Enfants: plus grands et plus gros

Enfants: plus grands… et plus gros

(Agence Science-Presse) – Pendant que les variations du Q.I. d’une génération à l’autre suscitent des interrogations, les variations de la taille étonnent.

Des épidémiologistes irlandais viennent de confirmer que dans leur pays —comme, apparemment, dans le reste du monde occidental— les garçons de 14 ans sont passés d’une moyenne de 1 mètre 46 en 1948 à une moyenne de 1 mètre 69 en 2002. Une croissance spectaculaire, sans doute imputable à une meilleure alimentation, mais marquée, en parallèle, par une expansion tout aussi spectaculaire du tour de taille: de 37 kilos en 1948 à 61 kilos en 2002.

Les filles ont grossi aussi, à peu près dans la même proportion: de 40 kilos en 1948 à 59 kilos en 2002. Mauvaise nouvelle: la crise économique ne mettra pas nécessairement un frein à cette épidémie d’obésité, compte tenu du faible coût de la junk food.

Lire aussi : Une bonne alimentation n’a pas d’effet sur le quotient intellectuel

 

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Internet et les médias communautaires

Internet et les médias communautaires

François Richard Billet numéro 4 Presse Communautaire

Dates prochaines Formation Web

Reflet de Société souhaite lancer une grande réflexion collective en ligne sur l’état et l’avenir de la presse communautaire au Québec. Les problèmes soulevés dans cette série de cinq textes font échos aux préoccupations exprimées par les membres de l’Association des médias écrits communautaires du Québec (AMECQ) lors du congrès de l’organisation les 1-2-3 mai 2009. Nous invitons les internautes de tous les horizons à prendre part au débat. Le quatrième texte porte sur l’utilisation des nouvelles technologies dans la presse communautaire.

Internet et les médias communautaires

Un grand nombre de médias communautaires québécois ont fait leur apparition au tournant des années 1970. Leurs fondateurs souhaitaient répondre à deux principaux besoin. D’abord, diffuser de l’information de proximité permettant aux citoyens des régions qui ne sont pas desservies par un grand média de participer plus activement à la vie civique de leur communauté. Cette participation inclut autant les événements à caractère social et politique que les créations artistiques ou les événements sportifs. Ensuite, offrir un espace où les citoyens peuvent exprimer leurs opinions quant aux enjeux qui les touchent. L’Internet peut aujourd’hui aisément remplir ces deux fonctions, laissant la presse communautaire aux prises avec un questionnement quant à l’utilité de son existence.

Exclusion: âge et régions rurales

Cette façon de voir les choses, qui peut sembler une évidence pour les habitants des grands centres, n’est pas tout à fait juste. Elle ne tient en effet pas compte de deux contraintes majeures du monde de la presse communautaire: l’âge de ses artisans et le peu d’accès à l’Internet dans les régions rurales du Québec. En effet, plusieurs des membres de l’AMECQ appartiennent à une génération qui n’a pas toujours eu l’occasion d’apprendre à pleinement maîtriser les nouvelles technologies de l’information. Bien sûr, l’immense majorité d’entre-eux est capable d’utiliser Internet pour lire courriels et nouvelles, mais réaliser un journal virtuel de A à Z n’est pas à la portée de tous. De plus, les médias communautaires oeuvrent souvent dans des régions rurales, peu ou pas desservies par les médias conventionnels. Et cela inclut l’accès à Internet qui est encore peu répandu dans de larges portions du territoire québécois.

Subventions du gouvernement québécois

Autre obstacle: le ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine du Québec ne considère pas les médias en ligne comme étant éligibles à l’octroi de subventions dans le cadre du Programme d’aide aux médias écrits communautaires du Québec. Seuls les journaux ayant une version papier et en ligne peuvent toucher des fonds. Si un média communautaire Internet approchait l’AMECQ pour en devenir membre, il serait refusé en raison des critères d’exclusion gouvernementaux.

