Anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme

Anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme

Robin Drevet

Le 10 décembre 1948, l’Organisation des Nations Unies adoptait la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, texte fondateur pour la politique de nombreux États.

Seulement, qui sait que nous en fêtons les 60 ans aujourd’hui? Personnellement je ne m’en rappelais pas et il m’a fallu passer devant le manifestival d’État d’Urgence (Événement organisé sur Montréal pour les sans-abris) pour y voir une pancarte annonçant cet anniversaire, cette dernière a été comme un coup de poignard quand on sait que ce texte prône l’égalité universelle et la décence et que les sans-abris, surtout à Montréal, vivent dans tout autre chose que la décence ou l’égalité.

Je me suis alors demandé où en sommes nous aujourd’hui sur la question des droits de l’Homme (qui porte d’ailleurs déjà dans son terme une coquille propre à la langue française, et les Femmes alors?)?

Bien sûr on nous répondra que comparativement aux années d’après guerre, il y a eu beaucoup d’évolutions en particulier sur les droits de la Femme, des Enfants…pourtant certaines choses restent encore à améliorer et il y a du travail!!!

Justice égalitaire

Si l’on regarde le monde occidental (Europe, Amérique du Nord, Japon), ce sont en général des États de droit qui garantissent une justice égalitaire pour tous sans distinction de race, de sexe, d’orientation sexuelle et de classe, qui laissent au peuple le choix de décider, bref la démocratie moderne.

Homosexuel, femmes et marginaux

Pourtant certaines populations sont moins bien loties que d’autres : la population homosexuelle reste encore discriminée (unions civiles, travail), les femmes victimes de violences conjugales (une femme meurt tous les trois jours sous les coups de son conjoint), et sans compter tous les marginaux qui ne trouvent pas sa place dans la société qu’on leur propose. Il existe en plus des disparités à l’intérieur de ces pays, la question de l’assurance-maladie, la retraite, l’accès au marché du travail sont très présentes aux États-Unis.

Démocratie

De plus est ce que la démocratie que l’on nous propose est réellement la réponse aux besoins et envies du peuple? Est-ce que le vote est le seul moyen d’expression de la volonté populaire? En dehors de certains pays où la grève et les différents mouvements sociaux sont un moyen de se faire entendre, de nombreux pays sont sous la pression de lobby d’entreprises et secteurs divers. Peut-on réellement parler de droits de l’Homme dans ses conditions? Ne serait ce pas plutôt la loi du marché qui prédomine, comme on peut le voir ces derniers temps avec les sommes faramineuses consacrées à la sauvegarde des marchés boursiers, au détriment de la population endettée de divers crédits et hypothèques?

Mais pour admettre cela il faudrait que ces pays fassent une introspection de leur manière de fonctionner, et reviennent dans l’esprit de la démocratie et de leurs constitutions qui toutes disent agir par et POUR le peuple. Lorsque les États-Unis refusent de s’investir dans le combat environnemental, n’est ce pas le droit des générations futures qu’ils spolient? Quand l’Union Européenne décide d’adopter un décret pour renvoyer les immigrés clandestins chez eux (ce que la France fait depuis maintenant plus de 2ans), n’est-ce pas refuser à des Hommes et Femmes la volonté de trouver un endroit plus propice pour eux-mêmes et leur famille?

Certes vous pouvez me répondre qu’il y a pire ailleurs et c’est justement là le problème, à force de toujours se comparer avec l’Autre: Saddam Hussein ex-dictateur irakien, Vladimir Poutine premier ministre russe, Hu-Jintao «président» de la République POPULAIRE de Chine, ou encore Fidel Castro et le colonel Kadhafi, on oublie de se regarder soi-même, alors sûrement que notre Occident est plus développé, plus démocratique, plus juste et égalitaire que ces territoires mais est-ce une raison suffisante pour oublier ce qui n’ont pas accès à ces grandes valeurs chez nous?

Je ne dis pas de ne pas aller aider ceux qui souffrent plus que nous, ce serait être ethnocentrique et nationaliste (deux termes que je hais par-dessus tout), mais faire croire à ses concitoyens qu’ils sont bien lotis parce qu’ils ne souffrent pas d’épidémie de choléra, de la faim ou du froid, c’est oublié tous les sans-abris, ceux qui n’ont pas les moyens de se payer un traitement convenable, qui ont du mal à subvenir à leurs besoins fondamentaux.

