Bistro Le Ste-Cath: Catherine Avoine après La Voix

D’une prestation à l’autre

Raymond Viger  Dossiers Le Ste-CathRestaurant

Catherine Avoine la Voix chanteuse souper spectacleCatherine Avoine. Une chanteuse qui a su faire vibrer les coachs de l’émission La Voix. Catherine fait partie de l’équipe d’Isabelle Boulay.

Une chanteuse qui a aussi été présente sur les planches du Bistro le Ste-Cath pour montrer son soutien au photographe Georges Dutil qui représentera Hochelaga-Maisonneuve à Paris.

catherine avoine la voix isabelle boulay spectacle chansonÀ noter que Georges décolle demain pour Versailles grâce au souper bénéfice dont Catherine Avoine a participé.

C’est plaisant de voir des artistes fouler notre scène ainsi que d’autres telle que celle de l’émission La Voix.

Bonne continuité à Catherine Avoine. Bon voyage àGeorges Dutil en France.

Merci Catherine pour votre présence et votre soutien au projet de Georges Dutil.

VOS COMMENTAIRES SUR Catherine Avoine; Georges Dutil, La voix et le Ste-Cath

Autres textes sur La Voix:

Bistro le Ste-Cath
4264 Ste-Catherine est, Montréal (une rue à l’est de PIE-IX)
(514) 223-8116
http://www.le-ste-cath.com
bistro@le-ste-cath.com

Pour ne pas manquer les nouveautés, inscrivez-vous à notre info-lettre sur le site http://www.le-ste-cath.com ou encore programmation 2015

Merci d’inviter Le Ste-Cath parmi vos amis Facebook: Bistro le Ste-Cath.

Bistro le Ste-Cath

restaurant bistro quoi faire ou manger-ste-cathUn restaurant, une chaleureuse terrasse. Pour une rencontre entre amis ou en famille, les chefs du Bistro le Ste-Cath sauront vous offrir une cuisine réinventée et originale à un prix abordable.

Situé en plein coeur d’Hochelaga-Maisonneuve, au sud du Stade Olympique, à l’est de PIE-IX. 4264 Ste-Catherine est.

Bistro le Ste-Cath est opéré par l’organisme communautaire le Journal de la Rue. Tous les profits servent à financer notre intervention auprès des jeunes.

Pour informations et réservations: (514) 223-8116 ou bistro@le-ste-cath.com.

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Hochelaga-Maisonneuve en photo à Versailles avec Georges Dutil

Exposition internationale de photos

Raymond Viger  Dossiers Bistro le Ste-CathRestaurant

Le photographe Georges Dutil a été invité par l’association Partage à représenter le quartier Hochelaga-Maisonneuve à Versailles, en banlieue de Paris.

Georges Dutil photos hochelaga-maisonneuve photographie homaGeorges y exposera des photos de Hochelaga-Maisonneuve pendant un mois complet.

Des contacts ont déjà débuté avec des galeries et des personnes influentes qui aideront Georges à finaliser des ententes de ventes, de visibilité et pour lui permettre une continuité sur le vieux continent.

Les frais de logement et de subsistance sont déjà couverts par le Collège Charles Péguy. Certains frais tels que le billet d’avion et transports terrestres doivent cependant être planifiés. Le départ de Georges est le 1er mars.

Georges Dutil photographe hochelaga-MaisonneuveC’est pourquoi le Restaurant Cabotins et le Bistro le Ste-Cath unissent leurs efforts pour soutenir Georges dans ce voyage qui nous représente tous.

Un souper 4 services vous est offert au Bistro le Ste-Cath, mercredi le 11 février. Au coût de 50$.

Georges Dutil photographie hochelaga-MaisonneuveUne soirée attrayante qui inclura le souper 4 services du Bistro le Ste-Cath, un escompte de 10% sur votre prochain repas au restaurant Cabotins, participation à des prix de présence dont une photographie originale autographiée par Georges (valeur de 300$). Plusieurs autres surprises vous attendent le 11 février prochain pour ce vernissage spécial.

La soirée sera agrémentée par la musique du trio de Jazz Gregory Fitzgérald.

Merci pour votre présence et votre soutien à un photographe qui a réussi à immortaliser tant de belles choses avec ses caméras.

