Un roman traitant de la sexualité

Vanessa… C’est un départ

Vanessa… Voyage dans les Caraïbes

Raymond Viger     Dossiers SexualitéLivres

Mercredi le 9 novembre, c’était le lancement du livre de Vanessa… Voyage dans les Caraïbes. Un roman traitant de sexualité.

Une soirée intime où j’ai pu rencontrer beaucoup de nouveaux visages, plusieurs reliés à la promotion Montréal à Table produit par Tourisme Montréal.

Le voyage

Le titre pouvait porter à confusion. Une journaliste écrivant sur les voyages s’est présenté pour couvrir le lancement. Surprise au début, elle n’a pas été déçu de sa soirée.

Le lancement

Danielle a fait l’ouverture de la soirée. Grâce aux judicieux conseils de B.U, elle est maintenant une vraie pro de la scène et du micro.

Après ma présentation du livre et du « making of », une lecture d’un passage a été réalisé avec 3 personnages. Personnifié par le photographe Georges Dutil, le Premier ministre de la Nation. Le rôle de la directrice d’un organisme communautaire a été joué pour Delphine Caubet. Finalement j’ai conservé le rôle du beau, jeune et svelte Victor, un des personnages principaux du roman.

L’adaptabilité du livre

J’ai présenté mon projet d’adaptabilité de mon livre. Les lecteurs que je vise avec cette édition sont les adolescents de 14 et les adultes. J’espère trouver une place dans les écoles. Pour ceux intéressé à une édition adaptée à l’âge d’un groupe particulier, je peux rééditer le livre en enlever les sections qui pourraient choquer les plus jeunes.

Ce service d’adaptabilité est possible en achetant un minimum de 4 copies. Cela veut dire que même une famille de 4 personnes qui aimerait avoir un livre avec leurs noms d’imprimer avec une dédicace personnelle pour avoir leur livre exclusif.

Merci à tous ceux qui ont été présents, en personne, par Facebook ou courriel pour cette soirée toute particulière. Le lancement de mon 10e livre dont 5 best-sellers.

couverture.jpgVanessa, Voyage dans les Caraïbes

Un roman humoristique sur la sexualité.

Un roman qui, je l’espère, pourra être lu autant par des jeunes qui s’éveillent à leur sexualité, qu’à des adultes qui veulent guérir des zones de grandes blessures.

Si vous avez peur que votre jeune ne soit pas encore assez vieux ou mature, accompagnez-le dans sa lecture. Soyez prêts à répondre à ses questions, à en discuter ouvertement avec lui.

Ce roman a été nourri par des années de travail de rue et de thérapie dans différents milieux. Des instants privilégiés qui auront permis de recevoir de grandes quantités de confidences sur un sujet, trop souvent tabou.

Bonne lecture et bon voyage dans les Caraïbes avec Vanessa.

Compte tenu du sujet développé, je ne peux pas affirmer que certains passages explicites ne choqueront pas certains. C’est pourquoi j’ai décidé de le classer 14 ans et plus. C’est l’âge à laquelle une jeune fille peut rencontrer une infirmière du CLSC et demander que les parents ne soient pas avisés de sa démarche.

14 ans et plus. Parental Guidance

L’amour en 3 dimensions.

l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelleLa relation à soi, aux autres et à notre environnement

Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les évènements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

L’histoire est une source d’inspiration pour découvrir, d’une façon attrayante et amusante, une nouvelle relation avec soi-même et son environnement. Bonne lecture et bon voyage au pays de Tom.

Pour commander par Internet:

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
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autres textes sur sexualité

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Télé et hypersexualisation

Télé et hypersexualisation

Isabelle Burgun        Dossier Hypersexualisation
et Sexualité

(Agence Science-Presse) – L’hypersexualisation passe-t-elle d’abord par la télé? La sexologue Anik Ferron pense que certaines émissions, comme Occupation double ou Loft Story, contribuent à l’encourager chez les jeunes.

Sexe et télé-réalité

«Ces émissions nous montrent une image de la sexualité qui ne colle pas à la réalité. C’est à celui qui dépassera les limites des autres. Une surenchère pernicieuse!», sanctionne même la sexologue de l’Université du Québec à Trois-Rivières.

Ces émissions, particulièrement chez les jeunes adultes, ouvrent la porte à l’intimité des autres, encourageant le voyeurisme et l’exhibitionnisme. Ce divertissement contribue à banaliser l’hypersexualité chez les jeunes. «Ce que je trouve triste, c’est que les adolescents y croient. Ils sont convaincus que c’est comme cela que ça se passe. Mais là, il y a surtout perte de sens véritable à la sexualité et l’intimité entre deux personnes», tranche Anik Ferron.

