La police donne ses trucs sur les gangs de rue Derrick Watkins et Richard Ashby Gang investigations: a street cop’s guide

La police donne ses trucs sur les gangs de rue

Derrick Watkins et Richard Ashby Gang investigations: a street cop’s guide

Raymond Viger           Dossier Gang de rue

books1 Sur un de mes billets sur le gangster rap, je suis en contact avec Ruiz, un jeune de la culture Hip Hop d’Europe. Ruiz fait beaucoup de recherche Internet et s’intéresse beaucoup à la culture Hip Hop.

Nous avons eu plusieurs discussions sur le gangster rap, 50 Cents et 2Pack. Dans le fil de nos discussions, nous avons abordé les gangs de rue. Ruiz m’a remis un lien sur un livre de formation, Gang investigations: a street cop’s guide, publié aux éditions American Society of Law Enforcement Trainers. Ce livre, écrit par Derrick Watkins et Richard Ashby, deux anciens policiers, s’adressent aux policiers et leur donne les techniques pour mieux comprendre et mieux intervenir auprès des gangs de rue! J’ai été étonné que des policiers publient leurs techniques de travail et les rendent disponibles à tous! Plusieurs pages du livre peuvent être consultées en ligne.

En faisant mes recherches pour vérifier la crédibilité de Derrick Watkins et Richard Ashby, j’ai trouvé le catalogue des formations offertes aux policiers de Santa-Ana. Derrick Watkins et Richard Ashby y sont des formateurs reconnus par le corps policier de Santa-Ana.

Le plus surprenant dans cette liste de formation offerte aux policiers c’est qu’ils doivent payer pour s’inscrire aux formations! Le prix des formations pour les policiers varient de 40$ à 500$. La formation serait donc facultative pour ces policiers? Drôle de vision pour un corps policier!

On se plaint parfois de la transparence des corps policiers. Peut-être qu’ici ils sont trop transparents?

Le livre de Derrick Watkins et Richard Ashby est aussi référé par la Gendarmerie Royale Canadienne (GRC).

VOS COMMENTAIRES SUR LA FORMATION DES POLICIERS SUR LES GANGS DE RUE.

Introduction Histoire des gangs de rue

Autres textes sur Gang de rue

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

Témoignage sur l’implication bénévole

benevolat-benevole-implication-jeune La récompense – Regard sur des gens de cœur
Documentaire sur l’implication bénévole.
-Découvrir sa communauté, donner un sens à sa vie…
-Briser son isolement et celui d’autrui.
-Découvrir de nouveaux amis.
-Prendre part à la vie sociale et de quartier.
-Une source de contact et d’échange.
-L’acquisition de nouvelles connaissances.
-Une occasion d’expérimenter et mieux se connaître.
S’impliqer c’est trippant et ça mérite d’être vécu. 25$

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Video.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Une école pour raccrocher les gangs de rue

Académie de Roberval: une école pour raccrocher les gangs de rue

Murielle Chatelier Dossier Gang de rue, Éducation

Le phénomène des gangs de rue n’a rien de nouveau pour le directeur d’une école publique du quartier Villeray. Au début de son mandat à l’école De Roberval, en 1992,  Gérard Jeune a du composer avec plusieurs jeunes provenant de ce milieu criminalisé. Avec humilité, il raconte comment il a malgré tout fait le pari de développer chez ses élèves un véritable sentiment d’appartenance et de doter son école d’une meilleure réputation.

En arrivant à l’école secondaire De Roberval, Gérard Jeune savait qu’il y aurait beaucoup de travail à faire. Les actes de violence perpétrés dans cette école publique avaient trouvé écho dans le monde scolaire, et plusieurs membres de gangs de rue se trouvaient parmi ses élèves.

«Ce que j’ai trouvé à De Roberval, ce sont des jeunes issus en majorité de ma communauté (haïtienne) qui avaient besoin d’un modèle, d’une raison de se comporter comme il faut», dit posément Gérard Jeune, le directeur de l’école du quartier Villeray, qui se nomme aujourd’hui Académie De Roberval.

Gang de rue: sous haute surveillance

Quelques mois avant son arrivée à De Roberval, un affrontement sanglant entre deux bandes rivales d’étudiants avait retenu l’attention de tout le personnel de la Commission scolaire de Montréal (CSDM) et des comités de liaison de la communauté haïtienne. Cinq jeunes avaient été blessés lors de cette violente bagarre, à la machette, orchestrée dans un wagon du métro, entre les stations Fabre et Jean-Talon. L’un d’eux avait même sombré dans le coma.

«On m’a pressenti comme étant l’homme de la situation, se rappelle le directeur. Avec mon poste de directeur adjoint pendant 3 ans à l’Académie Dunton, j’ai fait la preuve que je n’avais pas froid aux yeux et que je n’hésiterais pas à brasser les choses.»

C’est sans baisser la tête qu’il a entrepris sa première action à De Roberval: changer tous les cadenas. «Je savais que certains élèves avaient des armes. Avec un cadenas fourni par l’école, je détenais toutes les combinaisons et je pouvais vérifier le contenu de chaque casier.»

Implacable, il suspendait chaque élève armé. «J’avais des étudiants à l’œil. Je fouillais leurs casiers avant d’aller les chercher en classe pour qu’ils viennent eux-mêmes les ouvrir devant moi. Je ne me suis jamais contenté d’être un directeur présent. Je suis un directeur visible.»

Et il se faisait voir jusque dans le métro Fabre, situé à 2 pas de l’école,
où il suivait ses élèves pour s’assurer qu’ils ne s’attroupaient pas et qu’ils quittaient bien le territoire de l’école. «Je n’avais aucun contrôle sur ce que faisaient mes jeunes en dehors de l’école. Mais tant qu’ils étaient sur mon terri
toire, et le métro en faisait partie en raison de sa proximité avec l’école, je ne tolérais aucun écart de conduite, et chacun le savait.»

Fini aussi les va-et-vient de jeunes qui ne fréquentaient pas l’école. Le mot était passé à l’extérieur. Et personne n’a osé se pointer pour défier l’autorité de ce directeur à la poigne de fer. Un régime de la peur? « Le fait d’être haïtien a beaucoup joué pour me faire accepter et surtout pour que les jeunes ne me considèrent pas comme leur ennemi. Ils me respectaient, même ceux qui ne fréquentaient pas l’école. Je pense que mon approche humaine a fait toute la différence. »

Un directeur à l’écoute des jeunes

«Si vous saviez le nombre de problèmes personnels que j’ai réglés dans ce bureau », dit M. Jeune, une lueur d’amusement dans les yeux à l’évocation de cet aspect de son rapport avec les jeunes. Toutes les tactiques étaient bonnes pour se tenir proche de ses ouailles.

«Parfois, je convoquais l’ami d’un élève en difficulté pour lui parler. Je sais que certains jeunes sont plus enclins à écouter des jeunes de leur âge. Comme ça, je m’assurais au moins que le message passe de façon efficace.»