Donc pour la célébration de l’anniversaire de ce texte fondamental, avant de jeter la pierre au Zimbabwe, à l’Iran, à la Lybie, ou à Cuba, pensons aussi regarder du côté de la Somalie, du Botswana, de la Corée du sud qui sont des exemples de pays qui garantissent des droits pour leur population mais dont on entend peu parler, et du côté du Canada, de la France, des États-Unis qui tentent de rogner de plus en plus nos droits acquis de longues dates. À croire que pour être médiatique dans les pays émergents il faut être dictateur, sexiste, homophobe, extrémiste…

Messieurs et Mesdames les dirigeants du monde moderne, n’oubliez pas que vous avez sous votre responsabilité des Hommes et des Femmes qui font parfois face à des problèmes insurmontables et qui vous ont donné leur confiance pour les représenter, et qui attendent donc en retour que cette confiance ne soit pas utilisée à des malversations et bassesses politiques, économiques ou sociales, n’est-ce pas M. Stephen Harper, M. George W. Bush, M. Dominique de Villepin, M. Berlusconi, M. Medvedev, M. Sarkozy et autres politiciens qui ont oubliés qui leur avait confié leur pouvoir et surtout qui pouvait leur reprendre.

Ce texte est un reflet d’une position personnelle et n’engage aucunement les organismes de Reflet de Société ou du Journal de la Rue, ou de n’importe qui rattaché à ces organismes.

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Santé et éducation à Cuba, une fierté nationale

Santé et éducation à Cuba, une fierté nationale

Je reviens d’une semaine de vacances à Cuba. Je m’étais promis de ne rien faire d’autres que de profiter de la plage, du soleil et d’un peu de lecture. Mais, dans mon cas, une semaine à ne rien faire, ça devient un peu long. Danielle et moi avons donc décidé de faire une journée de visite à la Havane.

J’ai été touché de voir le sentiment d’appartenance que la guide cubaine avait envers son pays. Quand elle nous présentait les différentes décisions que son gouvernement avait pris pour traverser différents événements marquants, j’avais l’impression qu’elle avait été présente pour voter en faveur de ces décisions. Elle les endossait et les assumait.

J’ai pu sentir aussi la fierté qu’elle avait dans les valeurs sociales que Cuba possède. Lors de la révolution en 1959, Cuba n’avait plus de médecin, les 6 000 médecins que Cuba avait se sont tous exilés dans différents pays.

Fidel Castro a reconstruit le système d’éducation. L’éducation est gratuite pour tout le monde. Si tu demeures trop loin de l’université, l’état paye pour ton transport et ta chambre. De quoi faire rêver plusieurs de nos étudiants. C’est plus de 69 000 médecins qui ont été formé entre 1959 et 1992! Ils en ont tellement formé, qu’ils soutiennent les pays du tiers-monde. Le Vénézuela reçoit 20 000 médecins cubains! J’ai laissé le nom du Québec comme pays qui mériterait d’être soutenu par la visite de médecins pour diminuer nos listes d’attente et pour permettre à tous les citoyens d’avoir un médecin de famille. Peut-être que Fidel Castro va recevoir mon message.

La famille est importante à Cuba. Chaque municipalité a sa maison pour soutenir les femmes enceintes.

Famille, Santé et Éducation, des valeurs nationales importantes dans le coeur des Cubains. Et ils ont pris les moyens pour assumer leurs choix sociaux. Est-ce que nous aurons un jour au Québec des politiciens capable d’assumer nos choix sociaux?

Voter pour ce texte dans Cent Papier.

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Du Hip Hop à Cuba!

Du Hip Hop à Cuba!
Écrit par Movez, Vol 13-4

Août 2004, le Nomadic Massive, un collectif de Montréal composé d’artistes Hip Hop de diverses origines culturelles, a eu la chance de passer quelques semaines à Cuba où il avait été invité par l’Association Hermanos Saiz, à participer à la 10e édition du Festival International de Hip Hop de La Havane.

Depuis son retour à Montréal, l’objectif du Nomadic Massive est de continuer à faire ce genre d’échanges avec d’autres pays afin de sensibiliser les gens d’ici aux réalités des autres cultures et d’offrir au grand public une alternative aux messages souvent matérialistes et trop légers qu’offre l’industrie musicale Hip Hop d’aujourd’hui.

Le Hip Hop cubain

Le Hip Hop fait son entrée à Cuba dans les années 80 dans la municipalité d’Alamar (à l’est de la Havane) via les ondes des stations de télévision et de radio en provenance de Miami. Loin du circuit culturel et du centre de la capitale, les jeunes cubains habitants des H.L.M. syntonisent les radios du sud de la Floride pour écouter L.L. Cool J, Public Enemy et les autres rappeurs de l’époque.

Au départ, la culture Hip Hop cubaine se développe surtout autour du breakdancing. Au début des années 90, une suite d’événements viendra tout changer. Lors de l’effondrement de l’URSS et le début de ce que les Cubains appelleront «La période spéciale», l’économie du pays se retrouve au bord de l’effondrement. Cette nouvelle réalité amène les jeunes raperos cubains à développer de nouveaux moyens pour exprimer leurs frustrations. Enregistrant, lorsqu’ils le pouvaient, les versions instrumentales des morceaux qu’ils captaient sur leurs radios, les jeunes cubains d’Alamar créent leur propre Hip Hop.

