Le gène de la colère démasqué

Le gène de la colère démasqué

Marine Corniou

(Agence Science-Presse) – Alors que certains enragent face à la moindre contrariété, d’autres conservent leur sang-froid dans toutes les situations. Une question de maîtrise de soi? Oui, mais aussi… de gènes. C’est ce que viennent de montrer des chercheurs allemands en s’intéressant au gène DARPP-32, qui régule la libération de dopamine, une substance jouant un rôle dans l’agressivité.

Alors que le gène DARPP-32 existe en trois versions, deux d’entre elles, les versions appelées TT et TC, sont clairement associées à un comportement colérique. À l’inverse, les personnes porteuses de la version «CC» sont beaucoup plus calmes, selon cette étude publiée dans le journal Behavioural Brain Research. Et ce n’est pas tout: les coléreux ont moins de matière grise dans l’amygdale, une zone du cerveau permettant de réguler les émotions.

Mais que l’on ne se méprenne pas! Porter la version CC n’est pas forcément un avantage. Selon les chercheurs, savoir exprimer sa colère (dans des proportions raisonnables) permettrait de mieux s’imposer dans la hiérarchie sociale. D’ailleurs, les versions TT et TC du gène sont beaucoup plus répandues que la version «calme», preuve qu’elles confèrent un avantage évolutif.

Attention toutefois à ne pas piquer des colères trop souvent. Plusieurs études ont montré que la colère et le stress augmentaient clairement le risque de crise cardiaque.

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Sommeil de mouche

Sommeil de mouche

(Agence Science-Presse) – On apprend mieux quand on est bien reposé. Si c’est vrai pour les mouches, c’est sûrement vrai pour les humains! Des psychologues de l’Université de Pennsylvanie rapportent en effet que des mouches à fruit empêchées d’aller faire dodo pendant des heures se montrent beaucoup moins douées pour accomplir des tâches complexes. Mais ceci ne répond pas à ce qui représente, pour les experts en sommeil, la question principale : sommes-nous moins doués parce que le fait de cogner des clous détourne notre attention, ou parce que notre cerveau manque de dopamine et d’autres hormones dont la nuit est l’occasion de refaire les réserves? La question reste en suspens…

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Contrôle de l’appétit, dépendance à la nourriture, perte de poids et rester mince

Contrôle de l’appétit, dépendance à la nourriture, perte de poids et rester mince

Isabelle Burgun

Agence Science-Presse. Dossier Anorexie

Une simple image de gâteau au chocolat vous fait saliver au point de ne plus pouvoir penser à autre chose? Si c’est le cas, c’est que votre cerveau fonctionnerait, en ce moment précis, comme celui d’une personne dépendante, prétend une récente étude québécoise publiée en couverture de l’édition de mai de Cell Metabolism.

À qui la faute? Au ghrelin ! Cette « hormone de la faim » produirait d’importantes modulations dans les zones du cerveau responsable de l’appétit. « Elle jouerait un rôle très important pour ceux qui éprouvent de la difficulté à perdre du poids », soutient même le neurologue Alain Dagher.

L’hormone métamorphoserait ainsi les personnes affamées en véritables « junkies » de la nourriture. Produite par l’estomac, cette hormone circule dans le sang et agit, par le biais de récepteurs, sur les cellules du cerveau. « Ces récepteurs sont présents dans l’hypothalamus, qui est le centre de contrôle de la prise de nourriture, et sur les neurones de dopamine, qui jouent un rôle important dans le sentiment de récompense », explique le chercheur.

Miam ! Miam !

Quand vous arpentez affamé les rayons de votre supermarché, la nourriture vous paraît plus attirante. Votre hormone — en plein travail à ce moment — doit vraisemblablement permettre à l’organisme de constituer des réserves. Cette stratégie très utile en période de disette devient inutile alors qu’à chaque coin de rue les dépanneurs et autres magasins regorgent de nourriture. Ce serait même néfaste pour votre organisme.

« Ghrelin est un puissant stimulant de l’appétit. Nous voulions vérifier son rôle dans l’acte de manger sans contrôle », confirme le chercheur. Pour parvenir à comprendre comment on devient « accro » à la bouffe, les chercheurs ont administré cette hormone par intraveineuse à des volontaires tandis qu’ils regardaient des images de gâteaux et autres douceurs. Et les images ne trompent pas, la réponse neurale aux photos de nourriture augmente fortement au sein de différentes régions du cerveau.