Dans cette petite école de 500 âmes, aucun élève n’était un numéro. «L’un d’eux est arrivé ici avec le risque d’être emprisonné pour une accumulation de contraventions. Pour tenter de trouver une solution, je suis allé voir ses parents – en conduisant si vite pour être à l’heure que j’ai moi-même eu une contravention!
Ils étaient dans l’impossibilité de payer cette dette et s’étaient résignés à laisser leur enfant se faire emprisonner. Une chose m’apparaissait évidente: cet élève serait mieux à l’école que derrière les barreaux. Alors, j’ai payé de ma poche pour régler ce problème.»

Ces confidences dans le bureau du directeur n’étaient certainement pas le fruit du hasard. «J’ai été sévère avec les élèves de cette génération, mais je les aimais, et je suis persuadé qu’ils le savaient. Je voulais qu’ils réussissent leur vie, et j’ai été chercher tous les appuis possibles, autant auprès des enseignants que des élèves. Nous avons tous travaillé très fort.»

Contrer les gangs de rue: une vie étudiante bien remplie

Pendant un instant, ses yeux quittent les miens pour fixer un écran derrière moi. Avec un léger sourire, il me dit: «Vous voyez, ces jeunes-là, je vais devoir les faire sortir de l’école pour qu’ils rentrent chez eux. Ils aiment ça être ici.» Je me retourne pour constater que, sur l’écran de surveillance, plus d’une heure et quart après le dernier son de cloche, des élèves se disputent joyeusement une partie de air-hockey dans le «foyer» de l’école. «Si un étudiant n’a pas de sentiment d’appartenance, il n’aura aucune motivation pour venir à l’école. Et c’est pour ça que j’ai instauré une vie étudiante diversifiée au sein de mon école.»

Une table de ping-pong installée en plein cœur du lieu de rencontre des étudiants a servi de premier pont entre ce directeur et ses élèves. Aujourd’hui, les élèves jouissent de cinq tables de jeu, ping-pong, baby-foot et air-hockey, d’une radio étudiante et d’une salle de cinéma qui se transforme en mini auditorium pour les danses du vendredi. Un technicien en loisirs a été embauché à temps partiel pour superviser ces activités.

Il ne se passe presque pas une semaine sans qu’un des anciens élèves de Gérard Jeune ne lui rende visite. Et comme pour lui donner raison, deux étudiants de la promotion 1994-1995 font le pied de grue devant le secrétariat à mon entrée dans
l’école. L’un d’eux, un banquier qui vit à Vancouver, était prêt à attendre M. Jeune des heures s’il le fallait.

Une nouvelle réputation, sans gang de rue

Depuis l’implantation en 1996 d’un projet éducatif qui consiste à sélectionner les meilleurs étudiants en les soumettant à un examen d’entrée, les perceptions envers cette école publique ont changé. «En plus de sélectionner les étudiants, l’Académie De Roberval s’est aussi dotée d’un code vestimentaire. Ces initiatives ont nettement contribué à notre notoriété.»

Dans les classements des écoles publiques, l’académie fait bonne figure et se positionne parmi les établissements les plus performants. «Depuis deux ans, on reçoit tellement de demandes qu’on est obligés de tenir deux soirées de portes ouvertes, et le gymnase se remplit à craquer à chaque fois. Quand c’est le moment des inscriptions, les files d’attente s’étirent jusqu’à l’extérieur du bâtiment. Je dois l’avouer, ça me fait vraiment plaisir ce succès»,  raconte Gérard Jeune en savourant les efforts qu’il a mis pour redorer son école.

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

Spectacle Hip Hop Breakdance, Graffiti, DJ et rap

orgue-classique-hip-hop-breakdance-graffiti-dj-rappeurs Le Choc des Cultures – Le Hip-Hop rencontre le classique
Spectacle original mettant en vedette: organistes classiques, break-dancers, rappers, DJ et graffiteurs.
L’église Saint-Nom-de-Jésus expose une centaine de toiles peints par des artistes. Plus de cinquante artistes complices présentent « Le Choc des Cultures ». 25$

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Video.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Mots clés Technorati : ,,,,,

Montréal-Nord: prévention gangs de rue ou épanouissement des jeunes?

Montréal-Nord: prévention gangs de rue ou épanouissement des jeunes?

Dossier Gang de rue

On parle de violence à Montréal-Nord, de gangs de rue et d’émeutes. Comment doit-on regarder ces jeunes?

Un jeune, qu’il soit à Montréal-Nord ou dans tout autre quartier, qu’il soit Blanc, Noir, Bazanné ou de toute autre couleur est-il un prospect pour un gang de rue, un artiste, un sportif ou un citoyen?

Si je dérape avec mon automobile, pour reprendre ma route, on nous enseigne qu’il faut regarder là où je veux aller. Si je regarde la route, je risque fort de pouvoir reprendre le contrôle de la situation. Si je regarde le fossé, c’est là que je vais terminer ma course.

Est-ce que nous focalisons notre attention sur le problème ou sur ses solutions? Si je regarde chaque jeune en ayant peur qu’il soit membre d’un gang de rue, est-ce que je l’aide dans son épanouissement? Si je l’aide à définir ses besoins et que je le traite comme un citoyen à part entière, n’est-ce pas plus facile d’établir une relation significative avec lui?

Si au lieu de voir un membre de gang de rue je voyais en lui un artiste, un sportif, un citoyen qui a des besoins. Si nos investissements sociaux, au lieu de mettre l’accent sur la prévention gang de rue, mettaient leurs énergies sur le développement artistique, sportif et social des jeunes? Si nos interventions se concentraient sur un espace citoyen à mettre à la disposition des jeunes?

Je rêve pour les jeunes de Montréal-Nord, non pas de voir débarquer une présence policière accrue, mais qu’émerge des bénévoles qui veulent s’impliquer comme entraîneur de boxe, soccer, baseball, ballon-panier… Que l’on puisse y avoir plus de terrains de jeux. Une nouvelle bibliothèque avec plus d’ordinateurs et de livres. Des studios de musique pour que les jeunes puissent enregistrer leur musique, des caméras pour les prêter aux jeunes et qu’ils réalisent des vidéo-clips, des documentaires… Des pinceaux, des canettes pour créer des murales… Chaque artiste, chaque sportif, chaque exemple positif qui provient d’un quartier devient un exemple positif à suivre pour la génération qui va suivre.

Combien d’Anthony Kavanagh, Grégory Charles ou de Luck Mervil sommes-nous en train de tuer dans Montréal-Nord? Et qui sait, la prochaine Céline Dion ou un futur Premier Ministre? Un proverbe africain mentionne que ça prend un village pour élever un enfant. Quel village voulons-nous offrir aux jeunes de Montréal-Nord?

