Grand Prix de Montréal: Prostitution et exploitation sexuelle

Tourisme et évènements internationaux

Exploitation sexuelle ou prostitution?

Raymond Viger Dossier Prostitution

grand prix formule 1 montréal prostitution escorteLe retour du Grand Prix de la F1 à Montréal suscite de grands débats concernant la prostitution et l’exploitation sexuelle de la femme.

Deux clans qui ne s’écoutent pas s’entredéchirent pour un peu de visibilité et de temps d’antenne pour vendre leur salade et leurs positions sur le corps de la femme.

Convergence des luttes anticapitalistes (CLAC-MTL)

La Clac-Mtl nous rappelle les propos de Bernie Ecclestone, le patron de la Formule 1, en 2005 qui déclarait que les femmes « devraient être vêtues de blanc, comme tous les autres appareils électroménagers »

Grand prix formule 1 F1 montréal prostitution escorteCet organisme qui dénonce le Grand Prix de la F1 souligne que les trois paliers de gouvernement (Ottawa, Québec, Montréal) vont payer 20 millions $ par année jusqu’en 2024 … Les supposées retombées économiques se sont avérées deux fois moins importantes que claironnées depuis des années par nos politiciens.

Positions sociales, deux clans, deux positions extrêmes

Chacun des clans a sa liste de besoins à régler. Deux listes très différentes et qui ne pourront possiblement jamais se respecter un l’autre.

Est-ce qu’on peut aborder des problèmes sociaux en étant des extrémistes avec des positions campées et immuables? Pas convaincu.

Parce que les deux factions ont raison et les deux ont aussi torts. L’être humain est complexe et une solution unique ne pourra jamais être satisfaisante pour l’ensemble d’une société. Le consensus social est une utopie.

Acheter-du-sexe prostitution escorte traite des femmes exploitation sexuelleD’un côté nous retrouvons les groupes de femmes avec le slogan: Acheter du sexe n’est pas du sport, au Canada c’est criminel.  Pour n’en nommer que quelques groupes membres:

stella contre exploitation sexuelle prohibition travailleuses du sexeDe l’autre côté nous retrouvons Stella avec le slogan Contre l’exploitation et contre la prohibition.

Gros débat de sourds. On se lance toutes sortes de noms: exploitation de la femme, insécurité des prostituées, traite des femmes, trafic de mineurs, gang de rue, proxénétisme, forcer une femme à se prostituer, maltraiter les femmes…

Et ce débat revient à chaque année pour le Grands Prix de la F1. Serait-ce parce que la prostitution luxueuse y est plus évidente et visible? Serait-ce parce que les différents commanditaires engagent des tonnes et des tonnes de jeunes femmes en tenu hyper-sexy pour vendre leurs produits.

Il y a plusieurs problèmes sociaux qui nécessitent des réponses et des actions différentes. Tenter de tout régler en même temps est utopique et insensé.

Quels sont les problèmes soulevés?

  • Le respect du corps de la femme
  • La prostitution forcée
  • La traite des femmes
  • Le trafic de mineures et d’enfants
  • Les gangs de rue
  • Proxénétisme

Le dialogue de sourds débute quand on met toutes ces problématiques dans la même phrase ou que l’on répond à l’une de ces problématiques par une position dans une autre catégorie.

Débutons par des actions pour régler quelque chose et nous pourrons en arriver à régler les plus gros.

Au Québec, nous avons signé la Charte québécoise pour une image corporelle saine et diversifiée. L’industrie de la mode était visée pour l’utilisation de mannequins anorexiques.

Pourquoi ne pas aller dans la même direction pour les évènements comme le Grand Prix de la F1, salon de l’auto, galas de boxe, de lutte et autres.

La Charte québécoise pour le respect du corps de la femme

  • Parce que le corps d’une femme ne sert pas à vendre un char, un produit ou un évènement.
  • Les emplois de mannequins sexy pour représenter ces produits sont-ils une façon respectueuse de traiter le corps de la femme?
  • Exiger que la fille soit jeune, belle, sexy et s’habille super sexy est-il une ségrégation dans les emplois offerts?
  • Ce genre d’offre devient-elle une éducation faussée concernant l’utilisation du corps de la femme?

Et si vous trouvez qu’il y a beaucoup de points de suspension suite à mes énumérations, vous avez raisons. Parce que je ne prétends pas avoir fait un tour complet de la question. J’ai juste déchiré ma chemise pendant 5 minutes en me levant un certain dimanche matin du Grand Prix de la F1.

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Quelques reportages de Radio-Canada sur l’exploitation sexuelle pendant le Grand Prix de F1 à Montréal:

Autres textes sur la légalisation de la prostitution.

L’amour en 3 dimensions

l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelleLa relation à soi, aux autres et à notre environnement

Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les évènements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

L’histoire est une source d’inspiration pour découvrir, d’une façon attrayante et amusante, une nouvelle relation avec soi-même et son environnement. Bonne lecture et bon voyage au pays de Tom.

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Agence d’escorte et prostitution à domicile

Roman humoristique et éducatif sur la sexualité.

Les agences d’escortes

Prostitution: vivre dans la nuit

Britanny a gagné sa vie pendant des années en se prostituant. Prostitution dans la rue, pour des agences d’escortes et à son domicile. Dans ce témoignage, elle dévoile les dessous de son expérience dans une agence d’escorte.

