrent et qui cherchent un moyen pour se suicider qui ont passé sur mon site pendant ma semaine de vacances! C’est aussi plus de 70 commentaires ou demandes d’aide qui se sont rajoutés dans les billets et dans mon mail.

Je voudrais remercier mon ami Folly, un autre blogueur, qui est venu intervenir à quelques reprises pour aider les gens qui ont passé par mon blogue. Folly a aussi répondu à une demande du Journal de Montréal pour une entrevue sur le suicide qui a été publié aussi sur Canoe.com. Cela a permis de partager les chiffres et l’achalandage que nous recevons sur nos blogues touchant cette détresse qui nous pousse à vouloir en finir et envisager le suicide comme la seule solution « viable » pour éviter de souffrir.

Jean-Michel Nahas, reporter du Journal de Montréal, a écrit cet article, motivé par la semaine de prévention du suicide du 3 au 9 février. Jean-Michel Nahas m’avait laissé un message samedi le 2 février me demandant de le rappeler la journée même pour compléter son article. Mais j’étais en vacances.

Vous vous demandez peut-être comment une personne, sensible au suicide comme moi, peut se retrouver en vacances pendant la semaine de prévention du suicide? Parce que dans mon cas, le suicide se vit 365 jours par année. On peut profiter d’une semaine thématique pour faire de la prévention dans les médias ou dans les écoles. Mais la détresse est omniprésente toute l’année durant.

Cela faisait 3 années que je n’avais pas pris de vacances. La seule semaine de vacances qui pouvait entrer dans l’agenda était celle-là. Et je l’ai prise.

Merci à tous pour votre fidélité et votre présence dans mon blogue. Continuer à prendre votre place et à vous exprimer.

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Pour le Québec: 1-866-APPELLE (277-3553). Site Internet. Les CLSC peuvent aussi vous aider.

La France: Infosuicide 01 45 39 40 00. SOS Suicide: 0 825 120 364   SOS Amitié: 0 820 066 056

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Suicide et intervention de crise en France

Suicide et intervention de crise en France                    Dossier Suicide

L’organisme, Le Journal de la Rue, possède 2 sites Internet et plusieurs blogues. Cela permet de faciliter la navigation des Internautes selon leurs besoins et leurs goûts.

Nous avons donc un site artistique et culturel pour le Café-Graffiti. www.cafegraffiti.net. Nous avons le site général de l’organisme, www.journaldelarue.com. Nous sommes à finaliser un nouveau site, spécifiquement pour le magazine, www.refletdesociete.com.

Nous gérons plusieurs blogues. Les 2 principaux sont celui des archives de Reflet de Société. journaldelarue.wordpress.com et le blogue du rédacteur en chef, raymondviger.wordpress.com.

Cela nous amène un trafic différent mais aussi de provenance différente pour chacun de ces sites et blogues. Les 2 sites Internet génèrent un trafic 100% canadien. Selon les statistiques d’Alexa, le Café-Graffiti se retrouve pour le Canada à la 20 254e place, tandis que le site pour Reflet de Société arrive à la 40 663e place. Seulement à titre de référence pour mieux comprendre ces statistiques, le site de L’actualité génère 63% de trafic canadien et il obtient ainsi la 17455e place pour le Canada.

Ce qui m’a surpris, c’est le trafic généré par les 2 blogues. Le blogue du rédacteur en chef génère un trafic à 56% de France et 11% provenant du Canada. Celui de la revue en a 39% de France et 18% du Canada. En France, ces blogues arrivent en 104 929e place et 95 719e place. Celui de L’actualité arrivant au 132 221e place.

Quelles sont les textes qui génèrent un si grand trafic provenant de la France? Les textes sur le suicide. En plus de générer beaucoup de visites, les textes reliés au suicide génèrent beaucoup de commentaires, surtout provenant de gens habitant la France.

Lors de ma tournée de conférence en France en avril dernier, j’avais remarqué que le suicide est une problématique ou les intervenants n’osent pas prendre leur place, ne laissant que les services spécialisés tel la psychiâtrie intervenir. Malgré l’expérience de plusieurs, lorsque j’ai donné une formation sur l’intervention auprès de personnes suicidaires, pour plusieurs des intervenants français, c’était une révélation d’apprendre qu’ils pouvaient et qu’ils se devaient d’intervenir.

