L’école et lutter contre ses difficultés

Difficultés scolaires

L’ergothérapie comme solution ?

De nos jours, qui dit enfants scolarisés dit parents stressés. Mais qui ne le serait pas face aux mots fatidiques de difficultés scolaires qui ne sont qu’un préambule à une chaîne terminologique qui mettrait en alerte tout parent.

Mahdia Mellal   Dossier Éducation

ergothérapie difficultés scolairesTrouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité, difficultés d’apprentissage, problème de concentration et de gestion des émotions et j’en passe.

Des étapes autrefois considérées comme un passage obligé dans le processus d’acquisition et du développement de l’enfant. Aujourd’hui elles sont synonymes de sources d’inquiétude par les parents qui ne vont pas sans être transmises aux enfants eux-mêmes.

Sans remettre en question les études menées sur les facteurs de difficultés scolaires ou de nier l’existence d’enfants nécessitants un soutien, il existe une volonté de cataloguer les élèves dans une catégorie et de stigmatiser ceux dont le profil ne correspondrait pas à celui préétabli par le système éducatif.

Pour aider ces enfants, la tendance des dernières années est à l’ergothérapie. Mais de quoi s’agit-il réellement?

L’ergothérapie à la rescousse

Les promesses de cette discipline sont séduisantes pour ces parents en quête de solutions pour leurs chérubins: «Les conduire à réaliser leur plein potentiel aussi bien scolaire, social qu’affectif.» Le rêve de tout parent quoi!

Parmi les difficultés identifiées dont le suivi est nécessaire on retrouve les DYS: Dysorthographie (trouble de l’écriture), dyscalculie (trouble du calcul), dysphasie (trouble primaire du langage), dyspraxie (trouble de l’organisation, de la coordination et de l’exécution de gestes moteurs, d’origine neurologique) et dyslexie (Trouble de la lecture), à ne pas confondre avec les difficultés mineures que pourraient éprouver d’autres enfants.

Mais qu’est-ce qu’un enfant en difficultés scolaires? Par troubles d’apprentissages, on entend les dysfonctionnements qui affectent l’acquisition, la rétention, la compréhension et le traitement de l’information verbale et non verbale.

L’ergothérapie parle de l’importance de ramener l’enfant à un «bon» état de stimulation sensorielle. Concrètement il existerait d’autres sens, outre les 5 sens, auxquels nous serions sensibles et qui pourraient nuire à notre fonctionnement.

Certaines personnes y seraient hyposensibles et d’autres hypersensibles (ex: hypersensibilité auditive, dans ce cas les bruits empêcheraient une personne de se concentrer). L’ergothérapeute a pour mission d’aider l’enfant à réguler une hyperstimulation ou encore une hypostimulation sensorielle, dans le but de mieux interagir en classe ou ailleurs.

Thierry, 7 ans

Thierry, 7 ans, en 2e année primaire bénéficie du suivi d’une ergothérapeute.

Sa maman, Mme Voyer, raconte: «Avant son entrée en maternelle, nous ne soupçonnions rien. C’est son enseignante qui a remarqué ses difficultés en motricité fine, pour découper, dessiner ou tracer des lettres. Je n’ai pas hésité à entamer des démarches auprès d’un ergothérapeute.

«Il a été vite démontré que Thierry est hyposensible, il se fait mal sans ressentir la douleur, il en a même besoin. Nous avons appris avec l’ergothérapeute à travailler sur ça, exercer des pressions physiques pour le calmer et le soulager comme rouler un ballon mou sur son corps lorsqu’ il est très énervé avant d’aller se coucher. Nous avons appris pas mal de techniques pour le calmer à la maison comme le Toutou lourd qui pèse cinq kilos qu’il pose sur son corps. Par moments, c’est lui qui demande à aller rendre visite à l’ergothérapeute.»

Mais qu’en est-il des changements à l’école?

