Les couleurs de la justice en graffiti

Les couleurs de la justice en graffiti

DOSSIER ÉDUCALOIGraffiti Et Hip Hop

 Éduc aloi les couleurs de la justice murales graffiti

Éduc aloi les couleurs de la justice murales graffiti

Quelle est ta vision de la justice? Le dimanche 21 juin, dans le cadre du projet «Les couleurs de la justice» mené par Educaloi, le Regroupement des maisons de jeunes du Québec et le Café Graffiti, des jeunes de l’arrondissement de Rosemont–La Petite-Patrie réaliseront en direct une murale exprimant leur vision de la justice.

Les médias et la population sont invités à assister à cet évènement d’art urbain qui travaille à la prévention des actes criminels chez les jeunes et visent particulièrement les gangs de rue. Il s’inscrit en effet dans le cadre de la Stratégie nationale pour la prévention du crime du gouvernement du Canada, en collaboration avec le ministère de la Sécurité publique du Québec.

Où et quand

Le dimanche 21 juin 2009 à 7h
Conférence de presse à 14h
6255, rue Boyer, à Montréal

Pour information

Le Café Graffiti, au 514 259-6900

Catherine Bergeron, coordinatrice du projet, au 514 954-3408 (poste 3278)

VOS COMMENTAIRE SUR LE GRAFFITI EN DIRECT SUR LA JUSTICE

Pour rejoindre les artistes du Café-Graffiti (514) 259-6900

Photos de Murales et fresques urbaines.

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Médiatisation de Saint-Michel: Des jeunes Michelois donnent leur point de vue

Médiatisation de Saint-Michel: Des jeunes Michelois donnent leur point de vue

Gabriel Alexandre Gosselin Dossiers Médias et publicationGang de rue et Cinémas films et vidéosVille de Montréal

Tourné à l’été 2007, projeté pour la première fois à l’été 2008, le film-documentaire Saint-Michel: Images et réalités dépeint le fameux quartier montréalais sous un autre jour. Réalisé et filmé par six jeunes et un intervenant de la maison des jeunes Par la grand’porte, la production cinématographique veut démontrer que les phénomènes de gangs de rue et de criminalité attribués à Saint-Michel n’ont souvent rien à voir avec la réalité propre des gens qui y vivent. L’initiative du documentaire vient des six jeunes qui en avaient eux-mêmes ras-le-bol de voir les médias généraliser leur quartier.

Après avoir rencontré l’intervenant Pierre Vasselin, de la Maison des jeunes Par la grand’porte, et avoir visionné le film, je suis désormais conscient d’un autre Saint-Michel. Si Saint-Michel est le nid de petits voyous qui tendent aux gangs de rue, il est aussi un lieu de vie communautaire de loin plus fort que tout ce que notre imagination peut fabuler! Et les jeunes croient en cet aspect de leur quartier.

Je travaille présentement sur un reportage concernant ce sujet. À lire dans l’édition de juin de Reflet de Société.

Sortir Saint-Michel de Saint-Michel

Après une projection à l’ONF, à laquelle les médias ont été convoqués, le documentaire Saint-Michel: Images et réalités vise maintenant de nouveaux horizons. Par la vente de leur DVD, qui coûte 15$, la Maison des jeunes Par la grand’porte souhaite amasser des fonds pour permettre aux quatres jeunes réalisateurs du film-documentaire de partir à la rencontre des banlieues parisiennes et de faire valoir leur point de vue là-bas. Pour apporter votre soutien au projet, vous pouvez vous procurer le DVD Saint-Michel: Images et réalités par le blogue du documentaire.

Vos commentaires sur Saint-Michel: Images et réalités

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Gang de rue et suicide

Gang de rue et suicide

 Dominic Desmarais       Dossiers Gang de rue et Suicide

Les jeunes membres de gang sont présentés comme des voyous violents. Et si derrière cette façade de tough se cachait un être en détresse, en proie aux idées suicidaires? Et si le gang offrait ce refuge pervers qui retient le délinquant de s’enlever la vie? Comment, alors, le sortir de son enfer? Reflet de Société vous présente les gangs de rue sous un angle différent: celui de la détresse, de la désorganisation. Conversation avec Claude Hallé, l’âme dirigeante de la Fondation québécoise des jeunes contrevenants (FQJC).

