René Angelil et le Bye Bye de Radio-Canada: la démission de Louise Lantagne

René Angelil et le Bye Bye de Radio-Canada: la démission de Louise Lantagne

Raymond Viger Dossier Céline Dion et René Angelil, Dossier Journal de Montréal

Je ne voulais pas intervenir sur le Bye Bye de Radio-Canada. Pour plusieurs raisons. D’une part, mon blogue ne verse pas dans l’actualité ponctelle, mais dans l’actualité sociale. C’est donc dire que les réactions du Bye Bye n’auraient dû prendre que quelques jours et on aurait dû passer à autre chose.

Mais voilà que rien n’est encore terminé 10 jours après la présentation du Bye Bye de Véronique Cloutier et de son copain Louis Morissette. Conférence de presse, sortie de René Angelil, Julie Couillard qui explique, François Avard… Tout le monde y passe, même Patrick lagacé qui n’en peut plus, Richard Martineau qui pète sa coche sur Radio-Canada…

Rendu là, ça fait parti d’un traumatisme social et je commence à me sentir interpellé. De reculons, je vais donc prendre partie dans ce délire.

Est-ce que j’ai regardé le Bye Bye 2008. Bîn non! Parce qu’après quelques minutes, j’étais très fatigué et ça ne semblait pas être drôle. Le Bye Bye n’a pas capté mon intérêt et j’ai été… me coucher! Et je peux vous dire que je ne le regrette en rien. Semblerait que je n’ai rien manqué.

Le mandat de Radio-Canada

En entendant toute la polémique sur le Bye Bye, la question qui remontait et qui tue (comme dirait notre ami Guy A. Lepage): quel est le mandat de Radio-Canada. Richard Martineau a pris les devants et a très bien résumé la situation. Nous pouvons nous demander si Radio-Canada respecte son mandat. Quand je vois des émissions comme Enjeux, Zone libre… faire de grands reportages je crois qu’il est important d’avoir une télévision d’État. Est-ce qu’une journaliste comme Anne Panasuk aurait pu faire ses grands reportages et faire reculer Loto-Québec ou réouvrir des enquêtes si elle avait travaillé dans un média privé? Je ne crois pas. Est-ce que le divertissement et la variété ont leur place à Radio-Canada. je crois que oui. Pour nous présenter des émissions qui n’auraient pu voir le jour sans passer par une télévision d’État, des émissions de qualité et différentes.

Julie Couillard et les enfants

En ce qui concerne le Bye Bye, personnellement je considère que c’est une émission familiale. Même si Julie Couillard nous affirme que les enfants auraient dû être au lit, le veille du jour de l’an se passe en famille et il est fort possible que beaucoup d’enfants aient été debout pour écouter, en famille, le Bye Bye. N’oublions pas que le Bye Bye passe en reprise le lendemain, à une heure où les enfants sont encore debouts.

René Angelil et la démission de Louise Lantagne

René Angelil a déchiré sa chemise dans le Journal de Montréal réclamant la démission de Louise Lantagne. Sur le point de la responsabilité, j’accorde un point à René Angelil. Louise Lantagne représente Radio-Canada dans la décision de passer en onde l’émission. Ce que j’aurais bien aimé savoir c’est le mandat exact qui a été demandé à Véronique Cloutier et Louis Morissette.

L’art et la culture au Québec

Avec des artistes du Québec qui ont pris une place importante sur la scène internationale, le Québec a démontré qu’il est créatif, imaginatif et rempli de bonnes idées et de talents. Cela nous oblige à remonter les seuils de qualité de l’ensemble de l’industrie. Nous devons être exigeant envers nos médias et l’industrie artistique. Les gens ont le droit de ne pas être d’accord et de le dire haut et fort. Cela fait partie de la démocratie et je suis fier d’être Québécois quand on ne se laisse pas manger la laine sur le dos.

Je suis convaincu que le débat va permettre des remises en question, ce qui est sain à faire régulièrement.

Bye Bye!

PS Je vous laisse une caricature du blogueur Renart L’éveillé en attendant vos commentaires.

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L’autobiographie de Julie Couillard et les retombées de Maxime Bernier sur Stephen Harper et le parti conservateur

Le buzz de Julie Couillard tire-t-il à sa fin?

