Nos irritants: démocratie, richesse et Air Canada

Nos irritants: démocratie, richesse et Air Canada

Annie Viger                    Dossier Économie

Voici les trois irritations de la dernière semaine pour le chroniqueur économique Jean Gagnon. Le congrès américain a adopté la réforme de l’assurance des soins de santé, la prochaine étape est donc, le Sénat. Pour obtenir la majorité, un amendement a du être fait pour limiter les fonds dans le paiement des avortements.

Le ministre du développement Clément Gignac croit que si nous arrivons à augmenter le niveau de vie des Québécois nous pourrions réussir à valoriser notre place au sein du Canada. Ce ne serait donc pas une question culturelle selon lui.

Air Canada et son président Calin Rovinescu font encore les manchettes. Après une faillite et une restructuration il semblerait qu’il faut maintenant changer la culture de la compagnie même si cette compagnie vient d’enregistrer des bénéfices net de 277 millions de dollars.

VOS COMMENTAIRES SUR DÉMOCRATIE, RICHESSE ET AIR CANADA.

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l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelle L’amour en 3 dimensions. Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les événements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

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Madhi debarque en solo sur la scène rap avec Live Love Learn

Madhi débarque en solo sur la scène rap avec Live, Love, Learn

Lisa Melia             DOSSIERS Hip Hop ET Rap

«Live, Love, Learn» est le premier album solo de Madhi, un artiste de 30 ans nourrit à la culture hip hop. D’un père haïtien et d’une mère dominicaine, il a grandit dans cet univers, en particulier en visitant sa famille à New York. «A l’époque, c’est là que le hip hop s’exprimait le plus, explique-t-il. Ça m’a beaucoup influencé.»

Dans l’univers du rap

Jeune, il commence par imiter ce qu’il entend devant sa glace, et prend de l’assurance au fur et à mesure. Il finit par écrire ses propres textes, en anglais, et participe à des spectacles. «Je n’avais pas encore d’identité en tant qu’artiste, mais j’ai toujours été dans le milieu hip hop.» Son album est l’aboutissement de ses années de travail et d’écriture.

«Les chansons de l’album sont très personnelles, j’y parle des mes défauts, de mes forces, de mes expériences», dit le rappeur. Il aborde aussi des questions sociales, son héritage culturel ou de ce qui l’interpelle. Le titre «Supersize Me» aborde la question de l’abondance, avec un questionnement sur la société de consommation. Il ne cherche cependant pas à donner des leçons ou à servir d’exemple. Il veut plutôt faire passer le message que tout est possible quand on se donne la peine.

Rap et jeunesse

Madhi aborde aussi les thèmes du titre de son album: la vie, l’amour, l’apprentissage. Depuis plusieurs années, il est intervenant auprès des jeunes, animent des ateliers rap en tant que correcteur de français par exemple. L’artiste explique que son album est en anglais, car c’est dans cette langue qu’il a découvert le rap et qu’il a été influencé. Il revendique pourtant les différentes cultures avec lesquelles il a grandit. Certaines chansons sont ainsi en espagnole.

Son héritage latin et antillais constitue aussi une source d’inspiration, tout comme des artistes comme Public Enemy. «Dans l’âge d’or du hip hop, il y avait des groupes avec un message et un flow», se souvient-il.

Madhi a également crée une compagnie, U Live Love Learn et travaille sur une ligne de t-shirt qui reprend des extraits de ses textes, comme «each one, teach one.» Il voudrait, dans le futur, ouvrir un studio d’enregistrement pour les jeunes.

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Le 21 juillet, il fait le lancement officiel de son album, au Petit Campus (57 Prince Arthur Est), qui ouvre à 19h. Dès 20h commencera le spectacle.

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D’autre billets sur les artistes du Café-Graffiti.

VOS COMMENTAIRES SUR LE LANCEMENT DE L’ALBUM DE MADHI

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

show_image Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre, au coût de 4,95$, est disponible :
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El Seed calligraphe de graffiti

El Seed, calligraphe de graffiti

Lisa Melia DOSSIERS GraffitiCulture ET Hip Hop

Calendrier 2011 du spectacle aHÉROSol

Tour d’horizon des arts de la rue – Chronique n°3. Rencontre avec le graffeur El Seed, qui mêle dans son art culture urbaine et culture arabo-musulmane.