Education sexuelle

Cette situation alarme la sexologue particulièrement au moment même où l’on retire des écoles les cours d’éducation à la sexualité. En effet, en 2010, les cours de formation personnelle et sociale ne figureront plus au programme. La sexualité sera plutôt abordée, en tant terme de compétence transversale, dans les classes de mathématiques, français, etc. «Les enseignants ont déjà assez à faire avec leur matière. Sans compter que beaucoup ne seront pas à l’aise de parler de sexualité en classe», relève la chercheuse.

Une autre chose dérange la sexologue: le manque de diversité des candidats. À Occupation double, il n’y a pas de personnes handicapées, rondes ou bègues. «Quel message lance-t-on à nos jeunes? Il n’y a que l’apparence qui compte!», s’écrie Anik Ferron.

Et les jeunes perdent de vue que l’objectif s’avère surtout un prix matériel. Pour ce gain et pour ne pas être éliminés de l’émission, certains seront prêts à tout… même à tout montrer!

Cette fausse réalité, basée sur la performance et l’apparence, devient alors anxiogène pour bien des jeunes. «Cette anxiété de performance est très présente chez les jeunes de 20 ans», relève la sexologue. Ce sont majoritairement eux qui consultent pour cela, bien plus que les adultes.

autres textes sur l’hypersexualisation

autres textes sur sexualité

  • Pour en savoir plus

Une télé qui déforme la réalité par la sexologue Anik Ferron :

http://www.entete.uqtr.ca/description.php?no_fiche=7638

Une télé qui fait réagir par la sexologue Anik Ferron :

http://entete.uqtr.ca/description.php?no_fiche=7703

Exit les cours d’éducation sexuelle au secondaire par Maryse Gagnon, LCN (reportage):

http://lcn.canoe.ca/lcn/infos/national/archives/2005/10/20051010-175226.html

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Hip-Hop et homosexualité: coming out du rappeur Lunatique

Hip-Hop et homosexualité: coming out du rappeur Lunatique

Robin Drevet    Dossiers Hip Hop et Homosexualité

 

On pourrait penser qu’à l’âge de 30 ans notre vie commence à être stable et arrive à une certaine maturité, pourtant le jeune rappeur Éric Pelletier dont le nom de scène est «Lunatique», recommence la sienne. Il y a trois ans, Éric a fait son coming out auprès de ses amis, sa famille et du milieu artistique dans lequel il évolue, le Hip-Hop.

Cet artiste québécois est sur la route depuis plus de 10 ans. Il a commencé sa carrière dans l’organisation d’événements, avant de se lancer lui-même dans la vie de rappeur. Il compte actuellement à son actif deux albums et deux vidéoclips. À côté de sa vie d’artiste, il anime une émission de radio sur CHOQ.FM. Ces textes reflètent souvent un rejet du système et de la société dans laquelle il vit tout en affirmant «même si le monde te juge, faut pas que ça t’empêche d’avancer.»

Homosexualité: embûches du coming out

lunatiqueConscient de son homosexualité depuis son enfance, son parcours pour s’assumer et s’affirmer a été laborieux et parsemé d’embûches. Élevé dans une famille qui possède un point de vue répandu, «ils tolèrent mais faut pas trop que j’en parle», Éric s’est longtemps senti dégoûté par sa propre orientation sexuelle jusqu’à même ressentir de la culpabilité lors de ses premières relations avec des hommes.

Artiste homosexuel

Il y a trois ans, il a osé s’affirmer et, depuis, sa manière d’appréhender la vie, de voir les gens, a beaucoup changé. Il se sent même investi d’une mission. «Les gens ne le réalisent pas. Les hétérosexuels n’ont pas besoin de dire qui ils sont, ils le sont», confie le rappeur.

Conseils pour le coming out

Éric estime de son devoir de personne publique de sensibiliser les personnes autour de lui. C’est sa mission. Il veut donner des conseils aux jeunes pour faire leur coming out. «Montrer aux gens que je m’accepte, cela peut les aider», explique-t-il.

GRIS-Montréal et éducation sexuelle

Pour arriver à ses fins, il a pris contact avec l’association GRIS-Montréal, qui travaille dans les écoles, pour parler de ces sujets trop peu souvent abordés dans les cours d’éducation sexuelle. «Il y a encore beaucoup de préjugés, alors que chaque personne a au moins une personne dans son entourage qui est homosexuelle», s’exclame t-il.

Homosexualité en région rurale

Malheureusement, ce genre d’organisation existe surtout en ville, mais peu dans les régions où, par expérience, Éric s’est aperçu que l’homosexualité était bien plus dure à vivre. Encore que souvent, en ville, les écoles refusent d’ouvrir leur porte à ce type d’activité présentée par GRIS. «On a envie de le dire à tout le monde, de ne plus avoir peur des autres, de se sentir bien», se désole le jeune homme.

