Maison du Pharillon: thérapies dans l’amour fraternel pour jeunes toxicomanes

Maison du Pharillon

Thérapies dans l’amour fraternel pour jeunes toxicomanes

Valérie Carrier       Dossier Toxicomanie

Mercredi soir, je suis allée à la soirée portes ouvertes hebdomadaire de la Maison du Pharillon. Il s’agit en fait d’un lieu de thérapie pour jeunes toxicomanes qui veulent s’en sortir. Je connaissais l’organisme par son fondateur, Christian Beaulieu, un prêtre qui donne des enseignements dynamiques auprès des jeunes et qui a les yeux brillants comme personne! J’avais aussi déjà rencontré quelques jeunes sortis du Pharillon, mais la Maison étant à Montréal et moi habitant très loin, je n’avais encore jamais l’occasion d’y aller. Mercredi soir, j’y ai vécu une soirée très intense.

Soirées du mercredi

Dans ces soirées du mercredi, il y a un partage, qui prend la forme d’un témoignage. En général, c’est un des jeunes qui prend la parole, mais cette semaine, c’était une soirée spéciale, d’après ce qu’on m’a dit. C’est le père de l’un de ces anciens toxicomanes qui a partagé son expérience avec tous. Il a parlé de tous les problèmes que son fils avait pu lui causer, de tout le mal qu’il avait fait, de la souffrance qu’il lui avait fait endurer. Son fils était dans la salle, il écoutait et ajoutait parfois quelque chose. Le père a invité jeunes et parents qui voulaient à partager aussi leur expérience, dans tous les cas semblable à la sienne. La rencontre a ainsi donné lieu a d’incroyables témoignages.

Apprendre à s’en sortir

Pour moi, c’était d’incroyables témoignages. Eux, c’était leur vie. Mais pour qu’ils soient capables d’en parler ainsi, pour que les jeunes soient capables de parler avec sérénité de tout ce qu’ils ont fait de mal, il a fallu qu’ils passent par un grand apprentissage. Et pourtant, certains d’entre eux ne sont pas là depuis très longtemps. Ils apprennent à s’en sortir.

De la discussion de mercredi, il est ressorti que la plus grande aide que les parents ont pu apporter à leurs fils, c’est d’avoir cessé de les aider; c’est alors que ces jeunes ont dû cesser de prendre pour acquis leur nourriture et chercher de l’aide pour changer de vie. Tous étaient d’accord sur ce point.

Résultats

C’était la première fois que j’allais dans une maison de thérapie, la première fois que j’assistais à une rencontre de jeunes en cheminement pour quitter leur dépendance; je ne peux donc pas comparer. Ce qu’on m’a dit de l’approche de cette maison, c’est qu’elle implique un côté spirituel et un côté social, alors que la majorité n’abordent qu’un ou l’autre. Ce que j’en sais, c’est qu’elle est basée sur l’amour fraternel. Et ce que j’en vois, c’est que ça fonctionne: ces gars s’en sortent!

Autres textes sur Toxicomanie

 

autres textes sur alcool  et drogue.

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

couverture  livre jean-simon copie Poésie urbaine. Je me raconte. Jean-Simon Brisebois. Depuis 1997 Jean-Simon s’est découvert un goût pour l’écriture. Après avoir publié une trilogie poétique aux Éditions TNT(Entité en 2008, L’âme de l’ange en 2007 et Renaissance en 2006), plusieurs de ses lecteurs étaient curieux de savoir lesquels de ces textes parlaient le plus de lui. Il revient donc en force avec Je me raconte, un court récit autobiographique. Laissez-vous guider dans le monde particulier de ce jeune auteur!  7$

Disponible par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Mots clés Technorati : ,,,,,,,,,,,,,,,,,,,

Education alternative: cherchons professeurs et eleves a la maison

Éducation alternative: cherchons professeurs et élèves à la maison!

Gabriel Alexandre Gosselin

Dans le cadre d’un éventuel dossier sur les différentes formes d’éducation alternative, Reflet de Société est présentement à la recherche de témoignages de parents, enfants, proches, voisins qui donnent ou reçoivent, qui ont donné ou ont reçu l’école à la maison.

