Freddy Alberto “Pipo” Villanueva, Montréal-Nord, les gangs de rue et la brutalité policière

Freddy Alberto “Pipo” Villanueva, Montréal-Nord, les gangs de rue et la brutalité policière

Avant même que l’émeute ne se propage dans Montréal-Nord, j’avais déjà reçu plusieurs demandes: “Est-ce que Reflet de Société va prendre position dans la mort de Freddy Villanueva?”

Plusieurs jeunes qui nous ont posé la question nous ont relaté des faits qui méritent de faire un reportage. Nous avons mandaté un journaliste pour les rencontrer et débuter l’histoire écrite de Montréal-Nord et de ces jeunes. Un autre journaliste va tenter de faire un documentaire sur cette histoire. Présentement, nous en sommes à évaluer la possibilité d’entrer une caméra pour les entrevues sans que les personnes concernées ne soient intimidées ou dérangées par celle-ci.

Donc, à la question posée, oui, nous allons faire un reportage sur les événements qui ont provoqué la mort de Freddy “Pipo” Villanueva. Nous ne pourrons pas parler de Montréal-Nord sans parler des gangs de rue. Nous avons déjà fait un reportage sur la genèse des gangs de rue, le défi des gangs de rue et les filles dans les gangs de rue. J’ai aussi fait un billet sur la responsabilité des médias lorsque nous avons eu à désarmer des jeunes à l’école Henri-Bourassa. Ces reportages seront actualisés à la lumière des nouveaux témoignages que nous recevront.

D’un côté, nous sommes un bimestriel. En publiant aux 2 mois, il est difficile de publier l’actualité des événements régulièrement. Cela  ne fait pas parti de notre mission. D’un autre côté, nous ne voulons pas nous limiter aux seuls événements. Nous nous devons d’aborder le sujet avec un certain recul pour nous permettre de connaître les racines du malaise, les pistes de solution et les perspectives d’avenir.

Nous avons décidé de présenter le “making of” du reportage, les témoignages et notre démarche dans ce blogue. Vous aurez l’opportunité d’être les témoins du reportage. Nous vous invitons à laisser vos commentaires sur les événements de Montréal-Nord, la mort de Freddy “Pipo” Villanueva et les gangs de rue. Ceux-ci pourront influencer notre démarche. Vous aurez ainsi l’occasion d’être un acteur de ce reportage.

De plus, nous vous proposons de laisser des liens vers des sites ou des blogues qui ont parlé du sujet. Ceux que vous avez aimé et aussi, ceux que vous n’avez pas aimé. Dites-nous pourquoi, cela nous aidera tous dans notre réflexion.

Au plaisir de vous lire. Je me ferais un devoir de vous répondre.

COMMENTAIRES

Ce billet fait parti d’un dossier Montréal-Nord. Le 2e billet porte sur L’habillement, les gangs de rue et le Hip Hop. Le 3e billet aborde les pistes de solutions. Le 4e traite du soutien à offrir à l’occasion de la présence de Kent Nagano dans Montréal-Nord. Le 5e billet est la présentation d’un clip du rappeur Général qui témoigne de ce qu’il a vécu à Montréal-Nord.

Commentaires de l’électron libre sur Fredy Villanueva et les émeutes de Montréal-Nord.

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Rockwell family, Break-dance et danse Hip Hop à Salut Bonjour

Rockwell family, Break-dance et danse Hip Hop à Salut Bonjour

Rockwell family, une école de danse Hip Hop sont les invités de l’émission Salut Bonjour. L’animatrice les présente en parlant de Break-dance. François, chorégraphe pour Rockwell family, rectifie le tir et ramene à l’ordre l’animatrice et confirme que ce n’est pas du break-dance, mais de la danse Hip Hop.

La différence est importante. Mais les animateurs ne sont vraiment pas renseignés sur la différence et ne sont pas à l’écoute de leur invité sur la nuance entre Break-dance et danse Hip Hop. Nous pouvons nous rappeler ce qui avait été mentionné par Yves Desgagnés sur les gangs de rue et le break-dance à l’émission le Match des Étoiles lors de la visite du Rockwell family à cette émission.

Parce qu’il y a une différence majeure entre la danse Hip Hop et le break-dance. On peut enseigner la danse Hip Hop à tout le monde, des jeunes, des gens du 3e âge. Le break-dance est une dansé très physique et il faut être très en forme pour la pratiquer. Certains mouvements comme les « power move » nécessitent une longue expérience avant de pouvoir les pratiquer.

Être un B-boys qui pratique le break-dance ne s’enseigne pas. C’est une façon de vivre. On devient un B-Boy quand les autres B-Boy nous reconnaissent comme tels.