COMMENTAIRES

Ce billet est le 3e du Dossier Montréal-Nord. Le premier billet fait la présentation de la réalisation d’un reportage sur les événements de Montréal-Nord qui ont amené à la mort de Freddy Alberto “Pipo” Villanueva. Le deuxième traite de l’habillement, culture Hip Hop et gang de rue. Le 4e traite du soutien à offrir à l’occasion de la présence de Kent Nagano dans Montréal-Nord. Le 5e billet est la présentation d’un clip du rappeur Général qui témoigne de ce qu’il a vécu à Montréal-Nord.

Introduction Histoire des gangs de rue

Autres textes sur Gang de rue

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

reflet-de-societe-magazine-drogue-prostitution-suicide-alcool-gang-de-rue-gambling Internet-o-thon pour soutenir le magazine communautaire Reflet de Société édité par le Journal de la Rue. C’est le temps de vous abonner pour montrer votre soutien à votre revue sur l’actualité communautaire et sociale. Toute contribution supplémentaire pour soutenir notre cause est la bienvenue.

Par téléphone: (514) 256-9000, ext.: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.refletdesociete.com/Abonnement.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Lueurs d’espoir en Haïti

Lueurs d’espoir en Haïti
Dominic Desmarais, Volume 16 no 1. Octobre 2007

La communauté internationale participe à sa 5e intervention en Haïti depuis 1993. Déployée en 2004, la plus récente mission des Nations Unies doit assurer la sécurité d’Haïti et rétablir l’État de droit pour permettre au pays de se développer. Un défi qui prendra des années à se réaliser alors que tout est à faire. Santé, éducation, économie, criminalité, incompétence et mentalités sont indissociables pour comprendre l’ampleur de la reconstruction de ce pays de 8 millions d’habitants.

Reflet de Société vous présente le premier volet de son grand reportage sur l’impact de l’insécurité dans la vie des gens.

Jean a le cœur brisé en se promenant sur les montagnes de Marmelade, dans la région de l’Artibonite, au nord d’Haïti. Au loin, il a aperçu deux hommes qui s’échinent à scier de larges troncs d’arbre. Jean s’arrête, les montre du doigt. «Il n’y a plus d’arbres dans mon pays, rage-t-il. Quand j’étais jeune, on plantait un arbre à chaque naissance. Un arbre, c’est la vie.»

La vue, du haut des cimes de Marmelade, donne raison à Jean. La végétation cède la place aux roches et à l’herbe rase. Les pluies torrentielles n’épargnent pas ce pays montagneux, comme le rappellent les inondations de mai et septembre 2004 qui ont fait près de 4000 morts, 2000 disparus et des centaines de milliers de sinistrés. La pluie érode la roche et la traîne vers le bas. À regarder les champs, sur le bord des routes, on s’imagine qu’il y pousse de la rocaille.

À l’image de la commune de Marmelade, Haïti vit un problème environnemental important. De 35% qu’il était dans les années 1960, le couvert végétal du pays recouvre à peine 2 à 3% du pays aujourd’hui. Sans végétation, en terrain montagneux, l’érosion risque de mettre sur la paille nombre d’Haïtiens. 90% des activités du pays sont agricoles. Jean peut bien se plaindre. Chaque arbre coupé menace le garde-manger de la population. Et pousse les gens à s’exiler vers les villes.

La marche calme Jean. Les deux hommes, avec leur scie, l’ont secoué. La nature, c’est sa vie. Il aide les agriculteurs à contrer l’érosion en construisant des murets de pierres ou en plantant des ananas, de la canne à sucre ou des herbes. Il leur apprend à mieux cultiver leurs champs. Jean est technicien agricole pour l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

L’agriculture n’est qu’une porte d’entrée pour la FAO. Car son projet, ce sont les préoccupations et les solutions de la population de Marmelade. C’est elle qui décide de tout: ses priorités et ses représentants au sein du Comité de Développement (CD). La population s’est limitée à 5 priorités: santé, eau potable, érosion, commerce pour les femmes et éducation: ces choix sont indissociables pour rehausser la qualité de vie dans la région.

«Au début, c’était difficile parce qu’ils sont habitués à des projets dirigistes, interventionnistes. Là, c’est un projet de la commune», raconte Eduardo Seminario, responsable technique à la FAO. Il est à la tête d’une équipe de 16 Haïtiens, dont la plupart sont originaires de Marmelade.

L’éducation: une préoccupation majeure

Le matin, les rues de Marmelade sont envahies par des écoliers en uniforme. Certains élèves mettent 4 heures pour se rendre à l’école. Un aller-retour équivalent à une journée complète de travail.

L’une des priorités, entre les mains du CD, est de favoriser l’accès à l’éducation. La construction d’une école pour 1000 élèves est un pas dans cette direction. «Mais c’est difficile d’apprendre quand les enfants sont mal nourris», explique un membre du CD. Selon la FAO, près de la moitié des 8,4 millions d’Haïtiens souffrent de faim. Près du quart des enfants de moins de 5 ans souffriraient de malnutrition chronique.

La faim n’est qu’un des nombreux obstacles qui expliquent qu’un Haïtien sur deux n’a pas complété ses études primaires. Madeleine, une enseignante québécoise à la retraite, est venue donner un coup de pouce à ses collègues haïtiens par l’entremise de la Fondation Paul Gérin-Lajoie (FPGL). Accompagnée de Jean-Luc, son époux, également retraité de l’enseignement, elle appuie des professeurs pour améliorer le système scolaire. «Je veux les faire bouger davantage, favoriser leur créativité, dit-elle d’un ton énergique. L’enseignement est répétitif. Ce n’est pas motivant. Ici, on a l’impression que les enfants sont une quantité négligeable. Ils ne sont pas habitués qu’on s’intéresse à eux.»

Madeleine est arrivée il y a un mois. Elle qui rêvait de s’impliquer n’a travaillé que 10 jours. Tous les matins, Madeleine se présente à l’école sans savoir s’il y aura classe. En zone rurale, la pluie est une bonne excuse pour élèves et professeurs de ne pas se présenter à l’école. Ce vendredi, malgré le beau temps, elle se butte à des classes vides; 4 des 9 enseignants ne se sont pas présentés. Il n’y a pas eu de cours depuis 3 jours. La direction n’intervient pas. Deux groupes se sont joints à d’autres classes. Les locaux vides sont envahis par des filles qui dorment, affalées sur les bancs d’école. Le regard fuyant, elles ne veulent pas expliquer pourquoi elles ne retournent pas à la maison. «Certaines sont des restavecs, explique Madeleine, compatissante. De jeunes filles offertes comme domestiques à des familles plus fortunées, dans l’espoir que ces familles paient pour les éduquer. Elles préfèrent rester à l’école. C’est leur seul moment de détente, ici», poursuit l’enseignante québécoise.

Dans la classe des 3e année, on ouvre les cahiers de mathématique. Elles ne sont que 13, cette journée-là. L’air circule mieux qu’en temps normal, alors qu’elles sont 43. Le rythme de la classe est lent. Chacune, à tour de rôle, se présente au bureau du professeur pour corriger ses exercices. Elles sont peu actives, peu participatives. À l’image du professeur qui récite sans âme des leçons sur les fractions.

