Reportage sur le quartier chaud de Vancouver et son site d’injection supervisé

Pourquoi Reflet de Société propose un reportage sur Downtown Eastside, le quartier chaud de Vancouver et son site d’injections supervisées? Quel est le lien avec les lecteurs du Québec?

Éditorial Reflet de Société septembre 2008                 Dossier Francophonie

Danielle et moi avons décidé de prendre des vacances à Vancouver. J’aime bien faire du tourisme social. Je voulais profiter de l’occasion pour réaliser un reportage sur les Francophones hors-Québec. Comment une communauté francophone peut-elle survivre dans un milieu anglophone? Avons-nous des choses à apprendre?

Je m’attendais à un reportage simple, rapide et facile pouvant se combiner avec mes vacances. La réalité est très différente. Le nombre de sujets pouvant être traités est plus grand que prévu. Le contexte historique de la francophonie en Colombie-Britannique donnerait lieu, à lui seul, à un grand reportage. Vancouver gère le seul site d’injections sécurisées en Amérique du Nord. Par voie légale, le gouvernement fédéral tente de fermer ce centre. Québec devrait annoncer la création d’un site similaire cet automne. Un reportage sur le site d’injections est donc d’actualité.

L’éducation francophone en Colombie-Britannique a dû, elle aussi, se tourner vers la justice pour faire respecter le droit à l’enseignement en français. Les Francophones ont aujourd’hui des associations de parents, un conseil économique, des festivals… En 2009, on fêtera les 100 ans de Maillardville, le berceau de la francophonie en Colombie-Britannique. En 2010, on présentera les Jeux Olympiques d’hiver. 5 000 bénévoles accueilleront les athlètes dans un village francophone.

Des jeunes ont quitté le Québec pour travailler en Colombie-Britannique: plantation d’arbres, cueillette de fruits, hôtellerie, enseignement… Certains ont vu leur rêve se transformer en cauchemar. Les francophones constituent 1,6% de la population totale. Selon les recherches consultées, les jeunes francophones représentent entre 16% et 22% de l’itinérance totale. Et ce sont les francophones qui ont le moins accès aux services d’aide et de soutien. Pour plusieurs, l’itinérance se heurte à la barrière de la langue.

À Montréal, notre organisme a rencontré de nombreux jeunes provenant de l’Ouest. De leur côté, plusieurs jeunes Québécois que nous avons accompagnés ont quitté Montréal pour tenter leur chance dans les rues de Vancouver. Pour certains, c’est l’appel de la mer, des montagnes. Pour d’autres, c’est vivre une itinérance sans hiver et sans neige, vivre une aventure différente, changer le mal de place et briser la routine.

On m’a raconté qu’à Whistler, un lieu touristique recherché, on rencontre beaucoup de francophones du Québec. Drôle de coïncidence, 2 de nos artistes, Fluke et Axe, ont été demandés pour animer, pendant 10 jours, le Kokanee Crankworx à Whistler au mois d’août dernier.

Dans ce numéro, je vous présente le premier reportage sur Vancouver, son quartier chaud et le site d’injections supervisées. Dans le prochain numéro je traiterais de l’éducation francophone.

De Jonquière au Costa Rica

Notre magazine soutient un projet de formation internationale en journalisme. Des finissants du Cégep de Jonquière en journalisme ont passé une partie de leur été à parcourir le Costa Rica. Gabriel Alexandre Gosselin et Marie-Sophie Trudeau signent, dans ce numéro, un article sur l’Université pour la Paix. Mais il y avait trop d’articles pour les présenter tous. Nous avons décidé d’offrir à ces nouveaux journalistes leur propre magazine, un magazine publiant leurs reportages et leurs aventures, un magazine entièrement conçu et réalisé par eux.

Ce numéro annuel sera publié le 1er octobre prochain. Au coût de 5$, il permettra de boucler le budget des journalistes qui rentrent du Costa Rica. Il sera aussi un moyen de préparer le financement du projet de formation internationale 2009, parce qu’il a motivé les futurs finissants à partir eux aussi.