L’homophobie du Hip-Hop:

Lunatique a aussi un projet artistique. Il aimerait s’attaquer aux préjugés avec son prochain album. Montrer qu’on peut être un rappeur identifié Hip-Hop et homosexuel. «Je ne fréquente pas beaucoup le milieu homosexuel. Le Village n’est pas le meilleur moyen de s’intégrer. Mais on s’y sent comme dans une famille car on a besoin de partager avec des gens qui peuvent nous comprendre.»

Rap et homosexualité

C’est au sein de son milieu artistique, le Rap, qu’il a ressenti le plus de difficultés avec son coming out. «Des gens ne me parlent plus à cause de ça. Certains n’osent même pas me dire que ce que je fais leur plaît.» Ses relations autour de lui ont changé: «Dès que tu parles à un gars, il pense que tu es en train de le cruiser», déclare t-il.

Festivals homosexuels

Mais Éric demeure optimiste. «Le temps fera que ça ira mieux.» Il pense aussi aux opportunités artistiques que cela peut lui donner, par exemple participer à des festivals homosexuels. Mais lorsqu’on lui demande s’il va collaborer avec des personnes qui évoluent dans le rap plus contestataire, comme la française Keny Arkana, il reste conscient que toutes les causes sont bien distinctes. «Pour aider les autres, il faut d’abord s’aider soi-même.»

Homosexualité: profilage et stéréotypes

Les deux communautés dans lesquelles il évolue sont diam étralement opposées et pourtant les deux sont victimes de profilage et de stéréotypes souvent abusifs. On peut espérer qu’Éric arrivera à faire le pont entre les minorités qui ont tout à gagner dans l’entraide plutôt que dans le dénigrement. Son nom de scène le présente comme ayant la tête dans les étoiles mais il a bien les pieds sur terre.

Le site myspace de Lunatique: http://www.myspace.com/lunatiquerap

GRIS-Montréal

Le GRIS-Montréal est le plus important organisme de démystification de l’homosexualité en milieu scolaire au Québec. Ses 130 bénévoles sont invités par des écoles, principalement de niveaux secondaire et collégial, pour témoigner de ce qu’ils ont vécu et de ce qu’ils vivent encore aujourd’hui comme gais ou lesbiennes et pour répondre aux différentes questions des jeunes sur l’homosexualité. L’organisme effectue aussi des travaux de recherche sur l’homophobie en milieu scolaire.

Contact : http://www.gris.ca

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Témoignage sur l’implication bénévole

benevolat-benevole-implication-jeune La récompense – Regard sur des gens de cœur
Documentaire sur l’implication bénévole.
-Découvrir sa communauté, donner un sens à sa vie…
-Briser son isolement et celui d’autrui.
-Découvrir de nouveaux amis.
-Prendre part à la vie sociale et de quartier.
-Une source de contact et d’échange.
-L’acquisition de nouvelles connaissances.
-Une occasion d’expérimenter et mieux se connaître.
S’impliqer c’est trippant et ça mérite d’être vécu. 25$

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Video.html
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Une femme nue, le point G et Batman: chirurgie sexuelle pour jeune

Une femme nue, le point G et Batman: chirurgie sexuelle pour jeune

Raymond Viger  Dossier Anorexie et CulturePublicité

Les cinémas Guzzo ont présenté sur leur écran une publicité qui fait réagir des parents. Une photo d’une femme nue présente une publicité sur l’augmentation du point G. Les films présentés sont pour 13 ans et plus: Batman, Le Chevalier noir et Demi-frères.

La publicité provient d’une clinique de chirurgie plastique, Gestion Élixir. En tant que père de famille, est-ce que je suis heureux de ce genre de publicité? Pas du  anorexie boulimie trouble de l'alimentation pourquoi se faire vomir diète régime tout! Est-ce que comprends les parents de réagir et de dénoncer cette publicité? Parfaitement.

Non seulement en tant que père de famille, mais en tant que citoyen. Nous avons déjà de la difficulté avec des jeunes au prise avec l’anorexie et la boulimie, faut-il que nous commençions, à 13 ans, à leur dire que leur vie sexuelle ne pourra pas s’épanouir s’il ne passe pas par la chirurgie sexuelle pour une nouvelle paire de seins, un élargissement du pénis et une augmentation de la masse du point G!

Je fais de l’intervention auprès de personnes suicidaires. Je suis malheureusement trop souvent obligé trop d’intervenir avec des jeunes de 12 et 13 ans. Je ne veux pas être confronté à un jeune qui veuille se suicider parce que son père lui refuse une augmentation de la masse du point G ou un élargissement du pénis.

J’ai peur que les mots me manquent pour montrer à ces jeunes comment vivre sans augmentation de la masse du Point G ou d’un élargissement du pénis . Si cela devait m’arriver trop souvent, je risque de devenir moi-même suicidaire devant l’indécence et la sottise de notre société.

