Nos irritants: démocratie, richesse et Air Canada

Nos irritants: démocratie, richesse et Air Canada

Annie Viger                    Dossier Économie

Voici les trois irritations de la dernière semaine pour le chroniqueur économique Jean Gagnon. Le congrès américain a adopté la réforme de l’assurance des soins de santé, la prochaine étape est donc, le Sénat. Pour obtenir la majorité, un amendement a du être fait pour limiter les fonds dans le paiement des avortements.

Le ministre du développement Clément Gignac croit que si nous arrivons à augmenter le niveau de vie des Québécois nous pourrions réussir à valoriser notre place au sein du Canada. Ce ne serait donc pas une question culturelle selon lui.

Air Canada et son président Calin Rovinescu font encore les manchettes. Après une faillite et une restructuration il semblerait qu’il faut maintenant changer la culture de la compagnie même si cette compagnie vient d’enregistrer des bénéfices net de 277 millions de dollars.

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Le Québec veut faire entendre sa voix

Semaine sur le climat à New York

Le Québec veut faire entendre sa voix

Dossier Équiterre

New York, le lundi 21 septembre – Le coup d’envoi officiel de la «Climate Week in New York» vient tout juste d’être donné, moins de 80 jours avant le Sommet des Nations unies sur les changements climatiques de Copenhague. Le premier ministre du Québec, M. Jean Charest, a pris la parole à l’invitation du Climate Group, de la Ville de New York et des Nations unies, entre autres. Il a rappelé l’importance du rôle des provinces et autres états subnationaux dans la mise en place de mesures de réduction des émissions gaz à effet de serre, et a demandé au Secrétaire général des Nations unies, M. Ban Ki-moon, d’avoir une voix dans le concert des nations en ce qui a trait à la lutte aux changements climatiques.

«Il apparaît évident que le Québec veut se dissocier de la position du gouvernement Harper. À l’instar de M. Ban Ki-moon, le Secrétaire général des Nations unies, le premier ministre Charest croit en la mobilisation des villes, des provinces, des états et des pays pour que la lutte aux changements climatiques puisse porter fruit. Tous sont d’accord pour dire que les conséquences des changements climatiques seront dramatiques. Le président-directeur général de la «New York Public Library» s’est dit très inquiet de la hausse anticipée du niveau de la mer qui pourrait inonder la plus grande bibliothèque au monde», note Steven Guilbeault d’Équiterre.

«Nous verrons dès demain et tout le reste de l’automne si la voix du Québec est prise en compte par le gouvernement Harper. À n’en pas douter, si c’était vraiment le cas, le gouvernement de Stephen Harper serait beaucoup plus ouvert à prendre des engagements significatifs de réduction des émissions et plus proactif dans les pourparlers internationaux», constate-t-il.

La «Climate Week in New York» réunit des centaines de leaders gouvernementaux et issus du monde des affaires de partout à travers la planète pour une série de rencontres de haut niveau et d’événements sur les changements climatiques. Moins de 80 jours avant le Sommet des Nations unies sur les changements climatiques à Copenhague, la «Climate Week» est le seul rendez-vous commun des chefs d’état du monde avant décembre. Des dizaines d’activités de sensibilisation et de mobilisation sont proposées aux citoyens.

Steven Guilbeault suivra de près les discussions des chefs d’état lors de l’Assemblée générale spéciale de l’ONU, demain, au siège social des Nations Unies à New York.

Pour le programme complet

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Pour le prix d’un spectacle, vous soutenez un organisme jeune, intense et dynamique. Pour l’achet de vos billets du Concerto aHÉROSol, par téléphone au (514) 256-9000, sur le site Internet de l’organisme ou encore sur le Réseau Admission.Pour plus d’informations sur le concerto en aHÉROSol de l’Orchestre symphonique pop de Montréal.

Le retour de Terminator, prise 2

Le retour de Terminator, prise 2

Isabelle Burgun

(Agence Science-Presse) – Vous souvenez-vous du scandale Monsanto? Si les médias ne parlent plus guère de ces fameuses semences «Terminator» rendues stériles — et dont le brevet a été approuvé par le Canada et les États-Unis en 2005 —, le débat se poursuit en coulisse.