Commandez votre exemplaire de ce magazine «Spécial Costa Rica» directement auprès des jeunes journalistes, au Cégep de Jonquière ou encore au Journal de la Rue, (514) 256-9000, en région 1-877-256-9009.

Autres textes sur la Francophonie

Éducation francophone dans l’Ouest du Canada

Éducation francophone en milieu anglophone. École Gabrielle Roy.

Éducation francophone en milieu anglophone. Écoles Rose-des-vents et Jules-Vernes.

Société francophone de Maillardville, bastion de la francophonie en Colombie-Britannique

La qualité du français dans la blogosphère

Meeting francophone. Le français est-il une maladie en voie d’extinction?

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Voyage au Costa-Rica, les préparatifs

Voyage au Costa-Rica, les préparatifs

Les 5 stagiaires et moi

Monica, Jade, Myriam, Valérie et Marie-Sophie sont des finissantes du cégep de Jonquière. Elles en sont aujourd’hui même à leur dernière journée d’un stage de 5 semaines. Ce stage concluait leurs trois années de formation dans une technique en journalisme. Contrairement aux autres finissants de leur graduation, ces 5 désormais journalistes ont décidé de ne pas en finir là. Les filles vont devoir patienter avant leurs vacances!

En octobre dernier, elles ont été tenté par le projet qui leur était proposé par Reflet de Société: vivre une expérience de journalisme en contexte international. Aujourd’hui, elles se préparent à décoller vers le Costa Rica le 21 mai!

Les filles ont travaillé comme des forcenées pendant les deux sessions qu’elles viennent de vivre. Entre un topo télé, un article, une conférence de presse, la conception d’un site Internet et la production d’un journal régional, elles ont consacré de leur précieux temps à la préparation du voyage.

Beaucoup de logistique entoure un tel projet.

Ce que je trouve bien dans le travail qui a été accompli cette année, c’est qu’en bout de compte, ni les filles, ni moi, ne nous sommes repliés sur quelqu’un d’autre pour qu’il fasse toute la job à notre place. On partait de zéro.

Il a d’abord fallu comprendre que nous étions bien seuls dans cette galère, et que c’était à nous de la faire traverser (je parle de la galère!). Annie Mathieu, ancienne rédactrice en chef de Reflet de Société, nous aura permis de le constater juste à temps. Sur le coup, on a paniqué. Puis on a cheminé. Puis on a concrétiser le tout. Le tout, de A à Z

Sincèrement, je dois une fière chandelle aux filles qui ont poussé fort sur le stage au Costa Rica. À partir de Jonquière, elles n’ont jamais abandonné. Sans elles, aujourd’hui, il n’y aurait pas ce texte sur ce blogue, ni l’excitation qui m’envahit de plus en plus à l’idée de ce qui s’en vient.

J’ai terminé le même cours qu’elles l’an passé. Je pars donc avec un an d’expérience de plus dans le domaine. Un an passé à Reflet de Société et au Café-Graffiti. Une année qui m’aura marqué à sa manière. Je vous en parlerai plus longuement dans un éventuel post. Cette expérience supplémentaire, une fois au Costa Rica, je vais tâcher de m’en servir du mieux que je le peux, et au profit du groupe.

L’objectif

Sur la question du reportage international, nous nous situons tous au même niveau, soit celui de débutant. Plusieurs des stagiaires ont voyagé (plus que moi d’ailleurs), mais jamais dans un contexte professionnel. C’est dans l’optique de revenir meilleur à titre de journaliste international, ou à titre de journaliste tout simplement, que nous entamerons ce voyage.

Au retour, nous écrirons des articles sur nos sujets respectifs. Ces articles, nous pourrons les publier dans le Reflet de Société s’ils se prêtent au magazine. Ils pourront également être vendus à la pige si nous le souhaitons et que nos démarches à ce chapitre sont fructueuses. Une de nos stagiaires a même réussi à se dénicher du temps d’antenne radiophonique. Valérie vient du lac Saint-Jean. Avec CHVD, une station de la région, elle s’est engagée à faire des mises à jour hebdomadaires sur notre expérience, notre voyage, les gens que nous rencontrons. Avec ce contrat, Valérie s’ouvre une excellente porte et donne du même coup de la visibilité au projet. Déjà là, elle va gagner de l’expérience, c’est certain!

