Suicide: Impact sur la famille

Suicide: Impact sur la famille

Dominic Desmarais              Dossiers Suicide et Famille

Un être en détresse s’enlève la vie. Il laisse derrière lui sa famille, ses amis. Pour eux, la vie continue. Il faut préparer les funérailles du défunt. Reflet de Société vous propose le regard de ceux qui sont en première ligne après l’acte fatidique, l’entreprise funéraire.

 

La mort, Claude Poirier connaît. Depuis 50 ans, il travaille pour l’entreprise familiale Magnus Poirier qui offre des services funéraires. Un demi-siècle à vivre avec la mort sous toutes ses formes. Aujourd’hui directeur-général, il a fait le tour du jardin. De son entreprise comme de la mort. S’il vit de la mort, il ne la banalise pas pour autant. L’homme est sensible au désarroi des autres. Il a appris, avec le poids des années, qu’il vaut mieux exprimer sa douleur que la conserver pour soi.

Le suicide: un sujet tabou

«Il y a quelques années, le suicide était un sujet tabou. Les familles disaient que le défunt était mort d’une maladie. Aujourd’hui, on voit que les gens sont un peu plus ouverts» affirme M. Poirier, calé dans son fauteuil. L’homme a la verve facile. Il s’ouvre sans se faire prier. Il en a tant à dire qu’il reprend son souffle tout en parlant. C’est que des gens éprouvés par le suicide d’un proche, il en rencontre fréquemment. Beaucoup plus que ce que laissent croire les médias. «Le suicide est une cause de décès des plus fréquentes» raconte-t-il avec compassion.

Si les gens ont tendance à s’ouvrir un peu plus qu’hier, c’est peut-être en raison de la place moins grande qu’occupe la religion, croit le directeur-général de l’entreprise funéraire. «Autrefois, lorsqu’il s’agissait d’un suicide, les curés ne se déplaçaient même pas. Ce n’était pas accepté. Le défunt pouvait même ne pas recevoir de service religieux pour son enterrement. C’est dire la frustration vécue par les familles. Aujourd’hui, il manque de curés. Les salons funéraires ont pris leur place. Et nous, on a commencé à s’informer pour aider les familles.»

Famille: culpabilité et isolement

Les causes du suicide ne regardent pas M. Poirier. Ce sont les victimes collatérales qu’il rencontre. «Le pire pour la famille, c’est de ne pas savoir pourquoi. Les gens culpabilisent. Ils se sentent responsables, dit-il. C’est évident qu’ils ont besoin d’un support psychologique. Il faut éviter qu’ils s’isolent», considère le directeur-général qui, dans ses temps libres, est président fondateur de Réseau Ado, un organisme qui fait de la prévention du suicide auprès des jeunes.

Tension aux funérailles

Si chaque funéraille a son histoire, M. Poirier est catégorique: celle touchant la mort par suicide est bien différente. «Avec un certificat de décès indiquant un suicide – c’est aussi vrai pour le sida et le VIH – on sait que la cérémonie sera très émotive. Les esprits sont échauffés, très tendus. Que ce soit un jeune ado ou un homme de 50 ans, il y a deux côtés à la famille. Il arrive des frictions entre eux. La famille du défunt pointe du doigt le conjoint. Elle veut même l’exclure du salon funéraire. On l’a vécu à quelques reprises. Une famille qui engage une compagnie de sécurité pour empêcher l’autre côté de la famille d’avoir accès au salon.»

Approche différente

L’approche du salon funéraire est différente dans les cas de mort par suicide. «Avec ces gens, l’écoute prime, explique François Vézina, directeur de succursale chez Magnus Poirier. On ne commence pas à parler de cercueil. S’il faut prendre 3 ou 4 heures pour la rencontre, nous allons le faire. On se fie à la famille, on s’adapte à eux.

J’ai déjà eu une rencontre de 5 heures. Que puis-je faire quand la famille pleure? Je les laisse. Ils ont besoin d’être seuls. Je me retire et les attend dans une pièce à côté. C’est de la chaleur humaine que ça prend.» Ce jeune homme, aux allures de professionnel avec ses cheveux bien taillés en brosse et ses lunettes stylisées, est lui-même passé par l’emploi de conseiller auprès des familles pour organiser les funérailles. Il affiche une maturité et une ouverture d’esprit peu communes.