Dans le soucis de montrer les différentes facettes de cette méthode d’enseignement, qui rejoint un bassin de population restreint, mais bel et bien existant au Québec, nous aimerions entrer en contact avec vous et entendre vos histoires, vos réalités de tous les jours, savoir ce qui vous a poussé à choisir cette option. Quels sont les avantages pour vous? Les désavantages? Sentez-vous des préjugés de la population ou des gens qui vous entourent, l’appui du gouvernement?

Pour ceux qui voudraient en savoir plus sur l’école à la maison, l’Association québécoise pour l’éducation à domicile (AQED) distribue information, soutien et liens vers des blogues de familles qui donne l’éducation à domicile.

N’hésitez pas. Commentez ce billet, ou écrivez-moi à mon courriel: gabrielgosselin@refletdesociete.com

Au plaisir de vous lire.

Vos commentaires sur l’école à la maison

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicide Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 4,95$.
Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Mots clés Technorati : ,,,,,,,,

Opitciwan dans les tripes

Opitciwan dans les tripes

Dossier Autochtone

Nathalie Girard, Volume 16, no. 4, Avril-Mai 2008

J’avais oublié à quel point les Amérindiens aiment rigoler. C’est la première pensée qui me traverse l’esprit en reparlant à Mariette, la secrétaire du département d’éducation d’Opitciwan.

Pourquoi contacter, après 12 ans de silence, cette communauté où j’ai débuté ma carrière d’enseignante spécialisée en troubles graves du comportement ? Je ne sais plus trop. Peut-être parce que j’ai décidé de changer de profession, de raccrocher mes patins. En contactant les gens avec qui j’avais commencé ce chapitre de ma vie, j’espérais peut-être refermer la boucle, clore le sujet.

Mon aventure a commencé avec une valise et l’espoir d’inspirer des vies. J’étais ravie d’inaugurer ma carrière au cœur de la forêt québécoise en compagnie d’un peuple qui m’avait fascinée depuis mon enfance. Je ne pouvais me douter de ce qui m’attendait…

Arrivée au village, j’avais l’impression d’avoir été téléportée dans un autre pays à une autre époque. Des chemins sablonneux et déserts encadrent un amas de maisons désordonné. Le magasin général dispose, la majorité du temps, des denrées essentielles, pain, patates, œufs, tous à des prix dérisoires. Le courrier arrive par hydravion le mardi et le jeudi, si la météo le permet. Pas de télévision, pas toujours l’eau courante.

Ma classe était constituée de 12 adolescents, 2 filles et 10 garçons de 15-16 ans, tous plus «poqués» les uns que les autres. Syndrome alcoolique fœtal, abus physique et verbal, inceste et drogues fortes empoisonnaient quotidiennement leurs vies. Leurs comportements étaient imprévisibles, la violence sans provocation, surtout chez les garçons.

Par exemple, un jeune pouvait dessiner tranquillement, et, soudainement, se lever et attaquer un voisin avec son pupitre. Les filles étaient plutôt effacées, évitant à tout prix le contact avec les garçons. Certains ne savaient pas lire. Les plus avancés étaient de niveau académique 3e année.

J’ai découvert cette année-là un niveau de souffrance et de violence que je n’aurais jamais cru possible. Un mal de vivre commun qui, comme une odeur nauséabonde, enveloppe et déforme toute expérience sur son passage. J’ai été agressée physiquement à tous les jours ; les garçons me prenaient par la gorge pour me projeter sur un mur. Un élève particulièrement perturbé a tenté de me dévêtir en classe; il m’a également mis un couteau à la gorge. On a tenté de me violer dans le bois. Et pourtant, malgré la peur et les larmes, je suis restée. Je voulais leur montrer, ne serait-ce qu’un instant, que la vie pouvait aussi être belle, qu’il y avait une lumière au bout du tunnel.