Photos de Julie Couillard (ex-conjointe d’un Hells Angels et d’un Rockers) et Maxime Bernier, ministre conservateur

Sexisme d’Anthony Kavanagh envers Julie Couillard.

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Dernière rencontre avec Jean-Pierre Bellemare à la prison de Cowansville

Livre de Colin McGregor LOVE in 3D

Présentation en français de LOVE in 3D

Dernière rencontre avec Jean-Pierre Bellemare à la prison de Cowansville

Dossier: chronique d’un prisonnier

Samedi, 5 :00 heures le matin. C’est l’heure à laquelle je doive me lever pour être à la prison de Cowansville. Une belle journée s’annonce avec un soleil radieux. Ça Sample_Pic_07 sent la liberté à plein nez. Parce qu’aujourd’hui, c’est la dernière fois que mon horaire me permet de visiter Jean-Pierre à la prison de Cowansville. Après, c’est dans une maison de transition que je vais le rencontrer.

C’est à regret que ma conjointe, Danielle, n’a pu m’accompagner. Elle aurait bien voulu, mais demain c’est la fête de Rose, la fille d’une amie et elle l’aide à faire les préparatifs pour une fête d’enfants. Bonne fête Rose de la part de Jean-Pierre et de moi.

Tout va bien pour se rendre à Cowansville. Je vais pouvoir profiter du temps maximum de visite, de 9 :00 à 11 :15. Après cela, les lumières clignotent pour annoncer la fin des visites du matin.

Je suis nerveux, fébrile. En avril dernier Jean-Pierre a gagné le prix de la meilleure chronique pour l’Association des médias communautaires (Amecq) et finalistes pour l’association des éditeurs de magazine (AQEM). Deux honneurs qui ont été fortement appréciés. Il y a 4 jours à peine, Patrick Lagacé a fait un article dans La Presse sur images22 Jean-Pierre. Sur le blogue de Patrick Lagacé Jean-Pierre avait reçu autant de message de soutien que de message voulant l’envoyer à la peine de mort. Il y a 3 jours, j’ai écrit un billet pour me vider le cœur sur certains commentaires reçus. Un billet qui demandait que je sois complice dans la réhabilitation des gens et que si c’est criminel de croire en la réhabilitation des gens, et bien, j’accepte d’être pendu le premier.

J’ai eu à vivre beaucoup d’émotions dans le dernier semestre. Me diriger à la prison de Cowansville, aujourd’hui, ce sont de vraies vacances. Pas de blogues, pas de téléphones, personnne, sauf Jean-Pierre et moi pendant plus de 2 heures. Pour être honnête, je dois dire qu’heureusement que Danielle ne soit pas venu. Jean-Pierre et moi avons été comme 2 vraies pies. Nous n’avons pas arrêté de parler. Nous avions tellement de chose à partager.

Jean-Pierre avait reçu les copies du blogue de Patrick Lagacé et des commentaires qu’il avait reçu. Je l’avais avisé que je ne lui avais fait parvenir que la moitié des commentaires, ceux qui étaient positifs. Je ne voulais pas qu’ils reçoivent les commentaires négatifs sans m’assurer que Jean-Pierre était prêt à les recevoir. Il aurait préféré tout avoir en même temps. Jean-Pierre, possiblement plus réaliste que moi, s’attendait à pareille réaction. Il était prêt. Il les lira quand il sera arrivé à sa maison de transition.

Il m’a décrit la maison de transition qu’il a choisi. C’est plaisant, je la connais et elle n’est pas loin de chez moi. Belle maison de transition, beaucoup d’espace, tranquille, près d’un parc et du fleuve.

Sa date de sortie approchant, Jean-Pierre aussi est nerveux et fébrile. Il a écrit beaucoup. Comme pour noyer sa nervosité. Il a écrit 2 pièces de théâtre complète! Jean-Pierre m’avait préparé des copies que je pourrais lire. Il veut rencontrer Michel Brulé des Éditions l’Intouchable et François Avard qu’il a déjà rencontré dans un atelier à l’Institut Leclerc. Ces rencontres vont lui permettre de voir qu’est-ce qu’il peut faire avec ces manuscrits et comment s’y prendre.

