Le FER sur Saint-Laurent à la fin de l’été

Le FER sur Saint-Laurent à la fin de l’été

François Richard   Dossiers Festival d’expression de la rue, Jeunes de la rue et Organismes communautaires

La treizième édition du Festival d’expression de la rue (FER) se déroulera à la Place de la Paix, un parc situé à l’angle des rues Saint-Laurent et René-Lévesque, dans le centre-ville de Montréal, les 26, 27 et 28 août 2009. Cette nouvelle est tout un soulagement pour les organisateurs qui se retrouvaient sans lieu où tenir le FER suite au refus de l’UQAM de l’accueillir sur son terrain de la Place-Pasteur, rue Saint-Denis, où les éditions précédentes avaient eu lieu.

Jeunes marginaux du centre-ville de Montréal

La décision de l’UQAM de refuser au FER l’accès à son terrain avait d’ailleurs fait l’objet d’une polémique le mois dernier. Les organisateurs du Festival avaient à cette occasion publié une lettre ouverte dans les journaux montréalais et avaient accordés une entrevue à Reflet de Société. Les signataires de la lettre ouverte qualifiait de discriminatoire la décision de l’université sous prétexte que le Festival Juste pour rire pourrait utiliser le terrain dont l’accès leur était refusé. Le profil des participants au FER, soit les jeunes marginaux et itinérants du centre-ville de Montréal, aurait selon eux amené l’UQAM à vouloir se dissocier de l’événement.  La direction de l’université avait réfuté ces allégations lors d’un entretien avec Reflet de Société. L’institution avait plutôt justifié son refus par un simple conflit d’horaire entre la tenue du FER et les activités liées à la rentrée scolaire de septembre.

Place de la paix

Après beaucoup d’inquiétude et d’incertitude, la Place de la Paix sera donc prêtée au FER par l’arrondissement de Ville-Marie. Bien que l’arrondissement ne contribue pas financièrement à la tenue de l’événement, il fournit gratuitement un permis d’occupation du parc, dont le coût s’élève normalement à environ 2 500$. La contribution de l’arrondissement se traduit aussi par le prêt de matériel municipal: barrières, tables de pique-nique, fermeture de tronçons de rues, etc.

Subventions gouvernementales et bailleurs de fonds

Si les organisateurs du FER sont soulagés par la confirmation de la possibilité de tenir l’événement au centre-ville de Montréal, toutes les difficultés ne sont pas chose du passé. En raison du retrait d’une subvention du gouvernement fédéral, le FER est toujours à la recherche de 5 000$ afin de boucler un budget total de 16 000$. La Ville de Montréal et le Cirque du Soleil ont fourni chacun 5 000$ sur les 11 000$ que possèdent actuellement les organisateurs du FER. La subvention du Cirque du Soleil est destinée directement aux artistes qui prendront part au FER, leur permettant de toucher un salaire, symbolique, pour leur engagement.

La programmation détaillée du FER sera publié sur ce site dès qu’elle sera publique, soit au cours des prochaines semaines.

Vos commentaires sur Le FER sur Saint-Laurent à la fin de l’été

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Le FER déménage-t-il à la Place de la Paix?

Le FER déménage-t-il à la Place de la Paix?

François Richard Dossier Communautaire et Festival d’expression de la rue

Les organisateurs du Festival d’expression de la rue (FER) ont publié une lettre ouverte au début du mois de juin. Les signataires y dénonçaient le refus de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) de leur céder le terrain de la Place Pasteur pour la durée du festival. Les douze dernières éditions de l’événement se sont déroulées à la Place Pasteur. Les responsables du FER ont affirmé être victimes de discrimination de la part de l’UQAM en raison de la clientèle de leur événement: les jeunes marginaux du centre-ville de Montréal. Ils invoquaient le fait que le Festival Juste Pour Rire puisse utiliser ces mêmes terrains en juillet pour appuyer leurs accusations. Le directeur des communications de l’UQAM, Daniel Hébert, a réagi au contenu de cette lettre.

Festival d’expression de la rue, centre-ville de Montréal

Selon la direction de l’Université, il n’y a pas de discrimination derrière la décision de l’UQAM de refuser au FER l’accès à ses terrains de la rue Saint-Denis. Daniel Hébert justifie la décision par la non-disponibilité du lieu en raison de la tenue d’événements soulignant le quarantième anniversaire de l’institution d’enseignement. L’UQAM a d’ailleurs accompagné le FER dans ses démarches auprès de l’arrondissement de Ville-Marie afin de trouver un autre terrain où tenir le festival, soit la Place de la paix, un parc situé à l’angle des rues Saint-Laurent et René-Lévesque. Pourtant, en date du 30 juin, le FER n’avait toujours aucune confirmation de la part de l’arrondissement quant à la possibilité de tenir le FER à cet endroit.

