La Banque Nationale et le tourisme

La Banque Nationale et le tourisme

Un article de La Presse du 11 décembre dernier nous rapporte que la Banque Nationale (BNC) de St-Donat a donné bien du fil à retordre à des touristes Européens. Pour couper dans leurs frais d’opération, la BNC a décidé de ne plus changer l’argent au comptoir pour les touristes qui n’ont pas de compte à la BNC. Les touristes de St-Donat se sont fait référé à un bureau de change à Mont-Tremblant, soit plus de 100 kilomètres de là! Ces touristes se sont fait refuser leur carte de crédit Master Card, le commerçant n’acceptant que Visa!

Pendant ce temps, la ville de St-Donat fait de la publicité pour attirer les touristes dans son patelin. Cela démontre bien qu’un effort individuel ne vaut pas grand chose quand la communauté ne suit pas en arrière. Une banque fait partie d’une communauté. Elle ne peut imposer des règles qui vont à l’encontre du bien-être de sa communauté. Une banque peut avoir des règles centralisées, mais elle se doit de s’adapter et d’être flexible en fonction de la communauté qu’elle sert.

Si on se retrouve dans le Centre-Ville de Montréal et que le touriste a des alternatives telles des bureaux de change à tous les coins de rue, on pourrait tolérer cette règle, même si je ne la trouve pas très attirante. Mais quand on est à St-Donat et que l’alternative proposée est à 100 km. de là, c’est pas pareil.

C’est la convivialité d’une entreprise qui fait sa force. Je suis obligé de sympatiser avec ces touristes. Il m’arrive à moi aussi d’en être un. Et j’espère ne pas avoir à subir ce traitement lorsque je serais en voyage. La Banque Nationale perd un point dans la qualité de son service.

Six touristes de passage à St-Donat ne pèsent peut-être pas lourd dans la balance de la BNC. Mais si j’étais commercant de ce secteur et que j’avais un compte à cette banque, je passerais le mot pour que collectivement, nous fermions nos comptes à cette institution. Une façon claire de démontrer l’importance de la concertation et de la communauté que nous représentons.

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Tous pour l’art et l’art pour tous

Tous pour l’art et l’art pour tous
Écrit par Julie Rhéaume, Vol14-6

Le Complexe Méduse, situé au centre-ville de Québec, est une coopérative de producteurs et diffuseurs artistiques, culturels et communautaires. C’est aussi un lieu d’accueil pour plusieurs artistes en résidence.

Origines et mission de Méduse

«Lorsque Méduse a vu le jour il y a 11 ans, on voulait créer des espaces pour les centres d’artistes, des lieux plus adaptés aux besoins des artistes et groupes. Cela a aussi permis de créer un contexte où l’on trouvait sous un même toit une rencontre possible de plusieurs langages artistiques.»

Le principe de la coopérative: «vivre ensemble, mais rester indépendant tout en partageant des espaces et des facilités techniques communes», répond Émile Morin de Recto-Verso, un groupe de création et de diffusion en art multidisciplinaire.

Pour André Gilbert, de VU, un centre d’artistes qui se consacre au développement de la photographie contemporaine, la vocation première du complexe est d’être un lieu de création et de travail pour les artistes. «Ce sont des ateliers avec des équipements que les artistes ne peuvent acquérir sur une base individuelle. Les artistes qui désirent venir travailler ici deviennent alors membre de la coopérative à un coût très modique et, ensuite, peuvent utiliser ces équipements à des tarifs subventionnés.»
Certains groupes de Méduse proposent des espaces d’exposition destinés au public, tandis que des spectacles peuvent être aussi présentés dans des espaces polyvalents situés à même ce complexe artistique.

Synergie entre les groupes

Les groupes de Méduse travaillent souvent à des projets communs. «Rien n’est forcé. Il s’agit d’une synergie qui module, qui varie, selon le bon vouloir des membres. Ça vient de notre cohabitation. On parle de nos projets et il y a des croisements qui s’opèrent. On travaillerait dans des bâtiments séparés et on se verrait quand même… Québec, ce n’est pas grand, sauf qu’ici il existe un contact quotidien qui permet des rencontres, des discussions sur ce qu’on fait», explique Émile Morin.

«Ce qui est intéressant, ce sont les résidences internationales, telles les pépinières européennes (de jeunes artistes qui sont ici pour trois mois). Ces gens profitent de tout le potentiel de Méduse.

L’artiste peut avoir accès aux ressources dont il a besoin: studio de son, de vidéo, atelier de métal. Pour les Européens, cette possibilité de passer les frontières (entre disciplines, types de ressources et groupes) si facilement est assez exceptionnelle. Entre groupes de Méduse, ce genre de croisement est aussi possible. C’est la force et l’intérêt de Méduse», ajoute M. Morin.

Difficultés

«Au départ, Méduse a connu des difficultés financières. Sa construction a coûté plus cher que prévu, comme tout grand projet. On construisait le long de la côte d’Abraham, ce qui a entraîné des contraintes supplémentaires. Beaucoup d’argent a été dépensé juste pour tenir la côte.

Finalement, on est arrivé en bout de course avec des espaces superbes, une belle coque, mais il y avait tout un plan d’achats d’équipements qui n’a pas pu être réalisé. Il a fallu des années pour rattraper ce retard», raconte M. Morin.

Méduse a aussi connu quelques difficultés à assumer le coût des taxes municipales, qui était trop élevé et non adapté à une coopérative sans but lucratif.

«Pendant des années nous avons contesté une politique de taxation qui nous jugeait comme un centre commercial. Nous aurions fermé le lendemain si nous avions payé toutes les taxes. Finalement, nous avons eu gain de cause», souligne M. Morin.

L’avenir

«Méduse n’est pas une entité seule. Son évolution est issue du dynamisme des 10 groupes qui y logent. Il y a une nécessité de se questionner sur la nature des centres d’artistes au Québec: leur impact sur les artistes, les manières de présenter les choses. C’est inévitable. Dans le milieu des arts, on ne peut faire comme si nous étions des galeries privées ou des centres de production traditionnels. Nous sommes supposés être avant-gardistes, de faire une certaine recherche, d’amener de nouvelles approches sur le terrain.

Il est nécessaire pour tous les groupes de continuer cette recherche, de ne pas s’asseoir sur son cul en se disant qu’on fait bien nos choses et que ça va», soutient Émile Morin.

«Si Méduse obtient l’aide financière pour acheter les équipements dont elle a besoin, je vois l’avenir de Méduse de manière très positive. Les groupes se portent tous très bien. Ils se sont tous développés positivement au cours des dernières années. J’ose croire que tout cela va se poursuivre», conclut quant à lui, André Gilbert, sur une note optimiste.

Informations: www.meduse.org

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L’exemple des arts participatifs

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poesie-urbaine-jean-simon-brisebois-art-de-la-rue Poésie urbaine. Renaissance. Depuis 1997, Jean-Simon Brisebois s’est découvert une passion pour écriture. Il s’implique activement dans divers projets communautaires dans Hochelega-Maisonneuve.
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