Pendant que nous parlions, j’ai jeté un coup d’œil rapide sur son manuscrit. Il m’a donné les grandes lignes de son scénario. Superbe. Par l’entremise des Éditions TNT, la maison d’édition de notre organisme, je lui ai garanti qu’il sera publié. S’il reçoit d’autres offres dans sa démarche, il aura le choix.

Jean-Pierre m’a aussi montré un synopsis de conférence pour les écoles. Il a le goût de sensibiliser les jeunes, de faire de la prévention autant auprès des jeunes dans les écoles Secondaire que pour les universités en criminologie et en travail social. Dans l’édition de novembre du magazine Reflet de Société, l’offre sera lancée aux écoles. Une belle occasion pour le présenter au Salon du livre de Montréal où notre organisme aura un kiosque. Cette idée, je viens juste de l’avoir. Je n’ai pas eu le temps d’en parler encore à Jean-Pierre. C’est lui qui décidera quelle expérience il voudra bien vivre et à quel rythme. Ah! Je viens de me rappeler que j’ai une conférence en février avec les étudiants du Cegep Édouard Montpetit. Une belle occasion pour faire une conférence en duo. Ça non plus Jean-Pierre n’est pas encore au courant. Ouf! On vient de parler pendant plus de 2 heures et j’ai encore plein de choses à lui dire. Il est trop tard pour retourner pour les visites de l’après-midi. Je vais devoir garder mes idées pour la prochaine rencontre à la maison de transition.

C’est drôle ces idées de conférence et de salon du livre pour présenter Jean-Pierre au public, ses réalisations actuelles et futures, ça me fait penser un peu à Loft Story. Depuis maintenant plus de 2 ans que nous avons rendu public Jean-Pierre par ses écrits et que plusieurs médias ont parlé de lui. Pendant tout ce temps, il était en prison et il n’est pas au courant de tout ce qui s’est dit sur lui. Certains Lofteur ont eu la surprise de leur vie en quittant l’émission. J’espère que la surprise ne sera pas trop forte pour Jean-Pierre.

Le temps file, les lumières clignotent, Jean-Pierre et moi devons nous séparer. Prochain rendez-vous à la maison de transition. J’ai bien hâte de vous en reparler.

Pour le retour, je vis comme une extase toute particulière. Je roule lentement, je profite du soleil, de l’air pur. Comme si je goûte par procuration cette liberté qui attend Jean-Pierre dans les prochaines semaines.

autres textes de Chroniques d’un prisonnier

COMMENTAIRES

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L’humour et la politique

L’humour et la politique

Pour ceux qui aiment les mathématiques, voici une petite règle de trois.

S’il est acceptable que la ministre de la Culture et des Communications, Line Beauchamp paie 10 000$ pour les services d’un rédacteur. Si les politiciens tentent de passer par l’humour pour se faire voir et aller chercher des votes et une popularité auprès des citoyens. Alors serait-il acceptable et préférable que les politiciens engagent des humoristes professionnels pour préparer leurs gags et leur humour?

André Boisclair pourraient engager Dany Turcotte comme scripteur. On pourrait demander à François Avard d’être celui de Jean Charest. Une forme d’humour sur les bougons à cravate qui magouille la vente du Mont Orford et autres projets bougonnesques. Mais qui va vouloir nous montrer l’humour de Stephen Harper?

Cette nouvelle forme d’humour qui nous envahit aura au moins un avantage important. Si nos politiciens prennent leur rôle d’humoriste au sérieux et qu’ils deviennent bon, nous n’aurons plus besoin de payer 50$ pour assister aux spectacles des humoristes. Nous aurons le privilèges d’avoir des prestations gratuites.

Mais si on pousse plus loin notre réflexion. Pourquoi se contenter d’un politicien qui tente de devenir humoriste? Soyons conséquent. Demandons à nos humoristes de se lancer en politique! Ils ont déjà fait leur preuve. Nous aurons des prestations originales au lieu d’une simple copie amateure.

http://raymondviger.wordpress.com/2006/12/11/la-ministre-de-la-culture-et-des-communications-line-beauchamp-et-son-discours-de-10-000/

http://raymondviger.wordpress.com/2006/12/06/denise-bombardier-et-andre-boisclair/

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Tout le monde en parle se répète avec François Avard et Anne-Marie Losique

Tout le monde en parle se répète avec François Avard et Anne-Marie Losique

Raymond Viger       Dossier Tout le monde en parle, Anne-Marie-Losique.