Fusillade dans un bar entre deux gangs de rue rivaux. Meurtre d’un jeune lors d’une transaction de drogue. Enlèvement, séquestration pouvant mener à la torture, l’ombre des gangs se profile.

Violence expliquée

La gravité des gestes commis par les jeunes membres de gangs, des adolescents de 14, 15, 16 ans, fait froid dans le dos. Cette violence est difficile à justifier. Pourtant, certains de ces jeunes sont aux prises avec le désespoir lorsqu’ils s’engouffrent dans cette violence. «Les jeunes qui ont des idées suicidaires, souffrent d’une dépression, présentent des problèmes de santé mentale, ce sont eux qui se font ramasser par les gangs. Ce sont des gens à risque. Ils sont vulnérables» explique Claude Hallé, coordonateur à la FQJC.

Ce jeune, qui n’a pu être signalé par l’école, la famille et la communauté, trouve un réconfort auprès de sa famille d’adoption, son gang. En y comblant ses besoins, par l’estime et la compréhension de ses pairs délinquants, le jeune tisse des liens qui forment une toile d’araignée. Une toile qui le sécurise et étouffe ses idées suicidaires. Une toile qui rend ses amis de plus en plus indispensables.

Le gang, centre de la vie

«Le gang peut sauver temporairement le jeune du suicide», confirme M. Hallé. La jeune cinquantaine, l’homme s’exprime davantage comme un intervenant qui a passé sa carrière sur le terrain, avec des contrevenants. Son propos est imagé, comme s’il s’adressait à un adolescent. «Pour certains jeunes, la vie c’est comme passer à l’épicerie. Dans le chariot, tu mets l’amour, l’église, le travail, les partys, le sport, etc. Moi, quand je remplis mon panier, je vais prendre un peu de travail, d’amour, de loisir, de party, un peu de spiritualité. Nos gars, ils sont tellement fuckés, déséquilibrés, qu’ils remplissent leur chariot d’une seule chose: le gang.

Le problème, c’est la violence qui y est très présente. Si tu es en dépression, tu risques d’être enrôlé par le gang. Et le gang a un impact externe. Tu vas rebondir sur les gens autour. Comme, dans un cas extrême, tirer sur quelqu’un dans la rue», explique le coordonnateur de la FQJC.

Ces jeunes, déséquilibrés, ont de la difficulté à quitter la famille qu’ils se sont créée. «Les jeunes se sont bâti une société en soi, le gang. Quand on désaffilie un jeune, il faut le réinsérer socialement. C’est la même chose quand tu sors quelqu’un d’une secte.»

Des jeunes fragiles

À l’arrestation du délinquant, le centre jeunesse prend le relais du gang. Sa jeune clientèle souffre de problèmes multiples: consommation, signes précurseurs maniaco-dépressifs ou schizophrènes, idées suicidaires. Plusieurs ont subis des abus ou vivent des situations familiales difficiles. «On ne les a pas placés en centre jeunesse pour rien», s’exclame M. Hallé pour qui le problème criant survient lors du retour à la maison.

Réintégration difficile

Quand il ressort du centre jeunesse, il retrouve le même environnement qu’il a quitté pour quelques mois. «Le jeune va être confronté avec SA réalité. Nous, au centre jeunesse, on va lui dire où trouver un emploi, des amis, des loisirs. Mais il part déjà avec un handicap social: terminer son secondaire et travailler sur son comportement. Et ce double défi va l’amener à commettre des gestes nuisibles», raconte M. Hallé.

«Lorsque le jeune retourne chez lui, dans son milieu, il est laissé à lui-même, avec ses défis et ses réalités. Ça augmente la possibilité de suicide. Souvent, la famille n’est pas ouverte à sa réintégration. On parle de jeunes qui ont commis un délit. C’est un constat d’échec important, au sein de la famille. Les parents se sentent coupables et ils ne veulent pas nécessairement le prendre sur leurs épaules», précise l’ancien intervenant.