«Nous avons eu la chance de tomber sur des professeurs qui ont des connaissances sur le sujet et même quand ce n’était pas le cas, le professeur acceptait de coopérer et d’appliquer certaines techniques pour aider Thierry à se maîtriser et a mieux interagir en classe. Même si ce n’est pas toujours évident pour un professeur de consacrer du temps à l’enfant en classe, mais Thierry a besoin de toutes ces routines.

«Ce que j’ai remarqué et que j’apprécie c’est le respect des autres enfants, certains outils utilisés avec Thierry sont même réclamés par les autres et deviennent populaires. Ça rend les choses plus amusantes. Même si le diagnostic de Thierry n’a pas encore été posé, ses symptômes sont similaires à ceux de l’hyperactivité.»

Quant à la question de la tolérance du corps enseignant de nos jours elle dit: «On demande trop aux enfants pour leur âge. Oui c’est exagéré, il m’arrive de recevoir des billets pour des petites histoires comme parler dans les corridors. Il est normal de garder le silence dans la bibliothèque, mais que ça parle un peu dans les corridors, ce n’est pas si grave, il y a beaucoup de rigidité.»

Pour finir, madame Voyer confie: «La vie de mon enfant s’est considérablement améliorée grâce à l’ergothérapie. Mais ce que je déplore ce sont les coûts de cet accompagnement qui me revient à 100$ par séance/semaine dont seulement 500 à 600$ sont remboursables par an. Nous avions essayé d’espacer les visites à deux fois par mois, mais les résultats n’étaient plus les mêmes, nous avons donc décidé de maintenir la fréquence.»

Thierry fait partie de ces enfants chez qui l’on a décelé de réelles difficultés que l’ergothérapie tente de soulager. Mais est-ce le cas de tous les enfants qui reçoivent des billets de leur professeur? Heureusement non.

Avis de la spécialiste

Sonya Coté est ergothérapeute depuis 1995 et elle a vu naître et grandir cette profession. Elle intervient aussi bien en cabinet que dans les milieux scolaires qui l’appellent pour former le personnel enseignant.

Sonia Coté explique les fondements de l’ergothérapie: «Certains détails qui semblent évidents pour tous ne le sont pas pour d’autres. Notre rôle est d’aider les gens à optimiser leurs capacités et à adapter l’environnement à leurs besoins.»

Elle explique qu’il faut consulter dès que les difficultés de l’enfant nuisent à son processus d’apprentissage. D’où les nombreux enfants qui lui sont référés après leur entrée à l’école. Même si d’après la spécialiste il existe des signes avant-coureurs tels que l’ambidextrie, apprendre à marcher en sautant l’étape des quatre pattes ou encore la tristesse chronique chez un petit, pour n’en citer que ceux-ci, qu’on a tendance à banaliser.

Sonya Coté relève: «On a beaucoup d’exigences comme société envers les enfants, mais ils doivent être selon leurs âges capables d’exécuter certaines tâches.» Elle explique que des difficultés, on en a tous à des degrés différents, tant que cela ne devient pas envahissant. Elle catégorise les enfants en 3 groupes, les très bons ou l’élite, ceux aux besoins particuliers (enfants suivis par des spécialistes), et les moyens, autant dire la majorité de la population.

En attendant, c’est sur les bourses des parents que les honoraires des ergothérapeutes pèsent. Mais Sonya Coté met sur la balance les études menées sur l’origine des troubles de santé mentale chez l’adulte qui seraient liés aux difficultés d’apprentissage dans le jeune âge. Elle ajoute que «les Québécois refusent de payer pour des services, ce qui serait compréhensible puisque les services de santé sont gratuits au Québec. Pourquoi l’ergothérapie ne le serait pas? Si cela peut aider des enfants à surmonter leurs difficultés d’apprentissage.

La professionnelle ajoute que certains parents sont dans le déni des problèmes dont souffrent leurs progénitures tandis que d’autres sont trop exigeants et placent la barre trop haut. Mais reste que les parents demeurent incontestablement les meilleurs juges et les professionnels de leurs enfants, sur qui repose bien souvent la responsabilité de conduire leurs petits au meilleur de leur potentiel.