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La Banque Nationale en feu, vandalisme dans Hochelaga-Maisonneuve: gang de rue, groupe criminalisé ou anarchistes?

La Banque Nationale en feu, vandalisme dans Hochelaga-Maisonneuve: gang de rue, groupe criminalisé ou anarchistes?

Notre organisme, le Journal de la Rue et son projet Café-Graffiti sont situés en plein coeur d’Hochelaga-Maisonneuve. Notre compte de banque se trouve à la Banque Nationale. Celle dont les guichets ont passé au feu.

Un événement malheureux que nous déplorons. Quelques jours plutôt un autre événement s’était produit. 6 auto-patrouilles du poste de quartier 23 sont incendiées, une vingtaine de voitures d’un concessionnaires Mazda et 2 camionnettes de Bell qui stationnent pas loin.

Un communiqué sur le site de la Coalition des médias alternatifs du Québec (CMAQ) revendique les événements. Les anarchistes attaquent, les médias s’emballent et les blogues s’enflamment! De quoi faire peur à toute la population. Même les journalistes Claude Poirier et Paul Arcand parlent d’une possibilité que l’événement des auto-patrouilles de la police soit relié à des groupes criminalisés.

Il faut faire attention pour en pas mettre tout dans le même panier. D’un côté, Claude Poirier, dans son entrevue à LCN parle de cette possibilité pour les auto-patrouilles de la police. Mais il ne fait pas de lien avec la Banque Nationale. Il peut y avoir ici plusieurs événements indépendants les uns des autres.

Pour la Banque Nationale, nous avons été informés que des jeunes de 10 à 12 ans ont utilisé les enveloppes de dépôt en papier pour mettre le feu. Pour les auto-patrouilles, il y a avait des accélérants. Deux histoires qui n’ont pas du tout les mêmes circonstances.

Est-ce que les jeunes qui ont mis le feu à la Banque Nationale ont été influencé par cette montée de vandalisme pour faire le leur? Peut-être. Mais nous n’en savons pas plus pour l’instant et il faut attendre de nouvelles informations avant de spéculer dans toutes les directions.

Est-ce que le quartier Hochelaga-Maisonneuve est plus dangereux qu’un autre quartier? Aucunement. Malgré ces incidents, la violence n’a pas augmenté, au contraire, elle a diminué. La population augmente, les mises en chantier sont les plus hautes à Montréal, le nombre de propriétaires occupants augmentent, des commerces de qualité ne cessent de prendre leur place… Hochelaga-Maisonneuve, un quartier où il fait bon vivre.

Les filles dans les gangs de rue

Genèse d’un gang de rue

Les jeunes nous parlent sexe et gang de rue

Rap et gangster rap

Gangster rap

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Groupes criminalisés et mafia: le crime paie-t-il?

Groupes criminalisés et mafia: le crime paie-t-il?

Dossier Gang de rue

J’ai rencontré de grandes quantité de personnes qui ont eu des activités illicites. Toutes sortes de magouilles pour faire de l’argent. Des plus petites au plus grosses.

Pour la très grande majorité de ces personnes, elles sont encore plus pauvres aujourd’hui. Surprenant. Pourtant, il y a de la grosse argent qui se brasse dans les différentes mafias et groupes criminalisés. Mais ou va tout cet argent?

L’argent mal acquis se centralise autour de quelques individus. Ceux qui contrôlent, ceux qui prennent les décisions. Les petits qui tournent autour, ceux qui pensent qu’ils vont devenir riches, habituellement, restent pauvres et petits.

Il y a beaucoup de promesses dans le monde criminel. « Fais-ça et on va t’arranger ça ». « Fais-nous confiance… » « Là, on est un peu serré financièrement, mais laisse-nous arranger nos finances pis on te paye après… ». La réalité est que ce ne sont que des discours vide de sens. Les criminels sont de grands vendeurs de rêves. Et comme beaucoup de vendeurs, ils sont de vrais menteurs. C’est comme ça qu’ils montent leur fortune.

Pour chaque criminel qui monte en grade et qui fait de l’argent, combien de loosers vont demeurer en reste? Les très rares qui ont fait un peu d’argent, ce sont des gens qui ont su s’organiser sans compter sur le crime organisé. Parce que le crime organisé ne sert qu’à organiser leur crime et leur fortune.

Pour le crime organisé et les différentes mafias, tu n’es que de la chair à canon. On t’envoie faire les mauvais coups, on se sert de ton crédit, on te fait travailler gratuitement en attendant des faveurs qui ne viendront jamais. Ils t’entretiennent dans la misère, sous le seuil de la pauvreté.

Parce qu’ils aiment ça que tu dépendent d’eux. Plus tu dépends d’eux et plus tu vas faire des conneries pour eux. Au début pour espérer faire de l’argent. Ensuite, juste pour survivre.

