Poème sur la perte de mémoire

Rap sur sa grand-mère

Une Rose qui fut aimée

Le rappeur Number Juan a composé ce texte avant le décès de sa grand-mère. Même si elle ne se souvenait pas de son petit-fils, lui veut ne pas l’oublier. Hommage à une rose qui fut aimée. 

Number Juan       Dossiers RapFamille.

Allo mémeil c’est Juan ton p’tit fils te souviens-tu?
À tes yeux j’suis un intrus, mais j’y ai si bien cru
À 102 ans c’est normal que tu ne t’en rappelles plus!
J’aimerais t’emmener dehors profiter de la belle vue
J’me souviens à la fête de ton 80e
Une journée remplie d’amour avec tous ceux que t’aimes
Je n’oublierai jamais tes fameux sucres à la crème
Et si j’suis perdu, c’est toi mon étoile de Bethléem
J’me fous que les connections soient brisées dans ton cerveau
Je sais que tu chantais pour m’endormir dans mon berceau
J’t’ai toujours appelé mémeil froid, mais ton coeur était chaud
Grâce à toi et avec toi, le bonheur était beau
J’aimerais aussi te dire que je t’aime de tout mon coeur
Et si tu m’oublies dans tes pensées, ça ne me fait pas peur
T’avoir écrit ce verset c’est pour moi un honneur
Ton amour reste éternel même… si c’est ton heure

Perdre une si belle fleur, c’est dur de tourner la page
Une rose qui fût aimée, ça résume bien ton passage
Avec tout ce bagage, tu as su aimer et être sage
Un siècle de vie, c’est certain que t’en a fait du millage
T’as vécu si longtemps qu’on n’aurait pas assez d’un roman
T’as tout donné pour tes enfants et attendu patiemment
Tu ne veux pas qu’on cherche à savoir le pourquoi du comment
Grand-maman, je n’oublierai jamais ces grands moments
Où tu faisais semblant et s’ensuivait des rires chroniques
Tu avais cent ans et la richesse d’une pièce antique
Tu étais une dame de coeur qui aimait la dame de pique
Et même si ta flamme se meurt, tu restes une femme authentique
Ta mémoire restera à tout jamais dans nos coeurs
Sans savoir que grâce à toi, nous avons connu le bonheur
Ta joie de vivre saura nous faire oublier notre peine
Irène, on se souviendra de toi comme d’une Reine.

Poème qui paraitra dans le prochain album de Number Juan.
Pour plus d’informations consultez la page Facebook de Number Juan.

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Autres textes sur le Rap:

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Autres artistes de la boutique des Éditions TNT:

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Livres: Après la pluie… Le beau temps; Préface

Après la pluie… Le beau temps

La préface

Recueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme.

Raymond Viger Dossier Croissance personnelle

recueil textes méditer guide croissance personnelle cheminement personnel développementJ’ai mis 35 ans pour bien refouler mes émotions. J’ai mis 35 ans à  ne pas exprimer ce que je vivais.

À 16 ans, à la demande de ma mère, j’ai dû me présenter en cour, pour témoigner contre mon père au moment de leur divorce.

De 17 à 20 ans, j’ai pris soin de ma mère qui avait le cancer. À 21 ans, j’ai vu ma mère mourir à l’hôpital.

J’ai promis, devant Dieu et les hommes, de prendre soin d’une femme et de l’aimer. De la protéger toute la vie, pour le meilleur et pour le pire. Devant Dieu et les hommes, je n’ai pas su tenir ma promesse, laissant deux magnifiques enfants derrière moi.

J’ai défoncé la porte de l’appartement de mon père. Je l’ai découvert, les veines tranchées. Un suicide qui m’a touché profondément.

À une autre femme, je lui ai promis protection et amour pour la vie. Je m’étais promis que je vivrais un bonheur parfait. J’ai été brusqué par son départ très rapide.

J’ai mis 35 ans pour bien refouler mes émotions. J’ai mis 35 ans à  ne pas exprimer ce que je vivais.

Un homme ne peut pas vivre d’émotions. Un homme ne peut pas pleurer. Jusqu’au jour où toutes ces émotions refoulées explosent. Une explosion qui m’aura mené à deux tentatives de suicide.

J’ai cherché un peu de lumière pour m’accrocher. Je me suis découvert dans une grande sensibilité. Je me suis donné le droit de vivre mes émotions. Je prends le temps de les vivre à tous les jours, un jour à la fois.