Contre toute attente, j’ai réussi, à force de persévérance, à calmer partiellement le mal qui les habitait. La violence physique avait considérablement diminué dès janvier. J’ai trouvé une place parmi eux. Une complicité s’est établit entre nous. Ils m’ont laissée entrevoir la fleur fragile qu’ils défendaient si férocement. Nous allions souvent dans le bois en après-midi. Cela les calmait énormément et ils adoraient m’enseigner tout ce qu’ils connaissaient. D’eux, j’ai appris à pêcher, à chasser le lièvre, et surtout qu’il y a une partie indestructible en chacun de nous. De moi, ils ont appris un peu de français, de mathématiques et surtout qu’une relation humaine peut être autre que violente.

Mais aujourd’hui, où en est Opitciwan? Mariette s’est fait un plaisir de me donner des nouvelles du village. Un de mes amis amérindiens s’était marié; un prof de Shawinigan avec qui j’avais travaillé était toujours sur la réserve ; la bibliothécaire avait été promue «agente de réussite». D’entendre parler de tous ces gens qui ont joué un rôle plus ou moins important dans ma vie, m’a replongée dans mes souvenirs. Je revivais du coup les bons moments, mais aussi la souffrance. J’ai appris qu’une fillette de 8 ans s’était suicidée, ne pouvant plus supporter l’abus sexuel de son grand frère, un jeune que je connaissais bien. Ouf! Mis à part les routes pavées, le câble et la poste ouverte trois fois par semaine, rien ne semble avoir vraiment changer sur la réserve. Le mal de vivre y règne toujours.

Et mes premiers élèves? Aujourd’hui, ils ont 27 ans, ou du moins ceux qui restent. Mariette m’a appris que beaucoup d’entre eux s’étaient suicidés.

Pendant les 12 ans où j’enseignais à travers le monde, eux, ils sont restés dans leur enfer. Cela me rend triste. C’est la seule porte de sortie qu’ils ont trouvée afin de se délivrer du mal qui les assaillait. J’ai la consolation d’avoir donné un instant de répit à ces enfants, mais aussi la culpabilité de les avoir abandonnés. Je regrette de n’être pas retournée à temps pour leur dire à quel point ils ont été importants pour moi.

Heureusement, certains d’entre eux demeurent. Dave travaille maintenant à la scierie ; la petite Tina est mariée et a 3 enfants. Une partie de moi aimerait bien les retrouver, leur parler, les féliciter d’être restés forts malgré tout. Je suis tellement fière d’eux. Mais se rappellent-ils seulement de moi? Ai-je eu le même impact qu’ils ont eu sur moi? Que valent mes félicitations puisque je ne suis pas restée?

Je n’ai pas encore décidé si un jour j’y retournerai. Mais, ai-je vraiment complètement quitter? Peu importe où j’irai dans le monde, j’aurai toujours Opitciwan dans les tripes. Mon année là-bas m’a marquée à jamais. Elle a grandement contribué à forger qui je suis aujourd’hui. Je serai toujours reconnaissante à ces jeunes de m’avoir ouvert leurs cœurs et leurs vies et d’avoir ainsi transformé la mienne.

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

autres textes sur le  suicide:

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

quand-un-homme-accouche-roman-cheminementQuand un homme accouche. Roman de cheminement. Le personnage principal accouche de son enfant intérieur qui devient son ami et son thérapeute tout au long du roman. Ce livre est le premier d’une trilogie qui a été reprise dans L’amour en 3 Dimensions. 9,95$

Disponible Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Mots clés Technorati : ,,,,,,,

Que ceux qui aiment les sciences lèvent la main

Que ceux qui aiment les sciences lèvent la main

(Agence Science-Presse) – Plus le pays est riche, et plus l’élève risque de trouver les cours de science ennuyeux et inutiles. Plus le pays est pauvre, et plus l’intérêt est élevé.

C’est l’un des plus étonnants constats —mais jusqu’à récemment passé inaperçu— d’une l’étude internationale sur l’utilité de l’enseignement des sciences (ROSE, pour Relevance of Science Education). Une étude qui n’est pas terminée, mais dont certains résultats ont déjà commencé à être rendus publics. Et ce résultat-là a fait jaser.