J’ai vu des gars faire de l’argent. Ils se sont fait voler. Bizarre. Qui savait qu’ils transportaient de la drogue ou de l’argent? Pas des groupes ennemis. Trop souvent se sont ceux que tu appelles tes amis, ta gang. Quand tu ouvres les yeux et que tu finis par comprendre, tu as un dossier criminel, tu dois de l’argent à tout le monde, plus personne ne te fait confiance.

Et ne dit surtout pas que tu n’as pas été chanceux. Tu as choisi le crime. Et le crime est bien plus fort et plus gros que tu ne peux te l’imaginer. Tu te pensais plus intelligent que le crime organisé. Ils sont bien plus organisés que tu ne peux le penser.

Quand ils te font attendre parce qu’ils te disent qu’ils doivent finaliser des transactions, dis-toi qu’ils ont décidé de ne pas te payer. Ils vont te faire attendre jusqu’à ce que tu ne sois plus capable d’attendre. Et après, tu fais quoi? Tu vas voir la police pour réclamer ton dû? Tu te retrouves seul dans ton coin et tu essayes de comprendre ce qui s’est passé.

Je n’essaye pas de te faire la morale. Seulement te partager l’expérience de beaucoup de gens qui ont passé par là.

Introduction Histoire des gangs de rue

Autres textes sur Gang de rue

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Spectacle Hip Hop Breakdance, Graffiti, DJ et rap

orgue-classique-hip-hop-breakdance-graffiti-dj-rappeurs Le Choc des Cultures – Le Hip-Hop rencontre le classique
Spectacle original mettant en vedette: organistes classiques, break-dancers, rappers, DJ et graffiteurs.
L’église Saint-Nom-de-Jésus expose une centaine de toiles peints par des artistes. Plus de cinquante artistes complices présentent « Le Choc des Cultures ». 25$

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Journée internationale des travailleurs, Henri Massé, FTQ construction et ses fiers-à-bras

Journée internationale des travailleurs, Henri Massé, FTQ construction et ses fiers-à-bras

Journal de Montréal, 3 mai. Des manifestants profitent de la Journée internationale des travailleurs pour s’infiltrer dans les bureaux de Henri Massé, le président de la FTQ. Ils occupent son bureau. Pour solutionner le problème, des fiers-à-bras arrivent avec un scie mécanique et scient la porte du bureau de Henri Massé pour expulser les jeunes.

Les jeunes se sauvent. La police arrivent sur les lieux. Personne ne porte plainte, personne ne collabore. Henri Massé n’a aucun commentaire sur l’événement.

Et si au moment de scier la porte un des manifestants se trouvait adossé contre la porte? Un fier-à-bras qui a une scie mécanique dans les mains peut-il représenter un risque de blessure? Dans ce cas-ci, les manifestants ont eu peur et ont déguerpi. Que ce serait-il passé si l’un des manifestants aurait tenté de s’opposer au fier-à-bras de la FTQ? L’aurions-nous trouvé découpé dans un sac de couchage dans le St-Laurent?

La FTQ n’a pas besoin de la police. Ils préfèrent se faire justice eux-mêmes. Quand les jeunes se font taxer et décident de se faire justice eux-mêmes, nous assistons à la naissance d’un gang de rue. Devons-nous considérer la FTQ comme un nouveau gang criminalisé prêt à vivre en marge du système et à se faire justice elle-même?

Le droit de grève de la FTQ envers le gouvernement et les employeurs est important. C’est plate de vivre l’occupation illégale de manifestants dans nos bureaux. Est-ce que cela nous donne le droit de se faire justice soi-même?

La violence attire la violence. Est-ce que Henri Massé et la FTQ endosse, comme aux États-Unis, le droit au port d’armes pour mieux se protéger contre une attaque? Est-ce que Henri Massé et la FTQ veulent nous ramener à l’époque du Far West?

Cela me rappelle un événement qui s’est déroulé il y a plusieurs années. J’accompagne un fier-à-bras qui travaille pour un groupe criminalisé. Celui-ci me dit avoir eu un contrat pour les syndicats de la construction. On le paye pour faire du sabotage pendant les grèves. En engageant un membre d’un groupe criminalisé, est-ce que les syndicats de la construction, pour faire des activités illégales, deviennent complice de ces groupes? Ce membre d’un groupe criminalisé mentionne avoir été payé en argent sonnant. Par quelle tour de passe comptable cet argent est sorti des coffres du syndicat?

Textes sur les gangs de rue.

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Le Journal de Montréal, les armes et l’exagération éhontée

Le Journal de Montréal, les armes et l’exagération éhontée

Raymond Viger Dossier Journal de Montréal

La une du Journal de Montréal de mardi le 15 août, titrait: ”Un élève sur 5 a un couteau ou une arme à feu”.