Nouvelle apparition: Anne-Marie Losique, le sexe et Tout le monde en parle

J’aime bien François Avard, je viens tout juste de le féliciter il y a quelques jours dans mon blogue de dimanche dernier pour son passage et son implication bénévole à l’institut Leclerc, un centre de détention fédéral. Je trouve cependant difficile à accepter de le revoir encore une fois à l’émission de Tout le monde en parle animé par Guy A. Lepage.

J’ai l’impression que l’émission commence à se répéter. Plusieurs invités sont les mêmes que l’an dernier. Ce qui faisait le charme de cette émission, et sa différence, était de rencontrer de nouvelles personnes, des gens qui s’impliquent dans toutes sortes de choses, parfois des gens méconnus.

Je commence à me demander si l’émission n’est pas devenu une routine et qu’on veut jouer sur des valeurs sûres, moins risquées. La notion de nouveauté semble en prendre pour son rhume. Je vous expose mon questionnement avec la présence de François Avard et d’Anne-Marie Losique, mais ce ne sont pas les premiers qui font une deuxième apparition à Tout le monde en parle.

L’émission de Guy A. Lepage est-elle en train de faner en perdant de sa fraîcheur et de sa nouveauté? Guy A. Lepage, qui avait réussi à me tenir en haleine jusqu’à présent, est-il en train de se complaire dans la facilité?

VOS COMMENTAIRES SUR TOUT LE MONDE EN PARLE, ANNE-MARIE LOSIQUE ET FRANÇOIS AVARD.

Autres textes sur Anne-Marie Losique

Anne-Marie Losique, le sexe et Tout le monde en parle

Anne-Marie Losique, le soft porn, Guy A. Lepage et Tout le monde en parle

Anne-Marie Losique et le sexe

Lettre ouverte à Anne-Marie Losique

Anne-Marie Losique, un million de french clics

Anne-Marie Losique « frenche » presque tout le monde à Tout le monde en parle

Tout le monde en parle se répète avec François Avard et Anne-Marie Losique

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couverture  livre jean-simon copie Poésie urbaine. Je me raconte. Jean-Simon Brisebois. Depuis 1997 Jean-Simon s’est découvert un goût pour l’écriture. Après avoir publié une trilogie poétique aux Éditions TNT(Entité en 2008, L’âme de l’ange en 2007 et Renaissance en 2006), plusieurs de ses lecteurs étaient curieux de savoir lesquels de ces textes parlaient le plus de lui. Il revient donc en force avec Je me raconte, un court récit autobiographique. Laissez-vous guider dans le monde particulier de ce jeune auteur!  7$

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François Avard en prison au Leclerc

François Avard en prison au Leclerc

Étant bénévole à l’institut Leclerc, j’ai pu voir la réaction que causait la venue de François Avard au pénitencier. Les gens en parlaient, avaient hâte de le voir et de l’entendre.

Après sa venue au pénitencier, les pensionnaires n’avaient pas été déçus. Ils appréciaient son passage bénévole en prison. François Avard leur a expliqué ses débuts qui ont motivé sa série Les Bougon. Un certain souper au Reine Élisabeth où plusieurs personnes ont voulu symboliquement voler la nourriture pour les pauvres et qu’il s’est retrouvé en état d’arrestation.

Le message de M. Avard a été aussi que tout le monde peut écrire, peut s’exprimer, prendre sa place. Un message rempli d’espoir et mobilisateur pour les pensionnaires du Leclerc.

L’institut Leclerc s’exprime

Les prisonniers de l’institut Leclerc remercient leurs bénévoles

Les prisons, les tatous et les tests MTS-Sida

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L’université du Nouveau Monde

L’université du Nouveau Monde

Par Raymond Viger

Malgré le beau temps qui règne à Montréal au mois d’août, 400 jeunes provenant de partout à travers le Québec se rejoignent sur une base volontaire pour rêver et réfléchir le Québec de demain. Malgré le beau temps, ils travailleront ensemble pendant quatre jours à définir des propositions et des changements pour nos décideurs et la société. Conférences, ateliers, tables rondes avec une centaine d’acteurs influents de notre société, ils nous livrent maintenant le fruit de leur réflexion.

