Équiterre et la quinzaine du commerce équitable

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Quinzaine du commerce équitable

Grande fête québécoise à la santé des travailleurs du Sud

Dossiers Commerce équitable, cartes anniversaire, Calendrier 2012 et Équiterre514258011-46

Montréal, le 27 avril 2009 – Du 1er au 15 mai 2009, Équiterre et une multitude d’autres organismes invitent le Québec à célébrer la Quinzaine du commerce  équitable, une occasion unique de s’informer et de découvrir les nombreux produits issus d’un commerce plus juste et équitable. Partout dans la province, les acteurs du commerce équitable s’activent afin de proposer aux citoyens conférences, animations, 5 à 7, cocktails, projections de documentaires, concours, dégustations, foires, expositions et bien plus encore.

«Cet événement annuel est un excellent prétexte pour rappeler l’importance de privilégier les produits certifiés équitables, plus respectueux des droits des travailleurs du Sud et de l’environnement que les produits conventionnels», explique Andréanne Leclerc-Marceau d’Équiterre, qui invite les citoyens à rechercher le logo de certification de Transfair Canada lors de leurs achats. Il existe maintenant plus d’une vingtaine de produits équitables disponibles au Québec, dont les bananes, le coton, le vin, le quinoa et les épices.

Le commerce équitable permet à plus de quatre millions de producteurs de se sortir quotidiennement de la pauvreté et de vivre dignement de leur travail, faisant vivre plus de sept millions de personnes (FLO).  «Nous sentons que les gens sont de plus en plus conscientisés à l’impact de leur choix de consommation ce qui est très encourageant pour l’avenir du commerce équitable et les conditions de vie des travailleurs du Sud», explique Andréanne Leclerc-Marceau.

La Quinzaine: des activités dans plusieurs régions

logo equitable Transfair copie De retour cette année, les foires organisées à Montréal et Québec permettront aux gens de découvrir tout l’éventail des produits équitables sur le marché québécois. Les Sherbrookois, de leur côté, pourront rencontrer les acteurs du commerce équitable de leur région lors du Salon de l’environnement et de la consommation responsable qui se tiendra les 2 et 3 mai. Plusieurs autres activités sont aussi organisées dans les régions des Laurentides, Lanaudière, la Montérégie, la Mauricie, l’Estrie, Québec et Montréal pour célébrer et encourager un commerce plus juste.

Pour plus d’information sur les conférences offertes par Équiterre sur le commerce équitable.

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Vignobles ontariens et québécois – Une bataille perdue d’avance

Vignobles ontariens et québécois
Une bataille perdue d’avance

Dominic Desmarais, vol.16 no.2 déc.-janvier 2008  Dossier  Société des alcools du Québec

Les producteurs de vins québécois regardent avec envie les succès de leurs confrères ontariens. Ils aimeraient écouler leurs millésimes avec autant de facilité. Vœux pieux? Reflet de Société s’est rendu dans le sud de l’Ontario pour découvrir les secrets de la recette ontarienne.

Péninsule du Niagara, Ontario – Il est facile de se perdre d’extase dans la péninsule du Niagara, à 100 km au sud de Toronto. À l’automne, les arbres ressemblent aux feuillus multicolores québécois. Sur la bordure des petites routes, les branches s’offrent en un toit de fortune. Derrière cette façade naturelle se moulent les petites municipalités de la région.

Dans ce décor bucolique, des champs de vignes se dressent à perte de vue. À croire qu’il n’y pousse que ça. Environ 60% des quelque 100 vignobles recensés en Ontario ont pignon sur rue à proximité des chutes Niagara et du lac Ontario.

David et Goliath

Leonard Pennachetti est propriétaire du vignoble Cave Spring Cellars, dans la municipalité de Jordan. Nombre de ses voisins possèdent un vignoble ou font pousser du raisin qu’ils vendent à de grosses entreprises. Grand, svelte, les cheveux grisonnants, Leonard Pennachetti est l’ancien président et fondateur de la Vintners Quality Alliance (VQA), un regroupement de vignobles de la province. La VQA s’assure de la qualité du vin et désigne les appellations d’origine.

Dans le marché du vin, M. Pennachetti se considère comme un joueur de second ordre. «Une goutte d’eau», s’amuse-t-il à dire avec l’assurance d’un homme qui réussit bien. Son vignoble produit annuellement 720 000 bouteilles. À lui seul, il met en marché presque autant de bouteilles que l’ensemble des vignobles québécois qui avoisinent le million de bouteilles par an. Des broutilles, pour le marché ontarien. Les compagnies Vincor et Andrew Peller, les deux plus importantes, accaparent près de 80% des ventes de vins locaux à la LCBO, le pendant ontarien de la SAQ.

M. Pennachetti bredouille quelques mots de français, lointain souvenir de ses cours du secondaire. En fier ambassadeur de sa région, il s’improvise guide touristique. Délaissant son bureau au profit du volant de sa berline, il parcourt les petites rues de sable des environs. Du doigt, il montre les champs de cultivateurs qui font pousser du raisin pour les deux principaux vignobles. Il distingue les différents cépages d’un champ à l’autre.