Ces chiffres, interprétés par le pupitreur ou le journaliste, proviennent d’une recherche crédible de Mme Patricia Erickson professeure de criminologie et de sociologie à l’Université de Toronto. En page 3 de ce même Journal de Montréal, on peut voir la réalité des vrais chiffres à 2 endroits.

D’une part, on y mentionne que ”18,7% des élèves de Montréal

D’autre part, le plus intéressant, la définition d’une arme: ”couteau, gaz irritant et bâtons utilisés dans les arts martiaux”. Un peu plus loin, finalement, on inclus aussi les carabines. Contrairement au titre de la une où l’on n’y parle que de couteaux et d’armes à feu, maintenant on inclut ce qu’on appelle le poivre de Cayenne, connu aussi sous le nom de ”pepper spray”!

Dans ce 20%, combien y avait-il de filles qui ont répondu oui parce qu’elles avaient un ”pepper spray”? Ça change la couleur du titre. Un couteau peut être une arme d’attaque et je peux tuer quelqu’un. Le ”pepper spray” est une arme défensive et je ne pense pas qu’on puisse blesser gravement quelqu’un avec.

Soit qu’au Journal de Montréal, certains journalistes ont besoin d’un petit cours de mathématiques pour interpréter les recherches des universitaires, soit qu’ils nous ont volontairement mis un titre pour induire en erreur le public pour vendre leur une. Dans un cas comme dans l’autre, je considère qu’il y a faute grave.

Faute grave parce que ce titre vient augmenter l’insécurité du public. Pire, cette faute risque d’augmenter la violence. Que se passe-t-il dans la tête d’un adolescent qui voit un pareil titre. Si dans sa classe de 30 élèves, 20% des jeunes sont armés, je dois donc me protéger contre 6 élèves de ma classe. Dans mon école de 2000 jeunes, je dois me protéger contre 400 agresseurs potentiels. Je vais m’armer moi aussi. Et seul je n’y arriverais pas. Je vais me trouver un gang de rue pour me protéger.

Cette histoire me rappelle celle de l’école Henri-Bourassa il y a une quinzaine d’années. Les étudiants s’étaient armés à cause de ce sentiment d’insécurité. Le père André Durand avait participé à désarmer les jeunes qui fréquentaient cette école en faisant la démonstration que leur peur était basée sur les titres du Journal de Montréal!

Journalistes alarmants, envahissants et spéculateurs

Franco Nuovo et les gangs de rue

Le suicide et les médias

Violence, information et désinformation

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Témoignage sur l’implication bénévole

benevolat-benevole-implication-jeune La récompense – Regard sur des gens de cœur
Documentaire sur l’implication bénévole.
-Découvrir sa communauté, donner un sens à sa vie…
-Briser son isolement et celui d’autrui.
-Découvrir de nouveaux amis.
-Prendre part à la vie sociale et de quartier.
-Une source de contact et d’échange.
-L’acquisition de nouvelles connaissances.
-Une occasion d’expérimenter et mieux se connaître.
S’impliqer c’est trippant et ça mérite d’être vécu. 25$

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
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Marc Pigeon et les gangs de rue

Marc Pigeon et les gangs de rue

Raymond Viger Dossiers Gang de rueMédias et publication

Marc Pigeon est adjoint au directeur de l’information pour le Journal de Montréal. Le 21 décembre, il prend la plume pour dénoncer les accusés de la rue Pelletier et amis de « Ti-Pon » Mathieu qui se promènent dans le Palais de Justice avec cagoule et lunette fumée.

Sur ce premier point, je suis parfaitement d’accord avec Marc Pigeon. Mon incompréhension des règles de sécurité s’en retrouve tout autant dépassé que lorsque j’ai vu des ministres signer une entente avec des Warriors en cagoule!

Marc Pigeon a cependant dérapé quelque peu lorsqu’il a voulu faire une comparaison avec le policier Serge Côté de la sureté municipale de Varennes qui est venu témoigner en uniforme dans une cause personnelle. Serge Côté avait écopé de deux jours de suspension.

Marc Pigeon nous dit: « entre la sanction à l’honnête policier qui témoigne en uniforme et l’inaction à l’endroit d’un accusé à cagoule, il y a une marge… Le policier en habit de police dans une salle de cour, ça ternit l’image de la justice. Mais un bandit présumé avec un habit de bandit… c’est correct? »

Qu’un policier se serve de son uniforme pour impressionner et tenter d’influencer un jugement de cour dans une cause personnelle est inacceptable. Que des bandits présumés se promènent dans un palais de justice avec cagoule et lunette fumée, c’est aussi inacceptable. Un jugement est venu remettre à l’ordre le policier. Et c’est bien ainsi. Le problème soulevé c’est que nous n’aurions jamais dû accepter ou tolérer les gangs de rue présumés avec leur cagoule. Aucune comparaison ne tient entre les deux incidents. Il n’y en a pas un plus « correct » que l’autre. Les deux événements son inacceptable.