Une organisation qui aura été possible grâce à l’implication de huit jeunes dans un projet du Fonds Jeunesse Québec. Pendant six mois, ces jeunes se sont acharnés à tout préparer, à tout prévoir. Face aux imprévus, ils ont gardé leur sourire et leur entrain. Quand une difficulté survenait, ils s’excusaient et, avec des yeux pétillants ils mettaient tout en œuvre pour trouver une solution rapide et efficace. Dans toute organisation, rien n’est parfait, mais cette capacité de garder sa bonne humeur et d’inventer une solution fait toute la différence pour la personne aux prises avec un problème.

Les grand acteurs de notre société

Pendant ces quatre jours, ils ont eu la chance de côtoyer Henri Massé, le grand manitou de la FTQ, Bernard Landry, ancien Premier Ministre et chef de l’opposition, Roméo Dallaire, ancien commandant des forces de maintien de la paix au Rwanda pendant le génocide, Marie-France Bazzo, animatrice à la radio de Radio-Canada et à Télé-Québec, Pierre Fortin économiste et chroniqueur pour L’actualité, Claudette Carbonneau, première femme à présider la destinée de la CSN, Michaëlle Jean, animatrice de l’Heure du midi à Radio-Canada, Pops, (le Bon Dieu dans la rue), François Avard, auteur des Bougons, Christian Vanasse, membre des Zapartistes, Michel Mpambara, humoriste, Riccardo Petrella du groupe de Lisbonne et auteur de Désir d’humanité, le droit de rêver et bien d’autres… Près d’une centaine d’invités de haut calibre sont venus s’entretenir avec les jeunes, mais surtout répondre à leurs questions.

Un vrai débat pour parler des vraies affaires

Et le débat a vraiment eu lieu. D’entrée de jeu, le directeur général Michel Venne parlait de toutes les attentions qui ont été mises en place pour recevoir le groupe de 400 jeunes. Il s’est rapidement fait crier dans la salle que pour des considérations environnementales, il n’aurait pas dû y avoir des verres en «styromousse». Tout en gardant son sourire, Michel Venne a eu l’ouverture d’esprit de bien recevoir la critique et de mentionner que cela sera pris en compte pour l’an prochain. Quand on donne l’opportunité aux jeunes de s’exprimer, il faut être capable de se remettre en question sans toujours être sur la défensive. Bernard Landry s’est fait vertement questionner sur des questions écologiques. Le Ministre de l’Éducation, Pierre Reid, a sûrement bien entendu les demandes répétées des jeunes pour un meilleur soutien dans les questions de Prêts et Bourses. Les jeunes étaient là pour s’exprimer, pas pour dormir sur leur chaise pendant qu’on leur parlait du Québec tel qu’il est. Ils ont voulu rêver le Québec de demain qui les attend et qu’ils veulent réaliser. Ils ont répondu à l’appel et brillamment rempli leur mandat.

Les 50 propositions d’un nouveau Québec

Le tout s’est déroulé avec une grande implication et avec beaucoup d’enthousiasme chez les jeunes. Il fallait les voir dans les pauses continuer à faire le débat et porter la réflexion encore plus loin. Les jeunes se sont impliqués dans une démarche qui les amenait à formuler 50 propositions pour un Québec qui leur est propre. Ces propositions peuvent être consultées sur le site Internet de l’Institut du Nouveau Monde, l’organisme qui parraine cette activité estivale nommée l’Université du Nouveau Monde.

Dialogue non partisan

Le dialogue a réussi à régner en maître. Les jeunes se sont exprimés, tout en respectant le droit de parole de leurs vis-à-vis. Malgré que toutes les allégeances politiques étaient représentées, les jeunes ont parlé en tant que citoyens militants et non pas en tant que militants d’un parti politique. Aucune ligne de parti n’était de mise. Tout le monde avait son mot à dire, à sa façon, pour un Québec meilleur.