J’aurais mis plus de 35 ans à préparer ces textes. Je voudrais aujourd’hui vous les offrir, en espérant que vous prendrez le temps… de ne PAS les lire.

Prenez le temps de vous les laisser conter, par cette voix intérieure, que trop souvent on enterre, dans une tumulte de nos activités quotidiennes.

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Extrait du livre Après la pluie… Le beau temps.

La suite: Liberté… Un sourire intérieur.

Liberté… Un sourire intérieur

livre liberté poésie recueil sourire intérieurUn livre de poésie de 128 pages. Liberté politique, liberté journalistique, liberté émotionnelle… Toutes les couleurs de la liberté, individuelle et collective.

Une belle suite pour mon premier livre de poésie, Après la pluie… Le beau temps. Parce qu’après la crise… on peut trouver la liberté… sa liberté.

Liberté… Un sourire intérieur. Une façon de souligner les 5 000 exemplaires vendus du premier livre Après la pluie… Le beau temps.

Même prix que le premier livre publié en 1992 avec le même nombre de pages et écrit avec le même amour: 9,95$.

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Au coût de 9,95$ chacun de ces livres sont disponibles par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009 FREE

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Autres textes sur le suicide

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Biographie de l’auteur.

VOS COMMENTAIRES SUR Après la pluie… Le beau temps; Préface

Quelques extraits de Après la pluie… Le beau temps.

Journalistes trompés sur Wikipedia

Journalistes trompés sur Wikipédia

François Richard Dossiers Internet et Média

Shane Fitzgerald, un étudiant irlandais de 22 ans, a suscité un débat mondial sur la célèbre encyclopédie participative Wikipédia en y publiant une fausse citation attribuée au compositeur de musique de film Maurice Jarre quelques heures après sa mort, le 28 mars dernier. Le but de l’anarque? L’étudiant en sociologie voulait tester les effets de la circulation ultra rapide de l’information au niveau mondial et son influence sur le travail des journalistes. Résultat? La fausse citation, respectueuse de la mémoire de l’auteur, s’est retrouvée en quelques heures dans des médias écrits et en ligne de l’ensemble du monde anglophone, du Canada, au Royaume-Uni, en passant par l’Inde et les États-Unis.

Wikipédia pas fiable

Wikipédia a rapidement été décrié avec les arguments habituels: pas une vraie encyclopédie, sources non-académiques, travail d’amateur, etc. Pourtant, les administrateurs du site ont a trois reprises retiré cette fausse citation parce qu’elle n’était pas accompagnée de sources sur son origine. Les retraits ont été effectués dans le pire des cas quelques heures seulement après une des mises en lignes effectuées par Fitzgerald. Ces délais n’étaient apparemment pas assez rapides pour empêcher des journalistes de médias réputés de les copier sans contre-vérifier…

Encyclopédies académiques

Au moins deux grandes études sur la fiabilité de Wikipédia ont été réalisées au cours des dernières années. Dans les deux cas, les chercheurs ont démontré que le taux d’erreurs sur Wikipédia était équivalent aux prestigieuses encyclopédies britanniques Britannica et allemandes Brockaus. Les bénévoles de Wikipédia seraient-ils plus rigoureux que les journalistes de certains grands médias?

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Graffiti Hip Hop de la scène de Montréal

operation-graffiti-hip-hop-graffiteur-graff Opération Graffiti. Toute l’histoire de la création du Café-Graffiti. La relation avec les jeunes. Ce qu’ils ont vécu dans le projet. Ce qu’ils ont fait vivre aux intervenants. Toutes les anecdotes d’un projet qui fait encore parler de lui. Une façon intéressante et originale de soutenir le Café-Graffiti dans sa mission d’aide et de soutien aux jeunes. 19,95$.

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Consultation, maladie mentale et dépression

Consultation, maladie mentale et dépression

Patricia Turcotte, Internaute de St-Georges de Beauce.

Dossier Santé mentale

Aller faire soigner notre esprit égaré ou malade ne devrait pas nous intimider plus, que de se rendre à l’hôpital pour recevoir des soins médicaux pour nos reins, nos hanches, nos poumons, ou tout autre problème physique.

