Pétition contre le déménagement du Casino de Montréal

Gambling et jeu compulsif

Pétition contre le déménagement du Casino de Montréal

Vol.13, 31 Août 2005      Dossier Gambling et jeu compulsif;

loto-quebec

Aujourd’hui, c’est Montréal. Demain, ce pourrait être ailleurs. Bien que tous les Québécois ne soient pas concernés directement, le déménagement du Casino de Montréal, de l’Île Notre-Dame au quartier résidentiel de Pointe St-Charles, est l’affaire de tous. Oublions le «pas dans ma cour» et réfléchissons à ce problème de choix de société.La question est simple: voulons-nous, oui ou non, faciliter l’accès du Casino au plus grand nombre, avec tous les inconvénients que ça suppose? Faut-il privilégier les coffres de l’État plutôt que le bien-être des citoyens?

Le gouvernement Charest veut déplacer le casino, jugé trop petit et trop isolé. Pourtant, le choix de son emplacement fut justement son côté isolé, plus facile pour la police à surveiller.

Ne nous leurrons pas. Pour la plupart d’entre nous, le jeu demeure un amusement, comme l’alcool ou la drogue ne causent pas problème à la grande majorité. Faut-il pour autant se draper dans notre insensibilité et se dire «c’est leur problème?»

Le jeu qui créé l’endettement, mène au suicide, ça ne me regarde pas? L’endettement qui pousse des gens bien ordinaires au vol, au détournement de fonds, ça ne me préoccupe pas? Le crime organisé qui rôde autour d’un quartier résidentiel, quoi de plus banal?

Il ne faut pas le voir seulement comme un combat contre le Casino de Montréal. Non. Il est grand temps de reprendre ce qui nous revient de droit, notre bien-être. Seuls, nous n’y parviendrons pas. Collectivement, tout est possible.

Lors de l’ouverture du casino, nous ne connaissions pas tous les effets pervers et l’ampleur que l’accès au jeu pouvait occasionner. Maintenant, nous sommes davantage en mesure d’évaluer les coûts sociaux reliés au jeu compulsif. Le gouvernement ne peut plus faire l’autruche.

Pouvons-nous accepter que Loto-Québec, pour vendre son projet, ait acheté des pleines pages de publicité couleur en mettant de l’avant la présence du Cirque du Soleil? Est-ce acceptable de dépenser l’argent des contribuables pour favoriser les projets de Loto-Québec? Est-ce acceptable que Loto-Québec se cache derrière le Cirque du Soleil pour acheter notre conscience?

Appuyez les résidents de Pointe St-Charles en signant la pétition de la coalition Action-Gardien contre le déménagement du Casino. Demain, c’est peut-être vous qui aurez besoin d’aide. Faites vos choix, rien ne va plus!

Vous pouvez envoyer une lettre d’appui à: Action-Gardien de Pointe St-Charles, 1955, rue Centre, Montréal, Qc, H3K

Action-Gardien donnera la pétition aux parlementaires de la province. Envoyez aussi une lettre à votre député dénonçant le déménagement du Casino à Pointe St-Charles.

Textes sur le Gambling et jeu compulsif;

Témoignage d’un joueur compulsif

Comment fidéliser un gambler?

DVD prévention gambling et jeu compulsif

Être le conjoint d’un gambler

Le prix à payer pour devenir un gambler

La Sérénité pour un joueur compulsif

Biz Locolocass et le gambling

Éléonore Mainguy, ex-croupière du Casino

Did Tafari Bélizaire, casino, jeu compulsif et suicide

Jeux de cartes entre amis

Statistiques du pile ou face

Responsabilité de Loto-Québec

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelle L’amour en 3 dimensions. Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les événements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

Le livre est disponible au coût de 19,95$.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel

Le gouvernement; un bon père de famille?

Le gouvernement; un bon père de famille?