Décision à la famille

«C’est la famille qui décide de la tournure de la rencontre. S’ils sont froids, je n’ai pas à les juger. Je ne connais rien d’eux. Je n’ai pas le mort devant moi. J’ai la famille qui reste. Mon fils s’est suicidé à la suite d’une rupture amoureuse. Il y a l’émotion, là. Il peut y avoir de la rancune, comme si c’était la faute de l’ex, si leur fils est mort. Mais il faut leur faire comprendre que la petite amie a peut-être besoin d’aide. On ne peut plus rien pour le défunt. Sauf qu’il y a son entourage. C’est de ces gens qu’il faut s’occuper. Tout ce qui touche la mort subite, c’est de voir comment les gens sont dépourvus. Ils n’ont plus de moyens. Peu importe leur statut social.»

François replonge dans ses souvenirs pas si lointains de conseiller. Il se souvient des difficultés – et des préjugés – ressentis par les familles dont un membre s’est enlevé la vie. «Voulez-vous une annonce pour offrir des dons pour la prévention du suicide?» Bien non, ils ne veulent pas dire que leur enfant s’est suicidé. C’est pire encore s’il s’agit d’une personne âgée. C’est une honte. Et si le conjoint se suicide, immanquablement, ils vont se demander si c’est de leur faute.»

Vie fragile

La culpabilité de ne pas avoir su, de n’avoir rien fait, d’être la cause du départ de l’être aimé. Une culpabilité qui n’a pas d’âge. «Ce que nous avons remarqué, reprend François, c’est que le suicide touche toutes les catégories d’âge. Des fois, les familles n’ont aucune idée. Tout allait bien… Elles ne l’ont pas vu venir.»

Pour se protéger de la détresse qu’il côtoie au quotidien, François se met une barrière. «Moi, je me dis qu’ils vivent un deuil, comme j’en ai vécu et que j’en vivrai encore. Tu prends conscience que la vie est fragile. Les gens planifient pour plus tard, pour la retraite. Moi, quand j’ai envie de faire telle chose maintenant, je le fais. J’en ai trop entendu des mon mari est parti travaillé, il n’est jamais revenu.»

Reflet de Société, Vol.17, No2, Février/Mars 2009 p.16-17

1095705_83196012 Ressources:

Pour le Québec: 1-866-APPELLE (277-3553). Site Internet. Les CLSC peuvent aussi vous aider.

La France: Infosuicide 01 45 39 40 00. SOS Suicide: 0 825 120 364  SOS Amitié: 0 820 066 056

La Belgique: Centre de prévention du suicide 0800 32 123.

La Suisse: Stop Suicide

Autres textes sur le suicide

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

poesie-urbaine-jean-simon-brisebois-art-de-la-rue Poésie urbaine. L’âme de l’ange. Jean-Simon Brisebois.

À chaque mort, une naissance. À chaque naissance, un combat! Recueil de pensées et de poésies influencé par le béton, la rue et son vécu urbain. De jour et de nuit, la vie continue, se transforme. À travers les ombres et pénombres, elle se colore de différentes nuances de gris.

Disponible par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Mots clés Technorati : ,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,

Ex-Ivrogne n’est plus, la blogosphère est encore une fois en deuil

Ex-Ivrogne n’est plus, la blogosphère est encore une fois en deuil

La dernière fois que j’ai autant de deuil à traverser a été lors de mes 5 années dans l’aviation. J’ai perdu 10 amis et collègues de travail. Un par 6 mois.

Je vous avais présenté Ex-ivrogne et sa compagne La Fêlée le 20 mai dernier! Le 13 juin j’ai présenté l’implication de l’Ex-Ivrogne et de sa dame pour la réalisation des nouvelles 3D de la blogosphère.

Après un été qui a passé trop rapidement, je dois vous annoncer qu’Ex-Ivrogne vient d’écrire son dernier billet.

Il me semble que la blogosphère vit beaucoup de changements. En visitant pour une dernière fois le blogue d’Ex-ivrogne, je découvre Jo The Sea Rabbit. La description de son blogue me donne le goût d’aller le lire et de partager avec vous tout le vécu qu’elle y présente. Après 4 années de cyber-écriture, Jo avait décidé dernièrement de mettre fin à son blogue! Je n’ai même pas eu le temps d’en lire une ligne que le blogue est déjà mort.

Est-ce que je ne découvre que les blogues qui viennent de mourir ou ceux qui vont le faire dans les mois à suivre. Je commence à être gêné de découvrir de nouveaux blogues.