Car la probable commercialisation de ces semences divise encore les citoyens, chercheurs et politiciens. Plusieurs seraient favorables au développement des biotechnologies rendant possible de telles semences, alors que d’autres prôneraient plutôt une élimination pure et simple des OGM dans les champs.

Nombreuses sont les voix qui s’élèvent contre le scénario d’un contrôle de la fertilité des semences interdisant aux agriculteurs de réutiliser une partie des fruits de leur labeur.

La Commission de l’éthique de la science et de la technologie relance à sa manière le débat sur les technologies de restriction de l’utilisation génétique (TRUG) en publiant Regard éthique sur les TRUG, un supplément à son avis Pour une gestion éthique des OGM consacré à ces technologies controversées.

Destiné aux décideurs et au grand public, ce document cerne les enjeux éthiques de ces nouvelles technologies et les vulgarise à travers notamment les contextes scientifique, réglementaire et politique. La publication se penche également sur leurs impacts présagés sur l’environnement et les valeurs en jeu: santé, transparence, liberté de choix, développement durable, etc.

Les TRUG en question

Développées à la fin des années 1990 par l’industrie biotechnologique, ces technologies contrôlent la multiplication non autorisée des plantes génétiquement modifiées et leur dispersion dans l’environnement.

Et garantissent pour ces compagnies qui les développent, un moyen de s’assurer que les semences qu’elles inventent ne feront pas de petits. En les rendant stériles par différentes techniques, elles protègent leurs investissements.

Même si au Canada, la technologie derrière les semences Terminator a été brevetée, la commercialisation n’est pas encore permise. Les autorités canadiennes souhaiteraient procéder à des études d’impact en champ, ce que l’actuel moratoire ne permet toujours pas.

La publication de la Commission de l’éthique de la science et de la technologie recommande pour l’instant de poursuivre l’actuel moratoire en vigueur sur les essais en champ des TRUG évoquant le principe de précaution. Avant de songer à une possible commercialisation, les gouvernements du Québec et du Canada doivent veiller à protéger la santé de la population et de l’environnement.

La Commission rappelle que la transparence et l’avancement des connaissances sur ces technologies sont nécessaires à une levée du moratoire. On peut lire aussi que la liberté de recherche si elle est une valeur fondamentale ne peut être absolue.

C’est pourquoi la Commission enjoint le gouvernement du Québec et celui du Canada à participer activement au financement de la recherche publique sur les TRUG. Une des mises en garde de ce document porte d’ailleurs sur la responsabilité des États.

Terminator, plantes kamikazes et semences zombies

Leurs surnoms donnent froid dans le dos tout comme leurs capacités: «Terminator» ou contrôle irréversible de l’expression génétique des plantes, «plantes kamikazes» ou stérilité activée par un herbicide et parthénocarpie programmée.

Pour en savoir plus

Regard éthique sur les technologies de restriction de l’utilisation génétique – supplément à l’avis Pour une gestion éthique des OGM, par la Commission de l’éthique de la science et de la technologie, 2009

La technologie Terminator sur le site de la Bibliothèque du Parlement canadien

 

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Équiterre et 200 cyclistes à la Colline parlementaire

Équiterre et 200 cyclistes à la Colline parlementaire

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Ottawa, le 7 août 2009 – Les 200 cyclistes de la randonnée à vélo «Libre comme l’air» d’Équiterre se sont arrêtés à la Colline Parlementaire d’Ottawa aujourd’hui pour une séance d’interprétation bien spéciale. Sidney Ribaux, coordonnateur général d’Équiterre, s’est improvisé guide touristique pour l’occasion, et a présenté aux cyclistes ce point d’intérêt touristique et historique, pourtant dépourvu d’intérêt environnemental grâce aux politiques gouvernementales de l’équipe de M. Harper.

«Habituellement, dans le cadre de cette randonnée, nous découvrons des acteurs locaux qui travaillent en faveur du développement durable. Nous avons décidé de profiter de notre passage dans la région pour faire une exception et faire découvrir aux cyclistes un endroit où la lutte contre les changements climatiques et la protection de l’environnement sont bien loin d’être des priorités par le gouvernement en place», explique Sidney Ribaux.