Qu’ont en commun calligraphie arabe et graffiti? C’est une question que ne se pose pas El Seed, un artiste né en France d’origine tunisienne qui graffe de l’arabe calligraphié sur tous supports.

murales décoration intérieure design intérieur art déco tendances modeDe Paris à Montréal

El Seed parle et écrit l’arabe. Il a appris dans des cours du soir, mais il découvre et apprend la calligraphie en autodidacte. «Je n’ai pas le parcours classique du graffeur» dit-il. Il s’est impliqué très tôt dans la culture hip hop, a fait pas mal de breakdance, son domaine de prédilection restant toutefois le graffiti.

C’est en 1998 qu’il commence, mais il s’arrête car il n’y a pas de murs légaux en France, sur lesquels les artistes peuvent s’exprimer, et cela lui pèse. Il part deux ans à New York, pendant lesquels il ne touche presque plus une canne. Il continue un peu à peindre, mais uniquement sur des supports légaux. A Montréal depuis un an maintenant, il recommence à peindre après sa rencontre avec le graffeur Hest qui l’a relancé.

Son influence principale vient bien sûr de la calligraphie arabe, et d’artistes comme le calligraphe irakien Hassan Massoudy. Le graffiti est un art relativement jeune, alors que la calligraphie arabe est beaucoup plus vieille. Comme le Coran prohibe la représentation vivante, c’est l’écriture qui est devenue un art dans les cultures arabo-musulmanes. Il s’inspire ainsi des calligraphies classiques, et y apporte une touche contemporaine, le graffiti.

Graffiti: entre liberté et partage

murales décoration intérieure design intérieur art déco tendances mode

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Son art représente beaucoup pour lui. «C’est comme la course à pied: c’est la liberté, tu t’évades, il n’y a pas de règles.» C’est également un challenge, car il a la volonté de toujours se surpasser et de placer la barre plus haut. Enfin, c’est un moyen de partager et de revenir aux origines. «C’est pour soi, mais toujours dans un but de partage», dit-il.

Faire découvrir sa culture

L’objectif d’El Seed est aussi de sensibiliser à la culture arabo-musulmane et de la “dédiaboliser”. L’islam est devenu synonyme de danger et de terrorisme, un amalgame qu’il dénonce. Il refuse pour autant de parler au nom d’un groupe particulier. Il veut plutôt être une vitrine de sa culture et partager sa richesse.

El Seed signifie «l’homme», en arabe, et le mot «seed» veut dire «graine» en anglais. Une traduction lourde de sens pour l’artiste, car la graine représente la vie, plantée dans la terre et qui a besoin de lumière pour grandir: «sème ton art pour récolter demain!» La volonté de faire découvrir la culture arabo-musulmane est pour lui une attitude globale qui dépasse le seul graffiti. Les gens ne comprennent souvent pas la signification exacte de ses graffitis. «Mais ce n’est pas grave. C’est l’universalité de l’art, tu n’as pas besoin de comprendre.»

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Photos de Murales et fresques urbaines.

Autres textes sur le Graffiti:

Arpi: Muraliste et designer d’intérieur

Inauguration de la fresque de Fluke avec RFF

Vidéo murale graffiti pour l’agence de communication ID3 (idées aux Cubes)

Murale graffiti, animation de foule, peinture en direct, T-shirt

Mural de Michael Jackson au Festival de Jazz avec les graffiteurs Fluke et Omen

Mural graffiti en direct par Fluke

Fluke pour Oxygen

Video clip graffiti hiphop et breakdance gratuit

Projet graffiti pour Oakley

Graffiti calligraphie El Seed

Le mural Jean Talon

Rencontre avec Nawlz: Graffeur du monde

Breakdance, hip hop, rap, graffiti: présentation des artistes

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Calendrier 2011 du spectacle aHÉROSol