Dominic Desmarais Dossier Prostitution

prostitution-escorte-prostituee-bordel-sexualiteBritanny a quitté le monde de la prostitution il y a quelques années. Cette belle grande blonde de 36 ans, qui en paraît 10 de moins, ne correspond pas à l’archétype de la prostituée maganée. Avec sa haute taille, ses vêtements à la mode, son maquillage finement retouché, elle affiche une assurance qui détonne avec son passé.

Britanny ne joue pas à la victime. Elle est consciente de son vécu. C’est purement pour l’appât du gain qu’elle a choisit cette vie. Pour faire de l’argent rapidement. «Connais-tu beaucoup d’emplois qui rapportent 120 à 140$ l’heure», demande-t-elle avec aplomb.

L’éveil à la prostitution

Ambitieuse et pleine de rêves, la jeune Britanny voulait goûter, dès l’adolescence, à la vie de luxe. Une vie que lui faisait miroiter la société mais qui lui était refusée. Placée en foyer de groupe de 11 à 13 ans, elle a vécu ensuite en centre d’accueil jusqu’à sa majorité. «J’avais une paie minable, au centre d’accueil. Ça payait à peine le rouge à lèvres. Je voyais des filles qui se prostituaient et je les admirais. Je les trouvais chanceuses d’avoir de beaux vêtements. J’en voulais aussi!»

C’est lors de ses sorties du centre, les week-ends, qu’elle s’ouvre tranquillement à l’univers de la prostitution. Elle a 17 ans. «Quand je n’allais pas chez mes parents, je passais mes fins de semaines chez des gens peu fréquentables. J’ai commencé à en parler. Que j’aimerais faire plus de sous pour m’acheter du maquillage, du linge. Ces gens m’ont présenté des hommes… Mes éducateurs ne les aimaient pas», dit-elle sourire en coin.

Quitter le centre d’accueil

Puis arrive la majorité. Prête ou pas, la jeune femme doit quitter l’institution et voler de ses propres ailes. «J’ai paniqué. Je n’arrivais pas à joindre les deux bouts. L’appart, la bouffe, les comptes… J’ai commencé par la prostitution de rue.» Sur le trottoir de la Sainte-Catherine, elle est rapidement découverte par Terry, qui possède une agence d’escorte. Il lui offre de travailler pour son agence. «Ça m’allait mieux. Sur Sainte-Catherine, c’est plus des junkies.» Terry a 15 filles qui travaillent pour lui. Il prend Britanny sous son aile. Pour ses premiers clients, il l’accompagne jusqu’à la porte et s’assure qu’elle est payée. Le service qu’elle offre est payable d’avance. Sur 140$ pour une heure, 80$ lui reviennent.

«Je voulais de l’argent facile pour pouvoir me payer tout ce que je voulais. Je décidais de mon horaire. Je trouvais ça bien. Je pensais être «maître» de ma vie», se rappelle-t-elle de ses débuts. Britanny a travaillé près de deux ans pour Terry. Ils sont restés amis. Après une pause des agences pour travailler seule, de chez elle, Britanny contacte l’agence de madame Dodo quelle trouve dans les petites annonces d’un journal. «Elle m’a demandé mes mensurations et le nom que j’allais utiliser. Je lui ai demandé si elle voulait me voir avant. Elle m’a dit non, on va te voir quand on va venir te chercher!»

Une soirée comme prostituée

Ses quarts de travail débutaient à l’heure du souper pour se terminer vers les 3 heures du matin. Le nombre de clients variait à chaque soir, entre un et trois. «Si je voulais des clients, j’appelais pour me rapporter. Je n’avais pas de gun sur la tempe pour me forcer à travailler.» Un chauffeur, souvent Dodo et son mari à l’époque où elle travaillait pour cette agence, la prenait chez elle pour l’emmener chez le client ou dans un motel. Pour s’assurer de sa sécurité, le chauffeur attendait dans la voiture. Mais à ses débuts, le cellulaire commence à peine à faire une percée. S’il lui arrive malheur, elle doit se précipiter à l’extérieur pour aviser son protecteur. Chanceuse, elle n’a pas eu de problèmes. «Mais une fois, en rencontrant le client, j’ai eu des doutes. Je ne le sentais pas. Le chauffeur a appelé l’agence. On est reparti aussitôt.» L’histoire ne dit pas si l’agence a envoyé une autre fille satisfaire le client abandonné.

Comme escorte, Britanny a connu tous les genres d’hommes. Le travailleur d’usine, de la construction, l’avocat, le PDG. Des pauvres comme des riches à craquer. Des célibataires, des hommes mariés. Des timides, des tourmentés. Des straights, des pervers. Après avoir reçu l’argent, son travail commence. «Des fois c’est étend toi sur le dos tout de suite. D’autres fois, on m’offrait du vin pour me détendre. Surtout quand il s’agissait d’un nouveau client. J’étais nerveuse. Mais avec la plupart, il n’y avait pas de niaisage. Ils ne m’ont pas fait venir pour parler de la pluie et du beau temps», dit-elle avec candeur.