Par Jean-Robert Primeau

Nos gouvernements sont censés protéger et promouvoir les intérêts de la population. C’est leur mission. Ils doivent sauvegarder le bien commun, le bien public. Évidemment, la confiance de la population à leur égard s’érode continuellement. Cette mission n’en est pas moins capitale. C’est sur la base de cette mission que l’État a promulgué et met en application des lois concernant des drogues dont il prohibe la consommation, la culture, etc. Beaucoup de personnes considèrent que si l’État fait cela, c’est sûrement pour notre bien puisqu’il est là pour ça! Quoi de plus normal?

Est-ce bien ce que l’État veut?

Veut-il notre bien lorsqu’il laisse s’accumuler 42 milliards (42 mille millions!!!) de dollars dans la caisse de l’assurance-emploi privant ainsi 58 % des personnes qui perdent leur travail de prestations pour lesquelles elles ont payé des cotisations? (voir à ce sujet l’éditorial du journal Quotidien du Saguenay-Lac-St-Jean du 7 décembre 2001) La centrale syndicale canadienne, le «Congrès du travail du Canada» va plus loin en affirmant que c’est 2 personnes sur 3 qui perdent leur emploi qui sont privées de prestations! (voir La Presse du 25 mars 2002, en page A9)

«L’actuaire en chef de la caisse, Michel Bédard, estime qu’un surplus accumulé de 15 milliards de dollars dans la caisse serait suffisant pour parer aux coups durs. Le surplus accumulé de la caisse en mars 2002 a été estimé à 42,8 milliards de dollars par la vérificatrice générale, Mme Sheila Fraser». (La Presse, 25 mars 2002) Ce surplus augmente de 6 ou 7 milliards de dollars par année…

Les surplus des cotisations versées dans cette caisse sont détournés vers le fond consolidé du gouvernement, ce qui contrevient à la loi de l’assurance-emploi, qui exige que les cotisations servent pour les fins de la loi, c’est-à-dire l’administration du régime, le versement de prestations et les mesures de formation. Au lieu de cela, les travailleurs et les travailleuses ont financé, à leur détriment, une partie du surplus de 17 milliards de dollars du gouvernement fédéral pour 2001, les baisses d’impôt pour les entreprises et les riches et le paiement de la dette. Ce qui est bon pour les riches serait-il le bien commun?

Qu’en est-il des OGM?

L’État veut-il notre bien lorsqu’il refuse l’étiquetage des aliments indiquant s’ils contiennent des OGM (organismes génétiquement modifiés)? Pourtant «86 % des Canadiens estiment que l’approche obligatoire est meilleure que l’approche volontaire concernant l’étiquetage des OGM». Au Québec, la proportion atteint 90 %. L’appui le moins élevé est au Manitoba et en Saskatchewan, avec 82 %. (La Presse, 21 septembre) Moins d’un mois plus tard, les libéraux, majoritaires au Parlement canadien, rejetaient un projet de loi sur l’étiquetage présenté par un de leurs propres députés, Charles Caccia. Ça doit être parce que nous ne savons pas ce qui est bon pour nous. Chrétien, lui, le sait. C’est lui le gars bien commun!

Et en santé, oui, en santé, veut-on aussi notre bien?

Tout le monde a entendu les provinces réclamer de l’argent du fédéral pour la santé. Le gouvernement fédéral a des surplus budgétaires énormes et il transfère l’argent au compte gouttes dans les provinces. Il y a bien sûr beaucoup de politique qui se fait sur le dos de ces transferts. Sachons qu’il y a cependant des effets concrets qui existent et qui n’ont rien de politique.

Parmi tous les exemples possibles, prenons le cas du quartier Pointe-Saint-Charles à Montréal. C’est un des quartiers les plus pauvres de Montréal. La clinique locale (équivalent d’un CLSC pour ce quartier) se voit obligée de facturer les hôpitaux qui lui réfèrent des patients rendus à domicile parce qu’elle n’a pas reçu suffisamment de fonds pour assurer ces services! La clinique refusera le transfert d’un patient à domicile si celui-ci a besoin de plus de deux visites d’infirmières par jour, en semaine, et de plus d’une visite par jour, le week-end. La clinique demandera également aux hôpitaux de garder en leurs murs les patients qui auront besoin de plus de 28 heures de services par semaine.»