Jeune délinquant seul restera jeune délinquant…

M. Hallé considère qu’on demande beaucoup à ces jeunes délinquants dont la vie se résume à quelques années. «Moi, j’ai 51 années d’expérience de vie. Eux, ils en ont 14, 15, 16. C’est peu d’ancienneté pour leur faire porter le poids de leurs choix. Il faut les guider, mieux les appuyer.»

On peut bien aider nos jeunes délinquants pour les réinsérer dans la vie. Mais les laisser seuls, sans appui à 14 -15-16 ans, lorsqu’ils quittent le centre jeunesse, c’est les renvoyer à leur ancienne vie.

Reflet de Société, Vol.17, No 2, Février/Mars 2009 p.14-15

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La Suisse: Stop Suicide

Autres textes sur le suicide

Autres textes sur Gang de rue

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poesie-urbaine-jean-simon-brisebois-art-de-la-rue Poésie urbaine. Renaissance. Depuis 1997, Jean-Simon Brisebois s’est découvert une passion pour écriture. Il s’implique activement dans divers projets communautaires dans Hochelega-Maisonneuve.
Renaissance est un recueil de pensées et de poèmes parlant autant de son amour de la vie que d’espoir. 4,95$

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Suicide, homophobie, gambling et gangs de rue

Suicide, homophobie, gambling et gangs de rue

François Richard, Dominic Desmarais

Dossiers Loto-QuébecGambling et jeu compulsif

Le magazine Reflet de Société souligne dans son édition février-mars 2009 la dix-neuvième édition de la Semaine de prévention du suicide, organisée par l’ Association québécoise de prévention du suicide.  Un dossier du journaliste Dominic Desmarais aborde la question de deux angles originaux, soit la vulnérabilité au suicide des membres de gangs de rue, ainsi que la prise en charge des proches des personnes suicidées par les entreprises des services funéraires. Ces articles permettent au lecteur d’ aborder cette douloureuse réalité par le témoignage de gens qui sont aux premières lignes lorsque l’ irréparable se produit. L’ exploitation de la détresse de certains jeunes à risques de se suicider par les recruteurs des gangs, ainsi que les conflits déchirant les familles dont l’ un des membres s’ est suicidé  y sont entre autres analysés.

Gambler et homophobe

Dans la nouvelle édition de Reflet de Société, l’ équipe du magazine se penche de plus sur deux grandes problématiques sociales qui ont des liens avec le suicide, soit le jeu pathologique et l’ homophobie. Le jeu pathologique subit actuellement un procès à Québec qui pourrait remettre en cause l’utilisation par le gouvernement québécois de joueurs vulnérables afin de remplir les coffres de l’État. Le rappeur Éric Pelletier se confie pour sa part à Reflet de Société à propos des difficultés d’ être homosexuel dans le milieu du hip-hop québécois.

La nouvelle édition de Reflet de Société sera livrée à tous nos abonnés au cours des deux prochaines semaines. Pour ceux qui n’ ont pas accès au magazine, les textes seront publiés sur Internet au cours des prochains mois. Ce blogue vous en tiendra au courant.

La Semaine de prévention du suicide se déroule du 1er au 7 février 2009. Pour plus d’ informations, consultez le site de l’ Association québécoise de prévention du suicide à l’ adresse suivante:   http://www.aqps.info/

Vos commentaires sur la Semaine de prévention du suicide

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Graffiti Hip Hop de la scène de Montréal

operation-graffiti-hip-hop-graffiteur-graff Opération Graffiti. Toute l’histoire de la création du Café-Graffiti. La relation avec les jeunes. Ce qu’ils ont vécu dans le projet. Ce qu’ils ont fait vivre aux intervenants. Toutes les anecdotes d’un projet qui fait encore parler de lui. Une façon intéressante et originale de soutenir le Café-Graffiti dans sa mission d’aide et de soutien aux jeunes. 19,95$.

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Hip Hop: mode ou gang de rue?

Hip Hop: mode ou gang de rue?