La jeune femme est consciente qu’elle sert de jouet sexuel. «Ils font ce qu’ils veulent avec nous. On est payées pour ça. Il faut leur donner leur fantasme. Les clients nous demandent ce qu’ils n’oseraient pas demander à leur conjointe. Donc c’est à nous à répondre à leur besoins.» Britanny énumère toutes sortes de demandes des clients sans pudeur. La liste est longue, crue.

Prostitution, drogue et consommation

«Quand j’allais faire des clients, c’est sûr que je me gelais un peu la bette pour me donner du courage. De la coke, des joints, de l’alcool. Je l’ai déjà fait à jeun, mais j’étais très stressée ces fois-là. On pogne pas toujours le top modèle! Il y a des clients qui sont franchement dégueulasses, qui ont des grosses bédaines. Je comprends les filles qui consomment.

C’est dur, psychologiquement. Quand c’est un nouveau client, tu ne sais pas à quoi t’attendre. Va-t-il m’agresser? C’est toujours ta sécurité qui est en jeu. Ce n’est pas nécessairement celui qui fait le plus dur qui est le pire. J’ai rencontré de parfaits salauds qui portent l’habit et la cravate.» Les agences pour lesquelles elle a travaillé ne lui fournissaient pas sa drogue. Dans d’autres milieux, c’est une bonne façon de garder les prostituées sous l’emprise du souteneur. Et s’assurer de récupérer tout l’argent en leur vendant de la came dont elles sont devenues dépendantes.

La vie après le travail

Sitôt le rendez-vous terminé, elle fait le vide. «Pendant que je suis avec le client, c’est comme si je mettais le pilote automatique. J’ai fait semblant de jouir plus souvent qu’à mon tour! Une fois terminé, je ne veux plus y penser.» Pour oublier son travail, Britanny dépense rapidement ce qu’elle gagne. Une façon de justifier l’argent qui remplit son portefeuille. «On pense que parce qu’on est capable de s’acheter de beaux meubles, de fréquenter de bons restaurants, de se payer des chirurgies plastiques, on est heureux. Mais c’est illusoire. Et tu en veux toujours plus. Tu te crées des besoins. Donc tu veux plus de clients. Le cycle infernal commence. C’est le retour au boulot. Avec le stress de voir les clients… pour mieux dépenser l’argent», explique-t-elle.

Sortir d’une agence d’escorte

Britanny n’a eu aucune difficulté à quitter les deux agences pour lesquelles elle a travaillé. Elle a cessé de se rapporter. Et quand elle a reçu un appel pour savoir si elle voulait un client qui la demandait, elle a signifié sa décision d’arrêter. Aussi simplement. «Dodo m’avait dit de me sentir à l’aise d’en sortir quand je voulais.» Mais quitter l’agence est une chose. Tourner le dos au salaire en est une autre. «C’est trop d’argent vite fait. C’est dur de s’en sortir. Aujourd’hui, je ne roule pas sur l’or. Je suis incapable de me payer du luxe. Mais j’ai 36 ans. Je n’ai plus la patience de faire ça. Je cherche toujours l’amour. Mais je ne le trouverai pas avec un client! À l’époque, j’ai eu des aventures, des amants. Mais jamais de petit ami régulier. C’était difficile. Quel gars accepterait que sa blonde couche avec d’autres hommes pour de l’argent? Même s’il n’y a aucun sentiment?»

Illustrations Mabi.

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Prostitution de luxe Les hauts et les bas

Prostitution de luxe Les hauts et les bas

Raymond Viger             Dossier Prostitution et Sexualité.

Après avoir entendu l’histoire de Sonia (nom fictif), j’ai hésité entre écrire ce témoignage ou écrire un livre complet. Adoption, inceste, prostitution, consommation… Sonia a finalement quitté ce tourbillon pour reprendre une nouvelle vie. Ses études universitaire sera cependant un rêve qui ne se réalisera pas.

Je suis une enfant de la guerre. Née en pays arabe, je suis abandonnée vers l’âge d’un an. Je n’ai jamais su ni mon âge exact, ni ma date de naissance. Mise en adoption internationale, une famille du Québec m’adopte. Cette journée deviendra ma journée de fête.

Dans cette famille, se retrouve un père qui travaille toujours, deux frères qui sont les seigneurs de la famille et une mère qui s’occupe de tout ce monde. Devenant une femme, j’ai aidé ma mère à prendre soin de la famille. Mais à la fin, étais-je devenue la servante de mes frères? Bonne question. Est-ce que je faisais vraiment partie de la famille ou n’étais-je que cette petite fille adoptée d’un pays lointain?

Sous l’aile de mon frère

Au début de l’adolescence, mon frère Michael, de 8 ans mon aîné, me porte une attention toute particulière. Il me protège, me fait sentir importante, me complimente. Je n’étais pas habituée à cela. J’étais ravie d’avoir enfin quelqu’un qui veillait sur moi.

Le soir, il venait m’aider à faire mes devoirs dans ma chambre. Il passait sa main dans mes cheveux et ne cessait de me complimenter sur la femme que je devenais. D’un soir à l’autre, ses caresses passaient des cheveux pour doucement devenir des massages. Je me sentais bien et épanouie sous le charme de sa présence.

Il a pris le temps de m’apprivoiser et de me faire sentir femme. Il m’a fait découvrir ma sexualité sous tous ses angles. Avec douceur et tendresse, je lui appartenais. Il pouvait me demander tout ce qu’il voulait. Il était mon prince charmant.

