Jeux interdits

Jeux interdits

(Agence Science-Presse) – À quoi on joue?

Si on décrit à des enfants néerlandais 12 différents jeux vidéo, dont certains leur sont interdits en raison de l’âge… c’est à ceux-là qu’ils voudront jouer.

Les enfants à qui on fait les mêmes descriptions, mais sans parler des interdits, les trouvent tous également attirants.

(Source: Pediatrics)

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Battle breakdance hip hop des meilleurs breakers de Montréal

show_image Extreme Supreme Science
Vidéo VHS, compétition de break-dance.

Skywalker, Omegatron, Psycho Red, Silo, Trackmaster, Strike 3, Jayko Superstar, Speedy, Place Pieces (Maximum Efficiency), Tiger, Dj Frank Boulevard, Dj Devious.

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Entretien avec Jean-Simon Brisebois

Entretien avec Jean-Simon Brisebois

François Richard

Le jeune auteur Jean-Simon Brisebois en a vu de toutes les couleurs. Enfance en centre d’accueil, adolescence marquée par l’alcool et la violence, chômage, criminalité… À la veille de publier son quatrième livre, Je me raconte, le natif du quartier Hochelaga-Maisonneuve a rencontré Reflet de Société afin de partager son parcours hors de l’ordinaire.

À l’âge de vingt-neuf ans, Jean-Simon Brisebois souhaite faire un retour sur l’histoire de sa vie. Le livre qu’il s’apprête à publier, Je me raconte, ne serait pas, selon lui, une autobiographie. «Je suis mal à l’aise avec ce terme. Je suis trop jeune pour ça. Il s’agit plutôt d’un récit personnel de tout le chemin que j’ai parcouru, de mon enfance jusqu’à aujourd’hui.»

L’idée de se raconter de cette façon lui est venue lors de ses trois participations au Salon du livre de Montréal, suite à la publication d’une trilogie de poèmes, entre les années 2006 et 2008. «Les gens qui visitaient mon kiosque me posaient beaucoup de questions sur mon vécu, sur qui j’étais. Mes poèmes sont abstraits et ne permettent pas de véritablement me connaître.»

p.24-25, S'en sortir un paragraphe à la fois1 Centre d’accueil, alcool et violence

L’histoire de Jean-Simon Brisebois est effectivement difficile à raconter. Né dans une famille proche des milieux criminels de l’est de Montréal, Jean-Simon est placé en centre d’accueil dès l’âge de cinq ans. Il y restera de façon intermittente jusqu’à la fin de son adolescence.

Sa jeunesse est marquée par l’échec scolaire, la violence du milieu dans lequel il vit et l’abus d’alcool et de drogues auxquels il a recours pour s’éloigner momentanément des nombreux problèmes qui l’accablent. Malgré les difficultés qu’il a surmontées, Jean-Simon ne prétend pas avoir découvert de recette miracle pour vaincre la détresse. «Je ne veux pas donner de leçons de vie à qui que ce soit avec ce livre. Je l’écris avant tout pour moi et pour les lecteurs qui m’en ont fait la demande.»

L’écriture comme thérapie

Ces lecteurs ont fait la connaissance de Jean-Simon grâce à sa trilogie de poèmes, résultat d’un travail qui s’est échelonné sur plus d’une dizaine d’années. Une décennie au cours de laquelle la vie de l’auteur a pris plusieurs virages inattendus. À l’âge de 17 ans, les nombreuses difficultés de Jean-Simon le font craquer. Il est victime d’une sévère dépression et est hospitalisé en psychiatrie.

L’expérience sera déterminante pour lui. «J’ai commencé à écrire à l’hôpital, simplement pour passer le temps. C’est ensuite devenu une habitude.» De retour chez lui, il fait lire quelques-uns de ses poèmes à ses amis qui l’encouragent tous à les publier. L’idée qui semble farfelue au départ germe dans l’esprit de Jean-Simon. Neuf ans plus tard, le rêve deviendra réalité.

Entre-temps, Jean-Simon occupe toutes sortes d’emplois. Il tente de mener une vie saine et d’échapper aux nombreux problèmes qui ont marqué sa jeunesse. Entre les petits boulots dans les usines ou les organismes communautaires, le poète en herbe accumule les expériences de vie.

Réalisation des recueils de poèmes

Les éditions TNT lui donneront finalement sa chance. Les textes écrits par Jean-Simon entre 1997 et 2008 se transforment en trois recueils: Renaissance, L’âme de l’ange et Entité. Les œuvres traitent, par le biais de textes brefs et rythmés, de l’enfance, de la spiritualité et de la vie dans la rue, dans un style que Jean-Simon qualifie de «poésie urbaine». L’écriture a pour lui une importante fonction libératrice. «J’extériorise ainsi ma peine. Ça me permet de crier qui je suis.» L’auteur utilise son travail littéraire afin de répondre à certaines questions. «Mes parents ne se sont pas beaucoup occupés de moi. Je dois donc m’expliquer beaucoup de choses tout seul.»