Même si les jeunes sont conscients que les alliances et le regroupement des gens deviennent presque incontournables en politique, pour une réflexion mature et complète. Ils ont choisi l’objectivité à la partisanerie. Et sur cet exercice de démocratie et de travail d’équipe, nos politiciens auraient avantage à écouter nos jeunes et à prendre exemple sur ce qu’ils ont réalisé. Si les politiciens apprenaient à travailler davantage en équipe plutôt que de chercher à se démolir entre eux, nous aurions peut-être la chance de mieux bâtir notre société d’aujourd’hui et de demain.

C’est avec une grande fierté envers le potentiel et l’implication de nos jeunes que j’ai assisté à l’Université du Nouveau Monde. Reflet de Société va continuer à suivre de près les débats et les activités de l’Institut de Nouveau Monde. Vous trouverez à la page couverture arrière de ce numéro un reportage photo sur l’Université du Nouveau Monde 2004 et une invitation pour l’an prochain. Puisque maintenant les jeunes ont pris position, il faut donner une suite aux débats.

Nous y serons et nous nous ferons un plaisir de rappeler à M. Venne dans les semaines qui vont précéder de ne pas oublier de remplacer les verres en «styromousse».

Catherine Farembach, directrice générale du Fonds Jeunesse Québec

«L’Institut du Nouveau Monde a su laisser toute la place aux jeunes pour créer leur propre programmation. L’échange avec des mentors de tous les milieux a été fort intéressant. Ce projet aura été une excellente expérience de travail pour les jeunes et leur donner des responsabilités.

Je connais bien les jeunes qui participent à différents débats dans d’autres réseaux déjà organisés. Parmi les 400 jeunes que j’ai croisé, je n’ai pas vu de visages connus. Les jeunes venaient de partout à travers le Québec, de nouveaux jeunes venus faire le débat. J’ai trouvé intéressant la place que les jeunes ont eu l’occasion de prendre».

Henri Massé, président de la FTQ

«Dès le début de mon exposé, une quarantaine de jeunes s’étaient déjà entassés au micro pour discuter. Nous avons échangé pendant plus d’une heure par la suite, un débat fort actif. Cette formule est plus intéressante qu’une simple conférence.

J’ai été frappé par les questions et les remarques des jeunes. Il est faux de croire que les jeunes sont égoïstes. Ils sont très préoccupés par la mondialisation et les choses sociales. Les jeunes sont très solidaires.

Il est important de travailler nos convergences, plutôt que nos divergences. Il y a tout de même une limite aux débats non partisans. La force des idées n’est pas suffisante. Pour un changement, il faut aussi apprendre à contester.

Pour ne pas se décourager, il ne faut pas se donner que des objectifs à long terme. Il faut aussi se donner de petites luttes, des revendications à court terme, des victoires de tous les jours.

Il n’y a pas assez de forum comme ça. À l’époque nous avions la JEC (Jeunesse Écolière Catholique) et ensuite la JOC (Jeunesse Ouvrière Catholique) pour faire les débats de société. Notre société a tout de même changé. Dans les années 70, le long des autoroutes, on voyait toutes sortes de cochonneries qu’on jetait de nos automobiles ou dans nos excursions de pêche. Aujourd’hui on est beaucoup plus respectueux de l’environnement.

Découvrir le Québec de demain

L’INM est un institut indépendant, non partisan, voué au renouvellement des idées et à l’animation des débats publics au Québec. INM oeuvre dans une perspective de justice sociale, de respect des valeurs démocratiques, et dans un esprit d’ouverture et d’innovation. L’INM veut inspirer l’émergence de solutions novatrices aux problèmes du Québec contemporain.

Retrouver le goût de l’avenir, relancer l’imaginaire, aider les décideurs à décider mieux, dessiner les contours du Québec dans lequel nous voulons vivre demain, déterminer ce qui doit être fait pour répondre aux aspirations d’une société progressiste, juste, démocratique et pluraliste.

Le Ministre de l’Éducation, M. Pierre Reid, déçoit les participants de l’Université du Nouveau Monde

Après quatre jours de durs labeurs, d’échange et de réflexions sur une nouvelle société, c’est l’euphorie totale à l’assemblée citoyenne de l’Université du Nouveau Monde. Pendant la lecture des 50 propositions qu’ils ont élaborées, 400 jeunes applaudissent, font des ovations debout. Un vent de changement parcourt la salle.