Une princesse abandonnée

Pendant un souper, juste avant mes 18 ans, j’apprends que Michael va se marier à l’été et qu’il va quitter la maison. Comment un homme qui disait m’aimer pouvait me quitter pour une autre femme? Pourquoi ce n’était pas avec moi qu’il se mariait? Je n’étais plus sa princesse? Il ne me soufflerait plus cette douce parole à l’oreille? J’ai fait une série de crises sans fin. J’étais dans tous mes états, incapable de comprendre ce qui se passait. Incapable d’accepter de perdre l’homme de ma vie, ce frère qui m’avait tant aimée.

Je ne pouvais plus demeurer dans cette famille. Personne ne me comprenait. Personne ne voulait entendre ou croire ce que j’essayais de dire, d’expliquer. J’ai quitté la maison pour me débrouiller seule.

Faire face à la réalité

Impossible cependant d’en arriver à payer un appartement, de vivre ma vie et, surtout, de ne pas quitter l’école. J’étais déterminée à terminer mes études, c’était le rêve de ma vie. Une amie, Claudia, voyant mes difficultés, me propose de m’héberger quelques temps.

Elle aussi étudiante à l’université, Claudia avait un train de vie que je ne réussissais pas à m’expliquer. De belles robes, un bel appartement. Toujours sortie pour faire la fête. Elle n’avait pas d’emploi. Mais comment faisait-elle pour payer tout cela?

Claudia, m’explique qu’elle est escorte. Surprise, choquée, dérangée, je me suis exclamée: «Tu es une pute!». Elle me répond que non. «Je suis une escorte. Une escorte de luxe. J’accompagne des gens biens et qui payent cher pour le service. On fait la fête, toutes dépenses payées, de belles grandes sorties. Et surtout, c’est payant. Très payant. Je suis payée pour m’amuser.»

Avec un boulot au salaire minimum et les études qui prennent beaucoup de place, je n’ai ni l’argent, ni le temps pour m’amuser. La vie commence à être lourde. L’objectif de réussir mon cours m’apparaît de plus en plus lointain.

On s’éclate

Claudia m’invite à une fête. Elle m’explique qu’un de ses bons clients veut avoir plusieurs filles autour de lui. Pas de sexe. Juste ma présence. Être belle et m’amuser, un point c’est tout. L’offre est tentante. J’ai le goût de sortir, de faire la fête, mais je n’ai pas l’argent nécessaire. La présence de Claudia me rassure, alors j’accepte.

Pour l’occasion, elle me prête quelques vêtements de sa garde-robe. Les plus beaux, les plus sexy. Je me pomponne, je me fais belle. Je suis tout excitée et anxieuse. Je me sens femme. Je me sens revivre.

La soirée se déroule tel que promis par Claudia. J’ai fait la fête, mangé et bu. Rien de vraiment déplacé. J’ai cependant senti quelques regards pénétrants. Claudia avait choisi des vêtements qui attiraient l’œil. Les gens m’approchaient, avaient tendance à se coller très près de moi. Je sentais leurs corps qui trouvaient toutes les occasions pour m’effleurer. À quelques reprises, des mains se sont un peu trop aventurées.

Le lendemain, je remercie Claudia. J’ai eu du plaisir et cela m’a fait du bien. Elle me sourit et me tend 1 000$. Je suis toute surprise. Elle me félicite d’avoir eu mon premier contrat comme escorte de luxe.

Je vais demeurer en état de choc pendant plusieurs jours. D’un côté, j’ai fait la fête et je me suis amusée. De l’autre, j’ai fait de l’argent facile et vite gagné pour m’aider à payer mes études. Un déchirement m’agace à l’intérieur de moi: je ne cesse de me répéter que je ne suis pas une prostituée. Je suis une escorte. Une escorte de luxe.

Finalement, je demande à Claudia d’avoir d’autres contrats. Des contrats où le client ne veut pas de sexe, mais juste la présence de belles filles. Claudia m’explique que les contrats comme la dernière fois sont tout de même rares. Il faut accepter d’en donner un peu plus pour avoir des contrats plus réguliers.

Études de luxe

Petit à petit, je vais participer et devenir officiellement une escorte. Je bois comme une défoncée. La cocaïne fait partie de la fête et des habitudes de vie. Nous sommes 5 étudiantes québécoises. Pour étudier et nous reposer, nous avons acheté un condo dans un pays chaud. Nos études de luxe se font sans casse-tête financier. Entre deux examens, nos soirées nous permettent de rencontrer des hommes d’affaires, certains connus dans différents milieux.

Claudia m’offre un contrat pour tout un week-end: 4 000$ pour faire la fête. J’accepte sans hésiter. C’est pour un homme bien en vue. La consommation roule à son maximum toute la fin de semaine. Je ne me sens pas à l’aise. Il loue mes services, mais j’ai l’impression qu’il veut me posséder, se venger, se défouler. Un manque de respect total. J’ai tenté de mettre des limites, de me faire respecter, mais il avait loué mes services et considérait que j’étais son esclave, qu’il pouvait faire ce qu’il voulait de moi. Je suis sortie de ce week-end, détruite. Autant physiquement que psychologiquement.