À 5 km de ses bureaux, il désigne un vignoble, le Flat Rock Cellars, propriété d’Edward Madronick, un jeune trentenaire. Un petit vignoble, au dire du guide improvisé, qui produit 180 000 bouteilles deux ans après sa fondation. À titre d’exemple, le vignoble L’Orpailleur, de Dunham, est le plus gros producteur québécois avec ses 125 000 bouteilles.

Un climat unique

Les vignobles ontariens sont en bonne santé. Ils orientent leur production de manière industrielle, en espérant se faire une petite niche sur le marché international. Au Québec, le vin est produit de façon artisanale. «La différence, c’est le climat», tranche le propriétaire de Cave Spring Cellars.

Dans la cave du siège social, près des entrepôts, une carte géographique de la région est collée au mur. M. Pennachetti l’utilise pour expliquer les conditions avantageuses dont bénéficient les vignobles de la péninsule. La profondeur du lac Ontario et l’escarpement du Niagara tempèrent les vents et limitent les températures glaciales. Moins affectées par le froid, les vignes permettent au raisin de mûrir plus longtemps.

Grâce à ce micro climat unique, les vignerons ontariens utilisent les mêmes vignes pour leur raisin que les grands vignobles de la planète, comme celles de la France ou l’Espagne. Les vignes, appelées unifera, permettent, selon M. Pennachatti, de produire un vin de qualité supérieure.

«Au Québec, on utilise des vignes hybrides. C’est une grosse différence. Les unifera font de meilleurs vins», assure M. Pennachetti. Auparavant, les producteurs ontariens utilisaient eux aussi des hybrides, un croisement entre deux sortes de vignes pour résister au froid. En juin 2007, le ministère de l’Agriculture ontarien lançait un programme de 3,8 millions de dollars pour que les cultivateurs de raisins arrachent leurs vignes hybrides.

Denis Drouin, président et fondateur du vignoble le Cep d’Argent, en Estrie, ne partage pas cette opinion sur les hybrides. «Ça n’a rien à voir avec la qualité. L’unifera se conserve plus longtemps et arrive à maturité plus lentement. L’hybride, c’est le contraire.» Son vignoble, comme ceux de ses confrères, utilise des vignes hybrides, froid québécois oblige. Ce qui ajoute aux coûts de production. En novembre, M. Drouin et ses employés doivent enterrer leurs vignes les moins résistantes. Un exercice que n’a pas à subir Leonard Pennachetti.

Les raisins de Niagara

La majorité des vignobles ontariens sont situés près des chutes du Niagara. L’une des attractions touristiques les plus prisées au pays, les chutes attirent plus de 12 millions de touristes par année, selon Tourisme Niagara. Une manne qui profite à l’industrie. En 2007, le Wine Council of Ontario recensait 1 million de visiteurs dans les vignobles de la province. Ce conseil, composé de membres du gouvernement, de vignerons et de producteurs de raisin, établit les politiques de l’industrie du vin.

Leonard Pennachetti suit le courant touristique. Il se voit d’abord comme un producteur de vin. Mais la réussite aidant, son entreprise a pris de l’expansion. M. Pennachetti s’est diversifié. Il a ajouté un restaurant chic à son vignoble, possède un hôtel luxueux avec spa, un resto-bar, des boutiques qu’il loue à des commerçants. Il développe sa région en créant des entreprises connexes.

Au Québec, Nadeige Marion, propriétaire du vignoble Les Trois Clochers, estime à 100 000 le nombre de visiteurs qui ont parcouru la route des vins de Dunham, cette année. Les vignerons du Québec, qui produisent moins, doivent attirer les visiteurs pour écouler leur production. «Nous avons un gros boom pour la période des vendanges, en septembre. Mais comment faire pour attirer les gens à l’année?» se demande Jean-Paul Scieur, propriétaire du Cep d’Argent, qui avoue trouver les mois de janvier à avril plus difficiles.

Les vignerons québécois ne peuvent concurrencer leurs confrères ontariens. Le climat, les vignes et la différence d’achalandage touristique contribuent à creuser un écart difficile à rattraper. Mais nos producteurs de vin, avec l’aide de la SAQ, ont la capacité d’augmenter leurs parts de marché. Et ainsi devenir une locomotive pour le développement des régions.

PHOTO-REPORTAGE DE CE TEXTE.

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L’histoire de François Morency, humoriste au chapiteau de Bromont

L’histoire de François Morency, humoriste au chapiteau de Bromont

Août 2007, avec Lyne et Amédé, Danielle et moi avons fait l’aventure du spectacle de François Morency au chapiteau de Bromont. Une projet qui aurait pu être banale mais qui s’est terminé dans une série d’aventures et de découvertes.

