Équiterre recommande l’adoption d’une norme sur la teneur en carbone des carburants

Dans la foulée de la réglementation californienne

Équiterre recommande l’adoption d’une norme sur la teneur en carbone des carburants

DOSSIER ÉQUITERRE

MONTRÉAL, le 27 août 2009  Dans son rapport «Vers des carburants moins polluants» rendu public aujourd’hui, Équiterre recommande au gouvernement du Québec d’adopter une norme sur la teneur en carbone des carburants (NTCC) afin de favoriser les carburants ayant le moins d’impact en termes d’émissions de gaz à effet de serre.

Inspirée du Low Carbon Fuel Standard californien qui entrera en vigueur le 1er janvier 2010, la norme québécoise proposée par Équiterre devrait notamment viser à forcer les fournisseurs de carburants à trouver des façons de réduire les émissions de GES tout au long du circuit de leur production, par l’innovation technologique ou l’efficacité énergétique, et à introduire sur le marché des carburants alternatifs à plus faible intensité carbone. Plusieurs états américains et provinces canadiennes évaluent présentement la possibilité d’adopter une telle mesure.

Équiterre estime que, couplé à la mise en œuvre prioritaire de mesures de réduction de l’utilisation de la voiture solo, l’adoption d’une NTCC par le Québec et ses partenaires canadiens et américains entraînerait des réductions non négligeables d’émissions de GES.

«Pour nous, l’adoption d’une norme sur la teneur en carbone des carburants s’insère dans une vision globale des transports qui doit nécessairement être axée sur l’amélioration de l’offre de transports actifs et collectifs. Cette vision doit mettre de l’avant une réforme de l’aménagement du territoire pour réduire la distance et les impacts des déplacements effectués par le biais de la voiture individuelle, et inclure des modes de transport plus performants et moins polluants», explique Steven Guilbeault, d’Équiterre.

Selon les estimations d’Équiterre, la mise en œuvre d’une NTCC qui viserait une diminution de 10% de l’indice carbone des carburants vendus au Québec aurait entraîné, en 2006, des réductions d’environ 3,4 mégatonnes de GES tout au long du cycle de vie des carburants vendus sur le territoire québécois. Une norme visant la diminution de l’indice carbone des carburants s’avèrerait d’ailleurs beaucoup plus performante en matière de réduction de GES que les actuelles réglementations canadienne et québécoise qui exigent un contenu minimum de 5% d’éthanol dans l’essence.

Finalement, Équiterre souhaite que le gouvernement du Québec adopte une norme sur la teneur en carbone des carburants qui s’appliquerait tant aux carburants pour véhicules qu’au mazout léger et lourd utilisé pour la chauffe résidentielle et la production d’électricité.

Exclure les agrocarburants

Équiterre estime que le Québec doit notamment privilégier les biocarburants de deuxième génération et l’électricité comme carburants de remplacement et exclure les biocarburants de première génération et les agrocarburants car selon les conclusions du rapport, ils sont peu intéressants d’un point de vue de l’intensité carbone et du contenu énergétique.

«Pour se conformer à la norme, nous recommandons d’exclure de facto les agrocarburants et biocarburants de première génération, en raison notamment des pressions qu’ils exercent sur le prix des denrées agricoles, ainsi que sur les problèmes criants de malnutrition dans certaines régions du monde. Ces types de carburants ont aussi des impacts négatifs sur la conversion des terres et par conséquent, sur la déforestation qui affecte nombre de pays d’Amérique du Sud et de l’Asie du Sud-est», explique Hugo Séguin, coordonnateur Choix collectifs chez Équiterre.

Équiterre juge également nécessaire que les carburants de remplacement admissibles fassent préalablement l’objet d’une évaluation de leur durabilité et que leur production profite d’abord aux régions du Québec. L’organisme recommande finalement que le Québec adopte une politique exemplaire d’achat de carburants pour ses propres activités, semblable à celle adoptée par l’Administration fédérale américaine, qui interdirait l’achat de pétrole non-conventionnel tel que le pétrole des sables bitumineux.

Pour consulter le rapport «Vers des carburants moins polluants»

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Sauver le chocolat

Sauver le chocolat!

Caroline Lepage

(Agence Science-Presse) – Vos papilles frétillent devant cette boîte de chocolats? Un conseil, à la Saint-Valentin, savourez-les bien. Car votre péché mignon a une épée de Damoclès au-dessus de la tête!

Production du chocolat

Comme vous, des millions d’adorateurs fondent de plaisir devant le cacao élaboré à partir de fèves fermentées et grillées. Pas étonnant que la demande mondiale ait explosé… Problème, la production ne suit pas. Avec 3 millions de tonnes annuelles, dans les forêts tropicales des principaux pays exportateurs (Brésil, Équateur, Côte d’Ivoire, Ghana, Nigeria, Cameroun, Indonésie), les petits exploitants ne trouvent pas la formule magique permettant d’en produire davantage.