Ce qui ne surprend guère le spécialiste des troubles de la motricité et de l’imagerie du fonctionnement du cerveau de l’Université McGill qui fait de la recherche sur les dépendances depuis quelques années. Selon lui, cette hormone de la faim joue un rôle important dans la surcharge de poids. Agir sur cette hormone en la bloquant pourrait fournir une nouvelle piste pour le traitement de l’obésité.

Pour en savoir plus

L’article paru dans Cell Metabolism
http://www.cellmetabolism.org/content/article/abstract?uid=PIIS1550413108000788

La page web du chercheur Alain Dagher
http://www2.bic.mni.mcgill.ca/research/people/faculty/profile_aladag000

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Courir contre la dépression

Courir contre la dépression
Isabelle Burgun – Agence Science-Presse

Courir pour fuir la dépression, voilà une nouvelle stimulation pour se lever le matin et se livrer à son jogging matinal. En effet, un exercice intense et régulier pourrait être aussi efficace que la prise d’antidépresseurs. «Cet effet bénéfique serait attribuable à des modulations neurophysiologiques engendrées par l’entraînement», soutient même la kinésiologue Francine Therrien.

La doctorante de la faculté de médecine et des sciences de la santé de l’Université de Sherbrooke a entamé en 2003 un projet de recherche sur le traitement de la dépression majeure par un programme d’activité physique adéquat. Après une recension d’études et de méta-analyse sur le sujet, l’étudiante amorce le volet clinique de sa recherche.

Ce qu’elle a lu jusqu’à présent confirme ses soupçons. Ainsi, James A. Blumenthal concluait déjà en 2001 que «le bénéfice de l’exercice physique peut être très important chez les personnes âgées, qui sont moins tolérantes aux antidépresseurs et possèdent un système vasculaire en moins bon état.»

Une activité sportive intense et susceptible de brûler 250 calories, pratiquée trois fois par semaine, aurait des effets neurologiques appréciables et contribuerait à lutter contre la dépression. «Cela n’aurait pas juste des effets sur la croissance des muscles, mais aussi sur celle des neurones» précise Francine Therrien.

L’exercice agirait sur les sécrétions de sérotonine, mais aussi sur la noradrénaline, un neurotransmetteur important jouant un rôle dans les troubles de l’humeur, et sur la dopamine – le modulateur de l’humeur. Ce qui serait comparable à l’efficacité de la nouvelle génération d’antidépresseurs, les Inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine, les ISRS (Prozac, Celexa, Luvox, etc.).

Depuis un an, Francine Therrien se livre au recrutement de participants, souffrant de dépression majeure, mais sans prescription médicale. Ils seront soumis à un programme de jogging ou de marche durant huit semaines et suivis psychologiquement afin de relever des modifications dans leurs symptômes (énergie, motivation, qualité du sommeil, etc.)

Au ralenti
Le second volet de ce programme de recherche a pourtant bien du mal à démarrer par manque de participants. Seuls cinq volontaires se sont manifestés et la doctorante qui espérait recruter 40 personnes, en vise aujourd’hui une quinzaine.

«Il y a diverses raisons, mais la principale s’avère être une question d’assurances. Peu de personnes actives sortent du cabinet du médecin sans ordonnance sinon elles ne sont pas remboursées», relève la jeune directrice d’OPTIMUM SST, une entreprise vouée à la santé et à la sécurité en milieu de travail.

Au Canada, près de 1 120 000 personnes ont souffert de dépression majeure en 2002 dont 300 000 au Québec, selon Statistiques Canada. Et près de la moitié – soit environ 500 000 répondants — étaient des personnes actives selon l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (ESCC) de 2002 : Santé mentale et bien-être.

Références

«L’effet d’un programme d’entraînement de nature aérobie sur la dépression: l’influence de l’intensité de l’exercice», projet de recherche de Francine Therrien, supervisée par Dr.Tàmàs Fülöp, Pr Dominique Lorrain et
Pierre Gauthier. Pour informations, contacter : Francine.Therrien@USherbrooke.ca

«Depression and Vascular Function in Older Adults
Evaluating the Benefits of Exercise» par James A. Blumenthal, Alisha Hart, Andrew Sherwood, Murali Doraiswamy, Steve Herman, Lana Watkins, Alan Hinderliter, Elizabeth Gullette, K. Ranga Krishnan, 2001.
http://www.ncmedicaljournal.com/mar-apr-01/ar080301.pdf

La dépression et les problèmes au travail – Résultats de L’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (ESCC) de 2002 :
http://www.statcan.ca/francais/freepub/82-003-XIF/2006001/tbl/table1b_f.htm

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Est-ce que le café et le tabac protègent du Parkinson ?