Festivals à Montréal

Daniel Hébert rejette du revers de la main les accusations de discrimination. ‘Le Festival Juste pour rire a lieu en juillet, le FER a lieu en août. C’est la seule raison pour laquelle nous avons dit oui à un et non à l’autre.’ Il explique toutefois que s’il y a un problème spécifique lié à la tenue du FER sur les terrains de l’UQAM, ce n’est pas l’aspect ‘marginal’ des activités, mais plutôt le moment de l’année où ça se déroule. ‘La mi-août est la période de la rentrée pour le personnel de l’UQAM, le bruit et les animations perturbent donc grandement le travail de notre personnel.’

FER doit se trouver un nouveau parc à Montréal

Une fois les festivités du 40è anniversaire de l’UQAM passées, il est loin d’être certain que le FER puisse bénéficier à nouveau de l’hospitalité de l’université. Si Daniel Hébert précise que la porte n’est pas fermée, il insiste plutôt sur le souhait de l’UQAM d’utiliser la Place Pasteur pour y faire la promotion de différents projets de l’UQAM, ses étudiants et professeurs. Après ses désormais célèbres déboires immobiliers des dernières années, l’institution souhaite mettre en place un plan de relance incluant une présence plus marquée dans l’espace public. ‘Il est évident que l’UQAM va chercher à répondre à ses propres besoins et privilégier les projets qui émanent de sa communauté avant de répondre aux attentes de partenaires extérieurs’, explique Daniel Hébert.

Autre article sur le déménagement du FER

 

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Assurance automobile et handicaps une controverse

Assurance automobile et handicaps: une controverse

François Richard    Dossiers Discrimination et Santé

L’Association des paraplégiques du Québec (APQ) a dénoncé la faiblesse des montants remboursés pour leur transport à ses membres bénéficiant du régime d’assurance de la SAAQ. Un communiqué à cet effet a été publié le 10 juin 2009. La Société de l’assurance automobile du Québec rembourse à ses bénéficiaires 12 sous du kilomètre parcouru. L’APQ dénonce l’insuffisance de ce montant et souligne que les fonctionnaires à l’emploi des ministères et organismes publics québécois se font rembourser pour leur part 40 sous du kilomètre. L’APQ dénonce une politique de discrimination dont seraient victimes ses membres.

Médecine et transport

La SAAQ doit rembourser à ses bénéficiaires les frais de transports encourus lors de déplacements effectués en lien avec l’assurance, par exemple pour se rendre chez le médecin ou l’ergothérapeute. Ce remboursement concerne les déplacements effectués avec un véhicule personnel seulement. Rappelons que la SAAQ indemnise toutes les victimes d’accidents de voiture au Québec. Il s’agit d’un régime universel et à cotisation obligatoire. 

Coût de la vie

L’APQ soutient que 12 sous du kilomètre ne correspond pas au véritable coût du transport en voiture. Le regroupement juge de plus qu’une indexation automatique au coût de la vie devrait être mise en place. Le montant est présentement changé par voie réglementaire à  l’Assemblée nationale. Il passe ce printemps de 12 à 14 sous, une augmentation dont la taille a contrarié l’APP et l’a incitée à rendre le dossier public.

Gros véhicules discriminatoires

Le directeur général de l’APQ, Walter Zelaya, juge les demandes de son association tout à fait raisonnables. Il explique qu’il se contente de demander seulement le montant consenti aux fonctionnaires. ‘Pourtant, nos membres paient plus que le reste de la population pour se déplacer. Il doivent faire adapter leur véhicule à leur condition. Et ces véhicules adaptés sont habituellement des camionnettes, ce qui occasionne des coûts d’essence beaucoup plus élevés que pour la moyenne des véhicules.’ Walter Zelaya soutient que le fossé entre les besoins des gens qu’il représente et les services qui leur sont offerts constitue une forme de discrimination.

Équité de la Société de l’assurance automobile du Québec

La relationniste auprès des médias de la SAAQ, Audrey Chaput, affirme que le montant des remboursements est loin d’être discriminatoire. Il serait plutôt selon elle un symbole d’équité. ‘La SAAQ se doit d’être équitable envers tous ses bénéficiaires’ soutient-elle. Audrey Chaput souligne que les autres grands assureurs publics du Québec (RRQ, CSST, etc.) ont des taux de remboursement semblable à ceux de la SAAQ, qui s’en est d’ailleurs inspiré pour fixer les siens.

Transport en commun gratuit

La relationniste explique ensuite que les coûts supplémentaires auxquels sont confrontés les personnes à mobilité réduite sont pris en considération par la SAAQ. La Société paie les frais d’adaptation du véhicule et offre gratuitement transport en commun et taxi.