Le travail artistique et l’implication sociale ont joué un rôle déterminant dans le cheminement de Jean-Simon Brisebois. En plus d’avoir réalisé un court-métrage sur sa vie, il a co-scénarisé, en 2001, une pièce de théâtre en collaboration avec la Fondation des Auberges du Cœur, un organisme qui lui est venue en aide lors d’une période sombre de sa vie. En décembre 2008, des extraits de ses recueils de poésie ont été lus sur scène par le comédien Stéphane Côté lors d’un autre spectacle organisé au bénéfice de l’organisme qui offre des services d’hébergement aux jeunes marginalisés. Sa participation à ce dernier spectacle lui a permis de remporter, à la suite d’un concours, la bourse Simple Plan, d’une valeur de 1 000$. Le poète partage aussi son talent en donnant des ateliers d’écriture à Spectre de Rue, un centre de jour pour les toxicomanes du centre-ville de Montréal.

Son prochain projet? Un nouveau recueil de poésie sur le thème de l’amour. Encore une fois, il souhaite que l’expérience soit thérapeutique. «J’ai toujours eu de la difficulté avec l’amour. Je sais écrire aux filles, mais je ne sais pas leur parler.» Jean-Simon promet à ses lecteurs que le ton de sa dernière œuvre tranchera avec celui de ses livres précédents. Sa vie a bien changé et il veut maintenant s’attaquer à des textes au contenu plus positif. «Ça ne sera pas un livre noir. Je veux laisser couler mon côté romantique.»

Reflet de Société, Vol.17, No 3, Avril/Mai 2009, p. 24-25

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poesie-urbaine-jean-simon-brisebois-art-de-la-rue Poésie urbaine. Renaissance. Depuis 1997, Jean-Simon Brisebois s’est découvert une passion pour écriture. Il s’implique activement dans divers projets communautaires dans Hochelega-Maisonneuve.
Renaissance est un recueil de pensées et de poèmes parlant autant de son amour de la vie que d’espoir. 4,95$

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Ma vie… un jour à la fois

Ma vie… un jour à la fois

Les mots de Marilou

Jusqu’à vingt ans, j’ai été principalement sous l’influence de mes parents.  Dans une famille traditionnelle avec un père, une mère et plusieurs frères et sœurs.  Mes parents m’ont inculqué certaines valeurs, plus par leur exemple que par leur parole.

Ma mère admirait mon père. Elle lui était dévouée et elle était fière de ses enfants.   C’était une personne marquée par son enfance et par la religion.  Elle a beaucoup souffert psychologiquement.  Elle a fait tout ce qu’elle a pu avec les moyens dont elle disposait.  Cela m’a rendu consciente des limites de l’être humain

J’ai reçu de mon père le goût d’apprendre.  C’était un autodidacte. Il était inventif, créatif et fidèle. Ensuite, j’ai rencontré mon conjoint. Il m’a grandement influencé, que ce soit dans ma façon d’être, l’éducation de nos enfants, mon engagement au travail, de croire en la vie et en mes moyens.

Depuis le décès de mon conjoint, je me retrouve seule face à moi-même, sans projet, sans engagement, sans énergie.  Qu’est-ce que je fais de ma vie maintenant?  À quoi me raccrocher?  J’ai peur de la solitude.  J’ai peur de ne pas bien utiliser le temps qui m’est donné.  Je cherche un sens à ma vie. 

Depuis trois ans, je marche dans le brouillard. J’ai essayé différentes avenues, mais j’ai dû souvent rebrousser chemin.  J’ai rencontré plusieurs obstacles : la maladie et le décès de ma sœur, une fracture au pied et quelques mois plus tard, à l’épaule.

Cet été, j’ai décidé d’en finir avec la recherche de projet, d’intégration, d’engagement.  J’ai décidé de lâcher prise, de vivre au jour le jour. Et je suis bien.

J’ai aidé mon fils lors de son déménagement à l’extérieur du Saguenay Lac-Saint-Jean. J’ai joué avec mes petits-enfants. J’ai restauré mon patio, ce qui me donne une nouvelle pièce à ma maison, et m’incite à profiter du beau temps. J’ai pris le temps de visiter mon autre fils.  J’ai joué au bridge. J’ai pratiqué mon anglais en faisant des mots croisés, en lisant. 

