Climat, énergie et conservation des espaces naturels

Climat, énergie et conservation des espaces naturels

DOSSIER ÉQUITERRE

Washington, 4 juin 2009 – Les dirigeants des grandes organisations canadiennes et américaines oeuvrant dans le domaine de la conservation et de la protection de l’environnement se sont réunis près de Washington, D.C.. Leur objectif était de discuter des enjeux d’intérêt commun comme le climat, l’énergie et la conservation d’espaces naturels, ainsi que des possibilités de coordonner les actions des deux pays pour mieux s’y attaquer, tenant compte de l’intégration des marchés canadiens et américains. Finalement, ils devaient discuter de la nécessité mutuelle de créer des emplois dans le secteur des énergies propres et renouvelables.

Compte tenu de l’ingéniosité dont peuvent faire preuve nos sociétés, il est possible de s’attaquer avec succès aux grands problèmes écologiques de notre temps. Nous pouvons arrêter la détérioration de notre atmosphère, créer des emplois manufacturiers en mettant à profit l’énergie solaire et éolienne, améliorer notre sécurité en réduisant notre dépendance au pétrole, minimiser les impacts catastrophiques des changements climatiques sur les communautés humaines et naturelles et protéger nos territoires naturels fragiles, comme l’Arctique et la forêt boréale.

Les dirigeants des organisations environnementales du Canada et des États-Unis demandent aux deux pays de:

– Faire preuve d’un leadership fort à l’échelle mondiale – particulièrement pendant la période qui précède la rencontre de Copenhague sur les changements climatiques – et au niveau national pour s’attaquer avec vigueur aux enjeux climatiques. Plusieurs états, provinces et peuples autochtones agissent déjà très concrètement et démontrent leur leadership pour contrer la détérioration de notre atmosphère, notamment en implantant des politiques de protection efficaces.

– Élaborer des politiques basées sur les connaissances scientifiques sur les changements climatiques et prendre des décisions qui visent à gérer les ressources naturelles de la meilleure façon possible pour assurer la survie de la faune sauvage et des systèmes naturels dans un contexte de réchauffement planétaire.

– Adopter un moratoire sur le développement des sables bitumineux et n’approuver aucune nouvelle infrastructure qui nous condamnerait à utiliser des carburants liquides sales comme ceux provenant des sables ou des schistes bitumineux et du charbon liquide. La production de pétrole à partir des sables bitumineux est la source d’émission de gaz à effet de serre (GES) qui croît le plus rapidement au Canada. Cette industrie a un impact dévastateur sur les écosystèmes de la forêt boréale, sur les oiseaux migrateurs et sur la qualité de l’eau et de l’air. La pollution qui découle de la production de combustibles à partir de charbon liquide, de schistes et de sables bitumineux pourrait annuler les gains réalisés par la réduction de la consommation du pétrole et d’autres mesures mises en place pour réduire les GES.

– Augmenter les investissements dans le secteur des énergies renouvelables, de l’efficacité énergétique et de la conservation de l’énergie. Ces investissements auront pour effets de favoriser la prospérité grâce aux nouvelles technologies et de stimuler la création d’emplois dans le secteur des énergies propres. Pour minimiser les impacts sur le monde naturel, il est essentiel d’obtenir un engagement pancontinental visant à améliorer l’efficacité énergétique et à assurer une expansion rapide des énergies renouvelables. De plus, la meilleure façon d’améliorer la sécurité énergétique est d’investir dans les énergies les plus propres possible et de mettre un frein à notre dépendance aux énergies fossiles.

– Adopter un moratoire sur la pêche industrielle et le développement dans l’océan Arctique jusqu’à ce qu’on ait réalisé une analyse scientifique complète, tenant compte des plus récentes données sur les impacts des changements climatiques, et jusqu’à ce qu’on ait mis sur pied un système écosystémique, basé sur le principe de précaution, pour la gestion des activités industrielles.

– Travailler de concert avec toutes les nations et tous les peuples de l’Arctique pour éliminer les sources de pollution dans l’Arctique, incluant celles d’origine terrestre.

– Protéger la forêt boréale de l’Amérique du Nord parce qu’elle constitue l’une des plus grandes forêts sauvages intactes du monde et parce que ses arbres et ses tourbières jouent un rôle essentiel comme réservoir de carbone mondial.

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Être écoresponsable, carboneutre ou virtuel

Être écoresponsable, carboneutre ou virtuel?

Stéphane Gagné

(Agence Science-Presse) – Depuis quelques années, il est de bon ton d’appliquer une touche de vert à toutes les interventions humaines. Le monde des congrès et des colloques n’échappe pas à cette règle. Plusieurs centres des congrès dans le monde se sont dotés de politiques d’achat écoresponsable (achat de produits ayant le moins d’impacts possible sur l’environnement) et d’une politique environnementale pour la gestion de leurs déchets ou le transport. Poussé par le Bureau des normes du Québec et le Regroupement québécois des femmes en environnement, un projet de certification volontaire d’événements écoresponsables pourrait même voir le jour en 2010.

Réduire les gaz à effet de serre

Dans cette mouvance, les événements carboneutres occupent une place importante. Ces événements ont pour objectif de réduire la production de gaz à effet de serre (GES) lors de la tenue d’événements et de compenser par l’achat de crédits de carbone les émissions résiduelles, plus difficiles à réduire.

C’est que le principal impact des événements est souvent le transport (surtout par avion pour faire venir les congressistes). Pour parvenir à rendre un événement carboneutre, «on procède en trois étapes, affirme Véronique Morin, directrice de projets pour Planétair. On cherche d’abord à identifier et quantifier les sources de GES, ensuite on met en place des actions pour les réduire, par exemple, un transport collectif des congressistes et enfin, on compense les émissions résiduelles par l’achat de crédits de carbone.» Chez Planétair, ces crédits sont vendus environ 50 $ la tonne de GES émis et l’argent ainsi recueilli est investi dans des projets d’énergie renouvelable dans le tiers monde. Cette formule a permis au Festival de jazz de Montréal de devenir carboneutre en 2008. L’expérience sera répétée en 2009.

Écoresponsabilité

Certains organisateurs poussent la mesure plus loin en appliquant la notion d’écoresponsabilité à leurs événements. On tient alors compte des dimensions environnementale et sociale (ex.: achat local, réduction des transports solo, gestion écologique des déchets). D’autres évacuent la dimension transport en organisant des événements virtuels. Des événements, où le contact personne à personne n’est pas essentiel, se prêtent bien à cela. C’est le cas de la première rencontre virtuelle scientifique de la revue scientifique Nature, organisée récemment, ou du congrès des adeptes du jeu vidéo World of Warcraft.

Ce genre d’événements virtuels n’est pas encore chose courante au Québec. Cependant, cela est appelé à se développer, selon Normand Beauchamp, président de l’important fournisseur d’équipements audiovisuels CEV de Montréal. C’est que la technologie de la vidéoconférence qui permet leur tenue s’est beaucoup améliorée au fil des années. «Les prix ont baissé, les équipements sont plus puissants et les interfaces sont plus conviviales, affirme-t-il. De plus, cela prend une simple connexion Internet haute vitesse pour se brancher, ce qui en fait un médium peu coûteux à utiliser.» Beaucoup de téléformations se font déjà ainsi, évitant aux gens de se déplacer.

La menace des changements climatiques aidant, peut-être verrons-nous, dans un futur rapproché, un nombre grandissant d’événements virtuels, écoresponsables ou carboneutres? C’est à suivre…

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