On dit que l’appétit vient en mangeant… Nous, on vous dit que l’expérience vient en pratiquant!

Geneviève

Geneviève tient un café, le café Cambio, à Chicoutimi. Elle prendra l’avion avec nous et nous accompagnera tout au long du séjour au Costa Rica. Qu’est-ce qu’elle vient faire?

En fait, suite à la perte d’un de nos accompagnateurs, les filles ont ressenti le besoin de s’entourer d’un real globe-trotter pour le stage au Costa Rica. Par le biais d’un enseignant du cégep de Jonquière, Geneviève nous a été référée. Elle a beaucoup voyagé en Amérique centrale, mais le Costa Rica constitue une nouvelle découverte pour elle. Je ne la connais pas encore beaucoup. Mais avec le peu que j’ai vu d’elle, j’ai entièrement confiance qu’elle nous sera d’une aide indispensable.

J’espère que vous avez maintenant l’impression de connaître un peu mieux notre équipe et les objectifs de notre stage. Je vous reviens la semaine prochaine.

Gabriel.

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Des filles authentiques

Des filles authentiques

Gabriel Alexandre Gosselin

Rejetant l’image superficielle de la femme blanche, mince et hypersexualisée, le magazine Authentik propose aux jeunes Québécoises une vision d’elles-mêmes plus… authentique. Avec des textes percutants et révélateurs, Authentik veut changer la game dans l’arène des magazines pour adolescentes.

L’aventure commence en 2006, à la Maison des jeunes (MDJ) de Bordeaux-Cartierville, à Montréal. Le Projet Café Lilas propose depuis 2 ans des activités de sensibilisation aux adolescentes qui fréquentent les lieux. Par contre, pas question de s’endormir avec un conférencier monotone. «On voulait faire comprendre des choses, alimenter la discussion, mais aussi avoir du fun entre filles», explique Geneviève Morand, rédactrice en chef d’Authentik et intervenante à la MDJ.

Face au Projet Lilas, les jeunes participantes de Bordeaux-Cartierville manifestent le besoin d’agir. Profitant de cette mobilisation, Geneviève Morand et Julia Rymarz, une autre intervenante, proposent de lancer un magazine différent. Les filles de la MDJ acceptent, sans savoir vraiment dans quoi elles s’embarquent.

Pendant l’été, des d’adolescentes volontaires travaillent ardemment sur le premier numéro. Elles collectent l’information, réalisent des entrevues, gribouillent leurs articles. Petit à petit, un magazine se dessine. Le monde d’Authentik voit le jour en mars 2007 avec des textes sur l’hypersexualisation, les manipulateurs et des portraits de femmes inspirantes. Rien à voir avec les publications habituelles pour adolescentes.

«On voulait créer un modèle de magazine jeunesse différent. Je me souviens d’une des activités du Projet Café Lilas sur l’anorexie et la boulimie. Au début, on avait demandé aux filles lesquelles avaient déjà suivi un régime. Les ¾ d’entre elles ont levé la main. Avec un tel constat dans un groupe de 12-17 ans, il y a des questions à se poser sur ce qui les influence», note Geneviève. De cette expérience naîtra un article sur 4 filles qui ont vécu des troubles alimentaires et qui tentent encore de s’en sortir.

Éveiller les passions

La façon de faire d’Authentik est fidèle à la réalité des adolescentes. Suite aux différentes activités, les jeunes se portent volontaires pour écrire un texte sur le sujet discuté. Les participantes au magazine peuvent s’exprimer dans 5 catégories (voir ci-dessous).

«Chaque fille s’investit selon son besoin. On n’en pousse aucune à faire ce qu’elle ne veut pas faire. Certaines sont plus timides. Elles font des dessins pour le magazine ou écrivent des poèmes pour la section Passion Poétik», précise Geneviève Morand.

L’équipe du magazine, inexpérimentée dans le milieu de la publication médiatique, a su bien s’entourer. Des graphistes et photographes professionnelles contribuent à la publication. Le tout sur une base bénévole!