Est-ce que le café et le tabac protègent du Parkinson ?

(Agence Science-Presse) – Bonne nouvelle pour les fumeurs et les buveurs de café. Ils souffriraient moins que les autres, toute proportion gardée, de la maladie de Parkinson. Depuis des décennies, les scientifiques observent que les fumeurs sont moins atteints par cette maladie neurodégénérative. Une substance dans le tabac protégerait peut-être le cerveau contre les désordres neurologiques du Parkinson.

La maladie de Parkinson frappe généralement les personnes de plus de 50 ans. Elle entraîne une perte de coordination, de la démence et peut provoquer une mort prématurée.

Les recherches précédentes pour tenter de mieux comprendre les causes de cette maladie avaient toutes été faites avec des participants provenant de différents milieux. Cette fois William Scott et ses collègues de l’Université de Miami, en Floride, ont étudié les habitudes de vie de 365 patients atteints de Parkinson ainsi que celles de 317 participants appartenant à la famille des patients. Les scientifiques ont observé qu’une grande proportion de sujets sains buvaient au moins trois ou quatre cafés par jour, beaucoup plus que les patients atteints du Parkinson. Les fumeurs étaient également plus nombreux dans le groupe des sujets sains. Pourquoi la caféine et la nicotine protégeraient-elles du Parkinson? Les chercheurs croient que le tabac et le café augmenteraient les niveaux de dopamine dans le cerveau, l’hormone manquante chez les patients atteints de Parkinson. Mais les médecins mettent les fumeurs en garde. Les effets négatifs de la cigarette dépassent largement les effets protecteurs contre les maladies neurodégénératives.

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Rats génétiquement toxicomanes

Rats génétiquement toxicomanes

Des chercheurs de l’Université de Cambridge ont découvert chez certains rats une prédisposition à la toxicomanie. Certains rongeurs se seraient montrés, après une seule exposition, plus impulsifs et plus avides de réingurgiter des drogues. Ces rats présentaient un nombre moins grand de récepteurs de dopamine dans les zones du cerveau où des drogues comme la cocaïne et l’héroïne déclenchent leur action chimique. Cette découverte pourrait mener à l’identification d’un ou de plusieurs gènes responsables du nombre insuffisant de récepteurs lequel conduit à une vulnérabilité face à l’utilisation de drogues chez les êtres humains. La génétique n’est pas la seule cause de la dépendance aux drogues chez les humains, mais l’étude de ces gènes pourrait permettre de mieux comprendre les cas de rechutes et d’améliorer les traitements.

Autres textes sur Alcool et drogue 

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Rue de la violence

Rue de la violence
Dominic Desmarais
juin 2007

Dossier Prostitution et Sexualité

Au tournant de l’an 2000, Michelle entame une descente aux enfers. Traumatisée par la mort de deux de ses amis lors d’un accident de la route en Gaspésie, elle débarque à Québec. Elle y perdra ses plus belles années.

L’homme dont elle tombe amoureuse est impliqué dans la vente de drogue et dans la prostitution. Elle ne le sait pas. «J’ai commencé à vendre, parce que j’ai été influencée par de mauvais amis. Ça rapportait pas mal», avoue candidement la jeune femme.

Elle passait toutes ses soirées dans un bar de la capitale nationale à fournir de la cocaïne aux clients. À la fermeture, elle poursuivait son manège dans la rue. Elle s’effondrait sur son lit pendant 2 heures. Au lever, elle pesait et coupait la drogue qu’elle allait vendre en soirée. «Je travaillais 7 jours sur 7, sous les menaces de mort de mon chum et de son ami. J’ai fait ça 5 ans. J’étais à boutte.»

Son corps pour un quart de gramme

Michelle avait trop peur de changer de vie. Elle recevait à longueur de journée des claques sur la gueule. Un jour, elle se fait pincer par la police. Ses malheurs commencent. «Quand j’ai arrêté de vendre, il m’a forcé à prendre du PCP. Il m’a agrippé par la gorge pour m’envoyer sur la rue. Je ne connaissais pas ça, la prostitution.» La jeune femme ne veut pas nommer son petit ami. Elle en est toujours effrayée.