L’enseignante québécoise n’est pas prête à lancer la pierre aux enseignants haïtiens. «Moi ce soir, j’ai de l’eau, un bon repas. Pas eux. Leur salaire ne vient jamais. Ils sont fatigués. Je les vois se coucher sur leur bureau 10 minutes. Trois enseignantes suivent une formation de soir. Ils ont leur classe à s’occuper, leur famille et leurs travaux. Pour la plupart, ils sont en mode survie et ça paraît. Ils auraient besoin de beaucoup d’encouragements. On ne souligne pas leurs bons coups. Alors ils agissent de même avec leurs élèves. Quand tu prends le temps de regarder ce qu’ils vivent, tu ne peux pas les juger. Mais ça ne donne pas de résultats auprès des élèves.»

Le défi de l’accès à l’éducation est de taille. Malnutrition qui rend difficile la concentration, longues heures de marche pour atteindre l’école, professeurs peu motivés et absents, écoles souvent fermées, surpeuplement dans les classes. Autre obstacle majeur: un examen national décide si l’élève de 6e année peut passer au secondaire. Le test est en français. En zone rurale, on parle créole. Tant à la maison qu’à l’école. Malgré la bonne volonté des jeunes, très peu terminent le niveau primaire.

Médecine de guerre

Autre souci pour la population de Marmelade, l’accès aux soins de santé. Les 40 000 habitants de la commune possèdent un minuscule centre de santé. Avec ses 4 médecins, dont deux Cubains, le Centre fonctionne au ralenti. Pas d’équipements pour traiter des fractures, encore moins pour opérer. La majorité des malades qui se présentent ont des problèmes de malnutrition ou de typhoïde en raison d’une consommation d’eau non potable. «L’eau est un véritable problème, affirme un membre du Comité de développement de la commune. Certains marchent la nuit pour en puiser dans la montagne. La population consomme la même eau que le bétail.» Pour Marmelade, l’amélioration de la santé passe par la captation d’une source d’eau potable.

Les statistiques parlent d’elles-mêmes. En Haïti, un enfant sur 12 meurt avant d’avoir atteint 5 ans. On compte 523 décès de femmes enceintes pour 100 000 naissances. L’un des taux les plus élevés au monde. La cause est simple, selon Médecins Sans Frontières (MSF): peu de femmes ont accès aux soins obstétriques d’urgence. Pour répondre à ce problème, MSF opère un hôpital pour aider les femmes enceintes de milieux défavorisés.

«Notre objectif est de pratiquer 280 accouchements vaginaux et 120 césariennes par mois, explique Colete Gadenne, chef de mission de MSF. Nous voulions nous en tenir aux cas compliqués.» Un mois après l’ouverture de l’hôpital Jude Anne, en mars 2006, MSF atteignait son objectif. Certains mois, l’organisme pratique plus de 1000 accouchements.

Colette fait tout en même temps. Signer des chèques, régler des problèmes au téléphone, prévoir la journée du lendemain, recevoir des journalistes. Sa voix dénote un état d’urgence permanent. «Nous travaillons en surcharge totale. Nous avons dû engager plus de médecins, acheter plus de matériel que prévu. Nous recevons des gens de partout. Ça montre qu’il y a un énorme problème.»

L’hôpital Jude Anne, situé à La Saline, dans un bidonville de Port-au-Prince, ressemble à une école. À l’intérieur, le personnel est à la course. La salle d’opération est protégée par une bâche de plastique. À l’étage, les lits sont empilés les uns sur les autres pour accueillir le plus de patients possibles. Les patientes sont dans un état catatonique.

Par manque d’espace, des femmes sur le point d’accoucher attendent à la grosse chaleur dans la cour intérieure. Assises sur des bancs de bois, elles ne font rien, si ce n’est s’éponger le front. Elles observent, de l’autre côté de la grille, la longue file de gens qui espèrent recevoir des soins prodigués par MSF. L’heureux papa d’une petite fille, appelé au porte-voix depuis la cour intérieure, peine à rentrer pour rejoindre sa progéniture et son épouse. Contre la porte d’entrée, personne ne bouge. Personne ne veut céder sa place. Sortir de l’hôpital est tout aussi périlleux. Les gens sont à cran, las d’attendre.

MSF ne veut pas se substituer aux hôpitaux haïtiens. Mais la gratuité des soins offerts par l’organisme est un luxe que la grande majorité des habitants de Port-au-Prince ne peuvent laisser passer. Le coût des soins, dans le système haïtien, n’est pourtant pas élevé. Mais les gens n’ont pas d’argent. Ce qui fait rager Colette. «Le ministère de la Santé se ferme les yeux, s’emporte-t-elle. Il dit qu’il est débordé. Mais si tu fais le tour des hôpitaux, les maternités sont vides.»

Estimé et Yves, médecins haïtiens, ont une perception différente de Colette. Estimé a obtenu sa maîtrise à l’Université de Montréal. Yves, lui, a étudié aux États-Unis. Ils illustrent l’effet pervers de l’action de MSF. «À l’hôpital d’État de l’Université, le plus grand au pays, le système d’obstétrique et de gynécologie n’est pas fonctionnel. MSF est arrivé et a dit qu’il s’occupait des accouchements compliqués. Nous n’avons donc plus de cas pour former nos médecins», raconte Yves.

Ces deux médecins constatent le manque de services offerts à l’extérieur de la capitale. «La quasi-totalité des médecins restent à Port-au-Prince. Ils ne veulent pas s’installer dans les provinces à cause du manque d’infrastructures. Si tu ne peux pas opérer sans anesthésiste, tu ne veux pas y travailler», affirme Estimé.

Si les régions sont peu attirantes pour les professionnels de la santé, les bidonvilles sont également ignorés en raison de l’insécurité qui y règne.

Bidonvilles, source d’insécurité

MSF a pris le relais dans les quartiers dangereux, négociant des couloirs humanitaires avec les chefs de gangs. Femmes enceintes, blessés par balles, victimes de violence sexuelle, MSF pratique une médecine de guerre. Les gangs des bidonvilles, autrefois animés par des motivations politiques, sont passés à l’ère criminelle: massacres à la machette, fusillades dans les lieux publics, kidnappings et viols, maisons brûlées.

Apparus timidement en 2005, les kidnappings contre rançons ont atteint des sommets à l’été 2006 avec 10 cas par jour. «Les gangs contrôlaient le pays. Ils étaient partout», rapporte Edmund Mulet, représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies en Haïti. Les Casques bleus se sont installés dans les bidonvilles, faisant passer les morts violentes de 2 par jour à 2 par mois.