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CD Rap music Hip Hop de la scène de Montréal

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Calendrier 2011 du spectacle aHÉROSol

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Les cristaux de neige formés avec des bactéries

Les cristaux de neige formés avec des bactéries

Matthieu Burgard

(Agence Science-Presse) – Ça y est la neige est arrivée! Mais saviez-vous qu’il ne suffit pas qu’il fasse assez froid pour que l’eau des nuages se transforme en neige? Afin qu’un cristal de glace puisse se développer, il lui faut une prise d’attache. Et là, presque tout est bon, si les conditions sont réunies: poussières, grains de sable, aérosols et même… bactéries!

Cindy Morris, chercheuse à l’Institut national de la recherche agronomique en France s’intéresse notamment à la présence de ces différentes particules dans les cristaux de neige. En étudiant des échantillons de glace provenant de l’Antarctique, du Montana, du Yukon et de France, elle a ainsi pu en apprendre un peu plus sur les bactéries dites glacogènes.

Impact des bactéries

D’après la scientifique, ces bactéries seraient transportées sur de longues distances et joueraient un rôle important dans la météorologie. Tous les échantillons de glace étudiés en contenaient, mais en différentes concentrations: la neige de l’Antarctique en renfermait 25 fois moins que celles du Yukon ou de France, des régions où l’agriculture y est plus importante.

En effet, ces bactéries seraient plus souvent nichées à la surface des plantes et seraient, au grand dam des agriculteurs, responsables de plusieurs maladies. Mais les travaux de Cindy Morris, en tentant de comprendre le rôle de ces bactéries, permettraient peut-être de mieux protéger les cultures du gel en traitant les végétaux et de mieux comprendre l’impact de l’agriculture sur le climat.

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Témoignage sur l’implication bénévole

benevolat-benevole-implication-jeune La récompense – Regard sur des gens de cœur
Documentaire sur l’implication bénévole.
-Découvrir sa communauté, donner un sens à sa vie…
-Briser son isolement et celui d’autrui.
-Découvrir de nouveaux amis.
-Prendre part à la vie sociale et de quartier.
-Une source de contact et d’échange.
-L’acquisition de nouvelles connaissances.
-Une occasion d’expérimenter et mieux se connaître.
S’impliqer c’est trippant et ça mérite d’être vécu. 25$

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
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Ces plantes malades de l’homme

Ces plantes malades de l’homme

(Agence Science-Presse) – Voilà que des bactéries bien connues des humains, comme la tristement célèbre E. coli, se targuent de coloniser des plantes. En fait, elles le font peut-être depuis longtemps, mais ce n’est que récemment que des biologistes ont constaté le phénomène, ce qui les rend très perplexes : que diable vont faire chez des plantes des bactéries adaptées à l’humain? Comme ces plantes ne semblent pas s’en porter plus mal, il faut en conclure que ces bactéries jouent peut-être un rôle positif: les colonies de bactéries comme le E. coli ou la salmonelle s’installent et bâtissent leurs habituels systèmes de défense. Mieux comprendre le pourquoi et le comment de ce processus ouvre la porte à la possibilité de combattre, avec l’aide de ces bactéries, d’autres bactéries qui, elles, ont bel et bien un impact néfaste sur les cultures.

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Du Hip Hop à Cuba!

Du Hip Hop à Cuba!
Écrit par Movez, Vol 13-4

Août 2004, le Nomadic Massive, un collectif de Montréal composé d’artistes Hip Hop de diverses origines culturelles, a eu la chance de passer quelques semaines à Cuba où il avait été invité par l’Association Hermanos Saiz, à participer à la 10e édition du Festival International de Hip Hop de La Havane.

Depuis son retour à Montréal, l’objectif du Nomadic Massive est de continuer à faire ce genre d’échanges avec d’autres pays afin de sensibiliser les gens d’ici aux réalités des autres cultures et d’offrir au grand public une alternative aux messages souvent matérialistes et trop légers qu’offre l’industrie musicale Hip Hop d’aujourd’hui.