Pour informations et pour commander vos billets:

  • Bistro le Ste-Cath : (514) 256-4467
  • Restaurant les Cabotins : (514) 251-8817

N’oubliez pas de réserver votre table, (514) 223-8116.

Bistro le Ste-Cath
4264 Ste-Catherine est, Montréal (une rue à l’est de PIE-IX)
(514) 223-8116
http://www.le-ste-cath.com
bistro@le-ste-cath.com

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Bistro le Ste-Cath

drapeau-l-ste-cathUn restaurant, une chaleureuse terrasse. Pour une rencontre entre amis ou en famille, les chefs du Bistro le Ste-Cath sauront vous offrir une cuisine réinventée et originale à un prix abordable.

Situé en plein coeur d’Hochelaga-Maisonneuve, au sud du Stade Olympique, à l’est de PIE-IX. 4264 Ste-Catherine est.

Bistro le Ste-Cath est opéré par l’organisme communautaire le Journal de la Rue. Tous les profits servent à financer notre intervention auprès des jeunes.

Pour informations et réservations: (514) 223-8116 ou bistro@le-ste-cath.com.

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Les stéréotypes et les jeunes socialistes

Spectacle du Bistro le Ste-Cath (l’ancien Bistro In Vivo) dans Hochelaga-Maisonneuve

Portrait des homosexuels et violeurs

Socialistes français: la campagne de la honte

La France manifeste, pleure et crie depuis plusieurs mois. Le Mariage pour tousa entraîné la Manif pour tous… et les questions du genre, du sexe et des droits n’en finissent plus d’attiser les passions. Le 5 octobre dernier l’inconcevable est venu de Jeunes militants socialistes. Leur compagne contre la Manif pour tous se résume en un mot: l’insulte.

Delphine Caubet      Dossiers Égalité Homme-FemmePolitiqueHomosexualité

Jeunes socialistes France campagne Manif pour tous honteHonnêtement, c’était ma résolution: arrêter de parler du genre et de tout ce qui le rejoint. J’ai l’impression que le sujet me colle à la peau sans vraiment l’avoir choisi. Homosexualité, théorie du genre… j’ai fait, au suivant!

Mais voila que l’actualité me rattrape et je suis incapable de respecter ma propre décision. Une vraie junkie. Il faut dire que la campagne des Jeunes socialistes met les nerfs de tout le monde à rude épreuve. Et moi qui pensais que seuls les réactionnaires pouvaient me mettre dans cet état.

Campagne choc

Pour ceux qui l’ignorent, il y a actuellement un mouvement en France qui s’appelle laManif pour tous. Ce qui au départ était un mouvement contre la légalisation du mariage gay, prend maintenant la forme de manifestations contre l’homoparentalité, gestation pour autrui…

Pour galvaniser les troupes des pro-réformes, les Jeunes socialistes ont sorti une campagne choc le 5 octobre 2014: images d’un homme dépressif au bord de la voie ferrée, d’une femme au regard triste collée contre un mur par homme, enfin, une autre femme recluse dans un coin avec une main d’homme qui la menace…

Le tout souligné de slogans: «s’il avait appris à l’école qu’une femme n’est pas un objet, il ne l’aurait peut-être pas violée» ou «s’il avait pu être accompagné à l’école, il vivrait peut-être mieux son homosexualité».

Ignorance

Je ne sais pas par où commencer pour dire à quel point cette campagne est insultante: les femmes et les homosexuels y sont représentés comme des victimes (!!!). Ceux d’entre eux qui essaient de se relever d’un traumatisme apprécieront sûrement cette délicate attention des Jeunes socialistes.

Autre cliché : les violeurs et les batteurs de femmes sont idiots et ignorants. C’est le genre de stéréotypes qui est dangereux et erroné, tel que celui des pédophiles qui s’en prennent à des enfants inconnus (la majorité des agresseurs font partie de l’entourage proche de l’enfant). Pour battre ou violer une personne, il n’y a pas de culture ou de classe sociale. Je dis ça au passage…

Pour terminer en beauté, si tu es un homosexuel qui a des difficultés avec ta sexualité, n’oublie pas de t’arrêter sur une voie ferrée pour réfléchir à la vie, à la mort… Avec cette campagne, les socialistes envoient le message que le suicide est la finalité pour les jeunes en difficulté avec leur sexualité.Un désastre à un âge aussi influençable.