Nos jeunes ne sont pas malades. Nous les rendons malades!

autres textes sur le suicide:

Autre textes sur l’anorexie

autres textes sur sexualité

Ressources protection du consommateur

Office de la protection du consommateur du Québec
Montréal: 514-253-6556
Québec: 418-643-1484
Partout au Québec: 1-888-OPC-ALLO (1-888-672-2556)

Option consommateurs
Montréal: 514-598-7288
Numéro sans frais: 1-888-412-1313

Protégez-vous

Rédaction
courrier@protegez-vous.ca
2120, rue Sherbrooke Est, bureau 305
Montréal (Québec) H2K 1C3

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Article sur Canoe.

Commentaires sur Chirurgie sexuelle pour les jeunes.

Autres textes sur AnorexieSexualité et Hypersexualisation .

Hypersexualisation: le Québec abandonne-t-il ses enfants?

Le sexe banalisé?

Danse érotique, danse poteau et sexe récréatif

Hypersexualité; la mode des jeunes

Hypersexualité vue par de jeunes écoliers

Jeune, sexe et alcool

Commentaires sur Chirurgie sexuelle pour les jeunes.

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Commentaires sur Chirurgie sexuelle pour les jeunes.

Rencontre avec une ex-prostituée

Rencontre avec une ex-prostituée

«Toi, meurs pas avant d’avoir écrit ton livre!»

Luc Dupont                      Dossier Prostitution et Sexualité.

Ce livre, je le vois comme un message transporté, un coup de poing dans la face dont tout le monde pourra bénéficier.»

À 16 heures, comme convenue, à la Grande Bibliothèque, lieu du rendez-vous, Sylvie se présente à moi. Je l’invite à me suivre au fond du bâtiment, jusqu’au prostitution escorte prostituées sexy sexe sexuel bordel put putain petit café-resto qui jouxte l’auditorium, où nous serons à l’aise pour discuter. Voyant que les tables de la section café sont presque toutes occupées, elle émet une réserve: «Les gens sont beaucoup trop près de nous», dit-elle. Elle vise alors la section restaurant, plus luxueuse mais vide à cette heure. Elle entre hardiment dans l’espace, interpelle la serveuse, commande un café et, rapidement, se lance…

«J’écris dans ma tête depuis six ans. Ça fait six ans que je me survole. Je cherche quelqu’un pour m’aider à faire un livre sur ma vie.»

En 23 ans de journalisme, c’est la première fois que je rencontre une prostituée. Plutôt qu’un livre à vaste chantier, j’ai convenu avec elle de l’interviewer de façon exploratoire. Je suis un peu nerveux parce que je ne sais pas trop à quoi m’attendre.

«C’est une fille à Tanguay qui m’a donné cette idée-là. À chaque fois qu’elle échangeait des mots avec moi, elle disait: «Je peux pas parler avec toi: t’es trop songeuse». Elle disait que mes mots la ramenaient continuellement à elle-même et que c’était trop douloureux. Elle m’a suggéré un jour: «Toi, faut pas que tu meurs avant d’avoir écrit ton livre».»

«Plongeons au cœur du sujet: À 11 ans, mon père a eu des relations incestueuses avec moi. J’ai cependant vécu cet inceste de façon particulière, car il a été doux. prostitution escorte prostituées sexe sexualité putain put bordel Doux parce que mon père était quelqu’un qui aimait les femmes, qui aimait par-dessus tout faire l’amour; s’il a opté pour l’inceste, c’est parce que ma mère le punissait en l’abandonnant sexuellement. J’ai donc remplacé ma mère. Avec lui, j’ai connu le souper-au-chandelle-et-la-peau-d’ours-tout-le-kit. Il m’a éduquée en douceur au sexe; je pensais que c’était ça la sexualité.»

«J’en veux beaucoup aux femmes qui abandonnent sexuellement leur mari, qui n’ont alors pas d’autres choix que de se tourner vers la prostitution. Les femmes devraient éduquer leur mari à bien faire l’amour. En général, les hommes sont ignorants de ce qui comble une femme sexuellement. Ça fait des hommes qui ne savent pas comment faire plaisir à une femme, des hommes qui veulent juste se vider la poche.»

«Je me prostitue depuis 32 ans, mais je ne vis pas cette situation comme les autres. J’ai mon ancienneté. Je travaille selon les conditions que je me suis moi-même fixées. J’évite de mettre mon cœur dans mon travail. Il faut toujours que tu protèges ton coeur. On ne me le brise pas mon cœur. Il ne faut jamais briser le cœur d’une femme.»