VOS COMMENTAIRES SUR Lutter contre les difficultés à l’école

Autres textes sur Éducation

L’amour en 3 dimensions

l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelleLa relation à soi, aux autres et à notre environnement

Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les évènements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

L’histoire est une source d’inspiration pour découvrir, d’une façon attrayante et amusante, une nouvelle relation avec soi-même et son environnement. Bonne lecture et bon voyage au pays de Tom.

Pour commander par Internet:

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Autres livres pouvant vous intéresser:

Pour voir le catalogue complet des livres des Éditions TNT.

VOS COMMENTAIRES SUR Lutter contre les difficultés à l’école

Le nouveau magazine arrive à grand pas

Reflet de Société du printemps

Raymond Viger     Dossiers Magazine du Québec, Média

magazine revue journalisme édition abonnement journalÇa y est !

Le prochain numéro du magazine Reflet de Société est entrain de se faire une beauté chez notre imprimeur.

D’ici quelques jours, vous le trouverez chez vous et profiterez de vos chroniques favorites.

Dans ce numéro du printemps 2016 figurent :

  • Le soutien de l’ergothérapie contre les difficultés scolaires;
  • La territoire Québec encore à définir;
    Le rapport de la CVRC
    La chronique de l’actrice québécoise Ingrid Falaise;
    Et bien d’autres articles ! 

Abonnement au magazine Reflet de Société

magazine revue journal édition journalisme presse écrite communautaireInternet-o-thon pour soutenir le magazine communautaire Reflet de Société édité par le Journal de la Rue. C’est le temps de vous abonner pour montrer votre soutien à votre revue sur l’actualité communautaire et sociale. Toute contribution supplémentaire pour soutenir notre cause est la bienvenue.

Pourquoi s’abonner à Reflet de Société?

  • Le citoyen est au cœur de notre mission
  • Un regard différent, critique et empreint de compassion sur les grands enjeux de société
  • Un espace ouvert aux lecteurs pour prendre la parole, partager leurs expérience et faire progresser les débats
  • Un magazine d’information entièrement indépendant, financé par ses milliers d’abonnés aux quatre coins du Québec
  • Tous les profits générés par la vente de Reflet de Société sont remis à l’organisme Journal de la Rue qui offre des services de réinsertion sociale aux jeunes.

Par téléphone: (514) 256-9000, ext.: 1-877-256-9009 FREE Par Internet: http://www.refletdesociete.com/abonnement Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

VOS COMMENTAIRES SUR Un nouveau magazine arrive!

Grandir avec l’arthrite

Grandir avec l’arthrite

Isabelle Burgun (Agence Science-Presse) – Arthrite ne rime pas toujours avec vieillesse. Sa forme juvénile s’avère même la maladie chronique infantile la plus fréquente au Canada. Ces inflammations articulaires inexpliquées empêchent un jeune de moins de 16 ans sur 250 de vivre sa vie d’enfant.

« C’est une maladie très douloureuse qui affectera le système musculo-squelettique et donc la croissance de l’enfant. Cela aura même des répercussions sur son développement psychosocial », relève Sarah Campillo du département de rhumatologie de l’Hôpital de Montréal pour enfants.

Arthrite juvénile

Cette maladie chronique frappe, à tous les stades de l’enfance, plus souvent les filles que les garçons – de l’ordre de trois pour un. Sans cause connue, on l’explique généralement par une dysfonction du système immunitaire s’attaquant aux articulations du corps. Contractée au cours de l’enfance, l’enfant en souffrira toute sa vie.

Arthrite: ce mal de la croissance

Petite taille, jambes disproportionnées ou encore déformations des articulations, la maladie se manifeste différemment. « Une inflammation du genou peut occasionner la croissance rapide d’une jambe au dépend de l’autre. L’enfant aura alors du mal à marcher », explique la rhumatologue qui connaît bien la maladie puisqu’elle en souffre elle-même depuis l’âge de cinq ans. Ce mal, qui lui a déformé les poignets, continue à la faire souffrir épisodiquement.