Quant une personne traverse un choc émotif, une séparation difficile avec l’être aimé, un divorce déchirant, le décès inattendu d’un être cher, la perte soudaine de son travail ou un épuisement moral, pour ne nommer que ceux-là, il est très possible qu’une dépression légère ou sévère se pointe, sans aucun avertissement. Parfois, c’est le système nerveux qui lâche sans crier gare. De temps en temps, un épuisement physique et moral qui traînait depuis de longs mois, s’aggrave en une seule journée. Voilà que tout bascule si vite. Si on ne reçoit pas les soins médicaux d’urgences, c’est le drame qui risque d’éclater.

Bouleversement intérieur, santé mentale et mythes

Pourquoi se moquer, pourquoi juger ou ridiculiser les personnes touchées par les maladies mentales? C’est pourtant un signe que ces gens sont simplement des êtres humains qui ressentent un malaise ou un bouleversement intérieur. Le pire scénario n’est-il pas de ne pas se faire soigner et vivre son drame dans le silence et la solitude complète? Il y en a dans notre entourage, de ces personnes mal en point depuis bien longtemps, qui risquent de se retrouver comme tant d’autres, touchées par la maladie mentale. Personne n’est à l’abri de se retrouver un bon matin, avec un tel fardeau.

Consultation, dépression et santé mentale

L’important est d’aller consulter et ne pas attendre qu’il soit trop tard. Je connais des gens qui n’ont jamais été soignés suite à une dépression sévère. C’est tellement désolant de les voir végéter du matin au soir. Tout devient tellement difficile à supporter, pour leur entourage immédiat. Toutes les personnes impliquées dans une telle situation, risquent de craquer un bon matin.

Est-ce qu’une personne qui se fait soigner pour une crise de foi ou une crise de cœur, a honte de raconter son histoire médicale ? Bien sûr que non ! Alors, pourquoi ressent-on de la gêne et de la honte, de partager son vécu lors d’une hospitalisation, au département de la santé mentale ? C’est parce que dans la société, il y a trop de préjugés nourris et non dénoncés.

Maladie mentale et famille

Dans nos vies personnelles, commençons à démystifier la maladie mentale auprès de nos proches, de nos voisins plus familiers, de nos amis, de nos collègues de travail, et même sous formes de témoignages à l’occasion, auprès des médias. Ainsi, nous contribuerons à diminuer les misères de tant de personnes qui se débattent souvent pour faire reconnaître leurs droits, leurs valeurs et leurs dignités humaines.

Textes sur la dépression des jeunes.

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicide Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 4,95$.
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Les prisonniers sont pauvres

Livre de Colin McGregor LOVE in 3D

Présentation en français de LOVE in 3D

Les prisonniers sont pauvres

François Richard, Dossier Journal de Montréal

prisonnier Une lettre signée par un détenu anonyme a été publiée dans Le Journal de Montréal le 6 mars dernier. Dans cette  «confession», l’auteur affirme avoir accès en prison à des services de santé et des installations de loisir d’une qualité qu’une grande partie de la population n’est pas en mesure de se permettre. Il compare même son incarcération à un camp de vacances et affirme que, dans ces circonstances, la peine infligée n’a aucun effet dissuasif sur lui.

 

La lettre a fait réagir plusieurs lecteurs du Journal de Montréal, indignés des propos de l’auteur ou en désaccord avec lui. Jean-Pierre Bellemare, détenu de la prison de Cowansville qui signe la Chronique du prisonnier dans le magazine Reflet de Société, a souhaité lui aussi répondre à l’auteur de ce texte.

Un détenu pas d’accord

Je m’appelle Jean-Pierre Bellemare. Je suis prisonnier depuis plus de 22 ans et chroniqueur au magazine Reflet de Société depuis deux ans. Des codétenus, surpris par la confession d’un prisonnier anonyme publiée dans Le Journal de Montréal, m’ont demandé mon opinion.

J’apporte d’abord une correction à ce qui a été décrit dans la «confession». Effectivement, les détenus ont accès aux services décrits. Ce qui n’est pas dit, c’est que tous ceux travaillant en milieu carcéral aussi, qu’il s’agisse de l’équipement sportif, du terrain de tennis, de l’hôpital, etc. Et vous pouvez me croire, lorsqu’un achat d’équipement est fait, ce n’est pas pour satisfaire les caprices des détenus. Notre pouvoir décisionnel est nul.

Salaire de misère au pénitencier

De plus, le salaire des détenus est le même depuis plus de 20 ans et cela malgré la fait que les prix aient augmenté et qu’une bonne partie de la population carcérale paie des frais d’hébergement à même son salaire. Si les détenus ont accès à certaines commodités, elles doivent toujours être approuvées par un comité de gestionnaires et de citoyens.