Il faut questionner le laxisme des autorités face à la mascarade de cagoule dans un Palais de justice, mais cela ne permet pas d’innocenter un policier qui a fait usage de son uniforme pour une cause personnelle.

Introduction Histoire des gangs de rue

Autres textes sur Gang de rue

VOS COMMENTAIRES SUR MARC PIGEON ET LES GANGS DE RUE.

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CD Rap music Hip Hop de la scène de Montréal

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Les voleurs d’enfance

Les voleurs d’enfance
Écrit par Éric Martel

Alors que le documentaire de  Paul Arcand fait un malheur, en travail de rue, j’ai eu l’occasion d’accompagner des parents et des enfants aux prises avec le système. C’est toujours ardu et difficile pour tout le monde. Mon propos ne sera pas d’analyser la DPJ et ses failles. Je voudrais vous partager mes réflexions à ce sujet.

Honnêtement, je n’ai pas vu le film. Douze années à temps plein dans la rue, ça magane son homme. Avec l’âge, je suis plus sensible. Juste le fait d’y penser me rappelle des noms, des visages, des souffrances, des réussites et des échecs dans ce système.

DPJ: un symptôme

Après m’être indigné, j’ai réfléchi. Je me suis dit que, dans le fond, ce qui se passe à la protection de la jeunesse n’est qu’un symptôme de quelque chose de plus grave. De quelque chose qui aura beaucoup d’impact, pas seulement sur les enfants, mais sur toute la société. Et pour longtemps. Le désengagement des adultes. L’abandon des enfants par le monde adulte. Pas seulement le gouvernement. Bien qu’il n’en manque pas une, notre gouvernement. Coupures dans l’éducation, dans les soins de santé, etc. Je vous laisse le soin de bien planter ce «damné gouvernement». Mais le gouvernement ne reflète en général que les priorités dictées par la population. Eh oui! Suis naïf. Je pense encore que le gouvernement n’est qu’un reflet de ce que nous sommes. Ouch! L’éducation, ce n’est pas seulement ce qui se passe à l’école. La famille a sa part à faire et les adultes autour aussi.

Il y a quelques années, je participais à un projet de prévention du taxage avec deux policiers à Longueuil. Chacun d’eux exposait les lois en vigueur ou donnait des informations sur les gangs de rue. Mon rôle était de parler du phénomène de gang dans un contexte de développement psychosocial normal de l’individu.

Un soir, un homme dans la quarantaine s’insurgeait contre la lenteur des policiers, et en donnait pour preuve la fois où trois jeunes de 10 ou 11 ans en avaient frappé un de 8 ou 9 ans. Il avait appelé la police qui est arrivée après le départ des jeunes. Là, le système en mangeait toute une. Je lui ai demandé pourquoi il n’était pas sorti de chez lui afin de mettre un terme à ça. Après quelques secondes, il m’a répondu que ce n’était pas de ses affaires.

Il y a quelque temps, j’étais en Abitibi pour un colloque ayant comme thème la drogue. Il y avait plein d’intervenants de tout acabit, qui s’adressaient aux élèves de 4ème à la 6ème année, ou encore aux parents. Lors de ma rencontre avec ceux-ci, on blâmait la police de ne pas empê-cher les vendeurs de drogues qui offraient le soir leurs produits aux enfants à la patinoire extérieure de l’école. À la question «Que pouvez-vous faire», on répondait: des pétitions, des rencontres au conseil de ville. Je leur ai alors suggéré de faire des tours de garde. Il y avait plus de 40 pa-rents dans la salle. Si chacun d’eux prenait une soirée pendant laquelle il se présentait à la patinoire et supervisait la soirée avec les enfants, les vendeurs de drogues seraient moins enclins à se présenter. En plus, à une soirée aux 40 jours, ça ne fait que trois ou quatre soirées par hiver. Ça ne coûte pas cher, c’est efficace, ça donne l’occasion de se rapprocher des enfants dans un contexte de détente et j’en passe. On a discuté fort mais, à ma connaissance, ils n’ont pas appliqué ma suggestion.