Murielle Chatelier             Dossier Hip Hop et Gang de rue

Ils sont «yo». Ils rejettent les normes. Ils ont adopté la culture hip-hop. Ce sont parfois des Québécois d’origine étrangère, haïtienne, latino-américaine, chinoise, parfois des Québécois dits de souche. Ils font des «fuck you» à la police. Ils ont l’air de petits truands. Ces jeunes sont-ils des membres de gangs de rue?

Les adeptes de la culture hip-hop ne passent pas inaperçus. Pantalons au ras des fesses, chandails amples aussi longs que des robes, bijoux style «bling-bling», démarche trop cool pour être naturelle, avec en prime une attitude de hors-la-loi. Ils passent encore moins inaperçus quand ils sont impliqués dans des actes de nature criminelle et qu’ils font les manchettes. Mais ils trouvent que les médias les associent trop vite aux gangs de rue, comme lors de la mémorable émeute de Montréal-Nord, en août dernier. «Dès qu’on parle des jeunes qui adoptent le style hip-hop, tout est classé gang de rue», s’exapère Dub-D, un producteur de musique hip-hop qui vit dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve.

Avec sa peau blanche et son style «yo» plutôt décent, il ne se sent pas moins opprimé que les jeunes issus de communautés culturelles. «On est peut-être des jeunes de rue, mais pas nécessairement des membres de gangs de rue!» Tatoué de toutes parts, il revendique constamment haut et fort son statut de contribuable, mérité à la sueur de son front.

Gang de rue: stéréotypes tenaces

Charles Ali Nestor, le fondateur de l’école d’arts martiaux Ness Martial – et aussi le personnage principal du premier documentaire de Dan Bigras, Le Ring intérieur – ne comprend pas non plus pourquoi on parle tant des membres de gangs de rue dans les médias. Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) n’en a répertorié qu’entre 300 et 500 sur toute l’île de Montréal. « Les événements de Montréal-Nord et les débats sur les gangs de rue qui s’en sont suivis sont un bon exemple du mauvais lien que font les gens avec les gangs de rue.»

Ayant lui-même fait partie de gangs de rue dans son adolescence, le boxeur de 34 ans – et son âge rappelle du même coup que le phénomène des gangs n’a rien de nouveau – en a ras le bol de ces équations. « Aujourd’hui, on ne peut plus associer la culture hip-hop aux gangs de rue. Quand il y a eu l’émeute, on a parlé de gangs et de Noirs, et ça n’avait rien à voir! Les jeunes qui ont fait de la casse étaient des frimeurs. Et le vandale qui transportait une grosse télé volée sur sa tête et qu’on a tous vu dans les médias n’était pas un Noir!»

Pour se faire accepter par la société, Nestor s’est résolu à changer de style, à remonter ses pantalons et à couper ses cheveux. «Dans mon jeune temps, à la fin des années 80, je n’avais pas le choix de changer pour faire ma place. À cette époque, le hip-hop était un mouvement de rébellion des Noirs. Aujourd’hui, c’est une vaste culture urbaine qu’on retrouve dans le monde entier,. Il y a des groupes de Blancs qui adhèrent à la culture hip hop et qui ne se tiennent pas avec des Noirs.»

Profilage gang de rue et hip-hop

Se faire arrêter constamment par la police, les jeunes au style hip-hop en ont marre. « Les policiers outrepassent leurs droits d’agents de la paix, estime Dub-D. On dirait qu’ils se croient tout permis.»

Malgré son statut de personnalité publique, Charles Ali Nestor a déjà fait l’objet de profilage racial. «J’allais à un gala de boxe avec des jeunes, et je m’étais habillé comme eux pour la circonstance. Je conduis une Jeep de l’année, et on m’a arrêté sans raison. Un Noir avec des vêtements hip-hop au volant d’une belle voiture, c’est souvent suspect. Quand les policiers ont vu mon nom sur mes pièces d’identité, ils ont dit : «Ah, vous êtes le boxeur». Et ils m’ont laissé aller, sans autre forme de procès.»