En dernier lieu, plusieurs détenus passeront leur vie entière en prison et y mourront. La comparaison avec les camps de vacances est donc faible puisque l’on paie pour y aller, alors que la prison, on paierait cher pour ne pas y aller.

Excuses d’un criminel

Je veux profiter de la publication de ce texte pour présenter mes regrets, ainsi que ceux de plusieurs de mes codétenus, aux victimes de nos actes. C’est le maximum que nous puissions faire pour l’instant. En terminant, je souhaite rappeler qu’il n’y a pas plus de prisons sur terre que nous pouvons en trouver en nous et que la liberté reste le pouvoir de choisir ses barreaux.

autres textes de Chroniques d’un prisonnier

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Afghanistan Une société à rebâtir

Afghanistan Une société à rebâtir

Olivier Bachand

Voilà maintenant plus de six ans que le régime taliban a été renversé en Afghanistan. Ce pays d’Asie centrale, un des plus pauvres au monde, tente tant bien que mal de se sortir du gouffre. Plusieurs ONG canadiennes prêtent actuellement main-forte aux Afghans pour qu’ils améliorent leurs conditions de vie.

Le moins qu’on puisse dire, c’est que la liste des problèmes qui affligent l’Afghanistan est longue. Depuis plus de 30 ans, le pays est déchiré par la guerre. L’année dernière, 1 500 civils ont été tués, résultat des combats entre les for-ces armées étrangères et l’insurrec-tion talibane. Le gouvernement, contesté par plusieurs Afghans, peine à étendre son contrôle sur tout le pays. Le tissu social est érodé, les infrastructures sont détruites. Plus de la moitié de la population afghane vit sous le seuil de pauvreté. L’accès au logement, à l’eau potable, à l’électricité, aux soins de santé et à l’éducation est problématique. Bref, une société entière est à reconstruire. Vu son manque de moyens, la république islamique doit compter sur la communauté internationale pour se relever. Pour la période 2004-2009, 8,9 milliards de dollars provenant de l’étranger y seront investis.

D’ici 2011, le Canada consacrera 1,2 milliard à la reconstruction de l’Afghanistan. Formation professionnelle des veuves, droits des femmes, lutte contre les carences alimentaires, mise sur pied d’un système judiciaire efficace: toutes ces initiatives sont soutenues par des ONG canadiennes financées par l’Agence canadienne de développement international (ACDI). La plupart de leurs projets visent à aider les plus vulnérables, les femmes et les enfants.

Depuis 1999, l’Initiative pour les micronutriments (IM) distribue des capsules de vitamine A aux enfants afghans âgés entre six mois et cinq ans, pour permettre qu’ils développent un meilleur système immunitaire. «L’Afghanistan est l’un des pires pays en ce qui concerne les carences alimentaires, indique Luc Laviolette, directeur d’IM Asie. Le manque chronique de vitamines et de minéraux peut entraîner de sérieux problèmes, comme la mortalité juvénile, la diminution du développement du cerveau et des capacités d’appren-tissage des enfants.» Le pays affiche le troisième plus haut taux de mortalité au monde chez les moins de cinq ans et près de 60% des jeunes souffrent d’anémie.

Luc Laviolette s’est rendu à deux reprises en Afghanistan. Sa dernière visite remonte à juillet dernier. «J’ai été frappé par la grande préoccupation des gens pour leur santé, dit l’homme de 38 ans. Les parents portent une attention particulière au bien-être de leurs enfants et sont très ouverts à tout ce qui pourrait les aider.»

Outre la distribution de capsules de vitamine A, l’IM mène d’autres projets dans le pays. Un des programmes de l’ONG canadienne vise l’enrichissement de la farine avec du fer et de l’acide folique et un autre l’iodation du sel. «Les femmes, les enfants et les plus pauvres n’ont pas accès à la nourriture riche et sont davantage exposés aux infections», explique Luc Laviolette. Avec ces initiatives, des Afghans parmi les plus vulnérables pourront bénéficier d’une meilleure alimentation. «On souhaite éventuellement aider les gens à cultiver leur nourriture plutôt que de leur offrir un secours d’urgence, dit le directeur d’IM Asie. Mais ça prendra du temps, au moins une dizaine d’années.»