À partir des commentaires reçus d’Internautes français vivant des difficultés, j’ai eu l’occasion d’établir un relation thérapeutique par mail. Le manque de ressources pouvant intervenir en France est flagrant et évident. Cela isole encore plus les personnes en crise.

Le Québec demeure encore un endroit privilégié pour ses ressources communautaires et son implication auprès des personnes plus démunies, que ce soit physiquement, financièrement ou émotivement.

1095705_83196012 Ressources:

Pour le Québec: 1-866-APPELLE (277-3553). Site Internet. Les CLSC peuvent aussi vous aider.

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La Suisse: Stop Suicide

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Départ imminent pour la France

Départ imminent pour la France

Dans quelques heures, je quitte pour une tournée de conférences en France. 15 jours sur la route d’une ville à l’autre, d’une université à l’autre, d’un organisme communautaire à l’autre.

Est-ce que je suis nerveux pour ces conférences et ateliers que j’aurais à animer? Non, pas encore. Ce qui m’a stressé le plus, ce sont les quinze jours qui ont précédé le départ. Tous ces rendez-vous et ce travail que je devais terminer avant de partir! Ouf! Il n’y avait plus de place pour mettre tout ça à l’agenda. Même en travaillant 7 jours sur 7, il n’y avait plus de trous disponibles!

Même s’il y aura beaucoup de kilométrages à parcourir d’une ville à l’autre, même s’il y a parfois jusqu’à 3 conférences la même journée, cela va être des vraies vacances. Imaginez, pas de téléphones, pas de demandes de personne, pas d’échéancier à respecter, pas de cacophonie où 3 personnes me parlent de leurs besoins en même temps… Juste m’asseoir, partager ce que nous avons vécu dans les 15 dernières années et répondre aux questions.

En plus d’être de vraies vacances pour moi, cela va permettre de développer l’autonomie des jeunes qui s’impliquent dans l’organisme. Pendant 15 jours, ils devront dépendre que d’eux-même. Une belle expérience d’empowerment et de responsabilisation. S’il y a conflit, je ne serais pas là à court terme pour tout régler.

J’avais déjà vécu l’expérience lorsque j’intervenais auprès des Inuits en crise suicidaire dans le Grand Nord. Je quittais régulièrement de 10 à 15 jours. Cela avait été bénéfique pour tous. J’ai fait cela pendant 5 années et cela me faisait beaucoup de bien.

Le dépaysement que ces sorties me font vivre me permettent de classer des dossiers. Dois-je le régler avant de partir ou est-il remis à mon retour? Cela catalyse des prises de décisions et des actions. En plus, je suis une boîte à idées. 15 jours en France à me promener d’un organisme communautaire à l’autre et mon ordinateur va être rempli de nouvelles idées pour les 15 prochaines années. Pour les anciens qui m’ont vu partir pour le Grand Nord auprès des Inuits, ils appréhendent déjà mon retour!

Pendant mon séjour en France, je vais tenter de garder un lien constant avec tout le monde via mon blogue. La section  »conférence en France », je vais y rendre public mes notes personnelles concernant ce voyage. J’ai tout de même préparé quelques blogues à l’avance pour mes lecteurs réguliers.

http://raymondviger.wordpress.com/tag/conference-en-france/

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Témoignage sur l’implication bénévole

benevolat-benevole-implication-jeune La récompense – Regard sur des gens de cœur
Documentaire sur l’implication bénévole.
-Découvrir sa communauté, donner un sens à sa vie…
-Briser son isolement et celui d’autrui.
-Découvrir de nouveaux amis.
-Prendre part à la vie sociale et de quartier.
-Une source de contact et d’échange.
-L’acquisition de nouvelles connaissances.
-Une occasion d’expérimenter et mieux se connaître.
S’impliqer c’est trippant et ça mérite d’être vécu. 25$

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Video.html
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Ensemble pour vaincre le suicide

Ensemble pour vaincre le suicide                           Dossier Suicide

Par Dominic Desmarais, Vol 14-6

En Outaouais, la coopérative d’ambulanciers dessert seule la totalité de la région. Ses 200 membres ont fait plus de 2000 heures de bénévolat l’an passé. Leur cause: la jeunesse.