Au retour, au volant de ma voiture, je pleurais. J’avais l’impression que toute ma vie sortait par mes tripes. J’ai arrêté l’auto sur l’accotement. Mon maquillage coulait de partout. Je me sentais affreuse. Dégueulasse. Je suis sortie de la voiture en direction du champ. J’ai enlevé la bague que je m’étais achetée pour me gâter et je l’ai tirée au bout de mes bras. Toute ce luxe ne valait pas les souffrances que je subissais. Je suis retournée chez moi. J’ai pris des douches pendant des heures et des heures. Mon corps avait besoin de se purifier de tout ce qu’il avait subi. J’avais beau me laver, rien ne semblait partir. J’ai soigné ce corps que je ne reconnaissais plus et qui était abîmé.

J’avais abandonné mon cours. Les fêtes et la consommation avait pris toute la place dans ma vie. J’ai fait beaucoup d’argent. J’étais devenue une acheteuse compulsive. Je manquais de garde-robes pour y entasser tous les souliers et les vêtements que j’avais achetés. La majorité de ces habits, je ne les avais même pas portés.

Une vie de luxe mal acquise. Une cage dorée où j’étais prisonnière.

Une nouvelle garde-robe

J’ai tout arrêté. Fini la fête. Fini la consommation vide de sens. J’ai repris contact avec de bonnes personnes qui m’ont aidée à reprendre une vie normale. Une vie dans laquelle je me sens moi-même. J’ai dû réapprendre à faire du ménage, à faire la cuisine, à laver la vaisselle. Je remercie toutes ces personnes qui m’ont soutenue. Je n’aurais jamais réussi à faire tout cela seule.

Dossier Prostitution

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Rencontre avec une ex-prostituée

Rencontre avec une ex-prostituée

«Toi, meurs pas avant d’avoir écrit ton livre!»

Luc Dupont                      Dossier Prostitution et Sexualité.

Ce livre, je le vois comme un message transporté, un coup de poing dans la face dont tout le monde pourra bénéficier.»

À 16 heures, comme convenue, à la Grande Bibliothèque, lieu du rendez-vous, Sylvie se présente à moi. Je l’invite à me suivre au fond du bâtiment, jusqu’au prostitution escorte prostituées sexy sexe sexuel bordel put putain petit café-resto qui jouxte l’auditorium, où nous serons à l’aise pour discuter. Voyant que les tables de la section café sont presque toutes occupées, elle émet une réserve: «Les gens sont beaucoup trop près de nous», dit-elle. Elle vise alors la section restaurant, plus luxueuse mais vide à cette heure. Elle entre hardiment dans l’espace, interpelle la serveuse, commande un café et, rapidement, se lance…

«J’écris dans ma tête depuis six ans. Ça fait six ans que je me survole. Je cherche quelqu’un pour m’aider à faire un livre sur ma vie.»

En 23 ans de journalisme, c’est la première fois que je rencontre une prostituée. Plutôt qu’un livre à vaste chantier, j’ai convenu avec elle de l’interviewer de façon exploratoire. Je suis un peu nerveux parce que je ne sais pas trop à quoi m’attendre.

«C’est une fille à Tanguay qui m’a donné cette idée-là. À chaque fois qu’elle échangeait des mots avec moi, elle disait: «Je peux pas parler avec toi: t’es trop songeuse». Elle disait que mes mots la ramenaient continuellement à elle-même et que c’était trop douloureux. Elle m’a suggéré un jour: «Toi, faut pas que tu meurs avant d’avoir écrit ton livre».»

«Plongeons au cœur du sujet: À 11 ans, mon père a eu des relations incestueuses avec moi. J’ai cependant vécu cet inceste de façon particulière, car il a été doux. prostitution escorte prostituées sexe sexualité putain put bordel Doux parce que mon père était quelqu’un qui aimait les femmes, qui aimait par-dessus tout faire l’amour; s’il a opté pour l’inceste, c’est parce que ma mère le punissait en l’abandonnant sexuellement. J’ai donc remplacé ma mère. Avec lui, j’ai connu le souper-au-chandelle-et-la-peau-d’ours-tout-le-kit. Il m’a éduquée en douceur au sexe; je pensais que c’était ça la sexualité.»

«J’en veux beaucoup aux femmes qui abandonnent sexuellement leur mari, qui n’ont alors pas d’autres choix que de se tourner vers la prostitution. Les femmes devraient éduquer leur mari à bien faire l’amour. En général, les hommes sont ignorants de ce qui comble une femme sexuellement. Ça fait des hommes qui ne savent pas comment faire plaisir à une femme, des hommes qui veulent juste se vider la poche.»

«Je me prostitue depuis 32 ans, mais je ne vis pas cette situation comme les autres. J’ai mon ancienneté. Je travaille selon les conditions que je me suis moi-même fixées. J’évite de mettre mon cœur dans mon travail. Il faut toujours que tu protèges ton coeur. On ne me le brise pas mon cœur. Il ne faut jamais briser le cœur d’une femme.»

«Ce qui provoque l’excitation chez l’homme, ce sont les situations abusives. Il faut qu’il se mette en situation de dominer quelqu’un pour jouir. Les seuls hommes qui veulent être dominés, ce sont les très, très grands patrons, parce qu’ils passent leur vie à abuser des autres. Ils en viennent à se sentir <
ellement coupables que lorsqu’ils ont un rapport avec une prostituée, ils veulent absolument être dominés, être abusés.»