Enfin, je trouve même cette campagne insultante pour les hommes. Sérieusement, faut-il aller à l’école pour apprendre à ne pas violer ou agresser une personne? S’il est vrai que je peux reprocher beaucoup de choses aux conservateurs, je ne pense pas qu’ils soient davantage sociopathes que les autres.

Qui l’eut cru, mais pour la première fois, je me porte à la défense de l’extrême droite…. cette situation me bouleverse à tel point que je me retire pour réfléchir à la situation!

Et vous, êtes-vous aussi choqués que moi par cette campagne?

Lien vers les photos de la campagne des Jeunes sociales.

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Autres textes sur Politique

 

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicideLe guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 4,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet.

Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Maintenant disponible en anglais: Quebec Suicide Prevention Handbook.

Autres livres pouvant vous intéresser:

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France, Guyane et autochtones

La France outre-mer

Guyane, des Français oubliés

Delphine Caubet  Dossier Autochtones

Au Québec, la problématique des Premières nations est un fait établi. Les problèmes sont nombreux, et les solutions peu fréquentes. La France, trop souvent oubliée, a elle aussi des enfants de la République amérindiens.

Robin, ancien instituteur en Guyane française: «C’est pour ces gamins qu’on se décarcasse, pour qu’ils deviennent des Hommes libres (…). [Les parents] ont perdu leur liberté et à travers ça, une partie de leur dignité.»

Février 2010. Robin arrive en Guyane. Ce n’est pas son premier voyage dans le département français, mais cette fois-ci, il a répondu à une offre d’emploi. L’ingénieur écologue de formation s’apprête à devenir professeur des écoles auprès des Amérindiens de Guyane.

Premiers constats

guyane française amérique du sud france outre-merAccompagné d’un membre de l’Éducation nationale, Robin descend le département en pirogue jusqu’à Camopi, un village dans le Parc amazonien de Guyane. Il enseigne d’abord au primaire à une classe de 3ème année, puis 6 mois plus tard, au collège du village. Première incohérence, il n’y a pas de directeur, l’établissement est dirigé par le CPE (Conseiller principal d’éducation). Sur 128 élèves, 127 sont amérindiens.

À son arrivée au village, les premiers constats sont difficiles. «J’arrive dans un libre service, et là je vois un groupe d’Amérindiens complètement ivres. Dans l’état le plus glauque que tu puisses imaginer. Et là, une gamine qui passait a relevé un bébé. Il était couché dans les tessons de verre. La mère, peut-être dans ce groupe, était tellement ivre qu’elle ne faisait plus attention à son enfant.»

Malgré cette première expérience difficile à Camopi, Robin aima sincèrement enseigner dans ce collège composé de jeunes Wayãpis et Tekos. Il y restera 3 ans et demi.

Suicide

«La Guyane, c’est le département de tous les mauvais records», annonce Robin. Les aides sociales, le chômage, le suicide ou la violence sont des problèmes majeurs qui touchent particulièrement les Amérindiens. Pour lutter contre ces phénomènes, la France semble désemparée. Car, elle «est mal à l’aise avec l’institutionnalisation des ethnies. Elle préfère parler de territoires», précise Hélène Lamaison, responsable à Guyane Promo Santé. «Elle a peur qu’on l’accuse de racisme». Alors, le pays essaie d’intervenir à travers des politiques globales sur tout le département.

Pour l’enjeu du suicide, l’État finance à 50% la seule association qui intervient sur le terrain. Les hôpitaux peuvent également répondre aux besoins. Mais pour le personnel non formé sur le terrain, c’est difficile. «On peut perdre 2 gamins dans l’année et personne ne vient nous voir!», s’insurge Robin. Lui a perdu 2 élèves en moins de 4 ans.

Petit à petit des choses se mettent en place. Robin et ses collègues de Camopi ont reçu une formation de 2 jours pour dépister les jeunes à tendance suicidaire, et depuis 2012, une équipe vient régulièrement les voir. Le constat est sévère: 60% des élèves sont au seuil maximal de préoccupation. Alors, leurs enseignants les surveillent. Dès lors que l’un d’eux montre une altération du comportement, il est pris en charge. «Mais c’est difficile de pouvoir tous les aider. On ne peut pas être sur tous les fronts», conclut Robin.