Dub-D affirme avoir lui aussi été victime de ce genre de discrimination. «Le problème du profilage  touche tous les jeunes, dans tous les quartiers. J’ai déjà été à un party dans un appartement situé sur la rue Mont-Royal, et les policiers sont arrivés sans aucune raison pour nous disperser. C’était pourtant une soirée «relax» bien ordinaire.»

Charles Ali Nestor estime que les médias ont une part importante de responsabilité dans cette vision négative du hip-hop. «Souvent, les médias ne rapportent pas la bonne information. Ils sont les premiers à faire du profilage en associant continuellement les Noirs habillés selon le style hip-hop aux gangs de rue. Ce serait bien qu’ils commencent à parler plus des différents organismes qui sont là pour écouter ces jeunes qui vivent dans la marginalité.»

Gangstérisme et Hip Hop

L’un des traits caractéristiques des «jeunes de la rue» est leur besoin de se masser en gang. Rencontré dans une pizzéria de Montréal-Nord, Général, un jeune rappeur d’origine africaine, ne voit rien de mal à se regrouper entre amis et à boire sur le coin d’une rue en fumant un joint. «Dans notre langage, on appelle ça un «chilling». C’est comme un 5 à 7, sauf que c’est dans la rue et que ça dure peut-être plus que 2 heures.»

No Luv, un infographe rencontré au cours d’un de ces «chilling» dans le nord de la ville, croit que le style vestimentaire ne peut pas déterminer une personnalité. «Tu me vois là comme ça avec mon allure de «gangster», mais demain matin, je vais travailler de 9 à 5 comme tout le monde.» Propriétaire d’un condo, il dit avoir dû verser plusieurs mois d’acompte avant d’en prendre possession. «À cause de mon apparence.»

Tous des enfants de chœur et des travailleurs honnêtes alors? «Euh, non, peut-être pas, bafouille Général, mais ce n’est pas une raison pour nous associer inévitablement à un gang.» Combines, trafic d’armes et de drogue sont des termes pourtant courants dans leur langage. Et les activités illicites semblent faire partie de leur quotidien. «Pourquoi veux-tu que je travaille pendant une semaine pour 500 $ si je peux faire le même montant en un jour», me questionne un «chilleur».

Bien que ces jeunes refusent obstinément d’être identifiés à des gangs de rue, ils correspondent aux profils dressés par le Service de police de la Ville de Montréal qui indique que «lorsque la violence et la criminalité prennent le dessus sur la vie de groupe, on s’approche, selon divers degrés, vers le profil d’un gang de rue».

Parole de jeunes sur le Hip Hop et les gangs de rue

Les jeunes adeptes du hip-hop se sentent victimes de profilage par les policiers en raison de leur habillement, identique à celui des membres de gangs de rue qui font eux aussi partie de la même culture.

Qu’en est-il des crimes commis par des gens vêtus de veston-cravate? Issus d’une culture qui implique le port du costume, les Vincent Lacroix de ce monde forcent-ils les policiers à arrêter tous les biens vêtus de la province? Y a-t-il profilage de la part des policiers dès qu’une personne bien habillée, conduisant une dispendieuse voiture, passe sur leur chemin? Les policiers, de même que la société, sont-ils en mesure de différencier les Vincent Lacroix des hommes d’affaires honnêtes? Les policiers débarquent-ils chez les fraudeurs à cravate, dont les dommages se comptent par centaines de millions, pour associer à leurs combines toutes les personnes qui gravitent autour d’eux?

Introduction Histoire des gangs de rue

Autres textes sur Gang de rue

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CD Rap music Hip Hop de la scène de Montréal

cd-rap-music-rappeur-musique-hip-hop-dj-mana-sp-manspino-dynastie-des-morniers CD de musique Ill Legal. Compilation de rappeur et rap music Hip Hop avec Chilly D, DJ Mana, L’intrus, Shades of culture, SP, Patrick Batemen, 01 Étranjj, Ninja P, Virus, Vulguerre, Chance Won, Erratum, Son 2 PT, Manspino, Dynastie des Morniers. 9,95$

Tél: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Musique-hiphop-rap.html

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Pacte de suicide entre 2 femmes sur Internet

Pacte de suicide entre 2 femmes sur Internet

Dossier Suicide

Deux jeunes femmes suicidaires qui ne se connaissent pas font des recherches pour trouver des moyens pour se suicider. À partir d’un site Internet, elles prennent contact ensemble, se rencontrent et planifient leur suicide. Samedi le 20 septembre, l’événement tragique est complété.