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François Morency et le chapiteau de Bromont, 8e partie

François Morency et le chapiteau de Bromont, 8e partie 

Après nos deux visites dans les marchés aux puces, avec un véhicule plein à craquer de nouveaux souvenirs, nous quittons la région de Bromont en direction de Montréal. Pour ceux qui ont déjà lu mes livres, vous savez que je n’aime pas utiliser le même chemin au retour qu’à l’aller. J’aime le changement, l’imprévu, l’aventure. Je suis arrivé par l’autoroute. Je décide donc de revenir par les petites routes secondaires. Celles qui nous font traverser tous les petits villages et qui nous font découvrir le charme et l’intimité d’une région.

Un premier choix s’impose. Vers le nord par Granby ou par le sud en passant par Cowansville. C’est le sud qui gagne. Un chemin que j’ai moins fréquenté que par le Nord. Danielle et moi avions été au Zoo de Granby le mois dernier avec Lyne et son adorable petite fille, Rose. J’ai besoin de changement, c’est pourquoi le sud a gagné.

Après avoir passé par Cowansville, nous nous retrouvons sur sur la 202 en direction de Sunham. Je remarque une enseigne bleue de Tourisme Québec. Une indication pour la route des vins! Je ne savais pas qu’il y avait une route des vins au Québec. Trop curieux, je ralentis pour aller questionner. J’atteris ainsi au Vignoble Les Trois Clochers. J’y apprends qu’il y a 14 vignobles en montérégie! Certains ont déjà plus de 25 années d’existence.

Après avoir fait une dégustation au Vignoble Les Trois Clochers, nous nous arrêtons ainsi Domaine des Côtes d’Ardoise, au Vignoble Les Blancs Coteaux et finalement au Vignoble de l’Orpailleur. Ce qui est intéressant dans ce dernier vignoble, c’est une visite guidée d’une heure pour nous expliquer comment fonctionne le vignoble et la fabrication de leur vin. L’un des propriétaires est le gérant de Gilles Vigneault. C’est lui qui a par ailleurs trouvé le nom du vignoble: L’Orpailleur qui signifie chercheur d’or.

Danielle et moi, nous n’avons pas fait des dégustations. Nous avons pris le temps de faire nos emplettes et remplir notre cave à vin. Il est intéressant de pouvoir goûter un nouveau vin avant de faire notre sélection. Il est aussi intéressant de faire des expérimentations et d’en découvrir de nouveaux. Ce qui est aussi intéressant c’est d’encourager cette nouvelle industrie et encore méconnue de la viniculture au Québec. La majorité de ces vins ne se retrouvent pas à la Société des Alcools du Québec. Raison de plus pour faire nos emplettes directement dans ces vignobles.

Quoi de mieux que de déboucher une bonne bouteille d’un vignoble qu’on a eu la chance de visiter. Je vous laisse quelques sites d’information sur cette route des vins. Je vous encourage à prendre le temps d’en visiter quelques unes. Si vous passez par la montérégie, que ce soit pour aller un spectacle d’humoriste à Bromont ou encore pour le Zoo de Granby, vous passez tout près de la route des vins. Le détour en vaut le déplacement.

 http://www.orpailleur.ca/

www.laroutedesvins.ca

www.brome-missisquoi.ca

En ce qui concerne notre retour à Montréal, nous avons terminé par Bedford, Stanbridge Station, Pike River. Un petit arrêt à Henryville pour manger une bouchée. Dans ces voyages, Danielle et moi ne mangeons jamais dans des grandes chaînes conventionnelles qui ont des restaurant partout et qui brisent le charme d’une visite locale. Nous préférons arrêter dans les petits restaurants ou, souvent, c’est le propriétaire qui vient vous servir. Ce fût le cas à Henryville.

Le dernier arrêt avant de revenir au bercail aura été La Maison Simons aux Galeries St-Bruno. Du 30 juillet au 24 septembre, le Café-Graffiti décore les vitrines des magasins Simons. Puisque nous passons devant, nous en avons profiter pour admirer la toile que Fluke a réalisé pour le magasin de St-Bruno.

Un retour à la maison qui aura pris toute la journée entière. C’est plaisant de sortir de chez soi pour un spectacle d’humoriste. Mais pourquoi se contenter d’un simple aller-retour comme si on allait travailler à l’usine. Cette sortie n’est qu’un prétexte pour pousser plus loin notre exploration. Il y a tant de choses, partout au Québec, qui ne demande que nous nous arrêtions pour les admirer. Un peu comme une fleur qui pousse en forêt. Si vous ne prenez pas le temps d’aller en forêt, vous ne pourrez pas la voir.

Autres textes sur la culture.

http://raymondviger.wordpress.com/2007/10/02/societe-des-alcools-du-quebec-et-les-vins-du-quebec/

http://raymondviger.wordpress.com/2007/08/16/apres-andre-philippe-gagnon-le-retour-vers-montreal/

L’histoire complète de François Morency, humoriste au chapiteau de Bromont.

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Entre en mon univers, infiniment petit. Que se libère ta galaxie. Entre, là, tu es ton enfer, ton paradis. Ton repère y est enfoui. Entre, il ne manque que toi en ces mots. En ces vers dont j’aime me croire l’auteur.