En ce qui concerne Ex-Ivrogne, je sais qu’il nous reviendra. Différemment, avec un autre nom, un autre type de blogue. Je ne sais pas quand. Mais si je veux voir apparaître ce nouveau blogue, je dois dire mes adieux à celui-ci.

Tel que défini dans mes critères, je vais devoir retirer le nom d’Ex-Ivrogne de ma blogoliste. Je ne suis cependant pas encore prêt. J’ai un deuil à faire avant. Parce que la vie est une série de deuil à faire. Il faut apprendre à les vivre. Lorsque mon deuil sera terminé, je retirerais le nom d’Ex-Ivrogne de ma blogoliste. En attendant, mon drapeau est en berne.

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

quand-un-homme-accouche-roman-cheminementQuand un homme accouche. Roman de cheminement. Le personnage principal accouche de son enfant intérieur qui devient son ami et son thérapeute tout au long du roman. Ce livre est le premier d’une trilogie qui a été reprise dans L’amour en 3 Dimensions. 9,95$

Disponible Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Mots clés Technorati : ,,,,,

Dans l’assiette des aînés

Dans l’assiette des aînés

Delphine Naum

(Agence Science-Presse) – Jean ne mange presque plus de viande parce que son dentier lui fait mal. Lucille a de la difficulté à couper ses aliments à cause de son arthrite. Jean-Claude ne mange que du junk food depuis que sa femme est décédée parce qu’il n’a jamais su cuisiner. Madeleine mange comme un oiseau parce qu’elle n’aime pas ce qu’il y a au menu de son centre de soins de longue durée. Pierrette a perdu du poids, mais se dit que c’est normal à son âge. Ces exemples fictifs reflètent une situation bien réelle : au Canada, plus de 40 % des personnes âgées vivant dans la communauté seraient à risque de connaître des problèmes nutritionnels. En milieu de soins, les chiffres sont encore plus élevés.

De la solitude à la pauvreté en passant par la maladie et les problèmes de mobilité, les facteurs qui font des aînés un groupe à risque sur le plan nutritionnel sont nombreux. Ajoutons à cela l’ignorance de la population. « La bonne nutrition des aînés est pourtant un enjeu important, car il en va entre autres de leur maintien à domicile », avertit Nancy Presse, diététiste et doctorante à l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal.

Manque d’information

Les aînés, de même que ceux qui les conseillent, ne sont pas toujours outillés pour conjuguer correctement vieillissement et alimentation. « Les pratiques alimentaires des personnes âgées sont peu encadrées », déplore la spécialiste. De fait, il manque cruellement de diététistes pour accomplir le boulot. Au Québec, on en compte environ 1,33 par 1000 lits en CHSLD. Et lorsque les médias traitent de nutrition, ils laissent souvent les aînés dans l’ombre. « À l’exception des produits contenant des fibres, les messages nutritionnels véhiculés par les médias et par la publicité sont principalement destinés aux adultes et aux jeunes familles », remarque-t-elle.

De nombreux mythes alimentaires concourent à miner la bonne nutrition des aînés. L’un des plus persistants dans la société et même dans certains milieux de soins concerne leur perte de poids qui serait chose normale. « C’est faux! insiste Nancy Presse. Une perte de poids peut être un indicateur de problèmes de santé sous-jacents, il ne faut donc pas la banaliser ».

Quand vieillir et manger ne font pas bon ménage

« La solitude, l’isolement social et le deuil sont des facteurs qui amènent les personnes âgées à moins bien s’alimenter, ce qui s’accompagne le plus souvent d’une diminution de l’apport de protéines, explique la diététiste. Certaines études ont montré que les aînés vivant seuls présentaient des apports nutritionnels inférieurs à ceux vivant en couple ou en famille. Plusieurs études démontrent aussi que le revenu est un indice de la qualité de l’alimentation.

En milieu de soins?

Les menus sont bien plus souvent fonction de l’équilibre budgétaire que de la variété. Avec un budget de quatre à six dollars par jour en moyenne dépensé par les centres d’hébergement pour personnes âgées pour nourrir chaque aîné au Québec, l’Ordre des diététistes du Québec doute que cela leur permette de bénéficier d’une offre alimentaire qui puisse satisfaire leurs besoins nutritionnels tout en tenant compte de leur condition de santé.

La dénutrition, un mal qui passe trop souvent inaperçu

Lorsque ce que l’on mange ne suffit plus à répondre aux besoins de l’organisme survient la dénutrition. Si l’on se fie aux études américaines et européennes, elle toucherait jusqu’à 15 % des personnes âgées vivant dans la communauté et jusqu’à 65 % des aînés hospitalisés ou vivant en centre d’hébergement.