Habitués au papier

Les obstacles au déplacement en ligne de la presse communautaire ne se présentent pas seulement aux artisans de ces médias, mais aussi à leur lectorat. Lors du congrès de l’AMECQ, le président de l’organisation et rédacteur en chef du Reflet du canton de Lingwick, Daniel Pezat, faisait remarquer que son journal s’adresse à une population âgée qui, non seulement n’est pas habituée à Internet, mais ne possède pas d’ordinateur dans bien des cas. De plus, selon le directeur général de l’AMECQ, Yvan Noé Girouard, le taux de pénétration des médias écrits communautaires dans certaines régions atteindrait les 95%. Les gens ont l’habitude de recevoir leur journal chez eux et de le lire. Il est loin d’être certain que tous feraient l’effort d’aller le chercher sur Internet. Il faudra attendre au moins une autre génération avant que l’habitude de lecture en ligne soit généralisée.

Bons côtés de l’informatique

Malgré tous ces obstacles à l’utilisation des nouvelles technologies dans le monde de la presse communautaire, deux avantages évidents méritent d’être soulignés. Une baisse importante des coûts d’impression permettrait aux journaux d’utiliser l’argent économisé afin de produire des contenus plus professionnels, par exemple en embauchant un étudiant en journalisme ou en graphisme. De plus, des coûts de production moins élevés permettraient de s’affranchir de la dépendance envers les annonceurs, qui peut parfois grandement compliquer le travail des journalistes communautaires, allant de la pression financière au harcèlement. Cette question sera d’ailleurs examinée plus en profondeur dans le prochain (et dernier) billet de cette série.

Avenir de la presse communautaire

L’AMECQ fêtera dans deux ans son 30è anniversaire. Yvan Noé Girouard souhaite que cette célébration soit tournée vers l’avenir plutôt que vers le passé, notamment en posant la question de l’utilisation des nouvelles technologies. D’ailleurs, au congrès de l’an prochain, une formation sur le journalisme Internet doit être donnée par le rédacteur en chef de Reflet de Société, Raymond Viger. Yvan Noé souhaite qu’il s’agisse d’un premier pas vers l’intégration progressive, respectueuse du rythme de chacun, des nouvelles technologies dans le monde de la presse communautaire.

Réactions et commentaires

Comment utilisez-vous les nouvelles technologies dans la production de vos journaux? Êtes-vous en faveur du déplacement vers l’Internet de la presse communautaire? Quels en sont selon vous les avantages et les inconvénients? Avez-vous accès à des services Internet de qualité dans votre région? Croyez-vous que l’AMECQ doit aider ses membres à utiliser les nouvelles technologies? Nous avons hâte de lire vos réponses.

Vos commentaires sur Internet et les médias communautaires

Lire aussi: Financement des journaux communautaires, La relève des journaux communautaires et Intimidation, harcèlement et agressions dans la presse communautaire

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Decroissance et developpement durable: utopie bourgeoise ou realite ecologique?

Décroissance et développement durable: utopie bourgeoise ou réalité écologique?

Robin Drevet

Le terme de décroissance est venu ces dernières années concurrencer férocement la question du développement durable.

Qu’en est il aujourd’hui ? Quels sont les enjeux de ces deux modèles économiques dit respectueux de l’environnement ? Sont ils viables dans le contexte actuel d’extrême pauvreté de certains pays ?

Pour répondre à toutes ces questions, il est nécessaire de s’interroger sur la définition même et l’origine de ces concepts.

Un développement durable insoutenable ?

Le développement durable est la première fois énoncée par la ministre de l’environnement norvégienne Gro Harlem Bruntland en 1987 dans un rapport qui porte son nom.

Ce rapport définit alors que le développement durable est «un développement qui répond aux besoins des générations du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs.» Évidemment cela reste vague bien que ce principe est devenu le filin conducteur des politiques environnementales mais aussi économiques adoptées par diverses instances internationales ou nationales durant la dernière décennie.