Il y a plus de 11 ans, je travaillais à pied. Dans une arcade, j’avais rencontré deux gars de 15 et 17 ans. Ce qui me frappait chez eux, c’était la quantité d’argent liquide en leur possession. Ils payaient la traite à leurs amis. Puis, la cocaïne est apparue, ensuite les escortes, et finalement le travailleur de rue. Après une longue période de rencontres avec les deux frères, ils m’ont dit que leurs parents, homme et femme d’affaires, devaient s’absenter du foyer de longues périodes. Les parents leur donnaient de cinq à huit cents dollars afin de subvenir à leurs  besoins. Ils s’ennuyaient de leurs parents et ne savaient pas comment l’exprimer. Après quelques communications écrites avec les parents, ç’a changé un peu. Je ne les ai plus jamais revus.

Voilà trois exemples de désengagement. À chaque occasion, les adultes ont préféré les solutions qui ne les impliquaient pas, même si leurs propres enfants étaient en danger. Chaque fois, des actions concrètes, assez faciles, auraient pu être entreprises afin de porter attention à nos enfants. Pourtant, rien ne s’est produit. À chaque occasion, des adultes ont abandonné des enfants. Qui leur a volé leur enfance?

Le syndrome du linge sale

Le problème avec les parents, c’est qu’ils traitent souvent les enfants comme du linge sale. Quand le linge ne sent plus bon, on appelle la buanderie. On vient chercher le linge, on le lave, on le sèche, on le plie et on le remet à son propriétaire ,qui s’empresse de le retourner dans le tiroir des commodes de sa chambre. La buanderie, c’est la DPJ. Trop de parents abandonnent pour des raisons parfois imbéciles. «Mon enfant a 17 ans et veut rentrer à 23 heures le samedi. Je ne suis plus capable, venez le chercher». «Ma fille de 15 ans a eu une relation sexuelle avec un noir. Elle est au poste de police. Allez la chercher». Ne riez pas. Ce sont des si-tuations pour lesquelles j’ai dû intervenir. On veut des enfants, mais il faudrait qu’entre 10 et 21 ans, ils n’existent pas. Il faudrait qu’ils soient invisibles, qu’ils ne dérangent personne, qu’ils soient des citoyens actifs et responsables. Qu’ils deviennent des adultes que nous ne sommes pas.

Quel prix sommes-nous prêts à payer pour avoir des enfants? Ils prendront soin de nous comme nous avons pris soin d’eux. Nous maudirons alors les fois où nous avons négligé les enfants au profit d’un puéril plaisir ou d’une supposée obligation incontournable. Comme le sont pour nous les enfants aujourd’hui, nous deviendrons, plus tard, des poids avec lesquels il faudra composer. Des obligations secondaires pour nos enfants qui auront alors les leurs. Ils ne pourront pas prendre le temps de comprendre ce que nous vivons et nous laisseront à de bonnes personnes dans les centres d’accueil pour personnes âgées. Ils se donneront bonne conscience en payant les frais et en nous maudissant intérieurement. Les enfants apprennent de ce qu’ils voient, pas de ce qu’on leur dit de faire. Deux bonnes questions à se poser: qu’est-ce que je fais pour les enfants? Qui sont les vrais voleurs d’enfance?

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Les jeunes nous parlent de sexe et des gangs de rue

Les jeunes nous parlent de sexe et des gangs de rue. Août 2005,

Dossier Gang de rue , Hypersexualisation et Sexualité

Notre journaliste, Dominic Desmarais publie un excellent reportage sur les gangs de rue (vol 13 no 6). Ce reportage a été repris par d’autres médias à travers le Québec. L’école secondaire de la Magdelaine à Laprairie s’est servi de ce reportage pour amorcer une réflexion auprès de leurs jeunes. Nous rapportons ici les commentaires de 14 de ces jeunes du Secondaire IV. Leur âge varie de 15 à 16 ans.

Janyck Beaulieu

Le problème des gangs de rue est devenu inquiétant. Les parents absents sont une cause importante. Avec les années, sans encadrement et à se débrouiller seul, il risque de développer des moyens de survie illégaux. Afin de faire de l’argent, ces jeunes se rassemblent et deviennent des gangs de rue. Il serait important que l’enfant soit bien encadré par des organismes si ses parents ne s’en occupent pas.

Le gouvernement devrait donner plus de fond à ces organismes et en créer de nouveaux. La drogue y est aussi pour quelque chose. La drogue affecte non seulement notre corps mais aussi notre façon de penser et d’agir. Elle provoque une forme de négligence face à l’éducation et à tout ce qui l’entoure. Ne voulant plus aller à l’école, ils se promènent en petite gang et cherche à faire de l’argent. La drogue est un moyen facile pour en faire.

Je crois que les gangs de rue sont un problème de plus dans la société. Ils reflètent bien comment le Québec s’occupent de ses jeunes. Il serait grand temps d’agir et de leur donner la chance d’avoir une vie stable.