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Pistes glissantes au Mont Orford

Pistes glissantes au Mont Orford
Écrit par Dominic Desmarais, Vol 14-2

mont orford

Les opposants aux 1000 condos sur le Mont Orford viennent de prendre les clés de la mairie lors des élections municipales du 6 novembre. Les actionnaires de la station de ski, eux, rongent leur frein dans l’attente d’une décision du ministre de l’Environnement, M. Thomas Mulcair.

Reflet de Société a finalement pu s’entretenir avec un membre du Ministère. Léopold Gaudreau, haut fonctionnaire, a été mandaté pour éclaircir les inquiétudes soulevées par un projet qui portera atteinte à l’environnement en Estrie.

D’entrée de jeu, le fonctionnaire cible les deux objectifs concernant le parc national du Mont Orford: assurer sa conservation et donner du travail aux gens de la région avec les activités récréatives de la montagne.

«Le ministre a indiqué de façon très claire l’importance d’avoir des parcs de qualité, durables dans le temps. L’exercice démocratique du BAPE est aussi très important. Il permet d’apprécier là où il faut dire non, là où c’est possible mais avec des conditions», précise-t-il en parlant du projet immobilier.

«La décision n’étant toujours pas prise, ça signifie qu’elle est difficile à prendre», rappelle M. Gaudreau.

André L’Espérance, actionnaire majoritaire de Mont Orford inc., attend une réponse depuis le mois d’août. «Qu’ils disent oui ou non, c’est tout ce qu’on demande. Aujourd’hui, on n’est plus capable. On ne peut plus attendre. C’est fini les études.» M. L’Espérance et ses deux actionnaires, Paul Gobeil, ancien ministre libéral sous Bourassa, et Claude Boulay, grand manitou du Groupe Everest et vedette du feuilleton Gomery, ont pris une décision en juillet: opérer la station de ski pour l’année qui vient.

«Nous avions des discussions avec le gouvernement. Il nous a donné des garanties suffisantes. On s’est senti confortables, qu’on aurait une décision favorable.» M. L’Espérance et ses partenaires, forts de ces échanges avec le Ministère, ont déboursé les 700 000$ à 1 million$ nécessaires pour préparer la montagne à la nouvelle saison. «Les discussions étaient à un point tel qu’on s’est dit: on va être ouverts.»

Mais voilà. Novembre est déjà entamé, le ministre Mulcair attend. Dupés, les partenaires? M. L’Espérance évite de répondre. Le ton de sa voix, lui, ne laisse place à aucun doute. La situation l’exaspère.

«Ce n’est pas un petit projet, donc il faut prendre le temps, parce qu’il y a beaucoup de points à tenir compte», explique le fonctionnaire du ministère de l’Environnement. «Le ministre doit réfléchir à plusieurs aspects. Est-ce que j’ai assez d’informations qui permettent de ne pas mettre en cause les Parcs du Québec?» dit-il en faisant référence à M. Mulcair.

Dans son numéro d’octobre-novembre, Reflet de Société questionnait la décision du ministre de mandater le BAPE, non pas pour évaluer l’impact du projet de 1000 condos sur l’environnement, mais à savoir si l’échange de terrains entre le gouvernement et les promoteurs serait équitable, écologiquement. Aujourd’hui, le ministère se demande s’il a assez d’informations…

M. Gaudreau en rajoute, pressé par l’insatisfaction de Reflet de Société qui veut obtenir une réponse: pourquoi demander au BAPE d’évaluer l’échange et non pas le projet? M. Gaudreau parle de jeu de mots…

«J’ai été mandaté pour rencontrer les citoyens, avec le rapport du BAPE. Personne n’a fait allusion à l’échange. Ce qui est important, c’est le projet. Ce qui les intéresse, et c’est la question sur laquelle le ministre devra se pencher, c’est l’impact du projet. L’échange de terrain n’est plus un enjeu, n’a plus rien à voir avec le dossier.»

Est-ce si difficile, pour le gouvernement Charest, de dire voilà, tels sont les impacts sur l’environnement, sur l’économie de la région, voilà notre décision?

Par son indécision, le gouvernement regarde les protecteurs de la nature s’entredéchirer avec les défenseurs de l’économie. Une autre façon de se déresponsabiliser et briser la solidarité entre les gens. On élit des représentants pour qu’ils prennent des décisions. C’est le propre de tout gouvernement. Semblerait qu’au Québec, on a mis au pouvoir un gouvernement pour qu’il ne prenne aucune décision. Le projet du Mont Orford n’est qu’un exemple parmi tant d’autres.

https://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/09/est-ce-la-fin-des-parcs-nationaux-charest-offre-le-mont-orford-a-ses-amis/

http://raymondviger.wordpress.com/2006/03/23/jean-charest-et-les-societes-detat/

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Reflet de Société et le Journal de la Rue maintenant international

Reflet de Société et le Journal de la Rue maintenant international

Dominic Desmarais
Le magazine Reflet de Société, édité par l’organisme le Journal de la Rue vient de franchir une importante étape en devenant international.