La directive la plus connue est le protocole de Kyoto ratifié par 172 pays à l’exception notable des États-Unis (bien que nous pouvons espérer un changement de cap de la nouvelle administration Obama). Ce sommet a permis d’engager des mesures concrètes en ce qui concerne la baisse d’émission des gaz à effet de serre obligeant les pays signataires à diminuer ces émissions.

Mais ce protocole est plein de défauts venant autant du système qui l’a instauré que ceux qui tentent de l’appliquer. Lorsque l’on évoque le système, on pense au capitalisme et en particulier à la mondialisation et au libre-échange. En effet Kyoto permet à chaque pays de disposer d’un permis de polluer basé sur sa population et sa part de production dans le commerce mondial, mais là où se pose un problème, c’est la possibilité de revendre ou d’acheter ces dits permis entrainant un commerce de la pollution réduisant à néant les limites imposées. À cela s’ajoute le fait que l’on demande le même effort à un pays occidental développé type Union Européenne, qu’à un pays en voie de développement type pays d’Afrique Noire. Seulement leurs capacités sont bien différentes, l’un vit tandis que l’autre survit, l’un se soucie de son avenir pendant que l’autre affronte le présent.

Pour le moment le développement durable et parfois dit soutenable ne l’est pas pour tous, car ce concept fut créé sans concertation et sans tenir compte des réalités de la planète, et l’on ne peut pas nous demander de faire passer la planète de manière prioritaire tant que tous les hommes ne sont pas capable de subvenir à leurs besoins essentiels (nourriture, eau, logement, soin, alphabétisation…).

La décroissance, faut il faire passer la planète avant l’être humain?

Dans une perspective bien différente et avec des moyens autres, la théorie de la décroissance prend de plus en plus de place dans le débat public.

À la base, cette théorie économique est développée par Nicholas Georgescu-Roegen, homme politique roumain et universitaire. La base est une contestation de l’idée que la croissance économique pourrait être durable en raison de la raréfaction des ressources naturelles, et des dommages sur le climat et l’écosystème.

Cette théorie a surtout été reprise par des mouvements proches de l’extrême-gauche ou par des organismes comme Attac. Se dire de la décroissance revient à se battre contre le système lui-même puisque nous évoluons dans une société productiviste qui vise toujours un meilleur rendement au moindre coût.

Les théories économiques restent souvent à l’état abstrait avec une forte difficulté de démonstration mais si l’on y regarde de plus près toutes les conditions pour arriver à une décroissance sont réunies, épuisement du pétrole mais aussi du gaz, du charbon, du cuivre, du nickel ou du cobalt. Or sans ces ressources, les principales industries mondiales (automobiles, acier, construction…) sont vouées à produire moins s’ils s’adaptent ou à disparaître s’ils restent sur la même lignée de production.

Malheureusement, encore une fois, les partisans de cette perspective économique oublient que tous les êtres humains ne peuvent pas ralentir leur production, que nous vivons dans un monde où la croissance est le leitmotiv de toute économie qu’elle soit capitaliste ou socialiste, et bien que certains pays, comme le Brésil, sont parvenus à diversifier leur production dans un but de préservation des ressources (la production d’éthanol par exemple), de nombreux pays d’Afrique ne disposent ni du climat, ni de la formation adéquate pour se lancer dans de telles diversifications.

La décroissance est une belle utopie, qui si on veut qu’elle fonctionne, doit être faite de façon globale et donc que les pays dits riches soient en mesure de supporter leur propre baisse de production et celles de leur voisin moins développé. Et je crois que tout le monde peut s’accorder à dire que l’altruisme n’est pas la ligne directrice des pays développés.