Michel Venne, le directeur général de l’Institut du nouveau monde qui a permis la tenue de cet événement, prend la parole. Il a droit lui aussi à une ovation monstre. Les jeunes sont heureux et enthousiastes de l’expérience.

Le Ministre de l’Éducation, M. Pierre Reid, au nom de son gouvernement, est venu prendre acte des propositions des jeunes. Plus il parle et plus l’enthousiasme commence à s’effriter. Certains jeunes calent dans leur fauteuil, d’autres se chuchotent à l’oreille pendant que le Ministre nous entretient sur la théorie de Darwin et de la grosseur des cerveaux des fourmis. Deux jeunes, n’en pouvant plus, commencent à crier après le Ministre. Une dizaine d’autres quittent la salle. Cette salle si passionnée quelques secondes auparavant devient indifférente et déçue du discours du Ministre.

Après avoir rêvé d’un Québec nouveau où règne la démocratie, après avoir eu des dizaines et des dizaines d’ateliers, de conférences et de tables rondes sur l’importance de prendre sa place, l’indifférence du monde du pouvoir tente d’endormir maintenant les jeunes.

J’ai rencontré plus d’une dizaine de jeunes après le discours du Ministre Reid. Ils sont unanimes à dire que le discours était «inapproprié… Cela détonnait avec tout ce que j’ai entendu pendant quatre jours… Je ne se sens pas que le Ministre de l’Éducation nous a entendu… Il aurait dû assister aux ateliers avec nous… Son discours est une coupure avec le restant de l’Université du Nouveau Monde… Il n’a fait aucune référence à nos propositions, malgré qu’il y en ait dix sur l’éducation…» Certains, encore sous l’effet de choc, se sont contentés de commentaires tels que «inimaginable» ou encore tout simplement «complètement pourri».

D’autres jeunes ont été blessé par certaines paroles accusatrices du Ministre telles que «… vous ne connaissez pas bien…». Les jeunes se sont questionnés: «Est-ce qu’il a traité les citoyens qui se contentent d’un boulot-dodo-métro de simple fourmi sans cervelle?» Ils ont été déçus, qu’en tant que Ministre responsable de changement dans le système de l’Éducation, qu’il se contente de dire qu’il en fera des photocopies pour ses fonctionnaires. «De telles propositions ne sont pas du ressort des fonctionnaires, mais du Ministre de l’Éducation… J’ai l’impression que nos propositions s’en vont directement à la déchiqueteuse… Compte tenu de l’importance du débat, pourquoi le Premier Ministre n’est pas venu lui-même nous rencontrer?»

Les porte-parole des propositions auraient, quant à eux, préféré un débat sur les énoncés présentés. Michel Venne a tenté de venir à la rescousse du Ministre en expliquant que M. Reid n’avait pas lu les propositions avant de se les faire présenter par les jeunes et qu’il n’avait pas eu le mandat de les débattre.

Ayant été présent pendant les quatre jours de réflexions citoyennes faits par les jeunes, je considère personnellement que si le Ministre de l’Éducation avait eu juste un peu d’écoute, il aurait pu féliciter les jeunes pour leur travail et leur engagement. Indépendamment de la faisabilité des propositions, il aurait pu parler de la fierté de voir des jeunes arriver avec des solutions qui, globalement, méritent d’être discutées. Des jeunes qui ne se contentent pas de chialer pour chialer, mais qui ont pris leur place de citoyens et qui ont rêvé d’un Québec meilleur.

Quand j’écoutais le discours du Ministre Pierre Reid, j’avais l’impression d’être infantilisé. Si on veut que les jeunes s’expriment, il faudrait tout de même prendre un temps pour les écouter. Si on veut que les jeunes prennent une place active dans notre société, il faut aussi être prêt à assumer qu’ils peuvent penser différemment de nous et que leurs propositions peuvent déranger nos vieilles habitudes.

Je ne sais pas si M. Reid est un bon Ministre de l’Éducation ou non. Une chose est certaine, à titre de représentant du Premier Ministre pour être à l’écoute de la jeunesse, il a coulé son examen.

NDLR: Nous avons demandé à plusieurs reprises une entrevue téléphonique avec le ministre Pierre Reid. Après six semaines d’attentes nous sommes toujours sans nouvelle.

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