Violence

La violence fait partie intégrante du quotidien de ces populations. Une violence interfamiliale, mais également extérieure avec l’orpaillage (exploitation artisanale de l’or). La Guyane est riche en minerais, et Camopi est à la frontière brésilienne. À quelques minutes en pirogue. Le passage est idéal pour les trafiquants. Du côté brésilien se trouve Vila Brasil, «la sœur jumelle» de Camopi, comme aime à l’appeler Robin. Ce village inexistant sur les cartes est bien présent physiquement. Si Vila Brasil et Camopi vivent en harmonie (les 2 villes dépendraient économiquement l’une de l’autre), ce passage est un carrefour pour les orpailleurs, avec toute la violence que cela apporte.

Comme lorsque Robin se retrouve au milieu d’une fusillade en rentrant chez lui. Après une arrestation qui a mal tourné, l’état d’urgence a été déclaré et les armées brésilienne et française ont chacune envahi leur côté de la frontière. Mais la violence peut-être insidieuse, avec la présence d’armes, de militaires ou de cadavres dans les rivières, et symbolique par le saccage des forêts et la pollution des fleuves. «Il y a un sentiment d’impuissance», conclut Hélène Lamaison.

Joie des jeunes

Si ces premiers constats à Camopi ébranlèrent Robin, ses jeunes élèves se sont vite chargés de lui faire oublier. «Pour eux, c’était un bonheur d’avoir un nouvel instituteur. Ils n’arrêtaient pas de poser des questions. « Qui es-tu? « , « d’où tu viens? »» se souvient Robin.

«L’école est un lieu sécuritaire pour eux.» Robin raconte comment certaines après-midi où ils n’avaient pas classe, les jeunes restaient à l’école. «Je leur donnais de petits exercices pour les amuser. Et ils adoraient ça! À 6h le soir, je devais les mettre dehors. Tu as vu ça dans beaucoup d’autres endroits?»

En Guyane, les écoles primaires sont présentes sur tout le territoire. Mais à partir de 10 ans, c’est souvent le déracinement, précise Hélène Lamaison. Pour aller au collège, les jeunes doivent parfois faire plusieurs heures de pirogues ou se rendre en famille d’accueil. Le téléphone n’est pas intégralement développé dans le département, et les jeunes peuvent passer plusieurs mois sans contact avec leurs proches. Une étape qui peut être difficile à vivre.

Réapproprier la culture

Pour ses cours, Robin s’est battu pour l’obtention de microscopes. En tant que professeur d’EIST (Enseignement intégré des sciences et technologie, matière visant à décloisonner les sciences), il voulait donner «de la nourriture intellectuelle» à ses élèves. Une autre façon de lutter contre la morosité ambiante. Avec les microscopes, «ça été la folie!» rit Robin. «Ils n’arrêtaient pas! Pendant 6 mois ils m’en ont reparlé.» «Ils ont aimé, car ça se rapprochait de leur monde et de leur culture. La nature, le mystère,…»

Sur sa lancée, Robin a voulu que les jeunes s’approprient la science. «Je voulais qu’ils mettent les mains dans la terre.» Alors, le projet Plantons le décor a été lancé au collège de Camopi. Avec un objectif: utiliser les sciences pour planter et cultiver. «Et ça a été un succès! Le Parc amazonien de Guyane nous a soutenus la 2ème année. Et des élèves ont été invités dans un lycée agricole du littoral pour suivre des cours.»

Rapport à la nature

La nature est un élément essentiel des cultures amérindiennes. À Camopi, pour les Wayãpis et les Tekos, la vie s’organise autour du fleuve. «Le fleuve c’est tout. Ils y font la lessive, la vaisselle et ils y socialisent», raconte le jeune instituteur. «Et les gamins sont très bien renseignés sur la nature. Tout le monde part sur le fleuve, la famille, les parents. C’est un enrichissement. Mais ça se fait de moins de moins malheureusement.» Les parents ont souvent des problèmes, les ressources naturelles se raréfient, ajouté au coût élevé pour se rendre sur le fleuve. Cause ou conséquence, c’est un décrochage culturel de toute une population.