Je reçois un commentaire d’Emy sur l’un de mes billets intitulé «Comment se suicider. Moyens pour se suicider»:

Après avoir terminé de lire l’article de journal Le détective, paru le 1er octobre en page 24 et 25, je viens vous rendre visite. Ces deux pages vous concernent. Le procureur de la République, ainsi qu’un Colonel de la gendarmerie ont évoqué la fermeture prochaine du site Internet par le biais duquel les jeunes femmes se sont rencontrées. Il s’agit de la jeune Hassina (sous le pseudo de Sina08) et d’une autre appelée Anne… Après s’être rencontrées sur ce forum, elles se sont toutes deux données rendez-vous pour mettre un point final à leurs vies.

J’ai été ébranlé par cette nouvelle. J’ai demandé à une amie Française, Christine, de me faire parvenir l’article en question qui n’était pas disponible sur l’Internet. À la lecture de l’article, nous pouvons voir des commentaires laissés par Sina 08 sur mon billet.

En faisant des recherches, ma conjointe Danielle a pu retracer plusieurs articles décrivant les événements. Pour n’en référer que quelques uns: L’Union, Le Post, Le Figaro, L’Express.fr, 20minutes.fr, France2.fr, Libestrasbourg

Je ne vous cacherais pas que de lire tous ces articles, en faire la référence et essayer de démêler toute l’histoire n’est pas chose évidente pour moi. Il ne faut pas oublier que l’organisme communautaire pour lequel je m’investis m’occupe déjà 7 jours semaines.

Je ne pourrais pas, dans un seul billet, tout commenter. Je commencerais par offrir mes plus sincères condoléances aux proches et amis d’Hassina (sous le pseudo de Sina08) et Anne. Perdre un proche est souffrant, le perdre par suicide, encore plus.

Dans les articles il est question de sites Internet incitant les gens à se suicider et ayant permis une rencontre entre Hassina et Anne pour faire un pacte de suicide. Il est vrai qu’Hassina est venu partager sa détresse sur mon site, et ce, jusqu’au 26 juin. Mais aucune trace de Anne et aucun échange ne permettant une rencontre.

Maintenant, allons plus loin dans la réflexion. Est-ce que mon billet et ses commentaires sont des incitatifs au suicide? Pourquoi l’avoir intitulé «Comment se suicider. Moyens pour se suicider»?

936375_59181267 Si une personne suicidaire cherche une ressource pour l’aider, un organisme de prévention du suicide, elle va les trouver. Si une personne suicidaire cherche des moyens pour se suicider, où va-t-elle aboutir? Sur des forums valorisant le suicide. Des sites pour lui fournir des moyens pour se suicider et peut-être même la motiver à passer à l’acte.

J’ai décidé de faire de la prévention du suicide auprès des gens qui cherchent des moyens pour se suicider. En leur offrant un billet avec le titre qu’ils cherchent. Mais ils y trouverons quelque chose de différents les ressources pouvant les aider et les soutenir, autant par téléphone que par Internet et ce, pour plusieurs pays.

Si ces gens ont besoin de s’exprimer, ils pourront laisser un commentaire et ils recevront une réponse. Une réponse pour tenter de les soutenir dans leurs démarches, les référer aux ressources pouvant les aider, dans une recherche pour trouver des gens de confiance à qui s’ouvrir et exprimer leur détresse. Le billet n’a pas été écrit pour valoriser le suicide, mais participer à sa prévention.