J’ai pris des vacances du deuil, de la retraite, de mes angoisses. Mon mari a atteint sa destination finale.  Moi je suis encore en chemin.  Je ne sais pas où la vie va me mener.  Peu importe, à chaque jour, à chaque échec, à chaque succès, un peu de brouillard se dissipe et la composition prend forme.

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Gros appétit dans l’enfance, gros adulte obèse!

Gros appétit dans l’enfance, gros adulte!
(Agence Science-Presse) – Et attention à ce que vos enfants mangent: le nombre de nouvelles cellules de gras qui apparaissent à l’âge adulte serait déterminé par le nombre qui sont apparues dans l’enfance. Bien que ces cellules apparaissent et disparaissent tout au long de notre vie, selon une équipe de l’Institut Karolinska, en Suède, cette corrélation pourrait expliquer pourquoi certaines personnes, après un régime, ont autant de mal à garder leur nouveau poids.

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l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelle L’amour en 3 dimensions. Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les événements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

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Rap et Gangster Rap ne chantent plus la même rime

Rap et Gangster Rap ne chantent plus la même rime

Par Dominic Desmarais Volume 14.3. Février 2006

Élevé dans la pauvreté, Phast envahit le monde du Hip-Hop avec son attitude de la rue. Il veut redonner ses lettres de noblesse à cette musique, dominée aujourd’hui par les criminels.

Phast a le sourire facile. Le verbe également. Rappeur depuis 5 ans, il aspire à un retour aux sources du Hip-Hop: un mode d’expression qui véhicule un message. Pas tuer des gens. «Ce que j’envisage, c’est de ramener les vraies valeurs du Hip-Hop. Si le jeune veut être un gangster et tuer du monde, ça le regarde. Mais c’est-tu nécessaire d’être pimp, de tuer du monde pour être hot? Le monde comme 50 Cent, ce qu’ils pensent c’est que, si tu n’as pas tué, si tu t’es pas fait tiré, t’es pas hot.»

Phast vient de la vieille école. Celles des racines du Hip-Hop. Dans ses chansons, Phast aborde ses histoires, celles de ses proches. La réalité de la rue, le système carcéral, la pédophilie, le piratage, les femmes qui utilisent les enfants pour en faire baver aux hommes.

«Oui j’ai des thèmes durs. Mais faut séparer le gangster rap de ma musique que je qualifie de hardcore rap. Ma musique sera jamais peace. Je suis capable de faire une toune romantique. Mais mon passé ne me permet pas de faire un beat trop joyeux. J’ai des tracks qui parlent de la rue. Le monde est rendu fou. Les jeunes se promènent avec des couteaux. Mon frère a perdu un de ses chums et sa blonde, enceinte, dans un driveby.» À l’écouter, son authenticité saute aux yeux. Son énergie, ses propos, ressemblent en tous points à sa musique.

Le Hip-Hop doit-il passer par des histoires aussi dures? L’artiste ne le pense pas. «Je refuse de dire que ça prend des textes négatifs pour être écouté. Malheureusement, les jeunes s’identifient à ça. Ça me dérange.»

Son album a un côté négatif. Il l’admet d’emblée. «C’est mes histoires. Ce que j’avais à cracher en 3 ans. Y’a moyen de dire à quelqu’un que tu veux y accrocher le portrait sans parler de gun, de le tuer. Il y a une différence dans la mentalité, dans le message.» Phast est intense. Ses mots sortent sans hésitation, comme une rafale de mitraillette.

Sa réalité n’est pas rose. Celle de la rue. Qu’il est loin d’être seul à vivre. «Avoir une arme dans 5 ans, ça va être nécessaire. Le monde est rendu fou. Mon message, c’est que c’est pas nécessaire d’être violent, mais c’est nécessaire de montrer que tu te laisseras pas marcher sur les pieds.»

Une enfance difficile

«J’ai pas eu une belle vie. Ma mère était seule. Pas d’argent. Elle était sur l’assistance sociale. Mon père était absent, il ne m’a rien donné… C’est pour ça que je me suis battu pour obtenir ce que je voulais. Je suis conscient que j’aurais pu être mieux. Mais je sais aussi que j’aurais pu être pas mal pire. C’est ce qui me tient. Ce qui fait que je vais m’en sortir.»

Plus jeune, Phast passe un peu de temps derrière les barreaux. Jamais pour des crimes reliés à des armes ou la drogue, précise-t-il. Puis, il écope 8 mois pour 9600$ de contraventions impayées. «Ma mère m’a donné de bonnes valeurs. Mais elle peut pas tout faire. Je faisais mes petites passes ben safe. Je venais d’avoir ma fille. Un mois et demi de fait. Je me pogne un job. Je ne fais plus de conneries. Ç’a allait bien.»