«J’ai tout ce qu’il faut pour démolir la porno, la sale porno qui atteint aujourd’hui jusqu’aux petites filles. Leurs poupées sont rendues tellement sexy que les hommes peuvent se masturber dessus.»

«Ce qui m’a le plus blessée au cours de toutes ces années, ce sont les tabous, les préjugés autour de moi. C’est le fait qu’on ne me reconnaisse pas comme une personne à part entière; je n’ai pas de voix, moi. Et pourtant j’ai des choses à dire qui seraient très utiles. Aux yeux de la société, je suis souterraine, je ne suis personne. Et, je suis mal outillée. Je n’ai pas d’éducation. On ne peut pas avoir d’éducation quand on commence à sucer des queues à 11 ans dans la ruelle.»

«Malgré tout, je reste un beau résultat. Je veux dire que je suis un beau résultat à mes yeux. Parce que j’ai réussi à survivre dans ce monde-là.»

«Une des choses que j’adore, c’est les spectacles de ballet. J’ai vu Casse-Noisette avant les Fêtes. J’irai voir bientôt Le lac des cygnes. C’est Kent Nagano qui va diriger l’orchestre pour ce spectacle. Je suis en amour avec lui. Je voudrais mourir à la Place des Arts.»

«Je me suis, en partie, retirée du métier actuellement pour faire de la place à mon projet de livre. Je passe beaucoup de temps à la maison, je reste longtemps à l’ordinateur, je me gâte et ça me fait prendre du poids. Ça me gêne un peu ces quelques kilos en trop d’ailleurs.»

«L’écrivain qui travaillera avec moi mettra de l’ordre dans ce que je vais raconter. J’ai déjà moi-même écrit des choses qu’il pourra utiliser. Il organisera mon histoire pour que tout soit amené avec logique; pour qu’à la fin, tout devienne irréfutable; parce que les choses que j’ai à dire, ce sont des faits, rien que des faits.»

«Ce livre, je le vois comme un message transporté, un coup de poing dans la face dont tout le monde pourra bénéficier.»

«Grâce à ce livre, on m’écoutera et on reconnaîtra la justesse de ce que j’ai à dire.» Elle crache: «Et après ça, que je ne vois personne venir me dire que je ne suis pas un être humain!»

Sylvie, ex-prostituée,

autres textes sur la légalisation de la prostitution.

  1. pourquoi le travail du sexe entre adultes consentants est criminel?
  2. le commerce du sexe
  3. avons-nous l’argent nécessaire pour légaliser la prostitution?
  4. doit-on légaliser la prostitution?
  5. les effets pervers de la légalisation de la prostitution
  6. prostitution: légalisation, décriminalisation, tolérance… et quoi encore!
  7. prostitution de luxe: les hauts et les bas d’une escorte.
  8. les clients de la prostitution.
  9. pour ou contre la légalisation de la prostitution?
  10. prostitution et toxicomanie
  11. être la mère d’une prostituée toxicomane
  12. la prostitution dans les prisons
  13. les filles dans les gangs de rue et la prostitution.
  14. prostitution: légalisation, décriminalisation, tolérance… et quoi encore!
  15. pour ou contre la légalisation de la prostitution: décriminaliser l’industrie de la prostitution ou la prostituée?
  16. Prostitution, Grand Prix de F1 et exploitation sexuelle
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Le crime organisé et les danseuses nues

Le crime organisé et les danseuses nues

Raymond Viger Dossier Journal de MontréalProstitution et Sexualité.

Un article de la Presse Canadienne publié dans le Journal de Montréal le 24 avril mentionne que la ministre fédérale de l’Immigration, Diane Finley, a reçu des menaces depuis qu’elle a proposé d’empêcher les stripteaseuses étrangères de pratiquer leur métier au Canada.

On y apprend aussi que des fonctionnaires du ministère de l’Immigration ont déjà été la cible de tentatives d’intimidation par le crime organisé lorsqu’il s’agissait de règlements limitant l’accès au Canada de danseuses nues.

Qu’attend-on pour sévir et règlementer encore plus? Doit-on laisser le crime organisé abattre un ministre? Des journalistes ont déjà subi les représailles du crime organisé. C’est su et connu depuis longtemps que les demandes d’immigration pour les danseuses nues sont majoritairement contrôlées par le crime organisé. Le Canada perd la trace de plusieurs immigrantes qui finissent, cachées dans le monde de la prostitution sous le contrôle du crime organisé. Des filles à qui ont leurs enlèvent leur passeport, on les empêchent de demander de l’aide, des filles qui se retrouvent obligé de se prostituer.

Qu’attend-on pour agir? J’ai l’impression parfois que tout le monde est au courant et que personne ne fait rien. Qu’est-ce que je fais de mots tels que « Justice sociale »? Je les mets au poubelle parce que personne n’ose mettre ses culottes? Je les banis de mon vocabulaire parce que personne ne peut s’organiser à désorganiser le crime organisé?

Quel message envoyons-nous à nos jeunes? Est-ce une façon de leur dire qu’ils sont aussi bien d’adhérer à un gang de rue et envisager le proxénétisme comme une bonne source de revenu? Dans les années 1970, nous avons laissé des motards se regrouper, s’organiser et devenir des institutions. La criminalité est le reflet de notre laxisme social.