«Ce qui provoque l’excitation chez l’homme, ce sont les situations abusives. Il faut qu’il se mette en situation de dominer quelqu’un pour jouir. Les seuls hommes qui veulent être dominés, ce sont les très, très grands patrons, parce qu’ils passent leur vie à abuser des autres. Ils en viennent à se sentir <
ellement coupables que lorsqu’ils ont un rapport avec une prostituée, ils veulent absolument être dominés, être abusés.»

«J’ai tout ce qu’il faut pour démolir la porno, la sale porno qui atteint aujourd’hui jusqu’aux petites filles. Leurs poupées sont rendues tellement sexy que les hommes peuvent se masturber dessus.»

«Ce qui m’a le plus blessée au cours de toutes ces années, ce sont les tabous, les préjugés autour de moi. C’est le fait qu’on ne me reconnaisse pas comme une personne à part entière; je n’ai pas de voix, moi. Et pourtant j’ai des choses à dire qui seraient très utiles. Aux yeux de la société, je suis souterraine, je ne suis personne. Et, je suis mal outillée. Je n’ai pas d’éducation. On ne peut pas avoir d’éducation quand on commence à sucer des queues à 11 ans dans la ruelle.»

«Malgré tout, je reste un beau résultat. Je veux dire que je suis un beau résultat à mes yeux. Parce que j’ai réussi à survivre dans ce monde-là.»

«Une des choses que j’adore, c’est les spectacles de ballet. J’ai vu Casse-Noisette avant les Fêtes. J’irai voir bientôt Le lac des cygnes. C’est Kent Nagano qui va diriger l’orchestre pour ce spectacle. Je suis en amour avec lui. Je voudrais mourir à la Place des Arts.»

«Je me suis, en partie, retirée du métier actuellement pour faire de la place à mon projet de livre. Je passe beaucoup de temps à la maison, je reste longtemps à l’ordinateur, je me gâte et ça me fait prendre du poids. Ça me gêne un peu ces quelques kilos en trop d’ailleurs.»

«L’écrivain qui travaillera avec moi mettra de l’ordre dans ce que je vais raconter. J’ai déjà moi-même écrit des choses qu’il pourra utiliser. Il organisera mon histoire pour que tout soit amené avec logique; pour qu’à la fin, tout devienne irréfutable; parce que les choses que j’ai à dire, ce sont des faits, rien que des faits.»

«Ce livre, je le vois comme un message transporté, un coup de poing dans la face dont tout le monde pourra bénéficier.»

«Grâce à ce livre, on m’écoutera et on reconnaîtra la justesse de ce que j’ai à dire.» Elle crache: «Et après ça, que je ne vois personne venir me dire que je ne suis pas un être humain!»

Sylvie, ex-prostituée,

autres textes sur la légalisation de la prostitution.

  1. pourquoi le travail du sexe entre adultes consentants est criminel?
  2. le commerce du sexe
  3. avons-nous l’argent nécessaire pour légaliser la prostitution?
  4. doit-on légaliser la prostitution?
  5. les effets pervers de la légalisation de la prostitution
  6. prostitution: légalisation, décriminalisation, tolérance… et quoi encore!
  7. prostitution de luxe: les hauts et les bas d’une escorte.
  8. les clients de la prostitution.
  9. pour ou contre la légalisation de la prostitution?
  10. prostitution et toxicomanie
  11. être la mère d’une prostituée toxicomane
  12. la prostitution dans les prisons
  13. les filles dans les gangs de rue et la prostitution.
  14. prostitution: légalisation, décriminalisation, tolérance… et quoi encore!
  15. pour ou contre la légalisation de la prostitution: décriminaliser l’industrie de la prostitution ou la prostituée?
  16. Prostitution, Grand Prix de F1 et exploitation sexuelle
  17. La prostitution mise à nue

autres textes sur sexualité

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Sexe, drogue et école

Sexe, drogue et école

Raymond Viger Dossier Médias et publication

Sous la plume de Pierre St-Arnaud, nous pouvions lire dans le Journal de Montréal du 27 novembre dernier que Médecins du monde va donner un cours d’éducation sexuelle et une sensibilisation à la réalité du VIH-Sida à une dizaine d’écoles de Montréal.

En 2005, la réforme de l’éducation fait sauter les cours de Formation Professionnelle et sociale (FPS) ou l’on parlait, non seulement de sexualité, mais aussi de la consommation de drogue. Les taux d’infection des maladies transmises sexuellement (MTS) est en hausse chez les jeunes. C’est ce qui a motivé Médecins du monde à revenir à la charge avec les cours de sexualité dans certaines écoles de Montréal.

On parle ici d’un cours de 2 heures. Cela est peut-être suffisant pour que des jeunes reçoivent l’information de base. Mais est-ce suffisamment? Est-ce que des cours sur la sexualité se limitent aux connaissances reliées au Sida et aux MTS? En tant que travailleur de rue, les 2 sujets que je devais discuter le plus souvent avec les jeunes que je croisais étaient la sexualité et la spiritualité. Ce sont les sujets que les jeunes avaient besoin de parler, de discuter, de partager entre eux et avec des adultes. Que reste-t-il dans les écoles pour nourrir la réflexion de nos jeunes?