Plusieurs travaux ont mis en lumière un fait potentiellement inquiétant : le personnel soignant est souvent aveugle à la dénutrition. Une étude menée auprès de 1017 aînés vivant en résidence a montré que la dénutrition n’était décelée que dans 43 % des cas. Même s’il existe de nombreux outils de détection éprouvés, on ne fait pas le dépistage systématique de la dénutrition au Québec. Or, si elle passe inaperçue, la dénutrition n’est pas soignée. En plus d’entraîner de nombreux changements dans l’organisme, la dénutrition affecte le système immunitaire. Chez les aînés, elle augmente de deux à six fois la morbidité infectieuse et multiplie par deux à quatre le risque de mortalité.

Devant ce portrait, Nancy Presse dessine un souhait : « Dans la population et chez les professionnels, il faudra prendre acte de l’importance des troubles nutritionnels et de leur dépistage chez les aînés. Cela impliquera d’augmenter les services d’aide à domicile et le nombre de diététistes dans les CLSC et les CHSLD du Québec. Par la prévention, on peut éviter de nombreux problèmes de santé découlant d’une mauvaise alimentation. »

Pour en savoir plus
Ferland, Guylaine, Alimentation et vieillissement, Presses de l’Université de Montréal, 2007
Mémoire de l’Ordre professionnel des diététistes du Québec :
Consultation publique sur les conditions de vie des personnes aînées : un enjeu de société, une responsabilité qui nous interpelle tous, 2007

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

Spectacle Hip Hop Breakdance, Graffiti, DJ et rap

orgue-classique-hip-hop-breakdance-graffiti-dj-rappeurs Le Choc des Cultures – Le Hip-Hop rencontre le classique
Spectacle original mettant en vedette: organistes classiques, break-dancers, rappers, DJ et graffiteurs.
L’église Saint-Nom-de-Jésus expose une centaine de toiles peints par des artistes. Plus de cinquante artistes complices présentent « Le Choc des Cultures ». 25$

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Video.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

La blogosphère est en deuil

deuil, départ, cimetière   

La blogosphère est en deuil

Journée pluvieuse et triste. Je viens d’apprendre que notre ami Folliculaire prend 3 années sabatiques. Les études qu’il veut continuer ne lui permettent plus de tenir à jour son blogue.

Comme le dit si bien Dominic Arpin, « le blogue est une drogue ». Écrire des billets bénévolement. Trouver des photos pour agrémenter les textes. Lire et répondre aux commentaires. Lire d’autres blogues et les commenter. Faire la diffusion et la promotion de son blogue… C’est plus qu’un travail à plein temps. Et c’est censé être un passe-temps! Ouf! Il faut savoir départager notre temps dans les différentes activités et les objectifs que l’on se donne. Pas toujours évident.

Le départ pour 3 ans de Folliculaire vient me chercher. Il a été le premier blogueur avec qui j’avais établi une relation assez intense et régulière. Nous nous sommes régulièrement commenté nos billets respectifs. Les réflexions qu’il amorçait sur son blogue m’amenait souvent à faire moi-même un billet sur le sujet. Nous avons échangé régulièrement des couriels pour compléter une réflexion. Surtout sur des sujets qui ont motivé beaucoup de lectures et de commentaires tels que le suicide.

Ce départ arrive à un drôle de moment dans ma vie de blogueur. À la fin de mon dernier billet sur le buzz de Julie Couillard je me questionnais sur ma capacité à survivre à ce buzz. Une avalanche de visite qui m’a déstabilisé.

Il y a eu d’autres fermetures de blogues. La veille, Menoum fermait boutique après 5 années de présence dans la blogosphère. Benoît Munger n’a rien publié depuis près de 4 mois. La Gauche floue est silence depuis presque 2 mois. Renart L’Éveillé a dû faire du nettoyage dans sa liste de liens (blog roll). Trop de blogueur avait rendu l’âme.

Merci à tous pour votre implication et votre présence. Bonne continuité à ceux qui doivent cesser les opérations.

Journée triste et pluvieuse. Pas question d’aller faire une randonnée en automobile pour me changer les idées, l’essence est rendu trop cher.

autres textes sur le  suicide:

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

funbusy-poesie-urbaine-recueil-textesChantal Lee a vécu la violence physique, les abus sexuels et l’enfer de la drogue, mais elle en a triomphé. Malgré la maladie qui l’afflige, elle partage par sa poésie son amour de la vie et son optimisme à toute épreuve. Un livre rayonnant, à l’image de son auteure.