Comme dans d’autres situations, Robin a constaté une dualité dans le rapport des autochtones avec la nature. Aujourd’hui, la chasse et la pêche ne leur sont plus indispensables pour vivre, et certains se posent en fervents défenseurs de l’environnement. Robin a vu certains villageois en insulter d’autres, car ils chassaient trop. Au contraire, d’autres habitants seraient pour qu’ils exploitent le territoire, et non le laisser aux pilleurs et entreprises étrangères. «Mais le même type peut tenir un discours différent selon les jours», précise Robin.

Choc culturel

La situation des Amérindiens de Guyane est alarmante. Le manque d’emploi laisse une grande partie de la population inactive et l’alcoolisme chez les adultes est un problème de société. Le premier pouvant entraîner le second.

Durant ses 4 ans en territoire amérindien, Robin a vécu 5 suicides. Tous des hommes, la majorité âgée de moins de 15 ans. Pour comprendre ce phénomène, il faut voir l’impasse dans laquelle se trouvent ces populations. Leurs revenus basiques sont assurés par les aides sociales françaises, mais sans réelle perspective d’emploi. Quant aux jeunes, ils voient une réalité à la télévision à laquelle ils n’ont pas accès, face à leurs traditions qui semblent s’amenuiser inexorablement.

Sur le terrain, les intervenants dénoncent le manque de professionnels de la santé, d’éducation et de spécialistes. «Il en manque déjà sur le littoral, alors ailleurs…», ajoute Hélène Lamaison.

Bilan

Robin est resté 7 ans en Guyane, dont 4 en territoire amérindien. «Mais à la fin, j’en pouvais plus.» Le stress, les responsabilités, l’environnement, conjugués à d’autres facteurs ont conduit le jeune instituteur dans un état d’épuisement extrême physique et mental. «Mais je veux aider ces jeunes et pas les enfoncer et les traiter de suicidaires ou de sous-hommes comme tout le monde.»

Malgré la distance et le temps, l’engagement du jeune instituteur qui partait chercher des livres en pirogue pour ses élèves est intact. «Quand on discute avec les Amérindiens, ils paraissent heureux, mais au fond, ils cachent leur souffrance. La plupart des repères ont sauté (…). Les enfants n’ont plus vraiment d’autorité morale qui leur inculque des valeurs traditionnelles. On a l’impression que l’école est le dernier rempart avant que tout s’effrite. C’est pour ces gamins qu’on se décarcasse, pour qu’ils deviennent des Hommes libres, à la différence de leurs parents qu’on a soumis, abandonnés à un système dont ils sont devenus dépendants. Ils ont perdu leur liberté et à travers ça, une partie de leur dignité.»

La Guyane

La Guyane est la plus grande région française, pour moins de 206 000 habitants (ce qui fait d’elle la moins peuplée), dont les 9 dixièmes vivent sur la bande côtière. Sa population est extrêmement jeune, avec 44% de Guyanais de moins de 20 ans, contre 6% de plus de 65 ans. Son territoire, riche en espace forestier, rend difficile son déplacement. La voie fluviale est le seul moyen de transport à l’intérieur dans la forêt amazonienne.

Peu de statistiques précises ont été trouvées concernant les Amérindiens de Guyane. L’État français préférant parler en terme de territoire et non d’ethnie. Et ce département a un fort métissage avec 6 communautés amérindiennes, des créoles guyanais (métis), des Haïtiens, des Métropolitains, des Chinois…

Sur l’ensemble de la Guyane:

* 20% de la population était au chômage en 2009;
* 20% des Guyanais sont illettrés (soit 3 fois plus qu’en métropole). Un phénomène qui touche particulièrement les femmes et les personnes âgées;
* Seuls 44% des 25 ans et plus ont un diplôme du secondaire;
* Le taux de chômage des sans diplôme est 5 fois plus élevé que ceux ayant terminé le secondaire.

Tout laisse à penser que ces statistiques sont plus élevées auprès des communautés amérindiennes.