En 2002, elle entame sa nouvelle carrière: la prostitution. «Je n’aimais pas ça. À mon premier client, je pleurais. Je trouvais ça dur. Il était fin avec moi, dit-elle pour l’excuser. Il s’est rendu compte que je n’étais pas habituée.» Michelle travaillait jour et nuit. Soit dans la rue, soit en attendant l’appel de son copain, son proxénète.

«Il m’appelait pour me dire qu’il avait un client pour moi. Je voulais pas. J’allais me cacher chez ma chum. Quand je rentrais, je mangeais quelques claques. Mes clients étaient plus doux que mon chum. Ils savaient ce que je vivais. Je leur disais que j’étais obligée de le faire, que ça ne me tentait pas. Certains me donnaient mon 20 $ sans avoir de relation avec moi.»

Michelle remettait à son petit ami l’argent de ses clients. «En échange, il me redonnait un quart de gramme de coke. Je trouvais ça dur, cette vie. J’ai arrêté de consommer. Mais, j’ai continué de me prostituer, parce que, sinon, j’allais y passer.»

Battre ou se faire battre

Michelle subit la violence au quotidien. On lui crie après, la menace, la bat. Elle doit s’en prendre physiquement à ses amies prostituées. «Je n’avais pas le choix. Mon chum voulait que je batte mon amie. Je l’ai passée par-dessus le comptoir une fois. Je lui ai cassé les côtes, dit-elle, amère. Quand je ne la battais pas, c’est moi qui mangeais les volées. Il a enterré ma chum de fille, une prostituée qui voulait sortir du milieu. Toutes celles qui voulaient se sortir de la rue y passaient. Il les battait à mort. Je ne l’ai pas quitté, parce que j’avais peur. Moi, j’ai pas arrêté de manger des volées.»

Durant cette période, Michelle trouve refuge dans la musique. Elle chante à des événements. En 2004, elle emporte le premier prix d’excellence décerné par la Maison des jeunes de Saint-Sauveur. Un pactole de 4000 $. Un cadeau empoisonné. «Quand il l’a appris, il m’a agrippé par les cheveux. Il m’a dit: “T’es MA chanteuse. Tu m’appartiens.” J’y ai goûté.»

Cet événement a été un électrochoc qui a décidé Michelle d’abandonner cette vie de misère. En 2005, son copain devient fou. Il tente de l’assassiner. «Il me courait après avec un couteau de 12 pouces. Il m’a cassé la jambe avec une patte de la table de cuisine. Je courais sur ma jambe pareil. J’ai pas eu le choix de sauter du 2e étage. Il m’a retrouvée dehors. Il avait son couteau sur ma gorge.»

Michelle revient sans cesse sur cette histoire de grosses cicatrices psychologiques. Elle est suivie au centre Dollard-Cormier pour l’aider à se reconstruire des suites de cette violence. «Chaque fois que je reçois ma lettre pour les victimes d’actes criminels, je pleure», dit-elle, passant de la parole au geste. Elle sanglote juste à en parler. Elle repense à ses années d’enfer, à sa musique qui l’a aidée à s’en sortir. Elle a composé une chanson sur la prostitution. Elle y traite les clients de «vautours».

Le salut par l’entraide

Michelle finit par rebondir. Elle revient à Montréal pour repartir à neuf. Avec l’appui et l’amour de sa mère, elle reprend confiance en la vie. Elle fait du bénévolat auprès de femmes violentées. Elle apporte son aide à l’organisme Dopamine, qui travaille auprès des prostituées.

«J’ai fait de la prostitution. J’ai été toxicomane. J’ai été battue. Je veux les aider. C’est un milieu dur. Il faut savoir les comprendre. Avec moi, elles se sentent en sécurité. Je ne les juge pas.»

Michelle se remet lentement de ces 5 années sombres. Elle n’a aucune idée du temps qu’il lui faudra pour panser ses plaies. Elle vient de mettre fin à une relation. «J’ai vu qu’il était agressif. Dès qu’on élève la voix, j’ai peur. Je panique. Je me suis assez fait crier après. Je ne veux pas être démolie à nouveau. Je commence à être bien.»

La jeune femme poursuit sa thérapie et cherche des organismes qu’elle pourrait aider grâce à ce qu’elle a vécu. Elle envisage d’enregistrer un autre disque. Michelle sourit comme une miraculée. Elle pense à son avenir rempli de projets. Une bonne façon de garder son optimisme.