Est-ce que j’ai les qualifications pour le faire?  Pour ceux qui ont besoin de justifications scolaires et professionnelles, depuis maintenant plus de 16 ans que je suis un intervenant de crise auprès de personnes suicidaires. J’ai intervenu dans différentes communautés, différentes cultures, différentes l395948_3969angues. J’ai enseigné pendant 5 ans l’intervention de crise à l’Université McGill et été intervenant pour plusieurs institutions. Le suicide est ma première spécialité suivi par l’intervention  auprès de personnes toxicomanes et aussi de joueurs compulsifs. J’ai pris ma retraite en 2000 pour mieux m’investir dans un organisme communautaire. Au-delà de toutes ces justifications, j’ai développé ma sensibilité à intervenir auprès des personnes suicidaires parce que plusieurs personnes proches se sont suicidés et que j’ai moi-même fait 2 tentatives de suicide.

En 2003, nous avons commencé à offrir des textes de prévention et de sensibilisation sur l’Internet avec des forums de discussions pour des sujets tels que suicide, drogue, prostitution, gang de rue, jeu compulsif… Ces lieux permettent à tous et chacun de prendre sa place et d’exprimer ce qu’il vit et de trouver les ressources pouvant l’aider et le réconfort d’une écoute anonyme. Sur mon blogue et celui de l’organisme, nous avons plus de 3 000 billets s’adressant à différentes personnes et touchant différentes problématiques.

Est-ce que les résultats de cette démarche sont positifs? Est-ce que le pacte de suicide qu’Hassina a fait veut dire que le site est un échec? Que dire des 78 500 Internautes qui ont passé par ce billet en moins d’une année? Que pensez des 3 925 Internautes qui ont cliqués sur un des sites des ressources en prévention du suicide présentés dans le billet. Sans compter les milliers de commentaires et partages reçus sur ces billets? À vous de juger.

Personnellement, je fais du mieux que je peux avec ce que j’ai. Une personne qui se suicide, c’est une de trop. À chaque année, il y aurait près de 30 000 suicides en France, 1 500 au Québec.

POUR VOS COMMENTAIRES SUR LE PACTE DE SUICIDE.

1095705_83196012 Ressources:

Pour le Québec: 1-866-APPELLE (277-3553). Site Internet. Les CLSC peuvent aussi vous aider.

La France: Infosuicide 01 45 39 40 00. SOS Suicide: 0 825 120 364   SOS Amitié: 0 820 066 056

La Belgique: Centre de prévention du suicide 0800 32 123.

La Suisse: Stop Suicide

autres textes sur le  suicide:

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicide Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 4,95$.
Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Aussi disponible pour l’Europe à la Librairie du Québec à Paris.

Dossier Montréal-Nord. Vidéo-clip pour: Freddy Villanueva, David, Maniack, Michael St-Gervais…

Dossier Montréal-Nord. Vidéo-clip pour: Freddy Villanueva, David, Maniack, Michael St-Gervais…

Général est un rappeur de Montréal-Nord. Avec K-Nice, il a réalisé une chanson en l’honneur des disparus. Patparazzi a produit le vidéo-clip.

Cette chanson mérite d’être écouté et réécouté. Elle mérite aussi qu’on prenne le temps d’écouter le message et l’expérience de la rue que Général nous présente. Depuis l’âge de 13 ans, Général a vu plusieurs amis mourir sous les balles, dont un dans ses bras en le protégeant. Ce n’est pas par hasard que Général nomme les rues Pascal et Matte, qu’il parle de ses amis en prison…

Cette chanson en l’honneur de ses amis disparus n’est pas opportuniste, mais plus une témoignage d’une réalité qui fait rage dans Montréal-Nord et dans plusieurs quartiers de Montréal. Découragé ou désabusé de voir que la violence est partout, même entre membres d’un même gang de rue!

Général dédie cette chanson à Freddy Villanueva. À la demande de ses amis qui le soutiennent, nous présentons son clip dans le Dossier Montréal-Nord.

Merci Général pour ce message que tu nous livres humblement et simplement.

Ce billet est le 5e du Dossier Montréal-Nord. Le premier billet fait la présentation de la réalisation d’un reportage sur les événements de Montréal-Nord qui ont amené à la mort de Freddy Alberto “Pipo” Villanueva. Le deuxième traite de l’habillement, culture Hip Hop et gang de rue. Le troisième traite des pistes de solutions. Le 4e traite du soutien à offrir à l’occasion de la présence de Kent Nagano dans Montréal-Nord.

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