L’expression d’un mouvement Hip Hop propre aux Cubains est facilitée par l’implication de l’exilée politique américaine Nehanda Abiodun, activiste de la Black Liberation Army. Découragée par la naissance d’un Hip Hop qu’elle voyait comme une imitation aveugle de la culture commerciale américaine avec sa violence, sa misogynie et sa glorification de la vie du gangster, elle prit contact avec le Malcom X Grassroots Movement aux États-Unis afin de faire venir des artistes plus progressistes de la scène Hip Hop américaine.

Un festival

Un autre acteur important dans la reconnaissance du Hip Hop comme élément authentique de la culture cubaine a été le collectif Grupo Uno. En 1995, un de ses membres, Rodolfo Renzoli, travaille avec l’aide de l’association Hermanos Saiz (une des principales institutions pour la jeunesse de Cuba) à la mise sur pied d’un premier festival Hip Hop cubain dans le district de Alamar, où tout avait commencé. Croyant fermement que la musique peut aider à changer la société cubaine, Rodolfo fera jusqu’en 2000, la promotion de son festival.

Malgré les interventions fréquentes de la police lors des événements non sanctionnés par l’État, le mouvement Hip Hop cubain ainsi que son public prennent de l’ampleur. Aujourd’hui, on peut compter près de 200 groupes à La Havane et plus de 300 à l’extérieur de la capitale.

La reconnaissance du peuple

Au printemps 1999, le gouvernement cubain adopte officiellement une position favorable au mouvement Hip Hop allant jusqu’à le déclarer «une authentique expression de la culture cubaine».

Il reviendrait à Harry Belafonte le crédit d’avoir expliqué la culture Hip Hop à Fidel Castro. Impressionné, celui-ci aurait même qualifié le Hip Hop «d’avant-garde de la révolution».

En 2002, le gouvernement formera l’Agencia Cubana de Rap offrant aux artistes sa propre étiquette de disque ainsi qu’un magazine, Movimiento. Avec la sanction et les ressources du gouvernement, le festival d’Alamar sera transformé en Festival international annuel de Hip Hop présenté au mois d’août à La Havane. Cet événement attire de nombreux groupes et artistes internationaux dont Mos Def, Talib Kweli, The Roots, Common et Dead Prez. Il permettra aussi la tenue de tables de discussion, d’ateliers et la projection de films sur la culture Hip Hop.

La couleur cubaine

Musicalement, le Hip Hop de Cuba est très différent de celui de son cousin américain. Plusieurs raperos n’hésitent pas à s’inspirer du riche héritage musical cubain, incorporant des rythmes de rumba, de mambo, des instruments tels la guitare basse, les congas, les batas et d’autres percussions traditionnelles.

Bien que le Hip Hop cubain ait capté l’intérêt de plusieurs médias et académiciens étrangers, peu de groupes cubains ont réussi à se faire entendre à l’extérieur de l’île. L’un des principaux producteurs de Hip Hop à Cuba, Pablo Herrera, a déclaré en parlant du futur de la révolution musicale cubaine: «Ce que nous voyons n’est que la pointe de l’iceberg… le Hip Hop d’aujourd’hui à Cuba est ce que la Old School était aux États Unis dans les années 80. Ce qui se fera dans l’avenir ne sera pas que du Hip Hop… ce sera une nouvelle forme de musique cubaine.»

Pour rejoindre le Café-Graffiti: (514) 259-6900

Info: http://www.nomadicmassive.ca
www.terminus1525.ca/studio/view/1510

Autres textes sur le Hip Hop:

https://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/04/le-cafe-graffiti-au-bresil-pour-une-convention-internationale-graffiti/

https://journaldelarue.wordpress.com/2006/12/17/atach-tatuq-et-ladisq/

https://journaldelarue.wordpress.com/2006/11/12/5-artistes-du-cafe-graffiti-en-europe/

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Pied-de-nez à George W. Bush. Jimmy Carter, prix Nobel de la paix?

Pied-de-nez à Georges W. Bush. Jimmy Carter, prix Nobel de la paix?