Le suicide auprès des Amérindiens du sud du fleuve touche autant les hommes que les femmes. Il est de 1 pour 200 habitants, contre 1 pour 5 000 en France métropolitaine. D’après le journal France Guyane, si ces chiffres étaient remis à l’échelle française, ce serait l’équivalent de 300 000 suicides. Soit davantage que la population guyanaise.

Autres textes sur Autochtone

fanny aishaa muraliste peuple autochtone première nation Trois mots peuvent décrire le cheminement artistique de la muraliste Fanny Aïshaa: Unité, biodiversité et diversité des peuples.

Visitez la boutique de Fanny Aïshaa. Fanny y présente des reproductions de quelques-unes de ses oeuvres. Que ce soit avec une affiche 8.5 » X 11 » à 5$, une carte de voeux à 4$, un T-Shirt à 20$ ou encore un Sweat-Shirt à 40$, les reproductions de Fanny sont une façon originale de la soutenir dans ses différents projets de création avec les peuples autochtones tout en ayant une partie de son oeuvre chez vous.

Autres artistes de la boutique des Éditions TNT:

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Une Chilienne à Montréal

Me gusta el Quebec:

Immigration allophone du Chili

Éléonore Genolhac     Dossier ImmigrationFrancophonie

Chaque année, près de 50 000 personnes choisissent d’immigrer au Québec. Si la province tente de privilégier une immigration francophone, nombreux sont les nouveaux arrivants allophones. Regard sur cette immigration et son intégration.

Ça parle fort autour de la table. Les mots fusent, en espagnol, en portugais, en russe aussi, mais très vite le français les rattrape, langue commune à tous ces gens venus d’un peu partout à travers le globe.

110px-Flag_of_Chile.svgIls sont originaires du Chili, de Colombie, du Brésil, mais aussi du Portugal, d’Ukraine ou encore de France. Tous sont arrivés au cours de ces cinq dernières années dans ce pays qu’ils ne connaissaient pas et dont, pour la plupart, ils ne parlaient pas la langue. Aujourd’hui, on les sent parfaitement intégrés. Tous travaillent, parlent français, se sont familiarisés à la culture d’ici, l’ont adoptée aussi dans une certaine mesure.

Mais quelles sont les raisons qui ont poussé ces jeunes trentenaires à quitter leur pays, leur culture, leur mode de vie pour venir s’installer au Québec? Rencontre avec l’une d’entre eux.

Margot (prénom fictif), 31 ans, professeure de chant à Santiago, travaille au noir en attendant de recevoir sa résidence permanente. Margot a des yeux pétillants de vie, c’est la première chose que l’on remarque en la rencontrant. Petit bout de femme à l’énergie débordante, elle parle vite, mélange français, espagnol et anglais dans chacune de ses phrases. Un verre de pisco sour, cocktail chilien, dans la main, elle nous raconte son expérience du Québec.

Éléonore Genolhac: Quand es-tu venue au Québec pour la première fois?

Margot: Je suis allée visiter mon frère Martin à l’été 2011. Il était parti vivre à Montréal pendant un an avec un visa working holidays. J’ai adoré l’ambiance que dégageait cette ville, son énergie, sa liberté. À cette époque, mon rêve était de voyager autour du monde. J’ai donc décidé de commencer par venir vivre moi aussi au Québec. J’ai monté un dossier pour demander un permis Vacances-travail et en mars 2012, je posais mes valises à Montréal.

É.G: Et aujourd’hui, tu es toujours là…

M: Finalement oui, je suis restée plus longtemps au Québec que ce que je ne pensais à l’origine. Normalement, je n’aurais dû rester qu’un an, je devais ensuite rejoindre ma tante à Los Angeles avant de partir travailler en Angleterre. Et puis, j’ai rencontré Dominique, un Québécois du lac St-Jean avec qui je suis aujourd’hui mariée.

É.G: Pour obtenir plus rapidement tes papiers?

Coat_of_arms_of_Chile.svgM: Non ! Parce que je l’aime et que c’est avec lui que je veux être. Évidemment, le mariage simplifie certaines démarches, mais il ne faut pas croire qu’en se mariant, tu obtiens tes papiers en un claquement de doigts. J’ai engagé ma demande de résidence permanente il y a plus d’un an, et aujourd’hui, j’attends encore. Avec tous les problèmes que cela entraîne.