Depuis février 2007, le calme est revenu dans le pays, hormis quelques zones encore problématiques comme les Gonaïves. Les chefs de gangs ont été arrêtés, tués, ou ont déguerpi. Les autres membres se sont dispersés. Les gangs n’effraient plus autant la population. Les voyous d’hier deviennent les victimes d’aujourd’hui. «Maintenant, on voit de plus en plus d’actes de justice populaire, affirme M. Faggart, représentant spécial pour la Commission internationale des Droits de l’Homme en Haïti. Une foule a lynché un jeune soupçonné d’avoir assassiné un flic. Ils en ont profité pour mettre le feu au marché ou se réunissaient les jeunes criminels. Quand on pense que le marché est le seul lieu de ravitaillement de ces gens, c’est fou!» s’indigne M. Faggart.

La population, particulièrement dans les bidonvilles, endure des conditions de vie inhumaines et explose de façon spontanée. La Saline est un dépotoir à ciel ouvert. Les gens vivent au milieu de déchets et d’eau boueuse. Les gens n’ont pas d’emploi. Quelques-uns opèrent de petits commerces, mais les acheteurs sont peu nombreux.

Il est difficile de sortir de La Saline, ne serait-ce que pour trouver un emploi. Car pour sortir, il faut un moyen de transport. Le transport coûte des sous, quand il passe. Les routes de sable, pleines de trous à faire taire les dénigreurs des rues du Québec, repoussent les conducteurs de tap-tap, des camionnettes dans lesquelles on s’entasse. L’insécurité aussi les fait prendre une autre direction.

Jean-Claude, un chauffeur de taxi, évite les bidonvilles. La suspension de sa Corolla 1984 n’est plus jeune pour rouler dans ces rues laissées à l’abandon. Les nombreux trous, leur profondeur, ne valent pas qu’il mette en péril le gagne-pain de sa famille.

La violence a réduit ses heures de travail et l’épaisseur de son portefeuille. Jean-Claude ne se lève plus à 3 heures le matin pour conduire des femmes au marché. Il ne prend plus ce risque. Ses clientes non plus, d’ailleurs. Car les femmes, piliers de la famille, étaient visées par les gangs. «Les marchés sont composés à 95% de femmes, estime Éric Calpas, de la section Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR) de l’ONU. Elles ont la charge de la famille. En réduisant l’activité des marchés, les femmes rapportent moins d’argent pour combler les besoins de la famille. Les enfants ont peur d’aller à l’école.»
Malgré ces conditions, de nouveaux arrivants cognent à la porte des bidonvilles tous les jours. Ils viennent des provinces, le ventre creux. «Quand ils sont incapables de subsister, les paysans quittent pour la ville, explique M. Seminario, de la FAO. Mais les villes ne sont pas capables de les recevoir.»

Économie chancelante

Par son projet d’agriculture, la FAO espère limiter l’exode qui crée les bidonvilles, terrain fertile pour la criminalité. «En augmentant la production, on augmente le couvert végétal, donc on limite l’érosion. On ne perd pas la fertilité des sols. L’eau des rivières est plus pure, les agriculteurs font plus d’argent», analyse M. Seminario.

Marmelade vivait auparavant de la culture du café. La chute des prix combiné à l’état des routes ont forcé les gens à abandonner la production. Ils ont besoin de semences et de l’expertise d’agronomes pour augmenter et diversifier leur production.

Le Comité de développement délivre les semences fournies par la FAO. Le bénéficiaire doit remettre, à la récolte, les semences qu’il a reçues plus 1/6. Ce léger surplus permettra, l’année suivante, à plus d’agriculteurs de recevoir des semences.

En partenariat avec la Caisse populaire de Marmelade, membre du réseau Développement International Desjardins, la FAO soutient des prêts aux agriculteurs pour acheter du bétail ou stocker du grain.

Les femmes sont aussi visées. Le CD choisit d’octroyer de petits prêts de 2000 à 6000 gourdes (de 60 à 180 dollars) aux plus défavorisées. Par manque de moyens, les femmes se rassemblent en groupes de 5 à 10 pour obtenir un prêt. Elles achètent, avec l’argent reçu, des produits alimentaires pour vendre. L’équipe de M. Seminario et des employés de la Caisse les forment à la gestion et la comptabilité.

54 prêts ont été octroyés à 324 femmes qui les ont remboursés dans 95% des cas. Le CD aimerait toucher davantage de femmes, avec cette activité. «Beaucoup de femmes ne reçoivent pas de crédit», se plaint Melinda, membre du CD, tout en critiquant le taux d’intérêt de 26%.

De façon générale, la situation s’est améliorée à Marmelade. «Avec l’aide de la FAO, nos récoltes sont maintenant 4 à 5 fois plus volumineuses», raconte Lucien, un agriculteur de la région.

Cette amélioration risque de plafonner. Le délabrement des routes oblige les agriculteurs à écouler leurs surplus dans la communauté. Une production plus élevée et le manque d’acheteurs entraînent du gaspillage. Les récoltes, faute de débouchés, deviennent périmées.

Les routes d’Haïti, qui freinent le relèvement du pays, pourraient être la planche de salut du pays. Un vaste projet de construction de routes et de bâtiments mijote. «Ce qu’il faut, on le verra cette année, ce sont des travaux publics. Beaucoup de gens vont travailler. Ils vont construire des routes. Ça va déclencher une augmentation de l’activité économique», évalue l’ambassadeur Mulet, à la tête de la MINUSTAH.

La population n’attend que ça. Elle s’impatiente. Avec les trois quarts de ses habitants qui vivent avec 2$ ou moins par jour, le quart de ses jeunes de 18 ans et moins qui sont considérés comme orphelins ou enfants vulnérables, le pays risque de replonger dans ses vieilles habitudes. «On a besoin de plus de projets visibles et avec un impact direct, estime Thierry Faggart, des Droits de l’Homme. La population a besoin de voir une différence dans ses conditions de vie suite à l’amélioration de la sécurité et, pour une fois, la présence d’un gouvernement légitime. Faute de quoi, on peut basculer dans l’insécurité à nouveau.»

Un gouvernement faible

Jean L’Hérisson est à la tête d’Haïti Solidarité internationale, une ONG qui sensibilise la population sur les enjeux de la justice et de la décentralisation des pouvoirs. Selon lui, le gouvernement de René Préval hérite d’un État en décrépitude totale. «Le pays est dépourvu de tout. On sent que ce gouvernement, en place depuis un an, a des velléités de mises en chantier. Mais de la volonté, nous n’en sommes pas certains.»

L’ambassadeur Mulet y voit un problème de compétences et non un manque de volonté. «80% des gens éduqués sont partis. Il n’y a pas de cadres. C’est un problème pour l’État, la société civile et le privé», déplore-t-il. Haïti, sous dictature 35 ans depuis les 50 dernières années, n’a pas formé ses gens à prendre des initiatives.