Allah, donne-moi une job

Mirwais Nahzat est un jeune Canadien d’origine afghane. Il est responsable des programmes d’aide en Afghanistan pour l’Entraide universitaire mondiale du Canada (EUMC). Ayant quitté son pays natal avant l’âge de 10 ans, il y est retourné deux fois au cours de la dernière année afin de voir au bon déroulement d’un programme de formation professionnelle destiné aux femmes de Kaboul.

Ce projet, élaboré en collaboration avec CARE Canada, doit venir en aide à plus de 2 000 Afghanes de la capitale. «Nous travaillons avec des femmes pauvres, des veuves qui ont perdu leur mari pendant la guerre civile, explique Mirwais Nahzat. On estime qu’il y en a 40 000 à Kaboul. Elles doivent subvenir aux besoins de leur famille, mais occupent des em-plois qui ne leur procurent qu’un petit salaire.»

À l’heure actuelle, une famille afghane dirigée par une femme vit en moyenne avec 16$ par mois. «Bien souvent, les enfants des veuves doivent trouver des petits boulots dans la rue. Si leur mère se déniche un emploi, ils pourront aller à l’école», fait valoir Steve Cornish, conseiller politique à CARE Canada. Il s’est rendu en Afghanistan en décembre dernier afin de participer à l’implantation du programme de formation.

Les femmes y apprennent notamment à transformer les fruits pour en faire de la confiture et à installer des câbles électriques dans les maisons. Des cours d’alphabétisation sont aussi dispensés. Moins d’une veuve sur 10 sait lire et écrire. «J’ai pu parler à beaucoup de femmes qui participent au programme. Elles m’ont dit qu’elles ne voulaient pas seulement de l’aide d’urgence, comme la distribution de nourriture, mais des programmes qui leur permettent de développer des habiletés, raconte Mirwais Nahzat. Elles veulent faire partie de la société.»

Jusqu’à maintenant, le projet conjoint de CARE et de l’EUMC semble être sur la bonne voie. «Quelques femmes trouvent un emploi avant même la fin de leur formation, se réjouit Mirwais Nahzat. À long terme, nous voudrions l’implanter dans d’autres provinces.» «On voit ces femmes renaître, ajoute Steve Cornish. Le pouvoir qu’elles ont repris est beau à voir. Mais il ne faut pas oublier celles qui n’ont pas fait le saut.»

Afghanes debouttes

Si la Constitution afghane adoptée en 2004 consacre l’égalité des sexes et que le pays dispose d’un ministère de la Condition féminine, il reste beaucoup de chemin à faire pour les droits des femmes en Afghanistan. Selon la Commission afghane des droits de la personne, la moitié d’entre elles sont battues par leur mari et le taux de suicide chez les Afghanes est alarmant.

Malgré tout, leur situation s’est améliorée depuis la chute des talibans, estime Alexandra Gilbert, de Droits et Démocratie. «Il est maintenant possible d’asseoir dans une salle des femmes avec des mollahs, des aînés et des hommes pour discuter de leurs droits, ce qui était vraiment impensable il y a quelques années seulement.»

La Montréalaise a foulé le sol du pays pour la deuxième fois en mars dernier. Elle a rendu visite à 18 de ses collègues afghans qui travaillent pour l’ONG canadienne à Kaboul. Le projet qu’elle coordonne à distance vise à créer une discussion entre les acteurs étatiques pour en arriver à une réforme du code de la famille et à l’implantation d’un contrat de mariage dans le contexte de la loi islamique, tout cela pour éviter les abus envers les femmes.

«En Afghanistan, une jeune fille de 11 ans peut être mariée à un homme de 70 ans», illustre Alexandra Gilbert. Le pays affiche un taux de mariages forcés se situant entre 60% et 80%. En mars dernier, la Cour suprême afghane a ratifié un contrat de mariage incluant la notion d’entente mutuelle entre l’homme et la femme, ce qui pourrait prévenir les mariages forcés des très jeunes filles. Mais l’implantation du contrat pose plusieurs questions. «Qui sera responsable de l’enregistrement des mariages? Des juges, des cours locales, des mollahs? Où cela va-t-il se pas-ser? Il faut s’assurer que les femmes auront accès à ce processus», dit Alexandra Gilbert.