Toutes les réformes scolaires que j’ai vues passer semblent oublier l’essentiel. Le besoin des jeunes de s’exprimer et de mieux comprendre la société dans laquelle ils évoluent. Ces instants de réflexion et de débats forment la jeunesse. C’est une gymnastique intellectuelle qui permet d’éviter l’obésité mentale.

Qui doit faire cette réflexion avec les jeunes? Un travailleur de rue lorsque le jeune a décroché, le chef de gang, le pimp du coin… Et si c’était votre enfant qui avait besoin de forger sa réflexion, avec quelles sortes d’adultes voulez-vous qu’il s’initie?

Autres textes sur Alcool et drogue 

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Enseignante sexy et hypersexualisation des enseignants

Enseignante sexy et hypersexualisation des enseignants

Dossier Sexualité

Petite trouvaille sur Internet. Le blogue de journaliste d’estrade est écrit par une enseignante. Elle nous y présente le déguisement d’Halloween d’une de ses collègues de travail. Un déguisement qu’elle décrit comme suit:

« Dans un party d’adultes consentants, ça va. Mais dans une maison d’enseignement? Pour moi, c’est un manque flagrant de jugement ». Cinq autres collègues de travail se sont exprimés dans les commentaires de ce blogue et dénonçant un déguisement inacceptable pour une enseignante devant ses élèves.

Journaliste d’estrade reprend la parole pour nous mentionner que cette enseignante n’en est pas à sa première tenue sexy devant ses étudiants: « C’est une habituée des vêtements inappropriés: elle portait, aux temps chauds, une jupe de denim trop courte pour le code de vie de l’école ». Est-ce qu’une enseignante, chargée de faire respecter un code de vie peut se permettre de l’enfreindre? Faites ce que je dis, mais pas ce que je fais! À l’heure ou l’on a écrit beaucoup sur l’hypersexualisation des jeunes, nous avons oublié de parler de l’hypersexualisation des enseignants.

Pour l’instant, les enseignants se sentent mal à l’aise de faire une plainte à la direction de l’école. Pour aider à mobiliser les gens vis-à-vis le questionnement soulevé, je mentionnerais que c’est une école de Terrebonne. Avis aux parents concernés.

Autres textes sur la Sexualité et l’Hypersexualisation.

Enseignante sexy à l’école

Danse érotique, danse poteau et sexe récréatif

Jeune, sexe et alcool

Policiers en devoir dans un vidéo porno

Strip-tease, danse poteau et danse érotique

La sexualité dans les prisons

Hypersexualisation: le Québec abandonne-t-il ses enfants?

Le sexe banalisé?

Hypersexualité; la mode des jeunes

Hypersexualité vue par de jeunes écoliers

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Entre libération et aliénation sexuelle

Entre libération et aliénation sexuelle                    

Dossier Sexualité

Claire Gaillard, Volume 16 no 1. Octobre 2007

Aux traditionnelles séances d’aérobie, certaines femmes préfèrent aujourd’hui les cours de striptease et de danse érotique qu’elles jugent plus stimulants et tout aussi efficaces. Dans la même veine, les réunions tuperware ont été délaissées au profit de partys sex-toys. Ce qui était considéré comme des pratiques marginales est maintenant à la portée de tous ceux et celles qui voudraient pimenter leur vie sexuelle et personnelle. La forte médiatisation de ces attitudes et la prolifération des supports pornographiques les ont érigées en modèles de référence. Un pas en avant selon certains, deux pas en arrière estiment d’autres.

Des décennies de lutte féministe ont évacué les images de la femme au foyer soumise et procréatrice. Aujourd’hui la femme peut contrôler son corps et sa sexualité. Elle a le droit et la possibilité de tout explorer. Pour quelques dizaines de dollars, Madame Tout-le-monde peut prendre des cours de striptease ou de danse poteau. Elle peut s’initier à l’érotisme du tantra, au massage sensuel en couple et améliorer ses techniques pour donner encore plus de plaisir à son partenaire.

Les élèves de Velma Candyass, professeure de striptease et de danse cabaret du studio Joytoyz de Montréal, ne sont ni des prostituées ni des danseuses nues. Ce sont des femmes de tous âges, de milieux social et professionnel variés. Elles s’inscrivent aux cours comme d’autres vont au gym ou chez un psychologue, ou simplement pour réaliser un fantasme privé. «Il n’y a rien de sale ou de vulgaire, précise une élève de 22 ans. On a beaucoup de fun, il y a une très bonne ambiance, on fait de l’effort physique mais ça peut nous servir dans la vie privée. Je me sens juste bien quand je pars d’ici.»