Ce manque se fait sentir à Marmelade, comme partout au pays. Après 8 ans de formation, les agriculteurs de Marmelade ne sont toujours pas aptes à gérer des budgets significatifs malgré leurs besoins pressants. «On augmente les fonds petit à petit, explique M. Seminario. Ils ne peuvent pas en absorber plus. On décaisse l’argent progressivement, au fur et à mesure qu’ils apprennent à gérer les fonds.» M. Seminario préfère former les habitants de Marmelade de façon durable et former de nouveaux leaders locaux qui deviendront, qui sait, les politiciens de demain.

En impliquant les gens dans le développement de leur région, M. Seminario obtient des résultats inattendus. Lors des violences entourant le départ de l’ancien président Aristide, en 2004, les membres du Comité de développement ont protégé les institutions et infrastructures qu’ils avaient mises en place. «Ça démontre leur engagement, constate M. Seminario. En raison des troubles, l’équipe du FAO a quitté la région. Ils ont pris le relais. Tout est resté intact.»

Sur le chemin du retour, à bord du 4×4 de la FAO, le choc des cultures se fait sentir. Gary, comptable du projet, explose à la vue des déchets qui ornent les rues. «Je veux être dictateur, dit-il sérieux. Je vais obliger les Haïtiens à agir pour leur bien. Il y a une loi qui interdit de jeter ses déchets sur la rue. C’est pour éviter les problèmes de santé. Sous la dictature, la loi était respectée.»

Gary a 43 ans. Il est diplômé universitaire. Il a vécu sous la dictature et subi des gouvernements inefficaces. Il n’a plus de patience. Et il n’est pas le seul. C’est là tout le problème de la reconstruction d’Haïti. Elle demande du temps. 10 à 20 ans. Pour Gary, c’est trop long.

Produit grâce à la participation de l’Agence canadienne de développement international (ACDI).

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

poesie-urbaine-jean-simon-brisebois-art-de-la-rue Poésie urbaine. L’âme de l’ange. Jean-Simon Brisebois.

À chaque mort, une naissance. À chaque naissance, un combat! Recueil de pensées et de poésies influencé par le béton, la rue et son vécu urbain. De jour et de nuit, la vie continue, se transforme. À travers les ombres et pénombres, elle se colore de différentes nuances de gris.

Disponible par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Rockwell Family, le Match des Étoiles, les gangs de rue et Yves Desgagnés

Rockwell Family, le Match des Étoiles, les gangs de rue et Yves Desgagnés

Calendrier 2011 du spectacle aHÉROSol

Mercredi le 3 octobre, Normand Brathwaite nous présente le Match des Étoiles avec un numéro de danse Hip Hop réalisé par le Rockwell Family.

Dans l’hystérie de la fin de l’émission, le juge Yves Desgagnés lance un appel qui m’a marqué: « Que toutes les gangs de rue aillent sur le site du Match des Étoiles et s’inscrivent pour participer ».

Désolé M. le juge Yves Desgagnés, mais j’ai sursauté dans mon siège quand je vous ai entendu dire cette phrase. Est-ce que vous voulez insinuer que tous les B-Boys font parti des gangs de rue? Est-ce que vous vouliez dire que le Rockwell Family était une gang de rue?

On a encore beaucoup de chemin à parcourir dans la compréhension de la culture Hip Hop. En tant que travailleur de rue, je connais des membres de gang de rue. En tant que directeur du Café-Graffiti qui vit près de la culture Hip Hop depuis maintenant 15 ans, je connais beaucoup d’artistes de cette culture.

Si vous osez insiner M. Desgagnés que les artistes Hip Hop sont tous ou majoritairement ou en partie des membres de gang de rue, désolé, votre discours passe à côté de la réalité. Je vous invite M. Desgagnés à m’appeler au Café-Graffiti. Nous prendrons rendez-vous et je vous présenterais des artistes de la culture Hip Hop. Vous pourrez leur parler et leur demander s’il font partie d’un gang de rue.

Textes sur Gang de rueHip Hop et commentaires du rédacteur sur Gang de rueHip Hop.

Pour rejoindre le Café-Graffiti: (514) 259-6900

Calendrier 2011 du spectacle aHÉROSol

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

Gambling et Jeu compulsif

La réalité sur les jeux de hasard, un outil de discussion pour les jeunes

gambling-jeu-compulsif-gambler-joueur-pathologique-poker-casinoDVD Gambling. 20$ + 5$ (taxes et frais de transport)

DVD de sensibilisation rassemblant témoignages et interventions de Biz, de Loco Locass, de l’ancienne croupière Éléonore Mainguy, du joueur devenu paraplégique Did Bélizaire et de plusieurs joueurs compulsifs. Le moyen idéal de s’éveiller aux conséquences de la dépendance au jeu.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009.

Par Internet: http://www.editionstnt.com/Video.html

Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc, H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Calendrier 2011 du spectacle aHÉROSol

Les voleurs d’enfance

Les voleurs d’enfance
Écrit par Éric Martel

Alors que le documentaire de  Paul Arcand fait un malheur, en travail de rue, j’ai eu l’occasion d’accompagner des parents et des enfants aux prises avec le système. C’est toujours ardu et difficile pour tout le monde. Mon propos ne sera pas d’analyser la DPJ et ses failles. Je voudrais vous partager mes réflexions à ce sujet.

Honnêtement, je n’ai pas vu le film. Douze années à temps plein dans la rue, ça magane son homme. Avec l’âge, je suis plus sensible. Juste le fait d’y penser me rappelle des noms, des visages, des souffrances, des réussites et des échecs dans ce système.

DPJ: un symptôme

Après m’être indigné, j’ai réfléchi. Je me suis dit que, dans le fond, ce qui se passe à la protection de la jeunesse n’est qu’un symptôme de quelque chose de plus grave. De quelque chose qui aura beaucoup d’impact, pas seulement sur les enfants, mais sur toute la société. Et pour longtemps. Le désengagement des adultes. L’abandon des enfants par le monde adulte. Pas seulement le gouvernement. Bien qu’il n’en manque pas une, notre gouvernement. Coupures dans l’éducation, dans les soins de santé, etc. Je vous laisse le soin de bien planter ce «damné gouvernement». Mais le gouvernement ne reflète en général que les priorités dictées par la population. Eh oui! Suis naïf. Je pense encore que le gouvernement n’est qu’un reflet de ce que nous sommes. Ouch! L’éducation, ce n’est pas seulement ce qui se passe à l’école. La famille a sa part à faire et les adultes autour aussi.

Il y a quelques années, je participais à un projet de prévention du taxage avec deux policiers à Longueuil. Chacun d’eux exposait les lois en vigueur ou donnait des informations sur les gangs de rue. Mon rôle était de parler du phénomène de gang dans un contexte de développement psychosocial normal de l’individu.