Nous étions déjà reconnu pour notre grande sensibilité pour couvrir les bons coups communautaires des différentes régions du Québec. Maintenant on en rajoute encore plus. Dans notre numéro de février dernier, nous avions publié un reportage spécial de Patrick Alleyn au Sri Lanka sur les rescapés du Tsunami.

Dans notre numéro d’avril, notre journaliste, Dominic Desmarais signait un reportage sur les banques alimentaires au Congo. Dans notre numéro de juin, Dominic nous entretiendra des étudiants de l’Île de la Réunion (près de Madagascar) qui étudient en Gaspésie et permettent aux étudiants Québécois de conserver plus de cours. Ils nous entretiendra aussi de l’école du phare qui a un projet en Estrie d’échange avec le Niger ainsi que les pérépities de Jonquiérois dans un voyage de coopération internationale. Pour le numéro de juin, nous avons aussi l’arrivée de Jamila Mannani du Maroc qui nous parlera des différences entre les générations et Françoise Zaidman Billa nous entretiendra sur la communauté Haïtienne.

Le tout se continuera en août et en octobre avec le voyage de Dominic au Sierra Leone sur la réinsertion des enfants soldats en faisant un parallèle avec la réinsertion des jeunes de gang de rue. Pour les numéros d’octobre et décembre, Dominic fera des reportages sur la traite des blanches et des enfants, suite à son voyage au Cambodge et au Vietnam.

Pour 2007, Dominic organisera un voyage échange en Amérique du Sud avec des étudiants en journalisme de Jonquière pour les sensibiliser et les former aux reportages internationaux.

Pour 2007, j’ai été invité pour une tournée de conférence en France et en Belgique. D’autres pays se rajouteront possiblement d’ici-là. Autres reportages en vue. Attachez bien vos ceintures et continuez de nous lire.

www.journaldelarue.com

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Renaissance est un recueil de pensées et de poèmes parlant autant de son amour de la vie que d’espoir. 4,95$

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Communication équitable

Communication équitable

Dominic Desmarais
L’école secondaire Du Phare à Sherbrooke a-t-elle trouvé la recette pour former nos futurs leaders?

La fin des classes est passée. Ils sont 5 jeunes, de secondaire 2 au secondaire 5, à faire des heures supplémentaires en cette fin d’étape. Triés sur le volet par Daniel Lebeuf, un enseignant qui fait office de pierre angulaire dans leur implication, ils s’ouvrent sur leurs motivations.

Il y a Shima, originaire d’Iran, Alixbeth et Tatiana, de Colombie, ainsi que Dany et Marie-Ève, nés ici. Un métissage correspondant à la saveur de l’école où se côtoient une quarantaine de nationalités. «C’est important pour les jeunes d’échanger sur autant de pays. C’est mieux que de faire comme s’ils étaient des étudiants normaux», explique M. Lebeuf, en référence à la richesse que procure ce rassemblement de cultures.

Un café rassembleur

Pour favoriser les échanges et l’implication des jeunes, l’enseignant a créé le Café International. Il s’agit, d’une part, d’un cours s’ouvrant sur les autres cultures et l’implication locale et internationale. D’autre part, c’est un café où l’on vend des produits équitables et qui sert de base pour toutes les activités offertes aux jeunes. J’étais attiré par le commerce équitable et ses principes. Je me suis fait membre d’Oxfam-Québec. Pour avoir l’accès économique et philosophique», affirme M. Lebeuf d’un ton bon enfant.

À travers le Café, Tatiana accueille les nouveaux immigrants fraîchement débarqués à l’école. Elle joue à la traductrice et au guide, explique les règles de l’établissement. «Plusieurs ne connaissent personne. Ils viennent avec nous pour s’intégrer peu à peu», raconte celle qui est arrivée à Sherbrooke il y a maintenant 3 ans et demi.

Shima et Lixbeth, elles, ont participé à un colloque sur le café équitable. C’est par le Café qu’elles se sont inscrites. «Moi, je suis disponible pour vendre au Café. Au début, c’était difficile de convaincre les gens. Mais, grâce au colloque, c’est plus facile, avoue Lixbeth, dans un français hésitant, teinté d’espagnol. Il faut prendre les connaissances avant de s’engager.» La jeune fille est arrivée au Québec il y a un an. Pendant qu’elle parle, Tatiana s’impatiente gentiment, cherchant à terminer ses mots.

Ces jeunes épousent le principe «acheter, c’est voter.» Ils sont sensibles au travail des enfants, s’intéressent à la pauvreté dans le monde. Leurs intérêts trouvent une oreille attentive: M. Lebeuf leur propose toutes les activités qu’il trouve. Ils n’ont qu’à se rendre au Café pour y trouver l’information.