«Quand on pense à la danse érotique, on imagine tout de suite sa dimension professionnelle, selon Velma. Mais c’est comme de la thérapie corporelle. Il s’agit de découvrir un autre côté de soi. En général, les filles qui viennent en classe veulent explorer leur sensualité, leur corps et les mouvements. C’est plus comme un cours de danse pour elles.» C’est le cas d’une autre de ses élèves, qui pratique aussi la salsa, et qui voit les ateliers offerts par Joytoyz comme une approche artistique originale.

Figures imposées?

Selon la chercheuse Sandrine Ricci, de l’Institut de recherches et d’études féministes de l’UQAM, l’épanouissement sexuel fait de plus en plus partie d’une quête de croissance et d’épanouissement personnel. Les femmes n’agiraient cependant pas complètement de leur propre gré. «On parle toujours de libre choix mais avec tous les stéréotypes inaccessibles dont on nous bombarde, ce n’est pas si facile. Les femmes sont sous le joug de normes de beauté et de comportement.»

D’après Francine Duquet, professeure de sexologie à l’UQAM, si de tels cours ont autant de succès, c’est que «les adultes ne sont pas à l’abri de la banalisation de la sexualité. La médiatisation du phénomène, la libéralisation des mœurs et le déclin de la religion ont engendré une dégradation des valeurs morales en ce qui concerne la perception des autres et de soi. Ce qui était tabou hier est devenu banal. La majorité des gens ne se choquent plus de rien. On suppose que les adultes agissent avec discernement, mais ils baignent aussi dans l’univers de l’obsession de la beauté et de la performance.»

À bas les coincées !

Les femmes n’auraient pas échappé au phénomène d’érotisation de la société. Reste à savoir dans quelle mesure elles en seraient victimes. «L’hypersexualisation est une tendance lourde à ramener l’identité des individus à leur seule dimension sexuelle», définit le sexologue et enseignant au cégep de Sherbrooke, Alain Desharnais. La sexualité serait devenue plus qu’un élément accrocheur dans la publicité, les clips musicaux et les émissions de téléréalité. La valeur de chacun se mesurerait, de plus en plus, à ses capacités de séduction, à ses performances sexuelles et, par la même occasion, à son apparence physique.

«Pour être bien dans sa peau et dans sa vie, pour être in et échapper à la ringardise […], il faut adopter de nouvelles pratiques sexuelles et consommer les produits de l’industrie du sexe: films, gadgets sexuels, etc.», écrivent Richard Poulin et Amélie Laprade, respectivement sociologue-chercheur à l’Université d’Ottawa et sociologue-analyste de recherche à Santé Canada, dans leur texte «Hypersexualisation, érotisation et pornographie chez les jeunes» sur le site Internet Sysiphe. «Il faut oser tout essayer et apprendre à aimer la sodomie, l’éjaculation faciale, la double ou triple pénétration, le triolisme, l’échangisme, etc.»

Sexe récréatif

Exit le modèle du sexe reproducteur ou romantique, l’ère nouvelle serait au sexe récréatif. Et selon Sandrine Ricci, celles qui osent questionner les stéréotypes sexuels sont seulement des filles «plates», frustrées, voire moralisatrices. «C’est ce qui a toujours été dit des féministes, indique-t-elle. Aujourd’hui, on ne peut pas être autrement que sexy. Je vois ça comme une perte de pouvoir parce qu’il faut correspondre à des stéréotypes pour faire sa place.»

Même son de cloche chez la chef de service en leadership et coordinatrice du projet de recherche sur la sexualisation précoce du YWCA de Montréal, Lilia Goldfarb, qui croit que «la valeur des femmes est de plus en plus tributaire de leur degré d’apparence et de sexualisation. Paraître est plus important qu’être. Si on ne veut pas embarquer dans la vague de « l’épanouissement sexuel », on est vieille et démodée.»
Les femmes ne profitent pas de leurs acquis pour se faire valoir autrement, par leurs connaissances, leur savoir-faire ou leurs activités, croit la journaliste Geneviève St-Germain, citée dans un article sur «La tendance pitoune.» du numéro de mars 2007 de La Gazette des femmes. «Au fond, c’est tellement moins épuisant et plus valorisant d’être une belle cocotte sexy que de lutter pour faire valoir ses droits!»

D’accord sur le fond mais pas sur la forme, Sandrine Ricci concède que «faire valoir ses droits et connaissances, ce n’est pas vraiment le modèle proposé aux femmes pour se valoriser. Mais répondre aux standards c’est une job à temps plein qui a ses conséquences! Je ne suis pas sûre que ça soit moins fatigant.» Elle fait remarquer que la course à la beauté présente son lot d’effets pervers tels que les troubles alimentaires et autres syndromes dépressifs.