Pour le moment, j’ai un visa de touriste, je n’ai donc pas le droit de travailler légalement. Sauf qu’il faut bien faire tourner la maison. Alors, je fais des ménages chez plusieurs particuliers, ça nous permet d’ajouter un peu de beurre aux épinards. En tout cas, plus vite je recevrai ma résidence permanente, plus vite je serai tranquille. Ma situation reste malgré tout assez précaire ici.

É.G: Es-tu plus heureuse ici qu’au Chili?

M: C’est difficile de répondre à cette question, je ne l’ai jamais envisagé sous cet angle. Partir vivre au Québec, c’était aussi pour moi un moyen de me prouver certaines choses. Au Chili, j’avais une situation stable, je gagnais bien ma vie.

Ici, il a fallu repartir de zéro à presque trente ans. Mais en fin de compte, si, je pense que je suis plus heureuse ici. Je me reconnais davantage dans la société québécoise, dans les valeurs qu’elle porte, que celles de la société chilienne. Le multiculturalisme de Montréal, cette possibilité d’y rencontrer des gens du monde entier, c’est quelque chose que j’adore. Les Québécois sont un peuple ouvert et tolérant, qui ne vont pas juger quelqu’un selon sa façon de s’habiller, de mener sa vie. Je me sens plus libre ici.

Le Chili est un pays très catholique et conservateur. Le divorce n’est devenu légal qu’en 2006. Encore aujourd’hui, l’avortement y est interdit. En tant que femme, et de surcroît féministe, je préfère vivre au Québec plutôt qu’au Chili.

É.G: Finalement, dirais-tu que tu te sens Québécoise?

M: Par certains côtés oui. Mon mari est Québécois, ma meilleure amie est Québécoise. Je ne sais pas si je passerai toute ma vie au Québec, mais pour les années qui s’en viennent, c’est sûr. Je me sens intégrée à cette société, suis préoccupée par les problèmes qui la secouent.

Par exemple, j’étais farouchement opposée à la Charte des valeurs que voulait imposer le Parti québécois. Pour moi, ça allait à l’encontre des valeurs de tolérance de la société québécoise, et ça m’a rappelé une certaine discrimination que l’on retrouve au Chili.

J’ai épousé certains des combats des Québécois, je sens que moi aussi, j’ai mon mot à dire. Le Québec, c’est mon pays d’adoption de cœur. Il y aura eu un avant et un après Montréal. Mais dans le même temps, je suis Chilienne. J’y suis née, j’y ai grandi et je sais qu’en fin de compte, c’est là-bas que je souhaite être enterrée le jour où je décèderai.

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Immigration au Québec et le tourisme français

Rien de moins pour le ministre Laurent Fabius!

100 millions de touristes pour la France

Raymond Viger   Dossiers ImmigrationInternationalFrancophonie

eiffel-tower-paris-tour voyage france tourisme immigrationUn article du Figaro nous présente le nouveau projet du ministre des Affaires étrangères de la France:

Paris a beau être en tête des villes touristiques en termes de fréquentation, la France entend bien attirer de plus en plus de visiteurs étrangers. Le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, en a fait un objectif chiffré: 100 millions de touristes étrangers visitant la France, contre 83 millions en 2012.

Tout de même étrange que le gouvernement Français cherche à augmenter le tourisme chez eux et qu’ils ne soient même pas capable d’intéresser les Français à vivre chez eux!

La file d’attente pour les Français qui veulent quitter la France est tellement grande que même le Canada a dû fermer ses frontières à la France!

La recette de base pour attirer des touristes ne serait-elle pas d’avoir des habitants fiers et heureux de vivre en France?

Article du Figaro.

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 Bistro le Ste Cath

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Situé en plein coeur d’Hochelaga-Maisonneuve, au sud du Stade Olympique, à l’est de PIE-IX. 4264 Ste-Catherine est.

Bistro le Ste Cath est opéré par l’organisme communautaire le Journal de la Rue. Tous les profits servent à financer notre intervention auprès des jeunes.