L’Afrique au bout du clavier

Cet homme énergique, dont chaque mot est un rire, n’écarte aucun projet s’adressant aux jeunes. Il fait le pont entre les organismes et les différentes causes qui favorisent l’engagement des jeunes. Ainsi, il a récupéré un projet d’échange Internet entre des jeunes du Niger, en Afrique, et des jeunes du secondaire de Stanstead, en Estrie. Parrainé par la cellule d’Oxfam en Estrie, cet échange visait l’engagement communautaire et l’ouverture sur le monde pour des jeunes vivant l’isolement à Stanstead.

L’école a fermé ses portes, le projet a suivi les participants à Magog. Il n’a pas levé. M. Lebeuf l’a récupéré, le rajoutant aux activités du Café. Oxfam, qui prône la coopération et la solidarité internationale, a offert un agent de projet chargé d’animer les échanges avec le Niger. 13 écoliers ont participé. Ils ont échangé sur la mondialisation, la religion, les différences culturelles.

Marie-Ève Lebeuf, fille du professeur, fait partie du programme international de l’école. Elle s’intéresse aux principes du commerce équitable et a participé à une simulation de l’ONU. «Dans l’échange avec le Niger, on discutait d’un thème chaque mois. Sur ce qu’on voulait. Au début, on s’écrivait des courriels une ou deux fois par semaine. Aïchatou m’expliquait les problèmes de santé là-bas, la polygamie», raconte-t-elle, un peu réservée. «Les jeunes ont beaucoup apprécié», affirme Étienne Doyon, animateur des échanges, qui a été coopérant au Togo pendant 4 ans. Le jeune homme, au verbe facile, transmet sa passion de rassembler, dans l’harmonie, des cultures.

Après ce premier essai d’échange, le jeune homme voit des améliorations à apporter. «Les jeunes qui ont participé n’étaient pas déjà engagés dans leur réalité locale. C’est ce sur quoi on travaille. Par exemple, il y a de la pauvreté à Sherbrooke. Le Niger, c’est pauvre aussi. Ils auraient pu échanger sur la pauvreté, mais nos jeunes ne connaissent pas cet aspect de Sherbrooke.» Mieux connaître sa propre réalité, pour faciliter sa compréhension des autres réalités.

Un réseau de jeunes

Fort de ce constat, les bénévoles d’Oxfam-Estrie veulent créer un réseau qui s’alimenterait de lui-même. Ce réseau serait articulé autour de Michel Carol, responsable de la cellule estrienne, de M. Lebeuf, d’Étienne, d’étudiants du cégep et de l’Université de Sherbrooke, des cellules dans les écoles secondaires et les Maisons de jeunes de la région.

On travaillerait avec les leaders de ces groupes pour les nourrir en activités. Pour se créer un espace d’action, de mobilisation. Pour vivre au quotidien les principes d’équité, de solidarité. On ferait le pont des activités. Il manque souvent de concertation, parce qu’il y en a beaucoup, de différents organismes», explique d’un trait le jeune animateur. Le modèle de l’école Du Phare serait repris par d’autres établissements.

Une implication continue

Les bénévoles d’Oxfam voient plus loin. Ils veulent boucler la boucle, avec leurs jeunes. «Souvent, quand ils quittent le secondaire, on leur dit bye-bye, trouve-toi d’autres activités. On a plus rien pour toi. On aimerait que le jeune poursuive comme mentor. Pour que nos jeunes leaders du secondaire puissent s’identifier à celui qui vient de terminer. Ce serait une prise de responsabilité progressive.

Après avoir été mentor, le jeune pourrait aller sur le comité régional d’Oxfam ou s’impliquer dans une cause plus précise. Qu’ils puissent poursuivre leur implication comme moi», dit Étienne, convainquant. Former des jeunes leaders qui, à leur tour, formeront la relève. Voilà l’idée d’un petit groupe d’adultes de Sherbrooke.

Produit grâce à la contribution de l’Agence canadienne de développement international (ACDI)

https://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/10/chien-de-garde-pour-produit-equitable/

https://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/02/carrefour-tiers-monde/

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Est-ce la fin des parcs nationaux? Charest offre le mont Orford a ses amis.

Est-ce la fin des parcs nationaux? Charest offre le mont Orford a ses amis.

Dominic Desmarais Une décision rapide. Le nouveau ministre de l’Environnement, Claude Béchard, a mis 7 jours avant de prendre sa décision de permettre la construction de 1000 condos sur le mont Orford. Son prédécesseur, Thomas J. Mulcair, aura eu ce dossier dans les mains pendant plus de 1000 jours sans être en mesure de trancher entre le respect de l’environnement et l’appui à l’économie. M. Béchard annonçait sa première décision en tant que ministre de l’Environnement, du Développement durable et des Parcs. On voit quelle était sa priorité.

Priorité aux amis du Parti?