Un succès inattendu

Avec un budget restreint, la MDJ Bordeaux-Cartierville peut tout de même se permettre un tirage de 5000 copies à son premier numéro. 5000 copies envoyées gratuitement à différents organismes et établissements scolaires. Rapidement, la pile diminue jusqu’à disparaître.

Geneviève Morand trouve des subventions auprès d’Uniprix pour imprimer 5000 copies supplémentaires. En plus, la chaîne de pharmacie accepte de distribuer le magazine dans toutes ses succursales et ce pour la modique somme de… 0$. Le deuxième numéro, publié en mars 2008, a été imprimé à 10 000 exemplaires. Et on craint, une fois de plus, d’en manquer.

Authentik s’est attiré les reconnaissances depuis sa création. Au premier gala du Prix Égalité, organisé par la ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, Christine Saint-Pierre, le magazine a remporté les honneurs dans la catégorie Modèles et comportements égalitaires. Le quartier Bordeaux-Cartierville a également décerné une plaque à sa MDJ pour son travail autour d’Authentik.

Mais qu’en est-il du lectorat? Y a-t-il vraiment des adolescentes qui s’intéressent au contenu non traditionnel d’Authentik? Mélissa, 17 ans, a participé aux deux numéros. Elle est convaincue que le produit de leurs efforts réussit à passer le message auprès de la tranche d’âge visée: «J’ai apporté des copies à ma bibliothèque. Chaque fois que j’y retourne, la bibliothécaire est toute contente de me dire que beaucoup de jeunes l’ont lu.» Les exemples ne manquent pas pour appuyer ces propos: les participantes ont aperçu le magazine dans le métro, dans un CLSC ou entre les mains d’une cousine.

Pour Mélissa, participer au magazine ne lui permet pas seulement de constater le succès d’Auhentik, ou encore d’acquérir de l’expérience en journalisme, un domaine qui l’intéresse particulièrement. Elle attire désormais les confidences: «Après l’écriture du texte sur la boulimie, une fille est venue me parler de son problème en sachant que je participais au magazine», s’étonne encore la jeune femme.
Geneviève Morand voit la réussite à travers ce fait: «Notre objectif est de livrer un contenu plus positif de l’image de la femme. Quand les jeunes lisent des revues comme Cool! ou Adorable, elles se comparent aux images toutes retapées des modèles parfaits qu’on y affiche. C’est dommageable pour leur estime de soi. Authentik veut valoriser l’adolescente dans ce qu’elle représente réellement: une jeune femme dans un corps normal qui peut être belle en étant bien avec elle-même. C’est exactement le message qu’on veut transmettre!»

Authentik est disponible gratuitement dans tous les Uniprix et sur le site magauthentik.com

Les 5 sections

Magnifik: la section présente des trucs beautés. La rédaction donne la priorité au bien-être plutôt qu’à la beauté physique. Masques naturels, rouge à lèvres à base de chocolat, les produits sont testés au préalable par les jeunes journalistes, qui émettent leurs commentaires.

Sujet Critik: une section pour celles qui préfèrent les sujets controversés et délicats. Hypersexualisation, manipulation, agression sexuelle, anorexie/boulimie, les sujets critiques qui touchent les jeunes ne manquent pas.

Femmes Unik: des portraits de femmes qui se sont démarquées sur la scène locale, nationale ou internationale. La section aura permis aux jeunes de la MDJ Bordeaux-Cartierville de rencontrer Michaëlle Jean et Nathalie Simard. Et d’ajouter un certain prestige au magazine, bien que les rencontres se soient toujours passées dans la modestie.

Psychologik: un regard sur la mentalité des adolescentes. On y parle de bitchage, de relations, d’estime de soi, etc. Une petite place y est souvent réservée aux garçons. Sous forme de vox pop, ces derniers donnent leur point de vue sur la relation amoureuse, sur la femme parfaite, etc.

Passion Poétik
: section plus artistique du magazine, les filles sont appelées à dessiner, écrire des poèmes, faire des réflexions, etc.

Un trio gagnant

Un trio gagnant

Les jeunes du comité EVB ont trouvé les moyens de concrétiser leurs ambitions. Ils ont réussi l’exploit en moins de temps qu’ils ne s’en croyaient capables. Voici en détail 3 actions qui les ont aidés à en aider d’autres.