Dopamine:
www.dopamine.ca
Centre Dollard-Cormier:
www.centredollardcormier.qc.ca

autres textes sur sexualité

autres textes sur la légalisation de la prostitution.

Autres textes sur Alcool et drogue 

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Colloque des professeurs de science: L’amour décodé

Colloque des professeurs de science

L’AMOUR DÉCODÉ

Isabelle Burgun    Agence Science-Presse

L’amour améliore le système immunitaire, prévient les crises cardiaques et ceux qui en bénéficient vivent vieux. Et le sexe? Une étude italienne démontre que cela permettrait de maintenir son poids optimal!

« On y dépense de 125 à 300 calories contre seulement 6 à 12 calories lorsqu’on embrasse son partenaire », rapporte Ariel Fenster de l’Université McGill. « Pour perdre du poids, il vaut mieux aller jusqu’au bout » sanctionne celui qui est aussi l’un des trois mousquetaires de l’Organisation pour la science et la société (OSS).

Amour, sujet en or pour une conférence. Sans surprise, « La chimie de l’amour » lors du récent congrès de l’Association pour l’enseignement de la science et de la technologie au Québec (APSQ) affichait complet. Le public, essentiellement féminin, a été rapidement conquis par les explications et l’humour du conférencier. De la vie amoureuse —et malheureuse— de Marie Curie à celle des truies, en passant par les émanations de phéromones de la coquerelle américaine, la présentation d’Ariel Fenster amusait autant qu’elle enseignait.

Les études se sont longuement penchées sur les animaux pour déterminer les dessous de l’attraction, plus particulièrement ses molécules secrétées : androstenol, periplanone, p-hydroxymethylbenzoalte… La première, secrétée par les porcs pour attirer les femelles, présente une odeur musquée semblable à celle qui est libérée par la truffe. « Les truies, recherchant un petit ami, vont devenir de formidables découvreuses de truffes, pour notre plus grand plaisir », explique le conférencier. « Présente également dans la sueur de l’homme, il faut être très prudent lorsqu’on pratique le jogging à proximité d’une porcherie ».

Si la chimie de l’attraction et celle de l’amour paraissent facilement décodables par les scientifiques, celle de l’attachement s’avère plus compliquée. En observant le développement du lien entre la maman et son nourrisson, ils ont remarqué la libération d’un composé chimique appelé polypeptide —l’ocytocine — lors de l’allaitement.

Les taux de dopamine et la quantité de récepteurs de vasopressine sont également liés à l’attachement. Jusqu’à présent, les expériences des chercheurs pour rendre monogame une souris génétiquement modifiée ont échoué. « Elle était plus affectueuse mais encore moins monogame que ses semblables » rapporte même Ariel Fenster.

L’amour reste donc un domaine où perdurent les mystères. Ainsi, qu’on songe à la vie amoureuse du poisson clown, rendu célèbre par le film Némo: ce poisson très monogame modifie son comportement s’il perd son partenaire. En fait, il change de sexe !

Sami Obaid et Yvon Lapointe, les coprésidents d’honneur de ce 41e congrès des professeurs de science, formaient un duo disparate: âgé de 64 ans, le chargé de cours en didactique des sciences à l’UQAM et ancien enseignant en sciences au secondaire Yvon Lapointe, est le récipiendaire de nombreux prix et bourses d’excellence (Prix Raymond-Gervais 2004, Prix du Premier ministre du Canada, etc. Son cadet, Sami Obaid, étudiant en science au Collège André-Grasset, a seulement 18 ans. Récipiendaire de plusieurs prix (Expo-sciences, Défi Biotech 2005, etc.), ce jeune chercheur dans la lutte contre le Parkinson a été choisi Personnalité de la semaine par le quotidien La Presse (16 octobre 2005). Autre doublé du côté du prix Raymond-Gervais. L’APSQ a décerné, pour la première fois en 29 ans, deux prix destinés à rendre hommage à un pédagogue pour sa remarquable contribution à l’enseignement des sciences au Québec. Le premier revient à Than Khan Trân, enseignant à la retraite, dans la catégorie préscolaire, primaire et secondaire. Le second souligne le travail de Jocelyne Pagé, professeure au Collège F-X Garneau de Québec.

Association pour l’enseignement de la science et de la technologie au Québec
Organisation pour la science et la société (OSS)

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