Dès octobre 2005, Reflet de Société pointait du doigt 2 des 3 actionnaires du mont Orford impliqués dans le projet des condos. À savoir Claude Boulay, président du Groupe Everest, une célébrité depuis sa participation au scandale des commandites, et Paul Gobeil, ancien ministre libéral sous Robert Bourassa. Ces deux hommes sont proches, la femme de M. Boulay ayant été attachée politique de M. Gobeil. Les noms viennent à peine d’être soulevés par les grands médias. Trop peu trop tard, la décision est déjà prise…

Ces gens, de même que l’autre actionnaire, André L’Espérance, sont de grosses pointures en Estrie, région d’où provient le premier ministre… Celui-là même qui, dans une lettre adressée à un citoyen opposé au projet, affirmait que les condos ne verraient le jour que s’il y avait consensus au sein de la population… Il est où, votre consensus, M. Charest?

Une décision environnementale?

En octobre 2005, Reflet de Société s’inquiétait de la nature du mandat donné au BAPE. Le mandat ne demandait pas d’évaluer l’impact environnemental de la construction de 1000 condos sur le parc national du mont Orford. Sa portée se limitait sur l’équité écologique d’un échange de terrains. Malgré le manque de données à sa disposition, le rapport du BAPE concluait: «sous divers aspects, l’échange de terrains et la construction d’unités d’hébergements qui y est associée porteraient atteinte à l’intégrité du parc national du mont Orford.» Il n’y a plus d’échange de terrain. Il n’y aura pas d’autre étude du BAPE. Donc personne ne connaîtra l’impact qu’aura la construction de 1000 condos sur le mont Orford. Pour le savoir, il faudra attendre.

Les écologistes sont montés aux barricades pour s’opposer à cette décision. Ce qui a fait réagir Monique Gagnon-Tremblay, ministre responsable de l’Estrie. «Qu’ils l’achètent, la montagne!», s’est-elle écriée. Mme Tremblay a-t-elle lu le rapport du BAPE? Elle aurait dû. Car le BAPE estime qu’une évaluation complète «aurait permis de mesurer les répercussions du projet proposé, d’apporter les correctifs et, surtout, d’examiner d’autres options». À croire que le gouvernement voulait éviter d’examiner d’autres options… Comme le ministère de l’Environnement voulait éviter de répondre aux questions de Reflet de Société. Mulcair n’a jamais voulu nous parler. Son sous-fifre, le sous-ministre au développement durable, Léopold Gaudreau, a répondu à la politicienne malgré notre insistance. Il s’est borné à dire que ce qui est important, «la question sur laquelle le ministre (Mulcair) devra se pencher, c’est l’impact du projet.» Faut-il se surprendre que le gouvernement Charest ait pris une décision sans vraiment connaître cet impact?

Retour d’ascenseur pour le ministre Béchard?

Le ministre Béchard explique sa rapidité par la décision déjà prise par son prédécesseur. Ah bon… Dans ce cas, pourquoi reporte-t-il à la fin de l ‘été le dépôt du plan d’action contre le réchauffement de la planète, promis pour ce printemps par M. Mulcair? Ce plan, comme la décision du mont Orford, est attendu depuis 3 ans. Il sera bon de regarder du côté de la circonscription Kamouraska-Témiscouata, le comté du ministre Béchard. Il demande que soit octroyé – sans appel d’offres – le contrat de remplacement des wagons de métro de Montréal à Bombardier. Au profit de l’usine de La Pocatière, située dans son comté. Aura-t-il droit au retour de l’ascenseur?

Même approche pour le casino de Montréal?

Que faut-il penser alors du projet de déménagement du Casino à Pointe-Saint-Charles? Le rapport Coulombe, qui doit être déposé sous peu, ne serait pas favorable. Celui déposé par la Santé publique de Montréal ne l’est carrément pas. Plusieurs citoyens s’opposent à ce déménagement. Le milieu des affaires et du tourisme milite en sa faveur. On se dirige vers des consultations publiques. Tout sera fait selon les règles de l’art. Ça ressemble à s’y méprendre au projet de condos sur le mont Orford… Encore une fois, on risque de nous servir le fameux argument qu’on a pas les moyens de faire autrement, que ça va créer des emplois… Le gouvernement va gagner du temps. Il va laisser tout ce monde s’opposer, faire croire qu’il est à l’écoute du peuple. La décision, sans surprise, penchera certainement en faveur du casino. Et on se rendra compte, encore une fois, que notre gouvernement n’aura fait qu’à sa tête. Et Monique Gagnon Tremblay va encore s’emporter…

Autres textes sur l’environnement.

Pistes glissantes au Mont Orford

Jean Charest et les sociétés d’état

Textes sur l’environnement et commentaires du rédacteur sur l’environnement

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poesie-urbaine-jean-simon-brisebois-art-de-la-rue Poésie urbaine. L’âme de l’ange. Jean-Simon Brisebois.

À chaque mort, une naissance. À chaque naissance, un combat! Recueil de pensées et de poésies influencé par le béton, la rue et son vécu urbain. De jour et de nuit, la vie continue, se transforme. À travers les ombres et pénombres, elle se colore de différentes nuances de gris.