Un soir, un homme dans la quarantaine s’insurgeait contre la lenteur des policiers, et en donnait pour preuve la fois où trois jeunes de 10 ou 11 ans en avaient frappé un de 8 ou 9 ans. Il avait appelé la police qui est arrivée après le départ des jeunes. Là, le système en mangeait toute une. Je lui ai demandé pourquoi il n’était pas sorti de chez lui afin de mettre un terme à ça. Après quelques secondes, il m’a répondu que ce n’était pas de ses affaires.

Il y a quelque temps, j’étais en Abitibi pour un colloque ayant comme thème la drogue. Il y avait plein d’intervenants de tout acabit, qui s’adressaient aux élèves de 4ème à la 6ème année, ou encore aux parents. Lors de ma rencontre avec ceux-ci, on blâmait la police de ne pas empê-cher les vendeurs de drogues qui offraient le soir leurs produits aux enfants à la patinoire extérieure de l’école. À la question «Que pouvez-vous faire», on répondait: des pétitions, des rencontres au conseil de ville. Je leur ai alors suggéré de faire des tours de garde. Il y avait plus de 40 pa-rents dans la salle. Si chacun d’eux prenait une soirée pendant laquelle il se présentait à la patinoire et supervisait la soirée avec les enfants, les vendeurs de drogues seraient moins enclins à se présenter. En plus, à une soirée aux 40 jours, ça ne fait que trois ou quatre soirées par hiver. Ça ne coûte pas cher, c’est efficace, ça donne l’occasion de se rapprocher des enfants dans un contexte de détente et j’en passe. On a discuté fort mais, à ma connaissance, ils n’ont pas appliqué ma suggestion.

Il y a plus de 11 ans, je travaillais à pied. Dans une arcade, j’avais rencontré deux gars de 15 et 17 ans. Ce qui me frappait chez eux, c’était la quantité d’argent liquide en leur possession. Ils payaient la traite à leurs amis. Puis, la cocaïne est apparue, ensuite les escortes, et finalement le travailleur de rue. Après une longue période de rencontres avec les deux frères, ils m’ont dit que leurs parents, homme et femme d’affaires, devaient s’absenter du foyer de longues périodes. Les parents leur donnaient de cinq à huit cents dollars afin de subvenir à leurs  besoins. Ils s’ennuyaient de leurs parents et ne savaient pas comment l’exprimer. Après quelques communications écrites avec les parents, ç’a changé un peu. Je ne les ai plus jamais revus.

Voilà trois exemples de désengagement. À chaque occasion, les adultes ont préféré les solutions qui ne les impliquaient pas, même si leurs propres enfants étaient en danger. Chaque fois, des actions concrètes, assez faciles, auraient pu être entreprises afin de porter attention à nos enfants. Pourtant, rien ne s’est produit. À chaque occasion, des adultes ont abandonné des enfants. Qui leur a volé leur enfance?

Le syndrome du linge sale

Le problème avec les parents, c’est qu’ils traitent souvent les enfants comme du linge sale. Quand le linge ne sent plus bon, on appelle la buanderie. On vient chercher le linge, on le lave, on le sèche, on le plie et on le remet à son propriétaire ,qui s’empresse de le retourner dans le tiroir des commodes de sa chambre. La buanderie, c’est la DPJ. Trop de parents abandonnent pour des raisons parfois imbéciles. «Mon enfant a 17 ans et veut rentrer à 23 heures le samedi. Je ne suis plus capable, venez le chercher». «Ma fille de 15 ans a eu une relation sexuelle avec un noir. Elle est au poste de police. Allez la chercher». Ne riez pas. Ce sont des si-tuations pour lesquelles j’ai dû intervenir. On veut des enfants, mais il faudrait qu’entre 10 et 21 ans, ils n’existent pas. Il faudrait qu’ils soient invisibles, qu’ils ne dérangent personne, qu’ils soient des citoyens actifs et responsables. Qu’ils deviennent des adultes que nous ne sommes pas.

Quel prix sommes-nous prêts à payer pour avoir des enfants? Ils prendront soin de nous comme nous avons pris soin d’eux. Nous maudirons alors les fois où nous avons négligé les enfants au profit d’un puéril plaisir ou d’une supposée obligation incontournable. Comme le sont pour nous les enfants aujourd’hui, nous deviendrons, plus tard, des poids avec lesquels il faudra composer. Des obligations secondaires pour nos enfants qui auront alors les leurs. Ils ne pourront pas prendre le temps de comprendre ce que nous vivons et nous laisseront à de bonnes personnes dans les centres d’accueil pour personnes âgées. Ils se donneront bonne conscience en payant les frais et en nous maudissant intérieurement. Les enfants apprennent de ce qu’ils voient, pas de ce qu’on leur dit de faire. Deux bonnes questions à se poser: qu’est-ce que je fais pour les enfants? Qui sont les vrais voleurs d’enfance?

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

quand-un-homme-accouche-roman-cheminementQuand un homme accouche. Roman de cheminement. Le personnage principal accouche de son enfant intérieur qui devient son ami et son thérapeute tout au long du roman. Ce livre est le premier d’une trilogie qui a été reprise dans L’amour en 3 Dimensions. 9,95$

Disponible Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Chercheurs et grands spécialistes dans les colloques pour les intervenants

Chercheurs et grands spécialistes dans les colloques pour les intervenants

Il y a quelques jours, j’ai participé à un colloque sur la prévention de la criminalité et des gangs de rue. Très intéressant en ce qui me concerne. J’ai réussi à tirer mon épingle du jeu

Il y a eu plusieurs intervenants intéressants à rencontrer. Certains que je n’avais pas vu depuis plusieurs années. Une belle occasion d’échanger sur nos pratiques.

Pendant certaines conférences, ennuyantes à mourir, mon esprit se met à penser à toutes sortes d’idées que je m’empresse à noter sur un calepin. Les conférenciers, même mauvais, stimulent ma créativité.

Je dois faire un constat sur la qualité des conférenciers qu’on nous sert pendant certains colloques. La majorité des conférenciers étaient des chercheurs, de grands spécialistes en provenance de presque tous les pays du monde. J’ai divisé leur participation en 3 mouvements pour juger de leur pertinence à un colloque.

  1. Je suppose que toutes ces personnes sont d’imminents chercheurs et qu’ils sont capables de nous sortir une étude complète en 600 pages. Je ne ferais pas un débat sur la qualité de leur travail. Je suppose que si on a décidé de les inviter dans comme conférencier, cette brique de 600 pages doit être intéressante et cohérente.
  2. La capacité de synthèse du chercheur. En supposant qu’ils ont un excellent recueil de 600 pages, est-ce que le chercheur peut me faire une conférence de 15 minutes et synthétiser cette information en quelques pages cohérentes et pertinentes? Sur ce point, aussi imminent soit-il en tant que chercheurs, plusieurs ont une capacité très restreinte de synthèse.
  3. La capacité de communiquer à un auditoire leur synthèse d’une façon intéressante et attrayante.

Quand je ressorts de ces colloques, je me demande toujours combien a pu coûter un imminent chercheur que l’on fait venir de l’autre bout de la planète?