En effet, bien qu’une loi régissant les émissions de gaz à effet de serre existe au pays, elle n’est pas appliquée, voire ignorée par le premier ministre et son équipe. Le Canada a maintenant pris la place des États-Unis à titre de mouton noir au sein de la communauté internationale sur les enjeux climatiques, en adoptant des positions négatives et en ralentissant les efforts mondiaux face à la lutte contre les changements climatiques. «Le Canada est maintenant une espèce rare, et on l’espère en voie de disparition, puisqu’il est l?un des seuls pays industrialisés dont les objectifs de réduction de GES pour la période post-2012 ne permettront pas d?éviter le seuil critique de réchauffement de la planète promulgué par la science, soit deux degrés Celsius», ajoute M. Ribaux.

Ainsi, en vue de la conférence des Nations Unies sur le climat à Copenhague en décembre prochain, les cyclistes ont profité de leur présence pour rappeler l’urgence d’agir en matière de changements climatiques en actionnant symboliquement leur sonnette devant le Parlement du Canada.

Équiterre en a profité pour réitérer ses demandes au gouvernement du Canada pour réglementer les grands émetteurs de gaz à effet de serre, dont les producteurs de sables bitumineux et les centrales thermiques, et pour investir dans les infrastructures vertes.

Les cyclistes poursuivent maintenant leur périple de près de 200 km qui leur fera découvrir la région de l’Outaouais, tout en passant des vacances écologiques et carboneutres.

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Du nouveau sur Air Canada Goldman Sachs et Vincent Lacroix

Ariane Aubin                                Dossier Économie

Du nouveau sur Air Canada, Goldman Sachs et Vincent Lacroix

Vous arrive-t-il de vous sentir dépassés par l’actualité économique? En cette période de bouleversements constants, difficile de suivre les nombreux développements de chacune des nouvelles qui attirent notre attention.

Qu’en est-il des déboires d’Air Canada, par exemple? Le transporteur aérien avait fait savoir qu’il avait besoin d’une aide de 600 millions de dollars pour se sortir de sa situation économique désastreuse. Devant cette impasse, les syndiqués ont accepté de faire des concessions sur leurs conventions collectives afin de maintenir la compagnie à flot. Malgré ces efforts collectifs, le chroniqueur Jean Gagnon nous explique que la faillite demeure imminente pour Air Canada, à moins que le gouvernement canadien ne consente à prêter les 600 millions demandés.

Pendant ce temps, à Wall Street…

Autre cas qui avait intéressé Jean Gagnon: celui de Goldman Sachs. La firme d’investissement bancaire a remboursé la semaine dernière chacun des 10 milliards de dollars que lui avait prêté le gouvernement américain en des temps plus incertains. Voilà maintenant Goldman Sachs toute ragaillardie, avec une action dont la valeur monte en flèche. C’est beau, les finances!

Un autre acteur du monde des finances s’en sort un peu moins bien – tant mieux diront plusieurs – ces jours-ci: Vincent Lacroix, escroc notoire et ancien PDG de Norbourg. Que ceux qui déplorent une libération aussi rapide (17 mois de détention seulement) se rassurent, rappelle Jean Gagnon: une poursuite au criminel et un recours collectif intenté par les victimes du financier déchu s’en viennent à l’automne et le verdict ne sera peut-être pas aussi clément. L’Autorité de marchés financiers (AMF) pourrait aussi être impliquée dans l’affaire…

Trois histoires à suivre sur le blogue de Jean Gagnon

VOS COMMENTAIRES SUR L’ACTUALITÉ ÉCONOMIQUE DES DERNIERS JOURS

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Immigrants et pensions

Immigrants et pensions

Lisa Melia

Si la France est connue pour ses méandres administratifs et son parcours du combattant de l’immigration, le Canada n’est pas en reste. Plus de 68 000 français vivent au Canada, dont près de 43 000 à Montréal. S’y installer et y vivre est généralement relativement facile (relativement aux autres pays, tels que les Etats-Unis ou la France), il n’empêche que certains connaissent d’importantes difficultés, même une fois établis au Canada.

Pension

C’est le cas de Jean, 65 ans, qui a fait du Québec son nouveau pays d’adoption en 1962. «A l’époque, j’ai pu m’installer et obtenir un visa facilement», raconte-t-il. Originaire de France, il a fondé sa famille, a eu des enfants et s’est intégré sans mal dans la société québécoise. Mais en janvier 2008, les ennuis ont commencés.