La crise économique est liée d’une certaine façon à la crise écologique et la réponse qui doit être donnée ne peut être que globale, et non pas localisée. C’est l’occasion de refonder un système qui pour le moment ne favorise ni l’Homme, ni la planète. La réunion du G20 à Londres n’a finalement été qu’une mascarade où l’on a joué le jeu du politiquement correct avec la liste dévoilée des paradis fiscaux, ou les aides données au Fonds Monétaire Internationales qui continuera d’appliquer des politiques d’ajustement typiquement occidentales dans des pays qui ne le sont pas.

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Vieillissement de la population; négocier le virage gris

Vieillissement de la population; négocier le virage gris
Danièle Jodoin Lajoie opinion d’une lectrice. Volume 15 no 6, août 2007

L’être humain est résolument tourné vers des valeurs de jeunesse. Il cherche à ralentir les effets du vieillissement par l’usage d’élixirs ou par la chirurgie esthétique. Conséquence: la perception du vieillissement s’avère trop souvent négative. Il devient pressant de lever les préjugés et les tabous.

Les jeunes font souvent preuve d’âgisme envers leurs aînés. Des préjugés regrettables et bien enracinés font perdre de l’importance aux rôles sociaux valorisants que les aînés peuvent jouer dans notre société. Faire le pont entre les générations devient alors essentiel.

Une bonne nouvelle!

Pour le sociologue Jean Carette, le vieillissement de la population est une bonne nouvelle. Les baby-boomers qui deviendront les aînés de demain ont une chance incroyable: bénéficier d’un capital de santé et des revenus assurés. Ils auront pour eux le temps et l’expérience.

Ce sont leurs exploits et l’émergence d’une force mature qui ont gravé leurs rides. Ils possèdent un bagage d’expériences et la sagesse. Ils devraient être considérés comme un apport précieux plutôt qu’une calamité. Pourquoi donc une majorité de personnes croit que le vieillissement de la population amènera des lendemains difficiles, des coûts incommensurables pour la société et la maltraitance des personnes âgées?

Vieillissement et vieillesse sont 2 notions souvent confondues. Le vieillissement se reconnaît à des signes objectivement observables — notamment sur le corps —, mais il est plus difficile d’identifier la vieillesse. Si le vieillissement humain est un processus normal composé de déclins, il est aussi ponctué de nombreux développements.

La sagesse, pas la vieillesse

Il faut voir au-delà des signes physiques, car la vieillesse est avant tout est un état d’esprit: la sagesse. En transmettant les secrets qui ont permis aux aînés de contourner les pièges du découragement, de la solitude et de l’échec, on parvient à faire reculer la vieillesse.

Il semble difficile pour un jeune de regarder avec lucidité le vieillissement d’une personne âgée, puisque rien ne lui permet d’être complètement conscient de cette possible étape de sa vie. Pour comprendre ce phénomène, il faut acquérir des connaissances en créant un pont entre les générations.

Travailler ensemble pour faire une différence et avoir la volonté de négocier le virage gris, c’est faire en sorte de vivre pleinement chacune des phases de la vie, en comptant sur la santé, la sagesse et la sérénité. N’est-ce pas là une aspiration que nous devrions tous partager?

La société doit comprendre qu’il est primordial de bien négocier le virage gris. Progressivement, il s’impose et permet à la population vieillissante de constituer une force vitale. Vieillir n’est pas une maladie. Avec les progrès de la médecine, c’est non seulement la vieillesse qui change, mais aussi le regard porté sur elle qui doit changer.

Quelques chiffres

Quels seront la place et le rôle des baby-boomers dans la société de demain? Quelle perception du vieillissement l’ensemble de la population a-t-elle? Des questions importantes, puisque dans une vingtaine d’années, le nombre de personnes âgées dépassera celui des jeunes de moins de 15 ans. Selon Statistique Canada, il y aurait au pays près de 7 millions de personnes âgées en 2021, soit 19 % de l’ensemble de la population. D’ici 2041, le nombre de Canadiens de plus de 65 ans passerait à plus de 9 millions, soit environ 25 % de la population.