Et j’ai une question qui me donne encore plus le mal de ventre. Il arrive régulièrement qu’à ces colloques on demande à des gens qui sont plus près du terrain de prendre la parole. Si on a des budgets pour ces imminents spécialistes qui ne savent pas comment communiquer leur savoir, pourquoi quand arrive le tour des intervenants du communautaire les budgets ont tous fondus et qu’il ne restent plus rien?

Les gens qui ont une pratique plus près du terrain n’ont pas nécessairement une plus grande capacité de communiquer. Encore une fois, il faut faire des choix cohérents pour le bien-être des gens qu’on veut éduquer et instruire.

Certains ont mérité d’être entendu, d’autres ont été des déclencheurs pour que mes idées remontent et noircissent les feuilles de mon calepin. Pour certains organisateurs, les diplômes sont gages de réussite pour une conférence. En ce qui me concerne, c’est à ses fruits que l’on reconnaît l’arbre.

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

Graffiti Hip Hop de la scène de Montréal

operation-graffiti-hip-hop-graffiteur-graff Opération Graffiti. Toute l’histoire de la création du Café-Graffiti. La relation avec les jeunes. Ce qu’ils ont vécu dans le projet. Ce qu’ils ont fait vivre aux intervenants. Toutes les anecdotes d’un projet qui fait encore parler de lui. Une façon intéressante et originale de soutenir le Café-Graffiti dans sa mission d’aide et de soutien aux jeunes. 19,95$.

Disponible Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Les gangs de rue et la justice

Les gangs de rue et la justice

Dossier Gang de rue

Je rencontre un jeune prisonnier. Il me dit être en prison pour avoir poignardé quelqu’un. Il me conte son histoire.

Pour une soirée, il quitte son quartier et se retrouve dans un autre qu’il ne connaît pas vraiment. Il a le goût de consommer du pot. Il se renseigne. Rapidement, il identifie un endroit où l’on en vend.

Après avoir fait son achat, il croise un gang de rue. Ils sont 4 et bien armé. Ceux-ci pensent qu’il est dans le secteur pour vendre de la drogue. C’est défendu, c’est leur territoire. Une bagarre débute. Il empoigne un couteau qu’il avait sur lui et réussit à se sauver.

Il se fait arrêter. En cour, le gang de rue était représentée par de bons avocats. Seul avec l’aide juridique, il ne réussit pas à démontrer qu’il était en légitime défense. Il se retrouve avec une sentence fédérale.

«Je sais que je n’aurais pas dû me promener avec un couteau. C’est vrai que j’ai poignardé un gars. Mais j’étais en légitime défense. Je suis jeune. C’est toute ma vie qui va être marqué par cette sentence. Je ne sais pas si je vais réussir à me trouver de l’emploi en sortant.»

Je vous raconte son histoire telle qu’il me l’a racontée. Je n’ai pas fait de recherches pour faire sortir les papiers de cour et vérifier si toutes les affirmations sont vraies. Un blogue quotidien qui s’écrit aux petites heures de la nuit est une façon de vous partager ce que je vois et entends.

La question qui se pose et dont je vous laisse répondre. Est-ce que les gangs de rue, après avoir fait de la grosse argent, vont faire comme les groupes criminalisés et nous rendre la justice impossible à gérer et à pratiquer? Vis-à-vis les avocats de ces gangs de rue, devrions-nous nous assurer d’une défense juste et équitable?

Introduction Histoire des gangs de rue

Autres textes sur Gang de rue

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

CD Rap music Hip Hop de la scène de Montréal

cd-rap-music-rappeur-musique-hip-hop-dj-mana-sp-manspino-dynastie-des-morniers CD de musique Ill Legal. Compilation de rappeur et rap music Hip Hop avec Chilly D, DJ Mana, L’intrus, Shades of culture, SP, Patrick Batemen, 01 Étranjj, Ninja P, Virus, Vulguerre, Chance Won, Erratum, Son 2 PT, Manspino, Dynastie des Morniers. 9,95$

Tél: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Musique-hiphop-rap.html

Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Après la télé-réalité, le journal-réalité

Après la télé-réalité, le journal-réalité!

Dominic Desmarais

Le magazine d’information et de sensibilisation Reflet de Société vient de franchir une autre grande étape. Nous avions déjà des pages régionales où nous pouvions connaître les bons coups communautaires et les réflexions sociales propre aux régions. Plusieurs correspondant régionaux participent à notre projet.

Cette année, notre reporter Dominic Desmarais va se rendre dans les régions. L’objectif sera de s’assurer que les régions à travers le Québec peuvent bien prendre leur place dans Reflet de Société et permettre des débats nationaux sur plusieurs grands sujets qui nous touchent.

De plus, deux grands reportages internationaux seront réalisés en 2006. Le premier à Sierra Leone en Afrique sur la réinsertion des enfants soldats. Un parrallèle sera fait avec la réinsertion des jeunes qui ont fréquenté les gangs de rue. Un deuxième au Cambodge et au Vietnam sur la prostitution et la traite des femmes et des enfants. Un questionnement sera apporté sur l’impact de nos lois et la participation du Canada dans la prostitution internationale.

Pour permettre aux lecteurs de Reflet de Société de prendre part à ces grands reportages, nous avons convenu que lors de ces déplacements, Dominic va se servir de son blogue pour écrire quotidiennement où il est rendu, ce qu’il a vu et vécu, proposer quelques photos. Une façon dynamique de suivre au jour le jour ces reportages. Cela va permettre aussi aux lecteurs de poser leurs questions et d’émettre leurs commentaires au fur et à mesure que le reportage se réalisera. De plus, les communications entre Dominic et moi, à titre de rédacteur en chef, se feront à travers son blogue. Vous aurez donc la chance de suivre notre réflexion, jour après jour.

Lorsque finalement le reportage sera publié, vous aurez eu la chance de connaître tous les dénouements et les anecdotes de voyage à l’avance. Cela vous permettra de réaliser tous les dessous et les difficultés des grands reportages.

Une nouvelle forme de télé-réalité, basée sur les déplacements de Dominic. Une série à suivre et à ne pas manquer. Ce qui est intéressant, pas besoin de s’abonner au câble ou à un magazine, tout cela vous est offert gratuitement sur le site du Journal de la Rue, dans le blogue de Dominic que vous pouvez voir sur http://www.journaldelarue.com

Au plaisir de toujours mieux vous servir.

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

Graffiti Hip Hop de la scène de Montréal

operation-graffiti-hip-hop-graffiteur-graff Opération Graffiti. Toute l’histoire de la création du Café-Graffiti. La relation avec les jeunes. Ce qu’ils ont vécu dans le projet. Ce qu’ils ont fait vivre aux intervenants. Toutes les anecdotes d’un projet qui fait encore parler de lui. Une façon intéressante et originale de soutenir le Café-Graffiti dans sa mission d’aide et de soutien aux jeunes. 19,95$.

Disponible Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.