Cacao et maladies

Augmenter les surfaces cultivées? Et c’est la forêt qui risque d’en payer le prix, car les techniques de culture sur brûlis contribuent à la déforestation… À ce dilemme s’ajoute le fléau des champignons qui engloutit chaque année un tiers des récoltes: la «pourriture brune» qui se répand à l’échelle mondiale, ainsi que la maladie du balai de sorcière et la moniliose des cabosses qui, elles, se cantonnent au continent sud-américain. Mais pour combien de temps encore? Et le réchauffement climatique qui accentue la sécheresse dans ces pays, une vraie plaie pour les cacaoyers qui aiment tant l’eau!

Gènes du chocolat

Alors, comment sauver le chocolat? En travaillant sur le rendement des arbres et leur résistance. Des chercheurs américains, issus d’un partenariat public privé auquel participent de grandes compagnies dont le géant alimentaire Mars inc. et IBM, ont découvert qu’il y avait une plus grande diversité génétique au sein des cacaoyers qu’on ne le pensait. Cette étude a déjà permis de dénicher des gènes de résistance aux champignons chez des cacaoyers sauvages, lesquels pourraient permettre de développer de nouvelles variétés plus robustes aux maladies. Sans parler des possibilités de créer de nouveaux parfums chocolatés jusqu’ici totalement inconnus! On en salive d’avance…

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Conservation des aires protégées

Conservation des aires protégées

(Agence Science-Presse) – La conservation des aires protégées pourrait être compromise par l’installation de gens. Une étude vient de confirmer la hausse croissante des populations à proximité de 306 aires protégées à travers le monde, ce que les chercheurs appellent l’effet « pot de miel »: l’attraction pour les aires protégées s’explique par l’aide internationale pour des programmes de conservation, qui entraîne des créations d’emplois et de services. Toutefois, cette hausse des populations entraîne une accélération de la déforestation et donc, remet en cause l’efficacité même de la conservation de ces aires.

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La déforestation de l’Amazonie recule

La déforestation de l’Amazonie recule

Agence Science-Presse, Marc Gallichan

Près de 13 100 km2 de forêts ont été dévastés au cours de la dernière année en Amazonie1. Ce chiffre est certes impressionnant. Néanmoins, il est porteur d’une bonne nouvelle : la déforestation aurait chuté de 30 % comparativement à la période précédente enregistrant ainsi le deuxième plus bas niveau annuel depuis 1988.

Ce recul de la déforestation, pour une seconde année consécutive, constitue  » un pas dans la bonne direction « , mais selon l’écologiste Mario Menezes, de l’ONG Les Amis de la terre amazonienne, la destruction demeure encore trop élevée.  » On se retrouve au même taux qu’à la fin des années 1990 après un record en 2003. Doit-on penser que nous avons atteint un plafond ?  »

Pour le Ministère brésilien de l’environnement, c’est la preuve que le Plan contre la déforestation, lancé en 2004 et appuyé par des opérations policières contre la coupe illégale du bois, commence à porter des fruits. À cela s’ajoutent, indique-t-on au bureau de la ministre Marina Silva, la création de 19,4 millions d’hectares de zones protégées et la nouvelle loi sur les forêts prévoyant la concession des terres publiques pour l’exploitation du bois.

Brasília mérite bien sûr ce crédit et cette amélioration doit être célébrée. Toutefois, d’autres facteurs, tels que la présente crise de l’agriculture, expliqueraient peut-être ce recul selon M. Menezes.

Généralement, la déforestation est associée à l’exploitation forestière. Mais dans les faits, les compagnies ne tronçonnent que le bois de haute valeur commerciale. La conversion des zones boisées en pâturages ou en plantations est la principale cause de la dévastation.

Cependant, depuis deux ans, le marché international s’est avéré néfaste à l’élevage du bétail et à la culture du soja, deux produits souvent pointés comme responsables de la déforestation de l’Amazonie. Ainsi, bien qu’il soit difficile d’affirmer que la présente débandade du secteur agraire contribue à ralentir la déforestation, Mario Menezes soutient qu’ » elle est un facteur décisif « . Selon lui, cette réduction est le résultat notamment de la valorisation de la monnaie locale et de la chute des prix des produits agricoles. Un retour en force des exportations agricoles lui fait donc craindre le pire.  » On célébrera seulement quand on observera une tendance à long terme, quand la réduction sera continue « , complète l’écologiste.

1. Pour calculer le taux de déforestation, on se base sur l’analyse d’images satellites. Les données sont collectées à longueur d’année, d’août à août. La marge d’erreur varie tout au plus de 10 %.

Textes sur l’Environnement et commentaires du rédacteur sur l’Environnement

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funbusy-poesie-urbaine-recueil-textesChantal Lee a vécu la violence physique, les abus sexuels et l’enfer de la drogue, mais elle en a triomphé. Malgré la maladie qui l’afflige, elle partage par sa poésie son amour de la vie et son optimisme à toute épreuve. Un livre rayonnant, à l’image de son auteure.

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