Approchant les 65 ans, Jean a reçu le 25 janvier une lettre du gouvernement assortie d’un formulaire à remplir pour une demande de pension. Pour les résidents qui ne sont pas naturalisés canadiens, une procédure spécifique existe en effet pour la retraite. Il faut, pour obtenir une pension, en faire la demande auprès du gouvernement. Bien que résident sur le sol Québécois, il a reçu les documents en anglais, et a donc du solliciter des documents en français, qu’il n’a obtenu qu’après deux tentatives. C’était alors déjà le 30 avril.

Fonctionnaires récalcitrants

Début mai, le gouvernement fédéral l’a recontacté: sa demande avait été bien réceptionnée, mais le montant de sa pension était erroné. S’ensuivit ainsi coups de téléphone et échange de lettre jusqu’en septembre, date à laquelle il fut exigé de sa part des preuves de son statut de résidence légale au Canada et de la date de sa première entrée sur le territoire canadien. Le document attestant de ces informations, dénommé IMM 1000, est détenu et conservé par le gouvernement, auprès duquel il faut faire une demande de photocopie. Fin octobre, Jean poste sa demande, en précisant l’urgence de son dossier: le premier versement de sa pension approche, il a donc besoin de faire accélérer la procédure.

Un manque de communication

En avril 2009, excédé, Jean contacte sa député parlementaire, Mme Folco. Entre temps, le gouvernement lui a renvoyé des papiers, exigeants des précisions ou des informations supplémentaires, ne pouvant lui confirmer le montant exact de sa pension et recevant ses coups de téléphone avec de plus en plus de mauvaise volonté et de moins en moins de respect. Après un second appel à Mme Folco, Jean recevra finalement tous les documents à la mi-mai 2009. «Ce n’est pas normal, dit-il, qu’il faille huit mois pour envoyer une simple photocopie!» Tous les documents dont il avait besoin était déjà détenu par le gouvernement, mais il ne semblait pas y avoir de communication entre les services, d’où une importante perte de temps.

De même, il souligne que les francophones sont pénalisés, car les lignes téléphoniques gouvernementales en anglais sont bien plus rapides et efficaces. Il est surtout scandalisé du comportement des fonctionnaires qui ont reçu ses appels et ses demandes. «Ils se comportent comme s’ils n’avaient aucune responsabilité et tous les droits.»

Jean ignore pourquoi il a été traité comme ça alors qu’il vit au Canada depuis plus de quarante ans. Cette mauvaise expérience est une première pour lui, elle laisse néanmoins penser que s’établir au Canada et y vivre peut comporter des difficultés.

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Extasy, cocaine et cannabis sur Internet: les jeunes trompes

Extasy, cocaine et cannabis sur Internet: les jeunes trompés

François Richard Dossiers Alcool et drogue, Politique et Toxicomanie

La Stratégie nationale antidrogue du gouvernement canadien serait devenue inefficace depuis l’arrivée au pouvoir des Conservateurs à Ottawa. Stephen Harper s’est prononcé contre la réduction des méfaits comme approche centrale de la lutte aux toxicomanies. Les bienfaits de cette approche sont pourtant reconnus par l’Organisation mondiale de la santé, ainsi que par la majorité des intervenants et des chercheurs du milieu. Les Conservateurs sont plutôt portés vers une approche de dénonciation sans distinction de toute consommation de drogue.

Outil de prévention inefficace

Le dernier exemple en date est le site xperimentations.ca. Cet outil de prévention destiné aux adolescents présente un avatar appelé Max, que l’utilisateur est amené à droguer. Sur fond sinistre avec musique dissonante, l’internaute voit Max dépérir rapidement après avoir consommé de la cocaïne ou du cannabis. Le discours du narrateur est sans nuance: la drogue est horrible, immédiatement et en tout temps.

Leprésident du GRIP dénonce

Le président du Groupe de recherche et d’intervention psychosociale (GRIP) et professeur adjoint à l’école de psychoéducation de l’Université de Montréal, Jean-Sébastien Fallu, publie une lettre ouverte dénonçant le site xperimentations.ca et la Stratégie antidrogue conservatrice. Le texte, présenté au bas de ce billet, est signé par plus d’une centaine d’intervenants et de chercheurs du milieu. Son auteur s’est entretenu avec Reflet de Société.