Julie Lefrançois et Jean-Michel Tessier

Les acteurs concernés tels que les écoles, les familles ou encore la police devraient s’unir rapidement afin de sauver le plus de jeunes de leur détresse profonde. Les parents doivent s’investir dans leur rôle. Les jeunes ont grandement besoin d’attention, de valorisation ainsi que de protection. C’est aux parents que revient ce devoir. Un enfant qui manque d’affection et d’encadrement risque plus d’adhérer à un gang. C’est le seul moyen qu’il trouve pour combler un vide intérieur.

Les jeunes sont-ils trop influençables? Autrefois, la valeur familiale fracassait le palmarès des valeurs. Aujourd’hui, elle s’est fait déclasser par l’argent. Le gangster RAP, dont le chanteur 50 cents, contribue à véhiculer l’image que l’argent est synonyme de beaux chars, de belles filles, de drogue, d’armes, de sexe. La vie facile. Pourtant, la vision qu’ils offrent dans leur vidéo n’a rien à avoir avec la réalité. Une solution qui aiderait à contrer les gangs serait d’investir dans les milieux concernés et de sensibiliser les gens à cette triste réalité.

Sébastien Houle

Taxage, intimidation, menaces, vente de drogue, prostitution et règlements de compte. Voilà ce qu’est l’enfer des gangs de rue. Les morts ne cessent d’augmenter et la plupart sont reliés aux gangs de rue.

Plusieurs familles pleurent, font le deuil de personnes qui étaient proches d’eux. Pourquoi s’enrôler dans des gangs de rue? Ce problème prend beaucoup d’ampleur. Il faut trouver des solutions qui régleront au plus vite ce problème. Sommes-nous en train de perdre le contrôle de la situation? L’univers des gangs de rue est un système très violent et dangereux. Plusieurs jeunes ne connaissent pas les dangers qu’ils courent en entrant dans les gangs de rue. Ils vivent parfois des problèmes familiaux ou il manque tout simplement d’encadrement.

Nous devrions dès maintenant informer nos jeunes et aider ceux qui sont déjà dans cet univers. Tout cela doit changer au plus vite. Les jeunes sont souvent influencés par les chanteurs de rap. Le style gangster rap est devenu très populaire auprès des jeunes ados. Les vidéo clip ne leur donnent pas toujours un bon exemple. Dans ces vidéos, le chanteur 50 cent fait allusion à la force des armes ou aux pouvoir que peut apporter l’argent. Les jeunes se basent sur ces modèles pour donner un sens à leur vie. Il faut à tout prit intervenir.

Qu’est-ce que ces jeunes deviendront à l’âge adulte? La société doit réagir au plus vite à ce problème et venir en aide aux jeunes ados qui vivent l’enfer des gangs de rue. Pour les autres jeunes, il faut les prévenir des graves dangers qu’ils risquent en s’enrôlant dans un gang. Il faut aussi dire aux parents d’intervenir auprès des jeunes et de faire appel à des organismes pour leur venir en aide.

Joanie et Mélyanne

Le phénomène des gangs de rue touche de plus en plus la jeune population de Montréal. Pour notre part, nous sommes confrontées à la peur et à l’insécurité de sortir seules le soir. Les policiers sont impuissants face aux méfaits des gangs de rue. Comment peut-on se sentir en sécurité lorsque nous regardons ce qui nous entoure? Personne n’est à l’abri de la violence.

Ne croyez-vous pas qu’il serait peut-être temps de réagir à ce trouble de société grandissant? Quel est l’influence des vidéo-clips chez les jeunes? Pourquoi des femmes s’exposent à peine vêtu devant un public de tous âges? Ce phénomène vulgaire et superficiel est incompréhensible. Oui, les chanteurs auront plus de profit en provocant les spectateurs, mais ils ne se soucient pas des méfaits qu’ils causent. Ces méfaits poussent les jeunes vers une pensée négative et les amènent vers les gangs de rue. Pourquoi pousser les jeunes vers la haine au lieu de leur apprendre les belles choses de la vie?

Pour solutionner nos nombreux problèmes sociaux, nous devons premièrement en prendre conscience. Les policiers devraient être plus présents dans les rues pour éviter et diminuer la violence. Les postes de télévision devraient arrêter de passer de tels vidéo-clips et d’en passer des plus réalistes, qui montrent les vraies choses de la vie.

Marie-Lucie Chénier et Jean-Christophe Emond

Les gens ne font que parler des gangs de rue mais personnes ne donnent de vraies solutions. Ils ne comprennent pas réellement ce qui attire les jeunes à aller dans un gang. La plupart des jeunes joignent les gangs de rues pour l’argent. C’est dix fois plus payant qu’un travail légal et ça demande beaucoup moins d’effort.