Les ambulanciers de l’Outaouais s’inquiètent pour leur jeunesse. Au front tous les jours pour leur travail, ils ont constaté une augmentation des problèmes d’alcool, de drogues et de suicide chez les jeunes. «Ça fait 17 ans que je suis paramédic. Des jeunes de 12-17 ans, je n’en ramassais pas beaucoup quand j’ai commencé. C’est plus fréquent, maintenant.» dit Marc Paquette, président de la coopérative des ambulanciers de l’Outaouais. Ses 200 collègues et lui ont décidé d’agir.

La découverte d’un gamin de 9 ans, retrouvé pendu, avec une lettre de suicide à ses côtés, les a bouleversés. Des questions hantaient leurs esprits. Ils en discutaient entre eux. Pourquoi l’école ne l’a pas vu? Les intervenants? Le milieu? «Ce jeune aurait dû être pris en main avant ça», dit M. Paquette d’un ton sans appel.

Les ambulanciers en ont jasé dans leur réseau. «Ils nous ont dit qu’il n’y avait pas de tribune pour les jeunes. On a décidé de faire un DVD sur les problèmes d’adolescents. Un outil de travail pour les intervenants auprès des jeunes, explique le président de la coopérative.

De la promotion contre le suicide, il y en a. Mais, au lieu de juste en parler, pouvons-nous connaître la réalité vécue par les jeunes afin de mieux les comprendre? L’adolescence que j’ai eue n’a rien à voir avec la leur», remarque M. Paquette.

La communauté

Dr Bernard Gélinas, de la coopérative de santé d’Aylmer, partage le même constat. Partenaire des ambulanciers, le médecin considère que seule la communauté a les outils pour résoudre ce problème. «La tâche en santé est trop grande pour être confiée à des fonctionnaires. C’est la communauté qui connaît l’évolution de ses besoins, pense-t-il. Violence, abus, taxage… Ces problématiques n’étaient pas prévues par les fonctionnaires du ministère de la Santé et des Services sociaux. Ce sont nos enfants!», s’inquiète le Dr Gélinas, qui remet en cause l’action du Ministère.

«On a demandé un budget pour un travailleur de rue. La Régie de la santé a refusé. Comme le CLSC avait déjà un budget pour ça, nous n’avons pas eu de subvention. Mais je n’ai pas vu d’action sur le terrain», critique le médecin qui y va d’un jeu de mot en parlant de Centre local de service caché (CLSC).

Le médecin se vide le cœur. Quand il cause suicide, il ne met pas de gants blancs pour s’attaquer au gouvernement. «Le programme de prévention suicide existe depuis 1980. Au Québec, pendant cette période, les suicides ont doublés. En Outaouais, ils ont presque triplés!» L’année dernière, le taux de suicide en Outaouais s’est maintenu sur la moyenne des 5 dernières années.

La Santé publique et le suicide

À la Direction de la santé publique, l’approche se décentralise. On forme des organismes de prévention du suicide que l’on subventionne. Ces organismes touchent le milieu des jeunes dans les écoles et dans les Maisons de jeunes notamment. Ils forment à leur tour des intervenants dans la communauté.

En Outaouais, c’est le comité Réaction-Vie, une cellule de l’organisme 24/7, ainsi que Suicide Détour, qui sont mandatés pour organiser le programme d’intervention suicide.

Les principales activités de la santé publique et des organismes d’intervention commencent avant les signes de détresse. «Elles débutent avec des programmes de promotion de compétences personnelles et sociales, d’estime de soi, et des capacité de s’adapter dans certaines régions», explique Geneviève D’Amours, responsable de la lutte au suicide à la Direction de la santé publique. Seule employée affectée au suicide à la Santé publique pour l’Outaouais, Mme D’Amours est également responsable des dossiers de santé mentale. «C’est le lot d’une petite région, dit-elle, il est impensable d’y réunir plusieurs personnes pour un même dossier.»