Gabriel Alexandre Gosselin

Solidarité

Le comité SOLIDARITÉ s’est engagé dans un projet d’aide humanitaire au Maroc. «C’est bien joli d’aider les Marocains, mais notre cote de pauvreté dans la région est de 9 sur 10, 10 étant la pire. On se deman-dait donc ce qu’on pouvait faire pour des gens plus près de nous, des gens de notre communauté», explique Amélie Gougeon, conseillère en information scolaire de l’Érablière.

Il ne fallait pas chercher plus loin, car Amélie rencontre sa source d’inspiration dans les couloirs de l’école: «Notre concierge de soir a un petit garçon de sept ans qui a manqué d’air à la naissance. Il a une déficience intellectuelle. Les traitements pour son fils coûtent très cher. Le comité SOLIDARITÉ s’est emparé de la cause.»

On peut désormais voir le visage de ce petit garçon sur toutes les boîtes pour canettes vides dans l’école. L’argent des consignes servira aux soins de santé de cet enfant. Le père déborde d’enthousiasme de-puis qu’il a appris la nouvelle. «Il n’en revient tout simplement pas!», s’exclame Amélie.

Écologie

22 avril 2008, jour de la Terre. Une dizaine de jeunes s’activent dans les couloirs de l’école avant l’heure du dîner. Ils montent un kiosque. Des banderoles faites de matériaux recyclés, des bacs de recyclage et de compostage, des jeunes motivés à informer leurs confrères et consoeurs: voilà tout ce dont ils ont besoin pour instaurer de nouvelles mesures écologiques dans leur établissement scolaire.

«On fait déjà du recyclage dans l’école et on ramasse les piles usagées, mais les endroits où on peut le faire ne sont pas visibles, ni connus des étudiants. On veut donc leur rappeler que ces mesures existent et qu’il est important de les utiliser», explique Marianne Marion, 17 ans, du comité ENVIRONNEMENT.

Le kiosque préparé en ce jour de la Terre présente aussi aux jeunes deux nouvelles mesures dans l’école, les bacs pour les cannettes vides à la cafétéria ainsi que le compostage: «Il n’y a pas beaucoup de gens qui savent que le papier brun est une matière 100% biodégradable. On a donc installé des bacs à compost dans les toilettes et dans le laboratoire de science. On en posera un aussi dans la cafétéria, avec des indications pour que tout le monde sache quoi mettre où», complète Marianne, satisfaite de l’achalandage du kiosque pendant toute l’heure du dîner. Prochaine étape pour son comité: une conférence sur les algues bleues le 3 mai!

Pacifisme

La paix règne déjà dans l’école l’Érablière. Ce qui n’empêche pas le comité PACIFISME d’organiser une journée «blanche», où tous sont invités à se vêtir de blanc. Pendant cette journée, une personne remet des contraventions… de bonne conduite, pour ceux qui ont fait les meilleurs propositions d’actions pacifiques dans l’école.

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Graffiti Hip Hop de la scène de Montréal

operation-graffiti-hip-hop-graffiteur-graff Opération Graffiti. Toute l’histoire de la création du Café-Graffiti. La relation avec les jeunes. Ce qu’ils ont vécu dans le projet. Ce qu’ils ont fait vivre aux intervenants. Toutes les anecdotes d’un projet qui fait encore parler de lui. Une façon intéressante et originale de soutenir le Café-Graffiti dans sa mission d’aide et de soutien aux jeunes. 19,95$.

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Retour du Costa Rica de Gabriel et des journalistes d’Arts et Technologie des Médias (ATM) du Cégep de Jonquière

Retour du Costa Rica de Gabriel et des journalistes d’Arts et Technologie des Médias (ATM) du Cégep de Jonquière

Vendredi, le 20 juin. Avec 24 heures de retard dû aux tempêtes et une attente forcée à Miami, le groupe de jeunes journalistes parti un mois plus tôt pour le Costa Rica est gab maintenant de retour. Quatre finissantes du Cégep de Jonquière en journaliste accompagnaient Gabriel Alexandre Gosselin (un ancien du Cégep de Jonquière) de ce voyage de journalisme international.