En plus des modifications de la croissance, l’arthrite juvénile diffère également de celle de l’adulte par de courantes uvéites chroniques — inflammations de l’œil — et des poussées évolutives imprévisibles. Ces dernières, en alternance avec des périodes variables de rémission, provoquent de fortes fièvres, des douleurs et même des maladies de peau.

Ces différentes formes se soignent par divers médicaments : anti-inflammatoires, immunosuppresseurs ou anti-TNF, un agent biologique qui agit à la source de l’inflammation. Des séances de physiothérapie et d’ergothérapie (étirements, amélioration de l’amplitude de mouvements, de la force musculaire, de la coordination, etc.) soulagent aussi le jeune patient.

Arthrite: un diagnostic difficile

Raideur, boitillement, douleur, enflures et difficulté à utiliser un bras ou une jambe, ces signes manifestes après une période de repos, peuvent mettre les parents sur la piste de la maladie.

« L’un des problèmes du dépistage, c’est que souvent les enfants ne se plaignent pas. Ils peuvent en souffrir depuis des mois avant de venir consulter », relève la chercheuse du Centre universitaire de santé McGill.

Actuellement, deux études, dont l’une pancanadienne, tentent de mieux comprendre ses rouages. L’équipe du Dr Ciaran Duffy de l’Hôpital de Montréal pour enfants s’attelle depuis quelques années déjà à comprendre l’évolution de l’arthrite juvénile.

Et plus récemment, sous la gouverne du Dr Alan Rosenberg de l’Université de Saskatchewan, un récent partenariat national de recherche vient d’être lancé pour déterminer les facteurs génétiques et environnementaux ayant une incidence sur l’arthrite juvénile (stress, infections, traumas, etc.).

Arthrite: pour en savoir plus

Facteurs génétiques et environnementaux ayant une incidence sur les résultats de l’arthrite juvénile – L’étude pancanadienne dirigée par le Dr Rosenberg
http://www.arthrite.ca/look%20at%20research/nri/jia/default.asp?s=1

Arthrite juvénile sur le site de la Société de l’arthrite
http://www.arthrite.ca/types%20of%20arthritis/childhood/default.asp?s=1

La Société de l’arthrite

http://www.arthrite.ca

Arthrite: un site pour les enfants

http://www.arthrite.ca/arthritis%20kids/default.asp?s=1

Une Marche des héros de l’arthrite pour amasser des fonds et briser quelques préjugés.

http://www.arthrite.ca/local%20programs/quebec/cabinet/marchehero/default.asp?s=1

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelle L’amour en 3 dimensions. Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les événements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

Le livre est disponible au coût de 19,95$.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Mots clés Technorati : ,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,

Vivre sans prothèse

Vivre sans prothèse
Gabriel Alexandre Gosselin, vol.16 no.2 déc.-janvier 2008

Remplacer un membre manquant par un membre artificiel nous apparaît un incontournable pour l’amputé qui veut recommencer à vivre normalement. Par contre, ce n’est pas automatiquement le scénario qui se présente. Une partie d’entre eux décideront ou se verront dans l’obligation de vivre sans prothèse.

Quand une personne récemment amputée de la jambe arrive en réadaptation, on évalue d’abord les forces et les faiblesses physiques du patient. On observe comment il se déplace, s’il est fort physiquement. «Même les capacités cognitives jouent un rôle dès le départ», expliquent Marie-Noëlle Roussin et Julie Paquette, ergothérapeutes à l’hôpital de réadaptation Villa-Medica (HRVM), situé à Montréal.

Cet établissement reçoit en majorité des aînés dont l’amputation est souvent la conséquence de problèmes vasculaires engendrés par de mauvaises habitudes de vie. Ces patients sont les plus susceptibles d’avoir à se débrouiller sans membre artificiel, puisque leur corps entier est souvent en mauvais état.