Ces nouvelles règles «obligent les hôpitaux à tenir compte de notre capacité réelle d’offre de services, a indiqué la présidente du conseil d’administration de la clinique, Johanne Paquette. Et si les hôpitaux ne se conforment pas à ces nouvelles règles, la clinique leur fera parvenir une facture pour tout service qui dépasse ce qu’elle est en mesure d’offrir». (La Presse, 5 avril)

Au fil des ans, la clinique communautaire dit avoir réduit la fréquence des bains, l’entretien ménager, les soins des pieds, le gardiennage et certains programmes de prévention. «Mais là, nous sommes rendus à la limite de l’endurable, a soutenu Mme Paquette. Nous ne pouvons détourner davantage d’argent des autres secteurs. Nous ne pouvons faire un déficit parce que la loi nous en empêche. Nous ne pouvons couper davantage sans mettre en danger la santé de notre population».

Le directeur de la clinique a affirmé que, de 1996 à 2001, les revenus ont augmenté de 51 % alors que les dépenses grimpaient de 70 %. Voilà où mènent les coupures en santé. Voilà où mène le soi-disant talent du ministre des finances du Canada. C’est sûrement pour le bien des patients qui se sentent de trop dans le système de santé!

Les lois relatives aux drogues illicites

Y a-t-il des chances que le dispositif des lois anti-drogues canadien n’ait pas comme but premier de protéger la population mais plutôt de protéger les intérêts de profiteurs de la prohibition ? Si on examine attentivement ces profiteurs, on peut répondre oui à la question. Eugène Oscapella, un avocat canadien, professeur à l’université d’Ottawa et bien connu pour ses positions anti-prohibitionnistes, parle de «l’industrie de la lutte contre la criminalité»

Il y a d’abord les criminels eux-mêmes qui s’enrichissent effrontément sur le dos des consommateurs. Selon les sources policières elles-mêmes, les différentes mafias et gangs criminels tireraient 80 % de leurs revenus actuels de la drogue!!! Il y a aussi des bureaucrates, des agents de police, des avocats, des juges, des spécialistes de la toxicomanie, des travailleurs sociaux, des constructeurs de prison, des gardiens de prison et des employés des prisons. «La narcocriminalité et aussi les autres crimes commis pour payer le prix de la drogue sur le marché noir contribuent à l’explosion des emplois dans le système judiciaire», écrit M. Oscapella. «Combien d’avocats du gouvernement paient leur hypothèque en poursuivant des toxicomanes? Combien d’avocats de la défense paient leur hypothèque en défendant des toxicomanes? Combien de personnes dans nos sociétés supposément démocratiques gagnent leur vie sur le dos de ceux et celles qui utilisent ou qui distribuent des substances que les gouvernements ont, de manière arbitraire, décidé de vilipender?» poursuit M. Oscapella.

N’oublions pas les nombreuses banques et institutions financières de toutes sortes qui s’engraissent des profits faramineux du narcotrafic par le blanchiment de l’argent. «Les politiciens et les fonctionnaires ont aussi, trop souvent et trop volontairement, profité des retombées de ce rêve capitaliste par le biais de la corruption».

Et par dessus tout, la prohibition profite aux industries très légales des produits pharmaceutiques, de l’alcool et du tabac. D’ailleurs ces dernières sont bien placées pour payer des contributions juteuses aux partis politiques…

C’est vrai, la guerre contre les drogues est un échec. Mais beaucoup savent transformer les échecs en dollars sonnants et trébuchants. Alors, comme le veut la blague, le gouvernement veut notre bien et il le prend! Mais cela pourrait changer.

Autres textes sur Alcool et drogue 

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

conte-illustre-enfant-jeune-ecrivain-livre-illustrationConte illustré ralliant l’imagination débordante de Patrick Viger, un jeune de 15 ans, l’expérience littéraire de Raymond Viger et les illustrations professionnelles de Victor Panin. Patrick Viger a commencé à écrire en duo avec son père dès l’âge de 8 ans. Cette écriture a commencé par un jeu; une façon d’établir une relation entre un père et son fils. Ce conte illustré a été écrit pour le plaisir et l’amusement. 4,95$

Disponible Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.