Pour les élections, pas pour la science

Selon Jean-Sébastien Fallu, xperimentations.ca ‘ne respecte pas les principes de base en prévention. La consommation de drogue y est dépeinte comme toujours négative. Les jeunes ne croient pas à ce message.’ L’inadéquation entre les connaissances scientifiques et ce genre d’initiatives s’expliquerait par la politique, selon Jean-Sébastien Fallu. ‘Le gouvernement conservateur nie la science pour faire plaisir à son électorat. Les gens veulent un message de type ‘la drogue c’est mal’. Il y a du vrai là-dedans, mais ça ne fonctionne pas. Ça répond à une motivation électorale.’

Philippe Couillard est d’accord

Le professeur dit avoir constaté un changement d’approche radical lors du passage du pouvoir des Libéraux aux Conservateurs. Le meilleur exemple en est selon lui la mise au rancart du document ‘ Drogues: Savoir plus, risquer moins’, ouvrage préfacé par l’ancien ministre de la Santé du Québec, Philippe Couillard. ‘C’est un bon document de prévention. Il dit toutefois des choses contraires à la philosophie conservatrice, soit que la drogue a toujours fait partie de la société. Maintenant, ces livres dorment dans un entrepôt, 1 millions de fonds publics gaspillés. Nous n’avons eu aucune explication de Santé Canada.’

Auto-censure pour de l’argent

Le président du GRIP craint que l’approche conservatrice influence négativement la recherche scientifique sur les drogues et l’intervention au cours des prochaines années. ‘Faut-il partager leur philosophie et leur approche pour être financé? Je ne peux pas le dire avec certitude, mais il semble que oui. Les responsables d’un dossier feront souvent de l’auto-censure. Ils voilent de l’information en sachant ce qui est attendu d’eux ‘en haut ».

Nous publions la lettre ouverte ici.

Santé Canada et le CCLAT jettent nos taxes par les fenêtres!

Après avoir mis au rancart 500 000 exemplaires du livre « Drogues : Savoir Plus, Risquer moins » achetés par le gouvernement au coût d’environ 1 million de dollars, pour des raisons idéologiques, et après avoir conçu et diffusé des publicités inefficaces ou même nuisibles au sujet des drogues, toujours par idéologie, voilà que Santé Canada récidive avec, cette fois-ci, la servitude et la complicité désolantes du Centre canadien de lutte à l’alcoolisme et à la toxicomanie (CCLAT). Tel qu’appréhendé, la fameuse campagne de prévention sur Internet réalisée par le CCLAT et qui est en partie financée par la Stratégie canadienne antidrogue, a récemment été mise en ligne sur le site xperimentations.ca et est contraire aux meilleures pratiques de prévention reconnues comme étant efficaces auprès des adolescents.

Drogue et enfants de 10 ans

Nous savons que la recherche scientifique est en constante évolution et n’est jamais définitive, mais s’il y a une connaissance qui est très solidement documentée par des décennies de recherche en prévention des toxicomanies auprès des adolescents, c’est bien que les approches centrées uniquement sur les risques, les exagérant, tentant de faire peur à l’aide de messages sensationnalistes, déconnectés de la réalité et manquant de crédibilité sont au mieux inefficaces et souvent nuisibles. De plus, présenter des informations sur les substances à de très jeunes adolescents est généralement contre indiqué, particulièrement pour des substances auxquelles ces jeunes ne sont pas encore exposés, parce que cela peut piquer leur curiosité et les pousser à expérimenter des drogues. Pourtant, le site s’adresse à des jeunes de 10 ans et plus et présente une information plus que tendancieuse.

Fonds publics gaspillés

Le projet du CCLAT constitue donc sans équivoque un énorme gaspillage de fonds publics. Quelle étude-pilote d’évaluation le CCLAT a-t-il d’ailleurs réalisée avant de diffuser une telle campagne de prévention web à l’ensemble du Canada ? Quels sont les références reconnues en recherche qui peuvent valider et justifier une telle approche de prévention et un tel message ? En ces temps de récession économique et d’accessibilité restreinte de soins de santé, ces sommes pourraient incontestablement être mieux investies ! Reste à voir ce que fera le CCLAT du reste des 10M$ sur 5 ans qu’il a reçus de Santé Canada. Un réalignement est clairement nécessaire !

La liste complète des signataires est disponible ici.

Vos commentaires sur Extasy, cocaine et cannabis sur Internet: les jeunes trompés

Autres textes sur Alcool et drogue 

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