Pour les handicapés qui ne peuvent pas porter la prothèse, la réadaptation est différente. La première étape consiste à déterminer un substitut à la jambe artificielle : béquilles, marchette ou fauteuil roulant. Puis, le domicile est adapté à l’option choisie, par exemple en installant des rampes à plusieurs endroits dans la maison, ou en déménageant dans un endroit plus sécuritaire.

Tout au long de la réadaptation, des experts conditionnent l’amputé à devenir le plus autonome possible. Les physiothérapeutes l’entraînent pour une meilleure condition du moignon. Ils renforcent le bout de jambe qui reste au patient ou le sensibilisent à avoir les bras plus forts pour ne pas se fatiguer lors de déplacements en chaise roulante. Les ergothérapeutes, eux, initient et habituent le patient aux activités de tous les jours: entrer dans leur voiture, utiliser les toilettes, prendre une douche, cuisiner sur le comptoir, etc.

Changer d’idée

Louis Bourassa, des Amputés de guerre, mentionne que ce sont les limites de la technologie qui parfois empêchent un amputé d’opter pour la prothèse. «Il existe des prothèses pour la hanche, mais elles sont encore inefficaces et peu confortables», donne-t-il en exemple.

Dans le cas d’un bras amputé, la prothèse s’avère souvent moins indispensable. Chez les Amputés de guerre, certains jeunes qui vivent sans prothèse au bras changeront par contre d’idée en cours de route. «L’évolution d’un jeune implique l’affirmation de sa personne et de ses champs d’intérêts. L’adolescent qui veut plaire aux jeunes filles finira par se faire poser un bras artificiel, histoire de présenter un esthétisme plus normal et ne pas attirer l’attention vers le bras incomplet.» Ou, en découvrant une activité qui lui plaît particulièrement, un jeune cherchera à se procurer un bras adapté à son nouveau passe-temps.

C’est précisément dans ce cas que les Amputés de guerre sont importants. Le gouvernement ne paie que pour la prothèse de base. L’organisme fournira du mieux qu’il peut une prothèse adaptée pour l’activité que le jeune veut pratiquer, ou initiera des recherches pour en créer une. Et ces prothèses adaptées vont de celle conçue pour se mouler à la botte de ski alpin, à celle qui sert…à tricoter!

Les Amputés de guerre, c’est quoi?

Les Amputés de guerre forment un organisme qui vient en aide aux Canadiens amputés et âgés de 0 à 18 ans, qui sont regroupés dans le programme «Les Vainqueurs». L’organisme soutient ces «Vainqueurs» moralement et financièrement. «Nous déboursons pour les réparations, les frais de transport et les recherches pour les prothèses adaptées. Le gouvernement paie seulement pour la prothèse de base. Nous envoyons aussi à nos adhérents la documentation sur les nouvelles technologies et les recherches en cours», explique Louis Bourassa, des Amputés de guerre.

Depuis 1946, environ 15 000 jeunes ont eu recours à l’organisme connu pour ses petits porte-clés. Aujourd’hui, le programme «Les Vainqueurs» compte environ 4000 adhérents, et près de 100 nouvelles inscriptions ont lieu chaque année. Et une fois l’âge majeure atteint? «Nous aidons encore financièrement l’amputé qui est devenu adulte. Seulement, il n’est plus compilé aussi précisément qu’auparavant dans les statistiques de l’organisme. Il a cessé de grandir et est donc relayé à des prothésistes pour adultes», précise M. Bourassa.

PHOTO-REPORTAGE DE CE TEXTE.

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

poesie-urbaine-jean-simon-brisebois-art-de-la-rue Poésie urbaine. Renaissance. Depuis 1997, Jean-Simon Brisebois s’est découvert une passion pour écriture. Il s’implique activement dans divers projets communautaires dans Hochelega-Maisonneuve.
Renaissance est un recueil de pensées et de poèmes parlant autant de son amour de la vie que d’espoir. 4,95$

Disponible par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.