La vie allait le rattraper. La mère de sa fille porte plainte pour violence conjugale. Phast retourne alors purger le reste de sa sentence pour ses contraventions. Acquitté, dit-il, il garde un goût amer des libertés conditionnelles: il est retourné en prison en raison d’une plainte non fondée… «La mère de ma fille m’a dit: si tu me laisses pour une autre fille, je vais vous tuer tous les deux. Je l’ai quittée. Moi, j’ai payé pour les caves qui battent leurs femmes…»

De cette mésaventure, il écrit ses premières chansons. Pour la première fois, il rap. Sur cette fille, sur le système carcéral. «Ma musique va me mener sur le droit chemin. Y’a une histoire sur chacune de mes tracks. Fallait que je sorte ça parce que la musique c’est fait pour s’exprimer. C’est sûr que je vendrai pas comme Corneille…» avoue-t-il, le sourire en coin.

Il ne peut changer son passé, ses petites combines. «C’est un choix que j’ai fait. C’est un mauvais choix. J’ai les nerfs finis à cause de ça. Je suis tanné de vivre avec la haine. J’aimerais ça, changer de vibe.» De l’espoir s’en vient: le 22 février, Phast lance son premier album.

Pour rejoindre le Café-Graffiti: (514) 259-6900

Autres textes sur le Rap:

Rapper Hip hop et homosexualité

Rap et criminalité

Rap et spiritualité rencontre avec Madhi, Khyro et Monk.e

2Pac reconnu par le Vatican

Rap et gangster rap ne chantent plus la même rime

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Le crime parfait: Comment tuer un enfant

Le crime parfait : Comment tuer un enfant

Par Alain Martel

Intrigué? J’ai une recette. LA recette. Tuer sans jamais être pris. Pas de problèmes de conscience. Plus encore, il y en a un paquet qui applaudiront. Vous deviendrez le héros de la classe parentale dépassée. Un héros, je vous dis.

Ça prend un peu de temps par exemple. Quelques années. Quelques règles, quelques interdictions sanctionnées par quelques bonnes punitions bien placées. Le tour est joué. En fait, je m’énerve à cause de l’éternel débat du costume obligatoire à l’école. Remède miracle qui règle tous les problèmes. Mais quel est l’impact sur les enfants, les ados, et sur les parents? Ce n’est pas scientifique, mais c’est mon opinion.

L’enfance. À ma connaissance, c’est une période où on enseigne le respect. Le respect de soi et des autres. Le respect des différences. Le partage. Des valeurs sociales importantes. Le respect des règles. On commence à leur donner des moyens pour résoudre leurs conflits.

Pourtant, on les cimentent dans des cadres immuables de similitudes. Alors, ils commencent leur vie en pensant que chacun est semblable aux autres et que c’est comme ça que ça doit être. Si je ne suis pas comme lui, je ne suis pas bon. Belle estime de soi. Mais dites-moi, est-ce comme ça dans la vie? Peut-on dire que nous jouons parfaitement notre rôle de guide pour ces enfants? Les préparons-nous vraiment à vivre dans notre société?

À l’adolescence, c’est un temps où on veut se positionner dans la hiérarchie sociale autour de soi. C’est un temps où on ne s’aime pas beaucoup, que l’estime de soi est basse. On s’évalue en se comparant avec ceux qui nous entourent. On veut vivre des expériences nouvelles. C’est le temps où on confronte les valeurs familiales. C’est la difficulté de communication. Incapacité chronique de nommer les sentiments et les émotions parce que les mots nous manquent. Alors, on agit. C’est aussi la découverte de l’amour et des relations interpersonnelles. On fait ça comment, d’après vous? On regarde les autres et on se compare.

Il est important d’être différent. Quel service leur rend-t-on alors en les confinant dans le corset étouffant de la conformité et le «pareillisme»? On tue leur créativité, leur besoin de découvrir la vie et de la vivre intensément. Si on les habitue à suivre les règles sans les questionner, quelle sorte de dirigeants seront-ils? Et égoïstement, qui prendra soin de moi quand je serai trop vieux pour prendre soin de moi tout seul? Peut-on montrer le partage dans un régime totalitaire? Quel sera l’impact réel des décisions que nous prenons aujourd’hui SUR LA VIE FUTURE DE NOS ENFANTS?

Un exemple qu’être hors norme peut apporter des bienfaits. Les inventeurs de l’insuline étaient mal perçus parce qu’ils utilisaient le porc pour la fabriquer. Ils ont osé défier les autorités en place. C’est ce qui a sauvé la vie de ma filleule et de ma coloc qui sont diabétiques.

Merci de me lire… merci de me publier.

Autres textes sur la famille:

https://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/05/reponse-a-alain-martel-le-crime-parfait/

https://journaldelarue.wordpress.com/2006/12/18/les-voleurs-denfance/

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