Le Hip Hop cubain

Le Hip Hop fait son entrée à Cuba dans les années 80 dans la municipalité d’Alamar (à l’est de la Havane) via les ondes des stations de télévision et de radio en provenance de Miami. Loin du circuit culturel et du centre de la capitale, les jeunes cubains habitants des H.L.M. syntonisent les radios du sud de la Floride pour écouter L.L. Cool J, Public Enemy et les autres rappeurs de l’époque.

Au départ, la culture Hip Hop cubaine se développe surtout autour du breakdancing. Au début des années 90, une suite d’événements viendra tout changer. Lors de l’effondrement de l’URSS et le début de ce que les Cubains appelleront «La période spéciale», l’économie du pays se retrouve au bord de l’effondrement. Cette nouvelle réalité amène les jeunes raperos cubains à développer de nouveaux moyens pour exprimer leurs frustrations. Enregistrant, lorsqu’ils le pouvaient, les versions instrumentales des morceaux qu’ils captaient sur leurs radios, les jeunes cubains d’Alamar créent leur propre Hip Hop.

L’expression d’un mouvement Hip Hop propre aux Cubains est facilitée par l’implication de l’exilée politique américaine Nehanda Abiodun, activiste de la Black Liberation Army. Découragée par la naissance d’un Hip Hop qu’elle voyait comme une imitation aveugle de la culture commerciale américaine avec sa violence, sa misogynie et sa glorification de la vie du gangster, elle prit contact avec le Malcom X Grassroots Movement aux États-Unis afin de faire venir des artistes plus progressistes de la scène Hip Hop américaine.

Un festival

Un autre acteur important dans la reconnaissance du Hip Hop comme élément authentique de la culture cubaine a été le collectif Grupo Uno. En 1995, un de ses membres, Rodolfo Renzoli, travaille avec l’aide de l’association Hermanos Saiz (une des principales institutions pour la jeunesse de Cuba) à la mise sur pied d’un premier festival Hip Hop cubain dans le district de Alamar, où tout avait commencé. Croyant fermement que la musique peut aider à changer la société cubaine, Rodolfo fera jusqu’en 2000, la promotion de son festival.

Malgré les interventions fréquentes de la police lors des événements non sanctionnés par l’État, le mouvement Hip Hop cubain ainsi que son public prennent de l’ampleur. Aujourd’hui, on peut compter près de 200 groupes à La Havane et plus de 300 à l’extérieur de la capitale.

La reconnaissance du peuple

Au printemps 1999, le gouvernement cubain adopte officiellement une position favorable au mouvement Hip Hop allant jusqu’à le déclarer «une authentique expression de la culture cubaine».

Il reviendrait à Harry Belafonte le crédit d’avoir expliqué la culture Hip Hop à Fidel Castro. Impressionné, celui-ci aurait même qualifié le Hip Hop «d’avant-garde de la révolution».

En 2002, le gouvernement formera l’Agencia Cubana de Rap offrant aux artistes sa propre étiquette de disque ainsi qu’un magazine, Movimiento. Avec la sanction et les ressources du gouvernement, le festival d’Alamar sera transformé en Festival international annuel de Hip Hop présenté au mois d’août à La Havane. Cet événement attire de nombreux groupes et artistes internationaux dont Mos Def, Talib Kweli, The Roots, Common et Dead Prez. Il permettra aussi la tenue de tables de discussion, d’ateliers et la projection de films sur la culture Hip Hop.

La couleur cubaine

Musicalement, le Hip Hop de Cuba est très différent de celui de son cousin américain. Plusieurs raperos n’hésitent pas à s’inspirer du riche héritage musical cubain, incorporant des rythmes de rumba, de mambo, des instruments tels la guitare basse, les congas, les batas et d’autres percussions traditionnelles.