Le livre est disponible au coût de 10,00$.
Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel

Le suicide de notre enfant

Le suicide de notre enfant                             Dossier Suicide

Ma femme et moi avons toujours été les mentors de notre fils, car un grand amour nous a toujours unis. Comme nous, il voulait fonder une famille et avoir un bon boulot.

Les amours déchus et des problèmes financiers ont eu raison de sa santé psychologique. Il s’est suicidé. Pourtant, il avait toujours été jovial et fier. Mon épouse décrit ci-dessous les sentiments que nous éprouvons à l’égard de sa mort.

Lisez son message d’espoir afin d’aider les jeunes en difficulté à surmonter les obstacles qui les mènent trop souvent à commettre des gestes irréparables. Merci.

Le père de Jasmin.

Un jour, j’ai mis Jasmin au monde: Un fils d’amour. C’était un enfant joyeux et actif. Tous ses accomplisssements me remplissaient de fierté. Mon coeur vibre encore d’émotions lorsque je me rappelle que ses rêves ne se sont pas réalisés avant sa mort, qui a été causée par un manque de communication. Il n’a pas été capable de demander de l’aide à ses parents.

J’aimerais que les jeunes se tournent davantage vers leurs parents pour puiser dans leurs forces. Ils peuvent comprendre leurs faiblesses et les aider. Les parents sont là non pas pour corriger les erreurs de leurs enfants, mais pour les aider à les diriger vers une vie meilleure.

Aux jeunes, je n’ai qu’un message à leur adresser:  »De grâce, aimez-vous assez et prenez votre courage en main. N’oubliez jamais l’amour de vos parents. »

Le décès de Jasmin doit servir d’exemple. Son mal de l’âme a détruit ceux qu’il aimait. Il aurait pu leur demander de l’aide et reprendre le cours de sa vie.

À Jasmin, mon fils, je veux te dire que ton père et ta mère t’aimeront toujours. Nous aurons toujours une étincelle d’amour pour toi dans notre coeur.

La mère de Jasmin.

1095705_83196012 Ressources:

Pour le Québec: 1-866-APPELLE (277-3553). Site Internet. Les CLSC peuvent aussi vous aider.

La France: Infosuicide 01 45 39 40 00. SOS Suicide: 0 825 120 364   SOS Amitié: 0 820 066 056

La Belgique: Centre de prévention du suicide 0800 32 123.

La Suisse: Stop Suicide

autres textes sur le  suicide:

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

poesie-urbaine-jean-simon-brisebois-art-de-la-rue Poésie urbaine. L’âme de l’ange. Jean-Simon Brisebois.

À chaque mort, une naissance. À chaque naissance, un combat! Recueil de pensées et de poésies influencé par le béton, la rue et son vécu urbain. De jour et de nuit, la vie continue, se transforme. À travers les ombres et pénombres, elle se colore de différentes nuances de gris.

Disponible par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Steven s’éteint avec ses rêves

Steven s’éteint avec ses rêves
Raymond Viger, Volume 14.4

Un jeune rappeur Hip Hop de 20 ans est retrouvé assasiné dans son appartement. Facile de s’imaginer que la culture Hip Hop est reliée à la violence, aux gangs de rue et aux activités criminelles.

Il ne l’a pas eu facile. À 12 ans, il emménage dans Hochelaga-Maisonneuve. Parce qu’il est le petit nouveau et parce qu’il est premier de classe, il se fait battre tous les jours. Il apprend à encaisser, mais surtout à se défendre et à répliquer. Steven, un grand sensible, a appris à se cacher sous le visage d’un tough, d’un vrai de vrai.

À 17 ans, c’est la recherche d’un père encore inconnu. Steven le retrouve. Son père refuse de le reconnaître. Une expérience traumatisante pour un enfant. Steven dérape vers la drogue et connaît rapidement la prison.

Steven fait la rencontre de Dub D, le producteur d’un petit label Hip Hop: Achipé Achopé. Pendant une année entière, Dub D lui fait pratiquer le rap, l’enregistre, l’encourage. Steven est une révélation. Sa première toune, Criminel de l’Est, se démarque de tout ce qui s’était déjà fait dans le Hip Hop. Pendant toute l’année 2005, Steven se consacre à son art, développe son talent. Il enregistre trois compilations en CD et DVD avec Dub D.