C’est avec un sourire fendu jusqu’aux oreilles que nous avons accueilli Gabriel Alexandre Gosselin, le journaliste-pupitreur de Reflet de Société. On avait l’impression que Gabriel flottait sur un nuage.  S’il reste trop longtemps sur son “pink cloud” avec un tel sourire, Gabriel risque une tendite des muscles du sourire! Nouvelle maladie que je viens d’inventer pour l’occasion.

Nous avons tous bien hâte de lire tes articles. Je suis tout de même gâté, je vais pouvoir les lire dans les semaines qui viennent. Les lecteurs de Reflet de Société devront attendre au 1er septembre. Je suis content d’apprendre dans son blogue qu’il y aura une belle continuité à ce projet et que tout le monde va pouvoir bénéficier de votre expérience.

Gabriel nous quitte pour l’été pour reprendre une expérience d’animateur dans un camp de vacances pour des jeunes. Dès l’été terminé, il repart pour une année pour faire le tour du monde, d’est en ouest et du nord au sud. Première destination: le Yukon. Gabriel va garder son blogue en opération pour laisser des traces de ses aventures et de ses anecdotes de voyage.

Bienvenue au Québec au groupe de globe-trotters. Dans les semaines qui viennent nous pourrons vous présenter les suites de ce projet qui seront tout aussi palpitantes que le voyage lui-même.

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Spectacle Hip Hop Breakdance, Graffiti, DJ et rap

orgue-classique-hip-hop-breakdance-graffiti-dj-rappeurs Le Choc des Cultures – Le Hip-Hop rencontre le classique
Spectacle original mettant en vedette: organistes classiques, break-dancers, rappers, DJ et graffiteurs.
L’église Saint-Nom-de-Jésus expose une centaine de toiles peints par des artistes. Plus de cinquante artistes complices présentent « Le Choc des Cultures ». 25$

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Video.html
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Petit geste deviendra grand

«Les petits gestes font la différence». À l’école secondaire de l’Érablière, à Saint-Félix-de-Valois, une poignée de jeunes a décidé de suivre cet adage. Depuis février, ils dépensent temps et énergie dans le but de poser des gestes à répercussion sociale. Leur source d’inspiration: le mouvement des Établissements Verts Brundtland ( EVB ) et le conviction de pouvoir changer les choses.

Petit geste deviendra grand

Gabriel Alexandre Gosselin

C’est en surfant sur le web que la conseillère en information scolaire de l’Érablière, Amélie Gougeon, trouve par hasard le site Internet du mouvement EVB (voir encadré). Le mouvement québécois encourage et reconnaît les établissements qui posent des gestes en lien avec 4 valeurs: écologie, solidarité, démocratie et pacifisme.

À sa grande surprise, Amélie se rend compte que son école répond à plusieurs critères du mouvement. L’Érablière recycle le papier et les batteries mortes. Des membres du personnel tiennent une friperie à même les couloirs de l’établissement scolaire. Une petite fille malade de la région reçoit l’appui financier des élèves et membres du personnel depuis 3 ans. «Je me suis vite rendue compte que notre école est plus belle que ce qu’on laisse croire. Il ne faut pas avoir peur de se faire ce genre de compliment», croit Amélie Gougeon.

Revenant d’un congé de maternité, «c’est d’abord en pensant à mon fils que le projet m’a interpellé. Une espèce d’égo-trip!», reconnaît-elle. Elle en parle au conseil étudiant, qui s’engage sans hésitation. Ce dernier part à la rencontre du personnel de école, «parce qu’on a besoin qu’il pousse dans le même sens que nous pour que ça fonctionne», explique Mathieu Gravel, président du conseil étudiant. Les enseignants et les employés cadres de l’Érablière acceptent sur le champ.

Ne reste plus qu’à tâter le pouls des étudiants. Au départ, Mathieu et Amélie ne s’attendent pas à un miracle: «On se disait que si 10 personnes voulaient participer, ce serait déjà bien.» Finalement, 32 jeunes se portent volontaires pour trouver des idées et agir au nom des 4 valeurs du mouvement EVB.