Remboursement

Cette dernière affirmation irrite Walter Zelaya. ‘C’est absurde de dépenser beaucoup plus d’argent sur des taxis que ce qu’il en coûterait pour rembourser adéquatement les frais de transport.’ Audrey Chaput affirme ne pas savoir s’il serait plus avantageux pour la SAAQ de mettre en oeuvre les demandes de l’APQ. ‘Il est impossible pour nous de savoir si c’est plus cher de rembourser les gens ou de leur payer du transport.’ La SAAQ dit ignorer aussi la raison pour laquelle le taux remboursable est fixé à 14 sous du kilomètre. ‘Nous nous fions à ce qui se fait chez les autres assureurs publics’, affirme Audrey Chaput. 

26 sous d’écart

En attendant de savoir d’où proviennent ses estimations de coûts, le règlement augmentant le remboursement de deux sous de l’heure chemine à l’Assemblée nationale. L’écart de 26 sous du kilomètre entre les fonctionnaires et les bénéficiaires est considérable. Les assureurs publics étant en situation de monopole, n’est-il pas injuste qu’ils traitent leurs employés beaucoup mieux que leurs bénéficiaires? Je n’ai pas la réponse à cette question. Je suis curieux de connaître la vôtre.

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Le voile musulman Signes religieux dans les institutions publiques

Le voile musulman

Signes religieux dans les institutions publiques

Lisa Melia……DOSSIERS PolitiqueCulture ET Accommodements raisonnablesCoran

C’est l’un des points de tension des débats actuels sur la religion : les signes religieux. Lorsque l’on parle de “signes religieux”, toutefois, il s’agit le plus souvent du voile islamique qui cristallise toutes les tensions autour de la religion musulmane, de la laïcité et des droits des femmes.

La FFQ s’oppose à l’interdiction

Le 9 mai dernier, lors d’une assemblée générale spéciale à Québec, la Fédération des Femmes du Québec (FFQ) a pris la décision de soutenir la non-interdiction du port du voile, ou de tout autre signe religieux, au sein des administrations publiques.

«Pas d’obligation, pas d’interdiction», résume Michèle Asselin, présidente de la FFQ, qui affirme qu’il faut continuer de se battre contre les violences faites aux femmes au nom de la religion, sans pour autant entraver la liberté de celles qui portent le hijab par choix.

Djemila Benhabib accuse la FFQ

Une position qui révolte Djemila Benhabib, auteur de Ma vie à contre-Coran. «Tant que l’on asservira des femmes parce qu’elles ne portent pas le voile islamique, ce sera pour moi un symbole d’oppression», assène-t-elle. En réaction au résultat de l’assemblée, Djemila Benhabib a rédigé un texte dans lequel elle «accuse la FFQ de trahir le combat des femmes.»

Elle rappelle que de nombreuses femmes dans le monde ont été assassinées pour refuser de porter ce qu’elle appelle un «linceul de la mort», citant Katia Bengama, lycéenne de 17 ans tuée en Algérie en 1994, et Aqsa Parvez, 16 ans, tuée par son père en décembre 2007 à Toronto.

Voile et discrimination

Pour la FFQ, interdire le foulard dans les institutions publiques serait une discrimination de plus envers des femmes qui en sont déjà victimes et participerait donc à un repli identitaire qui les isoleraient encore davantage et «favoriserait le maintient de traditions d’origine souvent défavorables aux femmes.» La FFQ invoque également le «modèle québécois de laïcité», qui est celui d’une laïcité «ouverte» et «construite autour du devoir de tolérance.» Dans cette optique, l’Etat doit faire preuve de neutralité dans ses actes et non pas s’attacher à «l’apparence des personnes qui le composent.»

Voile et laïcité

Djemila Benhabib s’oppose également à cette définition de la laïcité. «Donner un adjectif comme “ouverte” ou “fermée” à la laïcité consiste à la vider de son sens.» Pour elle, le cadre est primordial: tant que l’on est dans une société laïque et égalitaire, le débat peut avoir lieu. «Remettre en cause cette laïcité, c’est laisser la porte ouverte aux extrémismes.»

Le 13 mai, c’est au tour du Mouvement Laïque Québécois (MLQ) de s’exprimer et de signifier sa désapprobation à la décision de la FFQ, qu’il accuse notamment de ne pas clarifier le débat et de se satisfaire de la situation actuelle de flou législatif en la matière. Il fustige le «concept fumeux de “laïcité ouverte”» en soulignant que la laïcité n’a encore aucun statut officiel au Québec et que la référence au modèle québécois est hasardeuse.

Immigrés et religions

Le MLQ dénonce également un préjugé tenace qui consiste à lier la problématique de la laïcité à celle de l’immigration. La commission Bouchard-Taylor aurait ainsi entériné la croyance selon laquelle les immigrés, en particulier ceux en provenance des pays arabo-musulmans, seraient plus religieux que les Québécois, et donc que les accommodements raisonnables et le port de signes religieux répondent à une demande de cette partie de la population.