Belle et désirable à tout prix

La sexologue Francine Duquet souligne que les valeurs de performance et de compétitivité auraient colonisé la sexualité aux dépens des principes d’intimité, de respect et de partage qui sont les piliers du couple et de la vie à deux. Les conséquences: « Pour les adultes, il est parfaitement possible d’expérimenter de nombreuses choses dans le consentement. Mais cela comporte le danger qu’on ne soit pas réellement au clair avec ses propres désirs. Ça provoque aussi une distorsion de ce qu’est la relation à l’autre.» L’apprentissage sexuel peut ainsi être lavé de tout aspect affectif et humain.

Plutôt que de jouir sans entraves, les femmes seraient devenues prisonnières d’une sexualité instrumentalisée. Elles reproduisent des modèles qu’elles ont intériorisés. «Elles sont devenus pour les hommes de « bons objets » en se conformant aux standards proposés, explique Lilia Goldfarb. Leurs réels désirs, leur santé, leur bien-être, leurs compétences et réussites passent au deuxième plan.». Elle estime que les femmes seront réellement libérées quand elles auront pleinement conscience de la nature des rapports sociaux de sexe et qu’elles les auront renversés. «La barre est pas mal haute pour les femmes» qui ont intériorisé les désirs et visions des autres pour en faire les leurs.

D’après la chercheuse du YWCA, «l’adoption d’une sexualité pornographique, selon des codes masculins et dominateurs, ne peut pas vraiment nous libérer. Quand on arrive à croire que ce qui nous opprime nous libère, c’est là qu’on est colonisé.»

Qu’arrive-t-il à nos gars?

N’en déplaise aux «machos» qui, hier, dominaient les sociétés occidentales, «aujourd’hui, les garçons sont déroutés par les attitudes très sexualisées des filles, selon la sexologue Francine Duquet. Les filles font tout pour plaire à leurs chums, qui n’ont plus de vrai désir. Il leur reste seulement la responsabilité de performer et d’être à la hauteur des attentes des filles.» La dimension amoureuse serait évacuée des rapports hommes-femmes. La sexualité peut alors devenir une arme redoutable de contrôle et de manipulation. «À 16 ans, les dégâts sont immenses quand on se fait dire par sa blonde qu’on fait mal l’amour.»

Le sexologue au cégep de Sherbrooke, Alain Desharnais, exposait un avis similaire lors d’une conférence sur l’hypersexualisation: «La nouvelle anxiété des gars, c’est de ne pas être à la hauteur des nouveaux standards de performance. Ils sont confrontés à un modèle qu’ils ne peuvent pas imiter.» Ils ont donc tendance à se tourner vers des formes de sexualité dites « passives », comme la pornographie magazine ou Internet afin d’éviter le jugement de le part d’une partenaire.

À chaque époque ses mœurs

En 1980, une jeune fille écrit anonymement au magazine Filles d’aujourd’hui pour demander s’il est normal qu’elle pratique la masturbation de temps en temps. On lui répond qu’elle est libre de ses actions, mais que certaines études ont démontré les effets nocifs de la masturbation.

En 2007, le magazine Femme d’aujourd’hui se consacre essentiellement à des «sujets tabous et coquins». De l’orgasme à la photo érotique de couple en passant par l’échangisme, le sexe oral et les meilleurs endroits où faire l’amour l’été, le magazine passe au crible tout ce qui se rapporte aux pratiques sexuelles en vogue. Le titre se veut évocateur : la «femme d’aujourd’hui» a, à sa portée, une sexualité fascinante et variée.

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Cours pratique de sexualité au secondaire

La semaine prévention MTS-sida débutait le 28 novembre dernier. Dans une polyvalente des Laurentides, un responsable organise un concours d’enfilage de condoms autour d’une banane, tenue entre les jambes des garçons. La gagnante a été celle qui a complété l’exercice avec sa bouche.

Jusqu’où doit-on aller en matière de prévention? Va-t-on voir un jour un enseignant demander aux filles de faire l’amour en classe pour nous montrer si elles font cela correctement? Et si dans cette classe se retrouvait une fille qui ne voulait pas faire cette expérience? Devant la pression de ses camarades aurait-elle réussie à mettre sa limite et y survivre émotionnellement?

Informer et sensibiliser les jeunes est une chose. Leur faire vivre des cours un peu trop pratico-pratiques en est une autre. La sexualité est quelque chose de personnelle, qui se vit dans l’intimité d’une porte close et dans le respect. Il y a plus que la mécanique du “comment je fais la chose”, il y a toute une série d’émotions à y vivre. Et cela, on n’en parle pas.

Hypersexualisation, le Québec abandonne-t-il ses enfants?

Le sexe banalisé

Publicités sexistes au Collège Notre-Dame

Les jeunes nous parlent de sexe

L’hypersexualisation, pas juste une mode

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