De ce nombre, 4 comités sont créés, un pour chaque valeur. Les jeunes s’impliquent dans le comité qui répond le plus à leurs aspirations. Un système démocratique les relie. L’objectif des comités: faire reconnaître leur école par le mouvement EVB en 2008.

À l’action

On avait les gens qu’il fallait pour faire avancer le dossier. On s’est mis au travail immédiatement, pour d’abord faire connaître le concept dans l’école et l’implanter», dit Mathieu Gravel, 17 ans. Lui et plusieurs membres des comités sont en secondaire V. Ils quitteront l’Érablière à la fin de l’année sco-laire. Le temps presse.

C’est d’abord à leur insu que les différents comités agissent en faveur d’une valeur du mouvement, la solidarité. Des jeunes sont en adaptation scolaire à l’Érablière. Leur cours ont lieu dans des locaux un peu en retrait du reste de l’établissement. «On ne côtoie pas beaucoup ces jeunes là. 5 d’entre eux se sont montrés intéressés au projet EVB, raconte Mathieu. On ne savait pas trop à quoi s’attendre mais ils nous ont vite prouvé leur valeur. C’est fou comme ils sont à leur affaire et allumés. Ça nous a permis de réaliser leur isolement.»

Puis, la roue s’engrange: consultation de la population étudiante, instauration du compostage, projet d’aide au Maroc réparti sur 3 ans en collaboration avec une autre école secondaire de la région de Lanaudière, collecte de fonds pour LEUCAN, organisation de différentes conférences sur des sujets qui touchent les 4 valeurs EVB… Les idées ne cessent de fuser, les actions de se multiplier.

Plus vite que prévu

Amélie Gougeon est emballée par l’engouement qu’expriment les jeunes impliqués: «Ils pètent le feu! C’est incroyable comme ils sont motivés, inspirés et sérieux dans le projet.» Mathieu Gravel, de son côté, croit qu’une telle démarche favorise le sentiment d’apparte-nance à l’école: «On a le pouvoir de changer les choses dans notre école et ailleurs. Ça change la donne. On ne vient plus à l’école uniquement pour suivre des cours. On vient pour générer des actions.»

Mathieu et les autres finissants des comités se sentaient amers de quitter l’Érablière au moment où le projet EVB prenait son envol. Ils auront eu droit à un prix de consolation avant de partir vers d’autres horizons: leur école secondaire a été reconnue par le mouvement EVB le 23 mai dernier, soit un an avant la date prévue! «C’est sûr que je vais revenir l’an prochain, pour voir si le projet a continué sur sa lancée», avoue le jeune homme.

Le mouvement EVB

À la suite du rapport Brundtland publié en 1987, qui faisait état des politiques nécessaires au développement durable, certains établissements québécois créaient des comités environnementalo-pacifique. Le phénomène s’amplifiant dans les grands centres, la Centrale syndicale du Québec (CSQ) décide de créer le mouvement EVB. En regroupant les établissements, la CSQ s’assurait une concertation dans les actions et donnait la chance au mouvement de se développer dans d’autres régions du Québec.

Depuis, plusieurs institutions ont été tentées par l’aventure. Le mouvement regroupe au-jourd’hui 1188 établissements qui sont reconnus à 2 niveaux: ceux qui sont affiliés à la CSQ, et ceux qui ne le sont pas.

Les établissements prennent eux-mêmes l’initiative de s’inscrire au mouvement EVB par un versement annuel. À partir de ce moment, ils doivent émettre des relevés de réalisation sur une base régulière. Cette liste des actions reliées aux 4 valeurs EVB (environnement, solidarité, démocratie et pacifisme) est étudiée par les représentants du mouvement, qui reconnaissent ou non les établissements.

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Plan de vol

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Dossier Francophonie, Dominic Desmarais

Danielle et moi partons 15 jours en vacances à Vancouver. Une belle occasion de faire la tournée des communautés francophones qui vivent dans un monde anglophone. Je vais préparer un reportage pour le numéro de septembre. Pour satisfaire votre curiosité, vous pouvez suivre le développement de ce reportage sur mon blogue.