Bien que le Hip Hop cubain ait capté l’intérêt de plusieurs médias et académiciens étrangers, peu de groupes cubains ont réussi à se faire entendre à l’extérieur de l’île. L’un des principaux producteurs de Hip Hop à Cuba, Pablo Herrera, a déclaré en parlant du futur de la révolution musicale cubaine: «Ce que nous voyons n’est que la pointe de l’iceberg… le Hip Hop d’aujourd’hui à Cuba est ce que la Old School était aux États Unis dans les années 80. Ce qui se fera dans l’avenir ne sera pas que du Hip Hop… ce sera une nouvelle forme de musique cubaine.»

Pour rejoindre le Café-Graffiti: (514) 259-6900

Info: http://www.nomadicmassive.ca
www.terminus1525.ca/studio/view/1510

Autres textes sur le Hip Hop:

https://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/04/le-cafe-graffiti-au-bresil-pour-une-convention-internationale-graffiti/

https://journaldelarue.wordpress.com/2006/12/17/atach-tatuq-et-ladisq/

https://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/12/5-artistes-du-cafe-graffiti-en-europe/

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poesie-urbaine-jean-simon-brisebois-art-de-la-rue Poésie urbaine. Renaissance. Depuis 1997, Jean-Simon Brisebois s’est découvert une passion pour écriture. Il s’implique activement dans divers projets communautaires dans Hochelega-Maisonneuve.
Renaissance est un recueil de pensées et de poèmes parlant autant de son amour de la vie que d’espoir. 4,95$

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Communication équitable

Communication équitable

Dominic Desmarais
L’école secondaire Du Phare à Sherbrooke a-t-elle trouvé la recette pour former nos futurs leaders?

La fin des classes est passée. Ils sont 5 jeunes, de secondaire 2 au secondaire 5, à faire des heures supplémentaires en cette fin d’étape. Triés sur le volet par Daniel Lebeuf, un enseignant qui fait office de pierre angulaire dans leur implication, ils s’ouvrent sur leurs motivations.

Il y a Shima, originaire d’Iran, Alixbeth et Tatiana, de Colombie, ainsi que Dany et Marie-Ève, nés ici. Un métissage correspondant à la saveur de l’école où se côtoient une quarantaine de nationalités. «C’est important pour les jeunes d’échanger sur autant de pays. C’est mieux que de faire comme s’ils étaient des étudiants normaux», explique M. Lebeuf, en référence à la richesse que procure ce rassemblement de cultures.

Un café rassembleur

Pour favoriser les échanges et l’implication des jeunes, l’enseignant a créé le Café International. Il s’agit, d’une part, d’un cours s’ouvrant sur les autres cultures et l’implication locale et internationale. D’autre part, c’est un café où l’on vend des produits équitables et qui sert de base pour toutes les activités offertes aux jeunes. J’étais attiré par le commerce équitable et ses principes. Je me suis fait membre d’Oxfam-Québec. Pour avoir l’accès économique et philosophique», affirme M. Lebeuf d’un ton bon enfant.

À travers le Café, Tatiana accueille les nouveaux immigrants fraîchement débarqués à l’école. Elle joue à la traductrice et au guide, explique les règles de l’établissement. «Plusieurs ne connaissent personne. Ils viennent avec nous pour s’intégrer peu à peu», raconte celle qui est arrivée à Sherbrooke il y a maintenant 3 ans et demi.

Shima et Lixbeth, elles, ont participé à un colloque sur le café équitable. C’est par le Café qu’elles se sont inscrites. «Moi, je suis disponible pour vendre au Café. Au début, c’était difficile de convaincre les gens. Mais, grâce au colloque, c’est plus facile, avoue Lixbeth, dans un français hésitant, teinté d’espagnol. Il faut prendre les connaissances avant de s’engager.» La jeune fille est arrivée au Québec il y a un an. Pendant qu’elle parle, Tatiana s’impatiente gentiment, cherchant à terminer ses mots.

Ces jeunes épousent le principe «acheter, c’est voter.» Ils sont sensibles au travail des enfants, s’intéressent à la pauvreté dans le monde. Leurs intérêts trouvent une oreille attentive: M. Lebeuf leur propose toutes les activités qu’il trouve. Ils n’ont qu’à se rendre au Café pour y trouver l’information.