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Conflit de générations

Conflit de générations

Jamila Mannani, Casablanca, Maroc  Dossier famille

Preuve que les pays ont beaucoup évolué, l’ancienne génération ne se reconnaît pas à travers ses enfants. Hier soir, mon père a demandé à ma soeur, qui prépare une maîtrise en finances: «Que pensent tes camarades de la guerre en Irak?» Elle l’a regardé d’un air incrédule et lui a répondu: «Rien» Il insiste: «Comment rien? Vous n’en parlez pas entre vous?» Sa réponse l’a sidéré: «Non», a-t-elle dit avec une désarmante simplicité.

«L’université, qui était le lieu de tous les débats idéologiques et le bastion de toutes les contestations politiques, n’est-elle donc plus qu’une usine à diplôme? Les temps ont décidément beaucoup changé», a répliqué mon père. «Les jeunes d’aujourd’hui sont excessivement matérialistes. Ils sont plus soucieux de gagner de l’argent, le plus possible et le plus rapidement possible, que de forcer l’estime de leurs semblables. Chez eux, la réussite se juge aux signes extérieurs de richesse (voitures, voyages, etc.), et le chic réside dans la high-tech: ordinateur, DVD, cellulaire… Les jeunes fuient les débats d’idées et cherchent des solutions clés en main, explique mon père. «D’ailleurs, ils sont plus curieux de découvrir une nouvelle gamme de téléphones portables qu’un nouvel ouvrage de philosophie ou un essai politique. Insensibles aux idéaux de justice et de liberté, jadis chers à leurs parents, ils ont perdu le sens de l’engagement pour une cause, un idéal, une idée.»

Conflits entre les générations

Matérialistes et opportunistes, disent les uns, pragmatiques et ambitieux répondent les autres. Passer de l’austérité à la prospérité, suivre le chemin inverse. Tels sont les conflits entre les générations.

Personnellement, je pense que les liens entre les générations humanisent le temps. À travers eux, le temps se mesure au nombre de visages humains qui se succèdent, se ressemblent, se différencient, se contestent, dans la famille et dans la société. Les liens entre générations donnent sens au déroulement de la vie. À travers eux se produit une sorte de mutation des valeurs.

Une reconnaissance réciproque peut limiter les dégâts de la société actuelle: difficultés d’insertion sociale et en emploi des jeunes, méfiance à leur égard, alors que beaucoup d’adultes défendent leur place, retrait brutal des aînés, sentiment d’inutilité, perte d’estime de soi. N’y a-t-il pas chez les jeunes et les aînés une dramatique commune? Les premiers ont peine à trouver leur place, les seconds la perdent cruellement. N’y aurait-il pas des solutions à trouver à travers la réinvention ou la réanimation de solidarités de générations?

Je suis une jeune marocaine, étudiante en 3e année à l’Institut des Hautes Études de Management de Casablanca.

Je suis passionnée par l’écriture. Mon stylo et mon clavier ont vraiment quelque chose de magique. Ils me permettent de voir la vérité en face, d’arrêter de me mentir. J’ai toujours eu une nette préférence pour les problèmes qui touchent ma communauté, mon pays, ma société…

L’art, l’écriture. Du plus loin que je me rappelle, j’ai toujours rêvé. Je suis un coeur qui accorde toute son importance aux seules et vraies valeurs de la vie, de la vraie vie! L’écriture fait partie de mon quotidien, que j’en vive ou pas n’a pas d’importance. C’est l’amour de l’écriture qui guide mes pas.

VOS COMMENTAIRES SUR CONFLITS DE GÉNÉRATIONS.

Autres textes sur la famille et sur la société:

Ressources pour les familles et les enfants

Témoignage: l’impuissance d’un père

Moment privilégié entre son père et son fils: Soirée du Hockey

Réalité à respecter: Familles homoparentales

Influences des parents sur l’éducation de leur jeune

Papa rapper

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