Mme D’Amours semble bien maîtriser son sujet. Elle parle avec franchise et s’explique davantage comme une enseignante. Elle oriente son approche vers une collaboration entre les milieux scolaires, communautaires et sociaux. «L’objectif est d’aider les enfants à passer au travers des épreuves de la vie», raconte-elle. Nous avons mis sur pied une approche nommée École en santé. «Notre programme de prévention, à la suite d’un suicide, est global. Il vise à prévenir les effets de contamination quand survient un suicide dans une école.

Bientôt, les écoles de la région participeront au Réseau Sentinelle. Une approche où des membres du personnel seront formés pour dépister les cas de détresse. Des adultes à l’écoute. «Ce sera plus efficace. Quand l’environnement est plus sécurisant, c’est plus facile pour le jeune. Mais le Réseau n’est pas encore en place. On attend la formation», avoue l’agente de la santé publique, qui compte déjà sur un noyau d’intervenants dans les écoles, préoccupés par le suicide.

Banaliser le suicide

Mme D’Amours n’est pas une chaude partisane de la stratégie qui consiste à parler abondamment du suicide. Elle se distancie de tout ce qui pourrait banaliser le suicide. «Les dernières années, on en a beaucoup parlé. Est-ce que c’est banal, d’attenter à sa vie? Non. On ne peut pas en parler si le jeune n’est pas rendu là. Il ne faut pas que ce soit tabou, nuance-t-elle, mais pas banal non plus.»

1095705_83196012 Ressources:

Pour le Québec: 1-866-APPELLE (277-3553). Site Internet. Les CLSC peuvent aussi vous aider.

La France: Infosuicide 01 45 39 40 00. SOS Suicide: 0 825 120 364   SOS Amitié: 0 820 066 056

La Belgique: Centre de prévention du suicide 0800 32 123.

La Suisse: Stop Suicide

autres textes sur le suicide:

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicide Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 4,95$.
Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

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Que pensez-vous de la foi pour contrer le suicide?

Que pensez-vous de la foi pour contrer le suicide? Question de Mme Anne Campeau

Réponse de Raymond Viger                                Dossier Suicide

C’est une belle question qui peut être développé sous plusieurs angles. Le suicide est une finalité lorsque nous n’avons plus aucun choix qui s’offre à nous. Nous avons tout essayé pour tenter de vivre. Seule une souffrance nous envahit, nous aveugle. Une souffrance devenu intenable. Croire en quelque chose est une façon de nous donner des alternatives, des possibilités qui peuvent nous aider à accepter cette souffrance, lui donner un sens et nous offrir des alternatives au suicide.

Cette croyance peut être une religion quelconque ou encore une philosophie de vie. Croire en quelque chose est une façon de nous garder en relation avec la vie qui nous entoure, de briser notre isolement, de nous ouvrir à une aide qui peut nous aider.

Oui, je crois que la foi peut nous aider à surmonter les épreuves que nous avons à traverser.

1095705_83196012 Ressources:

Pour le Québec: 1-866-APPELLE (277-3553). Site Internet. Les CLSC peuvent aussi vous aider.

La France: Infosuicide 01 45 39 40 00. SOS Suicide: 0 825 120 364   SOS Amitié: 0 820 066 056

La Belgique: Centre de prévention du suicide 0800 32 123.

La Suisse: Stop Suicide

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funbusy-poesie-urbaine-recueil-textesChantal Lee a vécu la violence physique, les abus sexuels et l’enfer de la drogue, mais elle en a triomphé. Malgré la maladie qui l’afflige, elle partage par sa poésie son amour de la vie et son optimisme à toute épreuve. Un livre rayonnant, à l’image de son auteure.

Le livre est disponible au coût de 10,00$.
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Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

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Suicide d’un ami

Suicide d’un ami

Par Raymond Viger                       Dossier Suicide

Plusieurs personnes de mon entourage se sont suicidées. Certaines étaient très près de moi. Je leur parlais, je savais qu’elles souffraient à un haut niveau. J’ai tenté de les consoler, de les aider. Mais rien n’y faisait. Elles se sont suicidées.