Droits et Démocratie offre éga-lement des formations aux Afgha-nes pour qu’elles apprennent à défendre leurs droits et qu’elles poursuivent éventuellement la lutte. La mise en œuvre des réformes repose sur leur appro-priation par la population locale et le travail de sensibilisation effectué en amont, croit Alexandra Gilbert. «L’idée, c’est de faire progresser le droit des femmes dans un contexte de respect culturel.»

Remettre l’ordre dans la loi

Benoit Turcotte s’est rendu en Afghanistan à trois reprises. Membre de l’ Association internationale des avocats de la défense (AIAD), il devait former des juristes afghans. En 2003, lorsque le projet a démarré sous l’égide de l’International Legal Foundation (ILF), le système judiciaire de la république islamique permettait de nombreux abus à l’encontre des Afghans. «Des citoyens étaient accusés à tort et à travers pour des crimes allant du vol de pain au meurtre. Ces accusations étaient souvent portées sur la base de dénonciations, sans motifs solides, explique l’avocat. Dès les premiers mois, on a été en mesure de faire libérer un millier de personnes détenues illégalement.»

Depuis 2003, l’AIAD et l’ILF ont mis sur pied des bureaux d’aide juridique dans plusieurs grandes villes du pays pour que les prévenus, en immense majorité très pauvres, soient défendus gratuitement.

Les avocats de la défense jouent un rôle crucial en démocratie, estime Benoit Turcotte. «Ils doivent non seulement défendre les intérêts des accusés, mais aussi s’assurer que le système judiciaire fonctionne cor-rectement. Les Afghans que nous avons formés avaient une excellente connaissance des lois, mais n’avaient pas la mentalité d’un avocat de la défense.» Le juriste leur a enseigné les différentes étapes de la gestion d’un dossier, de l’arrestation à l’issue d’un procès. Ce sont maintenant des Afghans qui forment les futurs avocats. «Nous sommes déjà sortis de l’Afghanistan, le projet roule par lui-même», dit Benoit Turcotte.

Si le travail des ONG semble porter fruit, il n’en demeure pas moins qu’elles doivent surmonter de nombreux obstacles sur le terrain (voir autre article p.31). Plusieurs défis restent à relever pour venir en aide à l’un des peuples les plus mal en point de la planète.

Histoire de l’Afghanistan

L’Afghanistan, officiellement fondé en 1747, a toujours occupé une position géopolitique stratégique. Le col de Khyber, situé de part et d’autre de l’Afghanistan et du Pakistan, permet de traverser la chaîne de montagnes de l’Hin-dukush, ce qui en fait la seule voie terrestre entre l’Asie centrale et le sous-continent indien.

En 1879, après deux guerres contre les forces armées anglo-indiennes s’échelonnant sur une période de 40 ans, l’État devient un semi-protectorat britannique. Il accède à l’indépendance en 1919. Un gouvernement constitutionnel est élu quatre ans plus tard et l’Af-ghanistan commence à se moder-niser. Les titres de noblesse sont abolis et l’enseignement pour les femmes est décrété.

Le pays connaît une autre vague de modernisation à partir de 1959, sous le règne de Zahêr Shah. Une nouvelle constitution est adoptée et les premières élections législatives se tiennent en 1965. Le roi est renversé en 1973 par une dictature islamiste.

Un second putsch, cinq ans plus tard, mène les communistes à la tête du pays. Leur propagande anti-religieuse exacerbe les tensions. Les rebelles islamistes, les moudjahidines, combattent le régime communiste, qui est renversé en 1979. L’Union soviétique (URSS) envahit alors l’Afghanistan et les États-Unis soutiennent les islamistes. Après avoir essuyé de lourdes pertes humaines, l’URSS se retire en 1989. Le pays vit depuis dans l’instabilité, déchiré par des années de guerre civile opposant diverses ethnies et factions.

En 1996, les talibans prennent le contrôle de la capitale, Kaboul, et des deux tiers de l’Afghanistan. Ils instaurent un régime fondamentaliste très strict basé sur la loi coranique. Après les attentats terroristes du 11 septembre 2001, ils sont accusés par les États-Unis d’abriter le chef d’Al-Qaïda, Oussama ben Laden, qui re-vendique les attaques. Les talibans sont délogés du pouvoir deux mois plus tard, après une opération militaire américaine.

Un gouvernement intérimaire dirigé par Hamid Karzaï, membre de la tribu pachtoune, est mis en place après les Accords de Bonn, en décembre 2001. Le pachtoune est élu président de l’Afghanistan en 2004. Actuellement, quelque 47 000 militaires de 40 pays réunis au sein de la Force internationale d’assistance à la sécurité, chapeautée par l’OTAN, sont présents dans le pays.