L’Afrique au bout du clavier

Cet homme énergique, dont chaque mot est un rire, n’écarte aucun projet s’adressant aux jeunes. Il fait le pont entre les organismes et les différentes causes qui favorisent l’engagement des jeunes. Ainsi, il a récupéré un projet d’échange Internet entre des jeunes du Niger, en Afrique, et des jeunes du secondaire de Stanstead, en Estrie. Parrainé par la cellule d’Oxfam en Estrie, cet échange visait l’engagement communautaire et l’ouverture sur le monde pour des jeunes vivant l’isolement à Stanstead.

L’école a fermé ses portes, le projet a suivi les participants à Magog. Il n’a pas levé. M. Lebeuf l’a récupéré, le rajoutant aux activités du Café. Oxfam, qui prône la coopération et la solidarité internationale, a offert un agent de projet chargé d’animer les échanges avec le Niger. 13 écoliers ont participé. Ils ont échangé sur la mondialisation, la religion, les différences culturelles.

Marie-Ève Lebeuf, fille du professeur, fait partie du programme international de l’école. Elle s’intéresse aux principes du commerce équitable et a participé à une simulation de l’ONU. «Dans l’échange avec le Niger, on discutait d’un thème chaque mois. Sur ce qu’on voulait. Au début, on s’écrivait des courriels une ou deux fois par semaine. Aïchatou m’expliquait les problèmes de santé là-bas, la polygamie», raconte-t-elle, un peu réservée. «Les jeunes ont beaucoup apprécié», affirme Étienne Doyon, animateur des échanges, qui a été coopérant au Togo pendant 4 ans. Le jeune homme, au verbe facile, transmet sa passion de rassembler, dans l’harmonie, des cultures.

Après ce premier essai d’échange, le jeune homme voit des améliorations à apporter. «Les jeunes qui ont participé n’étaient pas déjà engagés dans leur réalité locale. C’est ce sur quoi on travaille. Par exemple, il y a de la pauvreté à Sherbrooke. Le Niger, c’est pauvre aussi. Ils auraient pu échanger sur la pauvreté, mais nos jeunes ne connaissent pas cet aspect de Sherbrooke.» Mieux connaître sa propre réalité, pour faciliter sa compréhension des autres réalités.

Un réseau de jeunes

Fort de ce constat, les bénévoles d’Oxfam-Estrie veulent créer un réseau qui s’alimenterait de lui-même. Ce réseau serait articulé autour de Michel Carol, responsable de la cellule estrienne, de M. Lebeuf, d’Étienne, d’étudiants du cégep et de l’Université de Sherbrooke, des cellules dans les écoles secondaires et les Maisons de jeunes de la région.

On travaillerait avec les leaders de ces groupes pour les nourrir en activités. Pour se créer un espace d’action, de mobilisation. Pour vivre au quotidien les principes d’équité, de solidarité. On ferait le pont des activités. Il manque souvent de concertation, parce qu’il y en a beaucoup, de différents organismes», explique d’un trait le jeune animateur. Le modèle de l’école Du Phare serait repris par d’autres établissements.

Une implication continue

Les bénévoles d’Oxfam voient plus loin. Ils veulent boucler la boucle, avec leurs jeunes. «Souvent, quand ils quittent le secondaire, on leur dit bye-bye, trouve-toi d’autres activités. On a plus rien pour toi. On aimerait que le jeune poursuive comme mentor. Pour que nos jeunes leaders du secondaire puissent s’identifier à celui qui vient de terminer. Ce serait une prise de responsabilité progressive.

Après avoir été mentor, le jeune pourrait aller sur le comité régional d’Oxfam ou s’impliquer dans une cause plus précise. Qu’ils puissent poursuivre leur implication comme moi», dit Étienne, convainquant. Former des jeunes leaders qui, à leur tour, formeront la relève. Voilà l’idée d’un petit groupe d’adultes de Sherbrooke.

Produit grâce à la contribution de l’Agence canadienne de développement international (ACDI)

https://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/10/chien-de-garde-pour-produit-equitable/

https://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/02/carrefour-tiers-monde/

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