Le 18 décembre 2005, un mari violent veut revoir son ex. Il sonne sur n’importe quelle sonnette du bloc appartement pour se faire ouvrir la porte de l’entrée. Par un mauvais hasard, il sonne à l’appartement de Steven. La porte de son appartement s’ouvre au moment où un homme, aveuglé par la violence, frappe énergiquement dans la porte d’à côté pour que son ex lui ouvre. Quatre jours avant d’avoir ses 21 ans, Steven est retrouvé mort dans son appartement, battu à coups de marteau, de barre de métal et poignardé. Steven est décédé tout simplement parce qu’il a ouvert la porte à l’ex de sa voisine…

Rien à voir avec les gangs de rue. Rien à voir avec la drogue. Rien à voir avec de mauvaises fréquentations. Juste un jeune qui, depuis un an, avait découvert sa nouvelle vocation, et qui s’est retrouvé au mauvais endroit, au mauvais moment.

Son producteur, Dub D, est toujours sous le choc. Comme s’il venait de perdre son enfant. Il demeure devant son studio, incapable d’enregistrer et de continuer son travail. Plus rien ne l’intéresse, plus rien ne le motive.

Pour s’aider à vivre son deuil, il décide de nous rencontrer pour exprimer ce qu’il a sur le coeur. Il veut rendre un dernier hommage à son ami, son protégé. Face aux nombreux talents issus de la culture Hip Hop, Montréal possède peu de ressources pour ces jeunes. Dub D voudrait être riche et leur offrir du travail, des équipements pour enregistrer, des occasions pour qu’ils prennent leur place.

Alors que plusieurs associent la culture Hip Hop à la violence et la relie aux gangs de rue, un jeune rappeur prometteur s’éteint.

Textes sur gang de rue, et le hip hop.

Le deuil de ma soeur

Le deuil de ma soeur

Par Diane Carter

Il y a quelques mois, ma sœur est décédée. J’ai passé plusieurs mois près d’elle à l’accompagner sur le chemin de la mort. Même si je savais qu’elle allait mourir, quelque chose en moi ne voulait pas, j’étais comme dans un état second.

J’étais incapable de pleurer ou de lui parler de cette mort qui arrivait à grand pas; on savait toutes les deux, juste à se regarder, que nous devions nous séparer. J’étais là pour elle, pour lui dire et l’entendre dire «je t’aime ma sœur, ma seule et ma vraie amie».

Vendredi 7 septembre 2001, ses yeux s’ouvrent, ils brillent, une lumière éclate dans son regard et soudain plus rien, elle ne respire plus. Prise de panique, je fais sortir tous les membres de ma famille pour rester seule avec elle, je ne sais pas quoi faire. J’essaye, pour un court moment, de la réanimer… Plus rien. Je me suis mise à pleurer.

Depuis, il est vrai que j’ai consulté pour être aidée. Mais, j’ai menti à mon thérapeute, en parler faisait trop mal. J’ai fait semblant que tout allait mieux. J’ai voulu me protéger pour ne pas souffrir.

Aujourd’hui, je comprends que c’est important de faire son deuil car si la tête s’efforce d’oublier, le corps, lui, s’en souvient. Je suis au prise avec de l’angoisse constante, mon corps tremble de peur, mon âme se noie, j’ai de la difficulté à voir le soleil briller. Les gens autour de moi qui m’aiment, je les fuis, par peur qu’eux aussi partent, alors, je me coupe de tout cet amour. Je sais que j’ai encore du chemin à faire, mais ça m’a fait du bien d’en parler.

Ressources

  • Deuil-secours : (514) 389-1784
  • Renseignez-vous auprès du CLSC de votre quartier, ils peuvent vous offrir support et référence.

Guide d’intervention auprès d’une personne suicidaire

Suicide d’un ami

Textes sur la santé.

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

Graffiti Hip Hop de la scène de Montréal

operation-graffiti-hip-hop-graffiteur-graff Opération Graffiti. Toute l’histoire de la création du Café-Graffiti. La relation avec les jeunes. Ce qu’ils ont vécu dans le projet. Ce qu’ils ont fait vivre aux intervenants. Toutes les anecdotes d’un projet qui fait encore parler de lui. Une façon intéressante et originale de soutenir le Café-Graffiti dans sa mission d’aide et de soutien aux jeunes. 19,95$.

Disponible Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.