Disponible par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
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Le bénévolat, moteur d’action

Le bénévolat, moteur d’action

Raymond Viger vol. 13.6 août 2005

Un jeune se suicide. Son père n’accepte pas de voir que des jeunes souffrent et qu’il n’y a pas assez de ressources pour les aider. Il crée une association pour venir en aide aux jeunes. En moins d’une année, épuisé devant le travail que cela représente, il se suicide lui-même. Par respect pour ses proches, je garderai le nom de cet homme sous silence.

Tuerie à la Polytechnique. La sœur d’une des victimes part en croisade pour le contrôle des armes à feu. Pacte de suicide de deux fille, sur une voie ferrée, Rive-Sud de Montréal. La mère, Lise Mondor, crée une fondation pour faire de la prévention dans les écoles. Mélanie Cabay, une petite fille, est enlevée, agressée et retrouvée morte. Sa mère crée la fondation Mélanie Cabay, pour venir en aide aux parents et aux proches d’enlèvements. Le petit Daniel Durocher est tué lors d’une escarmouche entre deux bandes de motards rivales. Jusqu’à ce que la maladie l’emporte prématurément, sa mère tient à bout de bras une fondation pour venir en aide aux victimes des groupes criminalisés…

Des histoires comme celles-là, il y en a plus que l’on pense. Au Québec, le bénévolat aura été longtemps motivé par des convictions religieuses. Pour certains, il est une forme d’autothérapie pour faire le deuil d’un être cher, d’une situation injuste et que nous ne voulons pas voir arriver à d’autres. Pour plusieurs d’entre nous, le bénévolat est une question de survie, une façon de donner un sens à un événement traumatisant, un besoin viscéral de changer le monde dans lequel nous vivons.

À la suite d’une grande dépression qui m’a poussé vers deux tentatives de suicide, j’ai erré dans les rues de Montréal. J’ai tellement erré que je suis devenu travailleur de rue. En 1992, avec le père André Durand, nous étions deux bénévoles au Journal de la Rue à parcourir les rues de la province pour aider les jeunes marginalisés. Nos motivations étaient différentes, mais nous avons réussi à développer une complicité dans notre missionnariat.

Être bénévole, pour certains, ce n’est pas seulement donner du temps. C’est aussi mettre à contribution les équipements que l’on possède. C’est aussi, ponctuellement ou d’une façon permanente, refuser un salaire pour son travail, de façon à s’impliquer encore plus. Dans certains cas, il faut même payer pour faire du bénévolat. Une façon d’aider un jeune et d’aider l’organisme à poursuivre sa mission. Pour d’autres, le bénévolat devient un prétexte pour se rencontrer, échanger, éviter d’être seul à la maison.

Quelques grands bénévoles

Dans ce numéro, nous ferons découvrir quelques grands bénévoles du Québec. André Paradis de l’Estrie, un jeune bénévole de 76 ans. Laurent Pontbriand du Cap-de-la-Madeleine et sa bonne humeur contagieuse. Éléonore Mainguy, ancienne croupière qui dénonce les abus de Loto-Québec envers les joueurs. Ou encore les 50 ans d’implication de Louis-Phillipe Tremblay de St-Félicien. Des gens qui méritent qu’on écoute le message qu’ils ont à nous livrer et qu’on les soutienne dans leurs actions.

Le bénévolat est aussi important pour les gens qui le font que pour la société. Trop souvent, des bénévoles se brûlent à vouloir changer le monde. Parce que le changement demande du temps, de la patience, de la persévérance… De l’organisation aussi.

Des bénévoles sont prêts à faire des conférences dans les écoles auprès de jeunes. Il faut avoir une ligne téléphonique, répondre aux informations, trouver l’argent pour le transport, prendre une journée de congé (souvent pas payée) pour se rendre dans l’école… Beaucoup de temps de gestion. En plus, ce n’est pas facile pour un bénévole de dire non, de mettre ses limites.

Prenons le temps de soutenir les bénévoles qui se donnent corps et âme pour une société meilleure, de les aider à éviter le burnout, de définir avec eux les limites qu’ils doivent s’imposer. Reconnaissons le travail qu’ils font auprès des jeunes. Merci à vous tous pour votre engagement. Merci pour votre générosité.

C’est en informant et en sensibilisant les jeunes que nous allons réussir à changer le monde, à bâtir une société plus humaine, plus juste et plus équilibrée.

DVD pour la promotion du bénévolat

Le bénévolat, un tremplin pour le travail

Donner aux autres, apprendre sur soi

Les prisonniers de l’institut Leclerc remercient leurs bénévoles

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Graffiti Hip Hop de la scène de Montréal

operation-graffiti-hip-hop-graffiteur-graff Opération Graffiti. Toute l’histoire de la création du Café-Graffiti. La relation avec les jeunes. Ce qu’ils ont vécu dans le projet. Ce qu’ils ont fait vivre aux intervenants. Toutes les anecdotes d’un projet qui fait encore parler de lui. Une façon intéressante et originale de soutenir le Café-Graffiti dans sa mission d’aide et de soutien aux jeunes. 19,95$.

Disponible Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
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