Produit en collaboration avec le gouvernement du Canada par l’entremise de l’Agence canadienne de développement international (ACDI)

Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple?

Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple?

(Agence Science-Presse) – Les solutions les plus simples sont souvent les meilleures. Les décès d’enfants à cause de la malaria ont diminué de moitié au Kenya, depuis 2003, grâce à la distribution gratuite de moustiquaires dans les zones les plus à risque (la malaria est un virus transmis par un moustique). Cette distribution, au coût de 13,5 millions$, était d’une ampleur sans précédent en Afrique. Dans le bilan qu’elle en a fait récemment, l’Organisation mondiale de la santé a recommandé, pour la première fois, que les moustiquaires soient données, plutôt que vendus, dans l’ensemble des pays en voie de développement menacés par de tels parasites. Rien qu’au Kenya, chaque année, 34 000 personnes meurent des suites d’une maladie transmise par un moustique.

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couverture  livre jean-simon copie Poésie urbaine. Je me raconte. Jean-Simon Brisebois. Depuis 1997 Jean-Simon s’est découvert un goût pour l’écriture. Après avoir publié une trilogie poétique aux Éditions TNT(Entité en 2008, L’âme de l’ange en 2007 et Renaissance en 2006), plusieurs de ses lecteurs étaient curieux de savoir lesquels de ces textes parlaient le plus de lui. Il revient donc en force avec Je me raconte, un court récit autobiographique. Laissez-vous guider dans le monde particulier de ce jeune auteur!  7$

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Les bénéfices de la patience


Les bénéfices de la patience
Isabelle Burgun, Agence Science-Presse

En matière de pontage coronarien, attendre quelques jours avant d’opérer pourrait être bénéfique pour bien des patients. Cinq fois plus de personnes décéderaient lorsqu’elles sont opérées dans les premières heures après leur infarctus.

Les patients âgés de plus de 65 ans restent les plus fragiles.  » Plus l’intervention est précoce, plus ils courent de risque. Ce groupe de patients conserve une plus grande mortalité même après 30 jours d’attente « , relève le Dr Voisine de Centre de recherche de l’Hôpital Laval.

Une étude québécoise, présentée en 2006 au Congrès annuel du European Society of Thoracic Surgeons, démontre que la mortalité périopératoire tend à augmenter lors de chirurgies précoces chez les personnes ayant fait des infarctus du myocarde.

Lorsque l’irrigation sanguine s’interrompt, il en résulte souvent un infarctus et une lésion dans le myocarde, cette couche musculaire centrale de la paroi du cœur. Le pontage coronarien permet de rétablir la circulation au moyen d’une dérivation des artères qui alimentent le cœur en sang — un  » pont  » de vaisseaux provenant des jambes ou de la région mammaire — afin de contourner la partie nécrosée.

Patience et longueur de temps

L’idéal serait d’attendre une semaine avant d’opérer. Le risque de décès des patients passe de 19 % lorsque l’opération se déroule dans les six premières heures à… 3,2 % après 7 jours et jusqu’à 2,4 % après 30 jours ! Une statistique qui s’avère très voisine de celle du groupe témoin — 1,7 % — dont les sujets n’ont pas souffert d’un infarctus du myocarde avant la chirurgie.

Le Dr Voisine constate cependant l’absence de bénéfices supplémentaires chez les plus jeunes :  » Les moins de 65 ans présentent moins de risques de décès et donc ont tout intérêt à se faire opérer plus rapidement « .

Cette étude s’appuie sur 13 545 cas d’opérations réalisées entre 1991 et 2005 au sein de l’Hôpital Laval. Contrairement à d’autres recherches américaines réalisées dans de petits centres et aux pratiques hétérogènes, le chercheur pense que cette récente étude permettra de mieux guider la pratique de ce genre d’interventions.