Par Mathieu Thériault du Comité Logement Bordeaux-Cartierville

À la fin d’octobre, plusieurs auront probablement été surpris de voir qu’on a remis à Jimmy Carter, ex-président américain (de 1977 à 1981), le prix Nobel de la paix. Officiellement, les responsables du prix Nobel ont déclaré qu’ils attribuaient le prix Nobel à Carter pour faire un pied-de-nez à Georges W. Bush et à son attitude belligérante face à l’Irak. Carter, en effet, est actuellement un partisan déclaré du multilatéralisme, c’est-à-dire de bombarder l’Irak avec l’accord préalable de l’ONU, plutôt que de faire ça tout seul dans son coin. Alors Jimmy Carter est-il un grand défenseur de la paix dans le monde? Rien n’est moins sûr…

Guerre sainte islamique

Contrairement à ce qu’on nous présente souvent dans les médias, le Jihad (la guerre sainte islamique) n’est pas apparu quelque part dans les années 90 sous la forme de terrorisme anti-occidental orchestré par Ben Laden. En fait, il est impossible d’avoir une idée claire du bordel actuel au Moyen-Orient sans remonter à la guerre entre l’URSS et l’Afghanistan, de 1979 à 1989. C’est effectivement en 1979 que les Russes entrent en Aghanistan pour protéger le gouvernement «pro-communiste» de Kaboul et que plusieurs pays, les USA en tête, voient enfin l’occasion de s’en prendre à la domination soviétique en se servant des Afghans. Bref, les stratèges américains veulent faire vivre à l’URSS une répétition de ce qu’eux mêmes ont vécu au Viet Nam: une guerre longue, coûteuse et démoralisante pour tout l’empire. Or, qui se trouvait à la présidence des U.S.A. en cette année fatidique de 1979? On vous le donne en mille, Jimmy Carter en personne.

Livraison clandestine d’armes

Sous les bons conseils de son conseiller en sécurité, Zbigniew Brezinski, fervent opposant au communisme, M. Carter signe les premières directives accordant de l’aide aux moujahidin, les combattants islamistes radicaux. Trois semaines plus tard, le 14 janvier 1980, les premières livraisons clandestines d’armes aux rebelles islamistes afghans sont officiellement autorisées par Carter. On dit officiellement, parce que Brezinski lui-même avoue qu’elles auraient plutôt commencé en juillet 1979, dans le but avoué de précipiter le déclenchement de la guerre.

Américains complices?

Dès lors, la table était mise pour le Jihad et les années à venir: des milliers d’armes (soviétiques), en provenance d’Israël et d’Égypte, allaient se rendre en Afghanistan par le biais des services secrets pakistanais. Plus important encore, des dizaines de milliers de combattants afghans et des mercenaires de tous les pays arabes allaient être entraînés au terrorisme, au sabotage, au complot, au trafic de drogue, à la guérilla et au contre-espionnage par la CIA et les services secrets pakistanais. Au retrait des Soviétiques en 1989, tous ces combattants, dont les futurs ta-libans, allaient continuer les massacres généralisés, les actes de terrorisme et la répression systématique des femmes, entre autres choses.

On se rappelle que Jimmy Carter a réussi à faire signer des accords de paix en 1978 entre l’Égypte et Israël. Encore là, le «grand artisan de la paix» qu’est Jimmy Carter avait bien des arrière-pensées. En effet, dès 1979, l’Égypte, Israël et les États-Unis allaient devenir parmi les plus chauds partisans du Jihad, unis par une même haine viscérale des communistes. Sadate, le président égyptien de l’époque, réarma son pays par l’achat d’une énorme quantité de matériel militaire américain (pour près de 5 milliards de dollars), dont une partie servirait ultimement aux rebelles afghans. Notons que Sadate revendit une partie de ces armes à un certain Saddam Hussein, alors en guerre contre l’Iran, le tout avec la complicité des Américains et des Britanniques.

Crise à Cuba

Jimmy Carter s’est également mérité le prix Nobel de la paix pour s’être rendu à Cuba dans la dernière année. Il s’agissait du premier président américain (en fonction ou non) à se rendre dans l’île depuis l’arrivée de Castro. À la suite de son voyage officiel, Carter a appelé à la levée des sanctions contre l’île, une idée qu’il semble pourtant n’avoir pas eue lors des quatre années où il dirigeait la Maison-Blanche. Bien au contraire, sous sa présidence, à l’été 1979, des obscures rumeurs de «brigades soviétiques» avaient déclenché une nouvelle crise à propos de Cuba qui faillit dégénérer.

En terminant, faut-il s’étonner que des hommes d’État tels que Jimmy Carter et Henry Kissinger qui ont tant fait pour répandre la guerre, la terreur et la mort dans le monde reçoivent le prix Nobel de la paix ? Peut-être pas tant que ça, surtout lorsqu’on se souvient que dans son jeune temps, Alfred Nobel a fait fortune en inventant, produisant et vendant… de la dynamite!

Source: Cia et Jihad: 1950-2001, contre l’URSS, une désastreuse alliance. John K. Cooley. Éditions Autrement, Frontières, 2002 pour la traduction..

Ben Laden, Sadam Hussein, boucs émissaires des États-Unis

Le 11 septembre

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