Pour informations et réservations: (514) 223-8116 ou bistro@le-ste-cath.com

 

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Stéphane Hessel et la Résistance à 94 ans

Résister à ce qui nous déshumanise 

C’est le retour du fascisme que nous avons combattu. Demeurons vigilants et indignons-nous! C’est le message transmis à la jeunesse actuelle par le Résistant de 94 ans Stéphane Hessel, dans un petit livre devenu un phénomène mondial.

Normand Charest      Chronique Valeurs de Société           Dossier International, Livres, Société

Vous avez vu cette brochure dans les librairies, depuis un an ou deux. À peine 32 pages. À moins de 5 dollars, elle a connu son heure de gloire chez nous, lors du printemps érable, puisque la jeunesse étudiante s’y reconnaissait.

La Résistance

C’est peut-être tardivement que vous vous décidez à lire cet écrit. Le titre «Indignez-vous!» ne vous avait pas frappé. Mais respect pour cet auteur de 94 ans, né à Berlin en 1917 et arrivé à Paris en 1924, qui combattit le nazisme dans la France occupée.

Membre de la Résistance, il est arrêté par la Gestapo en juillet 1944. Torturé puis envoyé dans des camps de concentration, il réussira à s’enfuir. Après la Libération, comme la Résistance le souhaitait, le gouvernement français créé la Sécurité sociale et la retraite, puis nationalise les grandes sources d’énergie et les banques.

La Résistance exige aussi la liberté de presse, ainsi qu’une éducation de qualité pour tous. Mais tout cela est à nouveau menacé, de nos jours, nous dit Hessel.

Prenez le relais

«Nous, vétérans des mouvements de résistance et des forces combattantes de la France libre, nous appelons les jeunes générations à faire vivre, transmettre, l’héritage de la Résistance et de ses idéaux. Nous leur disons: prenez le relais, indignez-vous!»

Or, cette indignation n’appelle pas à une lutte armée, mais à une résistance non violente. L’auteur souligne l’importance de la responsabilité personnelle, et par conséquent, de la participation citoyenne.

S’indigner d’abord contre les injustices sociales. La liberté économique ne doit pas être celle «du renard dans le poulailler», écrit-il fort justement. Cela ne se passe pas seulement dans le tiers monde, mais aussi près de nous, rappelle-t-il, «dans les banlieues de nos plus grandes villes, là où l’isolement et la pauvreté nourrissent la haine et la révolte».

Les Droits de l’homme

Stéphane Hessel a participé à la rédaction de la Déclaration universelle des droits de l’homme, préparée par les Nations unies qui venaient de naître, en 1945. Sous la présidence d’Eleanor Roosevelt, la commission dont il fait partie compte 12 membres, dont un avocat canadien, John Peters Humphrey qui en a fait la première ébauche.

Le président américain Franklin Delano Roosevelt avait déjà proclamé en 1941 les «Quatre Libertés de l’Atlantique» reprises dans le préambule de cette Déclaration:

  • Liberté de confession
  • Liberté d’expression
  • Liberté de vivre à l’abri de la peur
  • Liberté de vivre à l’abri du besoin.

Quatre libertés dont la préservation demeure, aujourd’hui encore, tout aussi actuelle et nécessaire.

Un enthousiasme planétaire

La brochure «Indignez-vous!» est devenue rapidement un phénomène planétaire. Elle fut publiée dans 36 pays pour un total de près de 5 millions d’exemplaires. Ce qui prouve qu’il s’agit d’une préoccupation universelle, rejoignant un grand nombre d’individus. Si ce n’est pas la grande majorité, cela constitue tout de même un levain suffisant pour lever la pâte, écrit Stéphane Hessel.

Une vieillesse active!

Stéphane Hessel est décédé à Paris le 27 février 2013, à l’âge de 95 ans. Après «Indignez-vous!», en plus d’un CD de ses poèmes mis en musique, il aura le temps de publier 8 livres préparés en collaboration:

  • Engagez-vous!
  • Le Chemin de l’espérance
  • Résistances
  • Le Rescapé et l’Exilé
  • Vivez
  • Exigez! un désarmement nucléaire total
  • Tous comptes faits… ou presque
  • À nous de jouer!

Sa vie bien remplie jusqu’à la dernière heure suscite notre admiration. Stéphane Hessel représente un exemple d’engagement exceptionnel, et nous l’en remercions.

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