On devrait encourager les jeunes à travailler légalement en augmentant leurs salaires et en améliorant les conditions de travail des jeunes. Ce qui pousse aussi les adolescents à joindre les gangs est la protection. De nos jours, on ne se bat plus un contre un. Ils appellent tout leurs amis pour se défendre. Un jeune qui appartient à une gang est protégé par les autres membres. Tant que les jeunes pourront se faire de l’argent facile et qu’ils seront protégés par leurs gangs de rues, ils en feront partis. Il faut agir en favorisant le travail légal.

Marc-Alexandre Croteau et Jean-Nicholas Bourdon

Les gangs sont de plus en plus présentent dans les rues. Nous sommes d’avis que le rappeur 50 cents et le gangster rap ont une mauvaise influence sur les jeunes. Tous ces fans veulent faire comme lui. Je connais un ami qui n’écoute que ça. Comme fond d’écran sur son ordinateur il a deux AK47 et deux M4. Il se promène à tous les jours avec un canif sur lui! Le gangster rap montre une mauvaise vision aux jeunes. Les jeunes sont violents parce qu’ils sont trop laissés à eux-mêmes. Les parents ne sont pas assez présents dans la vie de leurs jeunes. Ils peuvent faire ce qu’ils veulent et les parents n’en savent rien.

Bénédicto Desbiens

De plus en plus de jeunes cherchent à se valoriser. C’est pourquoi ils veulent faire parti de «gangs de rue». Les adolescents ont besoin de se référer à un modèle pour être «cool». Le rappeur 50 cents a une influence sur les jeunes. Les adolescents voient dans ses vidéo-clips qu’il est riche et ils veulent faire pareil. Pour les adolescents, riche signifie: avoir toutes les filles, des grosses maisons, etc. Il faudrait réduire ce phénomène car il grossit d’année en année.

Les policiers ont essayé de trouver des trucs pour réduire ce phénomène, mais sans résultats. Les gangs de rue dureront tant et aussi longtemps que ces modèles existeront. Nous devrions changer leurs perceptions et proposer d’autres modèles. Mais allons-nous vraiment réussir à réduire ce phénomène?

Danny Arseneault

Les gangs de rue sont de plus en plus présente dans notre région. Les jeunes font parti de gangs de rue parce qu’ils veulent avoir une protection. Les jeunes qui ont de la misère avec leur famille et qui sont dans des milieux défavorisés sont plus portés à faire partie d’un gang. Ils se font influencer par d’autres jeunes.

Les jeunes veulent aussi imiter leur idole. Le rappeur 50 cents est un des modèles pour les jeunes. Dans ces vidéos, on peut y voir le luxe, les chars, l’argent, les filles. Les jeunes pensent améliorer leur image en adoptent celle de leur idole.

Marian Kissi

Ce n’est pas tous les membres d’un gang de rue qui sont violents. Le sentiment d’être en sécurité est une des raisons de vouloir appartenir à une gang. En étant en gang, on sait qu’on a un groupe d’amis qui sera toujours là pour nous. Il deviendra notre famille. On se sentira moins seule. Je ne crois pas que c’est la solution idéale pour se sentir aimer.

En regardant les vidéos clips de 50 cents tenant une arme, ça influence les jeunes. Mais c’est la responsabilité des médias. Ce sont eux qui projettent ce genre de vie aux jeunes. On allume le téléviseur. On voit du monde riche. Pleins de voitures coûteuses. Une grande maison. C’est ça que la majorité des gens vont vouloir! Pour que les adolescents n’envisagent pas ce mode de vie, les parents doivent être présents et montrer à leurs enfants qu’ils sont là pour eux. Ils doivent aussi les soutenir dans leurs décisions afin d’assurer leurs futurs.

Marc-Antoine Serré

Il y a trop de jeunes qui sont membres de gangs de rues. Est-ce normal? Dans les écoles, il y a beaucoup trop de violence. Les écoles doivent prendre des mesures de sécurité tels des caméras. Ils conservent même les numéros de casiers des suspect et envoient l’escouade canine. C’est anormal de devoir prendre de tels mesures.

Des jeunes entrent dans les gangs de rues en pensant devenir riches et puissants. Ils ne pensent pas aux conséquences que cela peut leurs apporter. Je partage l’avis de l’inspecteur Jean Baraby de la police de Montréal. Le devoir primordial des parents est de dire à leurs enfants qu’ils les aiment et qu’ils le fassent sentir mieux. De plus, le projet de l’organisme communautaire de la Maison d’Haïti avec ses travailleurs de rue est une très bonne idée pour minimiser la violence. Les gangs de rue existeront toujours. La facilité à se procurer des armes encourage ce phénomène. Mais on peut toujours la minimiser!

Pour rejoindre le Café-Graffiti: (514) 259-6900

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