Deuil par suicide

J’ai commencé par étouffer la culpabilité qui me rongeait en essayant de me convaincre que j’acceptais le choix qu’elles avaient fait. Il est plus facile de dire que c’était leur choix que d’oser imaginer que j’avais peut-être ma part de responsabilité. Si j’avais pris plus de temps avec lui, peut-être qu’il ne se serait pas suicidé. Si j’avais pris plus de temps pour l’écouter, peut-être serait-il encore là à me parler… Un paquet de «si» me hantent et me dérangent. Oui, ça dérange quand quelqu’un se suicide autour de soi.

Culpabilité d’un suicide

Je suis envahi par une série de «peut-être» et de «si» qui deviennent menaçants pour ma survie psychologique personnelle. Oui, je parle de survie. Parce que la vraie question, ce n’est pas qu’est-ce que j’aurais pu faire pour éviter le suicide de cet ami, mais plutôt qu’est-ce que moi je peux faire pour survivre à son départ prématuré?

J’ai essayé de me convaincre que nous avons le choix de décider du sort de notre vie. Je n’ai parlé à personne de cette culpabilité qui me rongeait. Je suis devenu une sorte de «zombie», incapable de toucher aux émotions qui remontaient en moi. Laisser remonter une émotion voulait dire aussi laisser remonter cette culpabilité, cette souffrance.

Du suicide à la tentative de suicide

J’ai eu mon lot de difficultés. J’ai fini par faire une tentative de suicide. Ce n’était pas un choix. Je n’avais aucune conscience de ce qui se passait. J’ai fait une overdose de souffrance. Ça faisait trop mal pour que je comprenne ce qui se passait en moi.

Plus tard, en thérapie, j’ai réalisé que ce n’était pas une, mais deux tentatives de suicide que j’avais faites. J’ai été arrêté dans ma première et je ne m’étais même pas rendu compte de ce qui s’était passé. Quand tu dis que tu fais une tentative de suicide et que tu ne t’en souviens même pas! Faut-y que tu sois assez «gelé» par ta souffrance rien qu’un peu!!!

Parce qu’une overdose de souffrance, c’est la pire des drogues qui existe. Tu ne vois plus rien, tu n’as plus conscience de ce qui se passe, ni en toi, ni autour de toi.

Le suicide est-il un choix?

Le suicide d’un ami, ça dérange, ça choque et c’est bouleversant. Non je n’accepte pas le choix de se suicider. Je ne l’accepterai jamais. On ne choisit pas de mourir. On se suicide quand on ne voit plus les choix qui s’offrent à soi. Pour moi, tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir et je ne peux pas dire que je serai mieux quand je serai l’autre bord. Je n’y ai jamais été et personne ne peut me garantir que c’est vrai que c’est plus beau l’autre côté.

Il y a trop de suicides au Québec. Il y a trop de suicides parmi les jeunes. Je ne peux l’accepter et je ne l’accepterai jamais. Non je n’accepte pas qu’un jeune se suicide.

Le suicide, il faut en parler

Je n’ai qu’un seul souhait à formuler, un seul message à livrer. Si un de tes amis vient de se suicider, j’espère que tu ne me diras pas que tu acceptes son choix comme moi j’ai essayé de le faire. J’espère, au plus profond de mon coeur, que tu vas prendre le temps d’en parler autour de toi, de contacter une ressource qui peut t’aider et te soutenir dans cette période très difficile. Le suicide d’un proche ça dérange et c’est ensemble qu’on peut s’aider à passer à travers.

Je veux te laisser un petit cadeau. Peu importe l’épreuve que tu traverses, dis-toi qu’il y a toujours quelqu’un, quelque part qui est prêt à t’aimer, à t’écouter et à faire un bout de chemin avec toi. Ne laisse pas tout tomber avant de l’avoir rencontré.

1095705_83196012 Ressources:

Pour le Québec: 1-866-APPELLE (277-3553). Site Internet. Les CLSC peuvent aussi vous aider.

La France: Infosuicide 01 45 39 40 00. SOS Suicide: 0 825 120 364   SOS Amitié: 0 820 066 056

La Belgique: Centre de prévention du suicide 0800 32 123.

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