Il reste encore un peu d’espoir qui m’habite. Que justice et équité puissent trouver leur place dans notre pays. Mais quand je vois le Canada avoir de la difficulté à prendre sa place et mettre les choses en ordre, comment puis-je espérer que, mondialement, les pays du tiers-monde accèdent eux aussi à cette justice tant espéré?

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Recherché: prostituées ayant couché avec politiciens de Québec ou Ottawa

Recherché: prostituées ayant couché avec politiciens de Québec ou Ottawa

Raymond Viger              Dossier Journal de MontréalProstitution  et Sexualité. Suite au scandale américain du gouverneur démocrate de New-York Eliot Spitzer qui s’est fait prendre avec la prostituée de luxe Ashley Alexandra Dupre, le Journal de Montréal, sous la plume de Mathieu Bélanger, nous présente l’hypothèse qu’il y aurait à Ottawa un scandale sexuel qui se trame.

Plusieurs agences d’escortes de la région d’Ottawa-Gatineau ont été contacté pour confirmer que certains politiciens fédéraux jouent avec le feu.

Depuis quelques années, dans mes écrits je vous parle d’une prostituée à 4 000$ pour un week-end qui a eu des relations avec des politiciens. L’heure est maintenant venu d’aller un peu plus loin dans la présentation de cette prostituée et de son réseau de clients politiciens.

Reflet de Société prépare pour son numéro de juin un reportage sur l’inceste et la prostitution. Il y sera question d’un des réseaux de prostitution impliqués avec des politiciens provinciaux et fédéraux.

Un reportage qui saura attirer l’attention. En attendant, est-ce que le Journal de Montréal va déguiser Brigitte McCan en prostituée pour tenter de prendre sur le fait l’un de nos politiciens?

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Doit-on légaliser la prostitution?

Doit-on légaliser la prostitution?

Dossier Prostitution et Sexualité                        Par Raymond Viger

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Pendant plusieurs décennies, j’ai pensé que la légalisation de la prostitution permettrait d’aider les filles qui font la rue et règlerait tous les problèmes. Mais je ne peux négliger les résultats dans les pays l’ayant légalisée.

Après avoir fait des recherches plus approfondies, je suis maintenant fondamentalement convaincu que la légalisation de la prostitution a plus d’effets pervers que d’avantages. Il est trop facile de se débarrasser de la question et de répondre hâtivement.

Les effets de la légalisation de la prostitution

Depuis maintenant dix ans, des pays tels l’Australie, les Pays-Bas et l’Allemagne ont légalisé la prostitution. Pour certains, ils n’arrivent pas à en gérer les effets pervers, pour d’autres, ils voudraient revenir en arrière.

En légalisant la prostitution, nous amenons des entrepreneurs (ex-pimp) à pouvoir être exigeants envers les filles travaillant dans leur nouveau bordel légal. Lorsque la fille devient un peu trop vieille (exemple 23 ans) ou qu’elle commence à avoir l’air magané, on la remplacera rapidement pour satisfaire la clientèle. Dans l’entreprise privée, quand une employée n’est plus rentable, on la remplace. C’est la jungle de l’offre et de la demande, là où le client a toujours raison et que la rentabilité prime sur tout.

Légalisation de la prostitution et retour à la rue

Qu’adviendra-t-il des filles qui se feront mettre à la porte des bordels? Retour à la rue? Ceci explique peut-être pourquoi dans les pays ayant légalisé la prostitution, on retrouve trois fois plus de prostituées qui font la rue.

Et ces filles retournées à la rue ont-elles plus de sécurité et de plaisir à exercer leur métier? D’une part, un client prendra une fille qui fait la rue plutôt que celle qui se retrouve dans un bordel légal parce qu’elle coûte moins cher, parce que le client est violent et qu’il n’est pas admis dans le bordel, parce qu’il a des exigences telles que faire l’amour sans condom… D’autre part, les citoyens risquent d’être encore moins tolérants envers les filles de la rue: «On a légalisé la prostitution, ce n’est pas pour te revoir dans la rue. Retourne dans ton bordel!».

Légalisation des danses à 10$

Plus près de nous, dans un domaine similaire, on peut se demander si la légalisation des danses à 10$, a permis d’augmenter la qualité des conditions de travail des danseuses? Qu’est-il advenu des filles qui dansaient mais qui ne veulent pas se faire tripoter ou faire une pipe dans les isoloirs? Est-ce qu’avec la légalisation des danses à 10$, on a éloigné les groupes criminalisés des bars? Pourquoi en serait-il différent en légalisant la prostitution?

La répression de la prostitution et ses effets pervers

Seules les prostituées de la rue sont visées. Les autres formes de prostitution sont légales. Cependant, la répression apporte aussi des conséquences. On leur donne des contraventions, criminalise les personnes, les met en prison. Nous entendons aussi parler d’histoires d’horreur. Des filles battues et violées par des clients qui ne peuvent porter plainte parce qu’elles sont considérées comme des criminelles, des policiers qui les font chanter pour avoir des informations sur ce qui se passe dans le milieu… Une opération répressive ne fait que déplacer les gens d’un quartier à l’autre.

Quels sont les autres choix que de légaliser la prostitution?