Les cardiologues seraient actuellement poussés à intervenir très rapidement, ce qui ne serait pas toujours la bonne solution.  » Les dépistages précoces de maladies cardiovasculaires multiplient le nombre de patients. Ce genre d’étude va nous obliger à adopter une pratique présentant le maximum de bénéfices pour les patients et non à les discriminer seulement sur la base de l’âge « , affirme le chercheur. Et dans ce domaine, les décisions doivent se prendre rapidement…

À lire

« Influence of time elapsed between myocardial infarction and coronary artery bypass grafting surgery on operative mortality » par Pierre Voisine , Patrick Mathieu, Daniel Doyle, Jean Perron, Richard Baillot, Gilles Raymond, Jacques Métras, François Dagenais dans le l’European Journal of Cardio-Thoracic Surgery:

Influence of time elapsed between myocardial infarction and coronary artery bypass grafting surgery on operative mortality

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

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Gambling et Jeu compulsif

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Mort d’un gambler

Gambling et jeu compulsif

Mort d’un gambler

Écrit par Robert B. St-eustache, Vol 14-4

Dossier Gambling et jeu compulsif;

Il ne me reste que deux semaines à vivre. Je suis membre de Gamblers Anonymes depuis presque deux ans. J’ai aimé et j’aime encore jouer. Le jeu a détruit ma vie. Est-ce que je retourne jouer pour profiter de mes dernières semaines?

Un ami m’a posé cette question. Pour me faire réfléchir un peu. Pour me préparer à cette éventualité. Pour connaître l’état de mon cheminement et de mon rétablissement. Il me regardait droit dans les yeux. J’avais l’impression de faire face à mon médecin. Il me demande de m’imaginer que je viens d’apprendre qu’il ne me reste que deux semaines à vivre. Est-ce que je retourne jouer? La question m’a bouleversé. En arrêtant de jouer, j’ai récupéré le pouvoir de ma vie. J’ai récupéré un équilibre dans toutes les sphères de ma vie.

J’ai un nouveau mode de vie, je suis plus près de ma famille, j’ai des amis sur qui compter… J’ai atteint une sérénité et une harmonie, résultat de ce geste que j’ai posé il y a deux ans, de prendre les moyens pour arrêter de jouer. Je vis une journée à la fois. Comme si c’était ma dernière journée à vivre. Je prends le temps d’exprimer à tous et chacun ce qui se passe en moi. Autant mes joies que mes peines.

Pour mes dernières semaines, pourquoi je ne continuerais pas comme j’ai déjà commencé? Et si le médecin se trompait et que finalement il me restait 6 ou 12 mois à vivre? Pourquoi je ne profiterais pas de ces derniers instants pour serrer mes enfants dans mes bras, dire à ma conjointe que je l’aime, prendre un dernier repas avec mes amis?

J’ai le goût que mes proches se souviennent de moi dans la sérénité de ces derniers instants de relation, de joie et de bonheur. Pas comme celui qui a perdu sa vie dans une machine à sous. Même si la question m’a ébranlé, je suis maintenant convaincu que retourner jouer n’est pas une solution envisageable pour moi.

Merci à cet ami qui m’a fait réfléchir pendant quelques instants. Face à ma souffrance et mes difficultés, j’ai tendance à m’isoler et à me cacher. Face à ce verdict final, si je veux éviter de perdre le contrôle, je dois me préparer. Aviser mes proches de m’aider à briser mon isolement. Leur dire que je veux rester près d’eux, même dans les derniers instants.

Un peu comme on prépare sa retraite, on peut se préparer à vivre ses derniers jours. Parce que la vie, c’est comme un bon café: c’est bon jusqu’à la dernière goutte.

Textes sur le Gambling et jeu compulsif;

Témoignage d’un joueur compulsif

Comment fidéliser un gambler?

DVD prévention gambling et jeu compulsif

Être le conjoint d’un gambler

Le prix à payer pour devenir un gambler

La Sérénité pour un joueur compulsif

Biz Locolocass et le gambling

Éléonore Mainguy, ex-croupière du Casino

Jeux de cartes entre amis

Statistiques du pile ou face

Responsabilité de Loto-Québec

Textes sur le Gambling et jeu compulsif;

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Témoignage sur l’implication bénévole

benevolat-benevole-implication-jeune La récompense – Regard sur des gens de cœur
Documentaire sur l’implication bénévole.
-Découvrir sa communauté, donner un sens à sa vie…
-Briser son isolement et celui d’autrui.
-Découvrir de nouveaux amis.
-Prendre part à la vie sociale et de quartier.
-Une source de contact et d’échange.
-L’acquisition de nouvelles connaissances.
-Une occasion d’expérimenter et mieux se connaître.
S’impliqer c’est trippant et ça mérite d’être vécu. 25$

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