Car la corrélation qui se dégage entre la richesse du pays et l’intérêt pour la science est très forte. Si on classe les pays en fonction de l’indice du développement humain des Nations Unies, les deux courbes se suivent en parallèle. Au bas de l’échelle, dans des pays comme le Bangladesh, le Ghana et l’Ouganda, le désir de devenir un scientifique parmi les enfants de 15 ans est à son plus fort.

Pour ces pays-là, ce n’est pas étonnant, considérant qu’une carrière scientifique peut être vue comme une façon de sortir de la pauvreté. Mais comment expliquer qu’à l’autre extrémité de l’échelle, l’intérêt pour les sciences soit systématiquement aussi bas? Et y a-t-il quelque chose à faire?

Rendre les cours de science moins ennuyants
L’étude, qui porte sur des dizaines de milliers d’enfants, est coordonnée par Camilla Schreiner et Svein Sjoberg, de l’Université d’Oslo, en Norvège. Elle n’est certes pas la première à pointer du doigt que quelque chose ne tourne pas rond dans l’enseignement des sciences. Depuis des décennies, bien des chercheurs occidentaux, comme le Britannique Michael Reiss qui en parle dans le New Scientist, ont constaté que «les enfants de 11 ans qui arrivent à l’école secondaire sont intéressés à étudier les sciences, et enthousisasmés par la perspective de travaux pratiques dans des laboratoires excitants… Mais malheureusement, la majorité auront trouvé les cours de science ennuyants et inutiles.»

Pas assez ancrés dans l’actualité, pas assez d’espace pour des débats, pas assez de choix… Ce sont les critiques qu’on entend dans à peu près tous les pays. Sans compter la pire de toutes: la science, c’est pour les gens plus intelligents que moi.

Parmi les solutions envisagées:
– sortir la science des salles de cours
– encourager l’apprentissage par d’autres canaux comme les musées et leurs salles pour les jeunes
– voir la science comme une façon de résoudre des problèmes plutôt qu’un savoir à apprendre par coeur
– commencer par quelque chose qui suscite l’intérêt des jeunes, comme de simuler la gestion d’une réserve naturelle ou choisir l’emplacement d’une usine de produits chimiques…

Ça nécessiterait, bien sûr, une réécriture majeure des programmes. Sûrement pas le genre de résolution du Nouvel An qui pourrait prendre effet en 2008. Mais un premier pas, qui sait…

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

poesie-urbaine-jean-simon-brisebois-art-de-la-rue Poésie urbaine. Renaissance. Depuis 1997, Jean-Simon Brisebois s’est découvert une passion pour écriture. Il s’implique activement dans divers projets communautaires dans Hochelega-Maisonneuve.
Renaissance est un recueil de pensées et de poèmes parlant autant de son amour de la vie que d’espoir. 4,95$

Disponible par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel

Enseignez au suivant

Enseignez au suivant
Lundi matin – journée ensoleillée. J’ai pourtant hâte d’installer mon ordinateur sur le petit bureau de la rédaction que Morgane et moi partageons. J’ai repéré quelques personnes qu’il pourrait être pertinent de contacter pour nos « enquêtes ». Certaines dont il me faut trouver les coordonnées. D’autres que je n’ai juste pas osé déranger pendant le week-end.

Ma matinée va se résumer à ça. Beaucoup de recherche, plusieurs dizaines d’appels, quelques rendez-vous, beaucoup de répondeur… Mon téléphone ne recevra que peu d’appels retournés. « Les spécialistes sont très occupés, m’informe t’on dans un secrétariat. »

Et je me dis : « Il y a beaucoup de spécialistes. D’un côté nous sommes tous spécialistes. » Comme cette jeune femme qui nous parlera 2h durant de son parcours. Qui a traversé des épreuves que nous ne connaissons heureusement pas tous. Qui est habitée de sentiments qu’aucun « spécialiste » ne peut reproduire s’il ne les ressent pas lui-même. Entre les lignes de son histoire peuvent se lire des centaines de problématiques culturelles et sociales. Et je me demande ce que nous allons écrire sur elle. Elle a souhaité partager le livre de sa vie avec nous pour que nous le partagions avec les lecteurs. Je me demande quel chapitre nous allons choisir.