Une étude la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse prouve pourtant que la ferveur religieuse des musulmans immigrés est sensiblement la même que celle des Québécois. Pour le MLQ, en voulant aider les femmes immigrantes, la FFQ «ne fait qu’entretenir la confusion générale au sujet du principe de laïcité, elle conforte dans la population les préjugés les plus tenaces envers les immigrants et elle aggrave ainsi les discriminations qui en découlent dans l’ensemble de la société.»

Réponse de la FFQ à Djemila Benhabib

La Fédération des femmes du Québec a souhaité par ailleurs répondre à Djemila Benhabib, en précisant qu’elle s’oppose fermement à toute obligation de porter le voile mais respecte le choix libre de le porter que font des femmes musulmanes. «Il est hors de question de jouer le jeu de l’intégrisme en nourrissant le rejet de l’autre», dit Michèle Asselin, qui assure ne pas renoncer au principe d’égalité des sexes par la décision du 9 mai.

Le débat sur la laïcité relancé à l’Assemblé nationale

Le 13 mai, le débat a secoué l’Assemblée nationale après que Sylvie Roy, chef par intérim de l’Action démocratique du Québec, ait interpellé la ministre de la Condition féminine, Christine St-Pierre, qui ne s’est pas publiquement opposée à la décision de la FFQ. Ainsi, bien que le débat sur le port de signes religieux dans les institutions publiques ait été relancé, le gouvernement et la ministre n’ont pas pris position, se contentant de rappeler que la Charte québécoise des droits et libertés de la personne incluait désormais l’égalité entre hommes et femmes.

Un autre texte à propos de Djemila Benhabib

VOS COMMENTAIRES SUR LES SIGNES RELIGIEUX DANS LES INSTITUTIONS PUBLIQUES

Autres textes sur le Coran et l’Islam

La vie à contre-Coran de Djemila Benhabib

Voile islamique debat sur le port des signes religieux

Laicite au Quebec

Écoles musulmanes à Montréal

Autres textes sur les accommodements raisonnables

Le traitement journalistique des accommodements raisonnables

Les vitres teintées du YMCA et les accommodements raisonnables

Commission Bouchard-Taylor sur les accommodements raisonnables

Voter à visage découvert

Karine Goma, le CLSC et les accommodements raisonnables à Tout le monde en parle

Les accommodements raisonnables

Les accommodements raisonnables, un policier et une chanson

Hérouxville, André Drouin, Jacques Proulx et les accommodements raisonnables

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Police et discrimination au Québec

Police et discrimination au Québec

Lisa Melia

DOSSIER DISCRIMINATION

Ce qui est vrai en France l’est également au Québec. Une étude du centre de recherche de Montréal sur les inégalités sociales et les discriminations de l’Université de Montréal avance qu’un jeune Noir a deux fois plus de chance d’être arrêté qu’un Blanc. Les chercheurs Christopher McCall et Leonel Bernard affirment même que les jeunes !Noirs issus de milieux défavorisés risquent davantage de se faire suivre dans les centres commerciaux par la police que les jeunes Blancs, que ceux-ci soient défavorisés ou non. En 2001 à Montréal, 22,1% des jeunes traduits en justice étaient noirs, alors qu’ils ne représentent que 10,5% de cette tranche d’âge, selon Statistique Canada. Ils sont donc deux fois plus représentés dans les dossiers policiers. Les chercheurs précisent que cette surreprésentation serait légèrement plus accentuée au Québec qu’aux Etats-Unis.

Les différences entre les Noirs et les Blancs selon le délit

Le type de délit a également une influence: quand il s’agit de trafic ou possession de stupéfiants, il n’y a pas de discrimination. Dans ce cas-là, non seulement les jeunes se comportent de la même façon indifféremment de leur couleur de peau, mais ils possèdent même, le cas échéant, le même type d’arme. Une différence entre les Noirs et les Blancs apparaît cependant pour les délits contre la personne: là encore, la population noire est surreprésentée, en particulier quand il y a présence de complices. En revanche, les jeunes Blancs sont plus violents dans les milieux scolaire et familial.

Sanction des discriminations policières

Christopher McCall et Leonel Bernard restent cependant prudents quant au terme de “profilage racial”: l’étude n’est pas totalement achevée, et leurs résultats sont fondés sur une analyse détaillée des archives de la Chambre de la jeunesse. D’autre part, les dérapages policiers sont sanctionnés par la justice: le Centre de recherche-action sur les relations raciales (CRARR) rapporte par exemple une affaire de juin 2008, dans laquelle la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse a conseillé la condamnation de la ville de Montréal et deux policiers à payer 60 000 $ à trois citoyens noirs victimes de discriminations.

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