Paul de la Riva, directeur des communications pour le Conseil scolaire francophone de la Colombie-Britannique m’invite à l’école de Surrey. Parmi les 40 écoles francophones de la Colombie-Britannique, celle de Surrey est la plus importante de cette province: autour de 500 élèves du primaire à la 12e année, une moyenne de 38 étudiants par niveau! Tout un contraste avec nos polyvalentes de 3 000 étudiants. Avec fierté, ils crient haut et fort que la réussite scolaire est une affaire communautaire, une occasion de se parler.

Utilisant les nouvelles technologies, la mission du Conseil scolaire francophone est présentée sur You Tube. Pour cette communauté, la culture francophone, surtout dans un milieu anglophone, est une opportunité dont ils sont très fiers. Les liens se tissent autour de l’école.

La fierté francophone de cette communauté de Vancouver résonne en moi. Peut-être parce que Montréal est une ville bilin-gue où la culture américaine envahit notre plaisir d’être fran-cophone. Peut-être parce que je travaille depuis 16 ans auprès de jeunes de la culture Hip Hop. Une culture bilingue où les Américains ont plus influencé les Montréalais que les Français n’ont réussi à le faire. Peut-être aussi parce que je suis contre les méga-polyvalentes anonymes qui comptent 2 000 à 3 000 étudiants. À suivre dans le reportage de septembre.

Gaspésiens hors Gaspésie

Dans la rubrique À la découverte des magazines d’ici, vous aurez l’occasion de découvrir le magazine Graffici dans le prochain numéro. Ce magazine, qui couvre la Gaspésie, est à la recherche de Gaspésiens qui vivent en dehors de la région. Pour un retour aux sources et pour garder contact avec la Gaspésie, faites-nous parvenir vos coordonnés.

Prix de journalisme

L’Association des médias écrits communautaires du Québec (AMECQ) a remis le prix dans la catégorie Chronique à notre chroniqueur Jean-Pierre Bellemare. Annie Mathieu a remporté le prix de la meilleure entrevue pour son texte sur Réjean Thomas, Le Sida tue encore. Dominic Desmarais a remporté une 2e place pour son reportage Le vin québécois fait son chemin. Félicitations à tous!
M. Bellemare a aussi été finaliste dans cette catégorie lors de la remise des Grands Prix de l’Association québécoise des éditeurs de magazine (AQEM). L’équipe de Reflet de Société est très fière du travail et de l’implication de M. Bellemare.

Costa Rica

Notre fidèle journaliste et pupitreur, Gabriel Alexandre Gosselin, est présentement au Costa Rica avec 5 étudiantes du Cegep de Jonquière pour un stage en journalisme international. En attendant son reportage qui sera publié dans le prochain numéro, en septembre, vous pourrez suivre quelques anecdotes du voyage sur son blogue. Gabriel prend ensuite une année sabbatique et part à l’aventure autour de la planète. Itinéraire inconnu. Blogue à suivre.

Rentrée scolaire

Le magazine prend relâche pour la saison estivale. Le prochain numéro sera publié le 1er septembre au lieu du 1er août.

Autres textes sur la Francophonie

Éducation francophone dans l’Ouest du Canada

Éducation francophone en milieu anglophone. École Gabrielle Roy.

Éducation francophone en milieu anglophone. Écoles Rose-des-vents et Jules-Vernes.

Société francophone de Maillardville, bastion de la francophonie en Colombie-Britannique

La qualité du français dans la blogosphère

Meeting francophone. Le français est-il une maladie en voie d’extinction?

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Témoignage sur l’implication bénévole

benevolat-benevole-implication-jeune La récompense – Regard sur des gens de cœur
Documentaire sur l’implication bénévole.
-Découvrir sa communauté, donner un sens à sa vie…
-Briser son isolement et celui d’autrui.
-Découvrir de nouveaux amis.
-Prendre part à la vie sociale et de quartier.
-Une source de contact et d’échange.
-L’acquisition de nouvelles connaissances.
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S’impliqer c’est trippant et ça mérite d’être vécu. 25$

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Video.html
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