Loin de moi l’idée de vouloir dénigrer les spécialistes mentionnés plus haut. Je leur porte, au contraire, un profond respect. Certains consacrent un temps faramineux à leurs travaux. Chaque nouvelle hypothèse formulée, chaque nouvelle régularité statistique déterrée sont des petits pas dans l’univers de la connaissance. Quel rôle jouons-nous dans cet univers ?

Nous avons tous appris de quelques uns et enseignons à notre tour à d’autres… chacun à sa manière. Entre hier et aujourd’hui j’ai pu assister à diverses formes de « transfert de connaissances ».

Une femme à son fils qui lui apprend peu à peu à s’autonomiser, une autre qui accepte de témoigner de sa maladie et des conséquences qu’elle peut avoir dans son quotidien, une danseuse burlesque qui voit ses élèves « se réconcilier » avec leurs corps, ces femmes qui, à leur tour, auront éventuellement le pouvoir de réduire les pressions sociales qui pèseront sur les épaules des femmes des générations à venir en terme de « beauté ». Enfin ces hommes et femmes, de tous âges, de toutes ethnies, tous homosexuels qui viennent raconter leurs propres cheminements à des immigrants fraichement installés au Québec. Enfin il y a nous, à la rédaction du magazine Reflet de société, sans compter les intervenants du café graffiti. Chacun avec leurs mots, leurs références culturelles vont s’acharner à ne faire passer qu’une infime partie d’eux-mêmes, de leur savoir, de leur message… chaque jour encore et encore… inlassablement… imperceptiblement. Qu’est-ce qui nous motive ? Avons-nous conscience de notre influence ?

La différence, l’inconnu et le manque de curiosité ont toujours engendré la peur, le rejet et l’intolérance. Il est pourtant fort probable que, au quotidien, nous faisons tous, sans exception, à notre manière et à notre rythme, notre part pour réduire les distances entre les Hommes.

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

poesie-urbaine-roberto-mayerjours-de-nuit Poésie urbaine. Jours de Nuit. Roberto Mayer. 11,95$

Entre en mon univers, infiniment petit. Que se libère ta galaxie. Entre, là, tu es ton enfer, ton paradis. Ton repère y est enfoui. Entre, il ne manque que toi en ces mots. En ces vers dont j’aime me croire l’auteur.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
 
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Claire

SINGES: La culture, le propre de l’Homme ?

SINGES: La culture, le propre de l’Homme ?

(Agence Science-Presse) – Chez les chimpanzés, les individus se comportent différemment selon leur groupe d’origine. Mais est-ce le fait d’une transmission culturelle ou d’une adaptation à l’environnement ? L’hypothèse culturelle prend du galon aujourd’hui grâce à l’expérience de la comportementaliste Victoria Horner et de ses collègues, qui ont étudié la transmission d’un comportement simple : comment récupérer une friandise cachée à l’intérieur d’une boîte. Les singes avaient le choix d’ouvrir la boîte en glissant le couvercle ou en le rabattant. Un premier singe apprenait à rabattre, un deuxième à glisser, puis chacun d’eux était mis en présence d’un autre singe auquel il enseignait sa technique. C’était ensuite le tour du singe  » élève  » d’enseigner sa technique à un autre, et ainsi de suite. Résultat : même les cinquième et sixième singes de la  » lignée  » utilisaient la technique enseignée par le premier  » prof « .

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

Témoignage sur l’implication bénévole

benevolat-benevole-implication-jeune La récompense – Regard sur des gens de cœur
Documentaire sur l’implication bénévole.
-Découvrir sa communauté, donner un sens à sa vie…
-Briser son isolement et celui d’autrui.
-Découvrir de nouveaux amis.
-Prendre part à la vie sociale et de quartier.
-Une source de contact et d’échange.
-L’acquisition de nouvelles connaissances.
-Une occasion d’expérimenter et mieux se connaître.
S’impliqer c’est trippant et ça mérite d’être vécu. 25$

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Video.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.