Se limiter à seulement deux choix extrêmes tel que légaliser ou criminaliser nous amène dans un cul de sac. La Suède, quant à elle, criminalise les clients. Les prostituées sont considérées comme des victimes et peuvent recevoir aide et soutien. La formule semble bien fonctionner jusqu’à date puisqu’il y a réduction de la prostitution.

Nous avons à faire un débat de société pour créer de nouvelles approches, de nouveaux choix. Vos commentaires et opinions sont importants.

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Les lendemains de la prostitution

Les lendemains de la prostitution

Dossier Prostitution et Sexualité

Christine Burtin-Lauthe. vol 14 no 6, août 2006.

Arrêter la prostitution par soi-même, sans aide et sans accompagnement, c’est ce que Coralie a fait il y a plus de 10 ans. Salariée le jour et prostituée la nuit, ce qu’elle acceptait de faire pour avoir plus d’argent lui apparaît maintenant bien dérisoire, au regard de ce qu’elle devait endurer pour quelques dollars de plus. Enfin en paix avec elle-même, elle parle de la rupture et de «l’après» qu’elle doit vivre.

Prostitution, sujet tabou

Il y a peu encore, Coralie ne voulait pas parler de cette période de sa vie. «En parler, ça me faisait revivre des émotions, des souvenirs que je n’étais pas capable d’assumer. Je me disais qu’il avait fallu que je sois bien nounoune pour faire tout ça! De raconter, ça me donnait un coup au moral. Pour un bon moment. Mais d’un autre côté, en parler avec des gens compréhensif, ça m’a permis d’analyser et, de prendre un peu de recul. Du temps a passé et aujourd’hui, je me sens plus forte, plus confiante.»

Ses débuts dans la prostitution

Sans travail, seule à Montréal, Coralie a commencé à se prostituer pour subvenir à ses besoins, et parce qu’une amie le lui a proposé. En même temps, elle continuait à se chercher du travail. «Je disais que je faisais n’importe quoi: caissière, réceptionniste, 2 à 3 jours par semaine, mais je ne voulais pas devoir répondre à ceux qui me demandaient ce que je faisais dans la vie: je suis prostituée! Je voulais pouvoir leur répondre: j’ai un travail.» Être Coralie le jour avec travail, appartement, animaux et pas de consommation de drogue et Stéphanie la nuit avec beaucoup d’argent, la drogue, le stress, les bars et la rue, est devenu trop difficile à vivre. «Il fallait que je choisisse entre ces deux mondes et que je choisisse le bon! Lorsque j’étais Stéphanie, j’avais beaucoup d’argent et je dépensais beaucoup. Une paire de lunettes à 300$, c’est pas un problème, puisqu’il te suffit de faire des clients pour te les payer. Je me sentais jolie, attirante, admirée, et ça me valorisait. D’un autre côté, la vie normale de Coralie, avec une certaine valorisation dans le travail, c’est ce que je recherchais. Alors, quand j’ai comparé entre les avantages et les inconvénients de chacun, j’ai bien compris que, dans la prostitution, il n’y avait que l’argent. La valorisation, oublie ça. Y’en a pas! T’es juste un bout de viande!»

Fin de la prostitution

Contrairement à d’autres, Coralie arrête tout. Elle ne conserve pas de clients. Elle change de quartier, coupe les liens avec ses amies, rompt avec son chum, et prend un emploi à plein temps. Petit salaire, juste ce qu’il faut pour se payer les besoins de base. C’est le dur retour à la réalité et à la vie de monsieur et de madame Tout le Monde. Pas d’aide d’associations; pas de thérapie à 40$ la séance (qu’elle aurait payée comment, d’ailleurs?). Juste une amie qui va lui donner des conseils pour gérer son budget. «C’est ce qui a été le plus dur. J’ai mis un an à y arriver. Dans la prostitution, je faisais de l’argent en fonction de ce dont j’avais besoin. Là, je devais vivre avec ce que j’avais. Fini le luxe et le gaspillage. J’ai dû apprendre à compter, à me restreindre. Je me suis rééduquée, et ça n’a pas été facile. Mais, j’y suis arrivée et je suis devenue une experte de la consommation gratuite ou à rabais. Je suis pas mal bonne dans le domaine!»

Aucune aide pour sortir de la prostitution

Coralie s’en est sortie toute seule. Sa patience et sa persévérance lui ont permis de s’insérer dans la société. Combien d’autres ont eu besoin d’aide sans en trouver? «Quand j’ai cherché de l’aide, je n’en ai pas trouvé. Je me suis débrouillée par moi-même. Je me suis renseignée. Je sais aujourd’hui qu’il n’y en a pas beaucoup plus. Si tu enlèves une fille de la rue pour l’y remettre pas longtemps après, c’est pas la peine! Des lieux d’accueil pour prostituées, où elles pourraient trouver des réponses à leurs besoins de base, y’en a pas! Des formations pour qu’elles travaillent à autre chose que le salaire minimum, où sont-elles? La volonté pour faire de la prévention ou de l’insertion, j’en vois pas!»

Même si Coralie regrette parfois les gros revenus et le luxe obtenu, elle assure qu’elle préfère sa vie d’aujourd’hui avec toutes ses difficultés, mais aussi ses petits bonheurs.

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